17 avril 2014

Mona Ozouf sur l'Ecole

 

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Mona Ozouf sur l'Ecole - France Culture, l'année 2013 vue par les historiens - 04.04.2014
http://plus.franceculture.fr/par-mona-ozouf

Analysant la référence obligée à Jules Ferry et l'école primaire républicaine,
Mona Ozouf met en lumière la modernité de Jules Ferry.

Mona Ozouf rappelle que l'homme politique a cristallé toutes les haines :
Ferry Famine, Ferry Tonkin, le valet de Bismarck, et qu'il a échappé à une tentative d'attentat.

Elle précise que l'école laïque a été un élément de clivage entre gauche et droite,
et que l'extrême gauche a dénoncé une école renforçant les inégalités
et une institution qui ressemblait fort à d'autres mondes clos destinés au dressage des individus.

Elle pense que cette référence est largement une illusion :
la société d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celle de 1880,
le rapport au savoir a radicalement changé.
Les bouleversements sont d'une telle ampleur qu'ils exigent
une capacité d'invention, pas un retour à un passé révolu.

Elle suggère de tirer une leçon de Jules Ferry le républicain opportuniste :
peut-être rêver moins d'absolu, viser moins l'idéal inaccessible
pour pouvoir mieux tirer parti des chances réelles de progrès.

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15 mai 2012

L'Ecole, le lieu de la véritable égalité

 

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source : http://www.elysee.fr/

 

- L'Ecole, comme lieu de la véritable égalité .
Hommage à l'oeuvre scolaire et aux lois préparées par Jules Ferry
Le texte du discours sur le site de l'Elysée


Dans l'histoire de la République, les grandes dates, les vraies étapes, les plus repères dans la marche du temps. Ce sont les lois.
Ici, en cet instant où commence un temps nouveau pour notre pays, je suis venu célébrer deux lois, que nous devons à l'obstination, à la volonté et au courage de Jules FERRY : la loi du 16 juin 1881 relative à la gratuité de l'enseignement primaire ; et la loi du 28 mars 1882 relative au caractère laïque et obligatoire de l'école.

Tout exemple connaît des limites, toute grandeur a ses faiblesses. Et tout homme est faillible. En saluant aujourd'hui la mémoire de Jules FERRY, je n'ignore rien de certains de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit, à ce titre, être condamnée. Et c'est le grand Clémenceau qui porta en son temps le réquisitoire le plus implacable au nom de la conscience universelle. C'est donc empreint de cette nécessaire lucidité que je suis venu saluer le législateur qui conçut l'école publique, le bâtisseur de cette grande maison commune, qu'est l'Ecole de la République. Nous devons tant à l'instruction publique. Et nous attendons encore tellement de l'école au moment où notre pays affronte de nouveaux défis.

C'est ce message de confiance à l'égard de l'Education nationale que je suis venu exprimer au moment où je prends mes fonctions de président de la République.

L'école comme émancipation. La connaissance, le goût d'apprendre, la jubilation de la découverte, le sens de la curiosité intellectuelle, sont des trésors auxquels l'Ecole a pour vocation de préparer toutes les jeunes consciences, tous les enfants de la Nation.

L'Ecole, comme lieu de la véritable égalité. Celle des chances, celle qui ne connaît comme seuls critères de distinction que le mérite, l'effort, le talent car la naissance, la fortune, le hasard établissent des hiérarchies que l'Ecole a pour mission, sinon d'abolir, du moins de corriger.

Cette égalité impose la justice entre les territoires : comment accepter qu'un enfant ait plus de chances de réussir s'il a grandi ici plutôt que là ? L'Ecole, c'est l'arme de la justice. Et la justice, c'est la mixité sociale. C'est à cette tâche noble entre toutes que l'Ecole se dévoue depuis plus d'un siècle.

Faire de l'Ecole un lieu d'intégration de tous les enfants de la République reste la plus belle de nos ambitions nationales.

Voilà pourquoi j'ai décidé que priorité sera accordée aux écoles des quartiers populaires et à celles de certaines zones rurales.

Lieu de l'égalité, l'Ecole publique est aussi celui de la laïcité.

Elle est le cadre où s'acquiert la liberté de conscience, cette « liberté souveraine de l'esprit ; (...)cette idée qu'aucune puissance ou intérieure ou extérieure, aucun pouvoir et aucun dogme ne doit limiter le perpétuel effort et la perpétuelle recherche de la raison humaine ». comme la définissait Jean JAURES. La confiance dans les ressources de leur propre esprit, et les moyens de trouver ces facultés, de les exploiter, de les développer, de les exercer souverainement : voilà ce que l'Ecole doit apporter à tous ses enfants. Voilà ce que l'Etat doit permettre à l'Ecole d'être.

Par son œuvre de législateur, Jules FERRY a fait de l'école publique ce qu'elle est : un droit. Tous les enfants de France ont le droit d'étudier. Ils en ont même le devoir. Personne ne peut se voir refuser ce droit, nul ne peut s'exonérer de ce devoir. Mais l'Ecole est bien plus que cela. L'école est l'esprit de la République.

Je veux qu'elle retrouve tous les moyens d'être fidèle à sa vocation. Je veux lui rendre sa confiance en elle-même, sa foi dans ses propres capacités, sa volonté d'être conforme à son histoire et à son avenir.

L'Ecole a besoin de réformes. Elle attend aussi de la considération de la Nation et du soutien de l'Etat. Mais elle doit aussi être assurée de ses ressources. On ne peut enseigner correctement sans un encadrement suffisant de nos enfants. C'est la raison de mon engagement à recruter 60 000 personnels sur la durée de mon mandat.

Le 1er août 1879, comme ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, Jules FERRY soulignait la nécessité d'une bonne formation de ceux qui sont appelés à dispenser l'enseignement : « Car savoir est une chose, enseigner ce qu'on sait est une chose bien plus difficile. On peut être un bachelier très éminent et cependant être un très mauvais maître d'école. Cette nécessité d'une préparation toute professionnelle est manifeste pour ces délicates fonctions ».

Comment a-t-on pu renier cette déclaration de bon sens ?

Voilà pourquoi je rétablirai la formation professionnelle des enseignants.

Pour honorer ses missions, je sais pouvoir compter sur le dévouement, le courage, des personnels de l'Education nationale. C'est vers eux que je me tourne, c'est à eux que j'adresse mes premiers mots en tant que président de la République.

Aux professeurs des écoles, aux enseignants du secondaire, aux universitaires, aux chercheurs, à tous les agents -- des plus modestes au plus prestigieux -- à tous ceux qui ont fait le choix de servir la connaissance et d'éveiller les consciences, je veux dire : vous êtes au service de la France.

Je sais la difficulté de votre tâche. J'en sais la grandeur. Les années qui viennent doivent être celles d'une nouvelle hiérarchie des valeurs, au sommet de laquelle la science, l'intelligence, la volonté d'apprendre et de transmettre seront les vertus les mieux reconnues et les plus respectées.

Tant de choses ont changé ! Les conditions du travail de l'enseignant. Les comportements des élèves ou l'irruption de la technologie numérique dans nos vies et dans nos classes. Mais une chose est pérenne : si le savoir n'est pas le monopole du maître, celui-ci garde la responsabilité d'en ordonner le sens.

Et l'Ecole garde toujours cette haute fonction que Jules FERRY lui conférait dans cette même Lettre aux Instituteurs : « (...)préparer à notre pays une génération de bons citoyens ».

Egalité, mixité, laïcité, instruction, apprentissage de la citoyenneté : Tels sont les principes contenus dans les lois dites Ferry. Ils sont vivants. Ils trouveront toute leur place dans la politique que je conduirai pour que la génération qui vient vive mieux que la nôtre et pour que la promesse républicaine soit scrupuleusement tenue.



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source : http://www.elysee.fr/


- rappel :
Lettre de Jules Ferry aux instituteurs - Paris, le 17 novembre 1883

CIRCULAIRE
Adressée par M. le Ministre de l'Instruction publique
Aux instituteurs,
concernant l'enseignement moral et civique

"ce que vous allez communiquer à l'enfant, ce n'est pas votre propre sagesse, c'est la sagesse du genre humain"
http://clioweb.free.fr/textes/ferry1883.htm

 

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Je ne déciderai pas de tout



François Hollande : "Je ne déciderai pas de tout, pour tout et partout" -

discours d'investiture - 15 mai 2012 - transcription sur le site du Nouvel Obs

«  Mesdames et Messieurs les présidents, Mesdames et Messieurs,

En ce jour où je suis investi de la plus haute charge de l'Etat, j'adresse aux Français un message de confiance. Nous sommes un grand pays qui, dans son histoire, a toujours su affronter les épreuves et relever les défis qui se présentaient à lui. A chaque fois, il y est parvenu en restant lui-même ; toujours dans l'élévation et l'ouverture, jamais dans l'abaissement et le repli.

Tel est le mandat que j'ai reçu du peuple français le 6 mai : redresser la France dans la justice, ouvrir une voie nouvelle en Europe, contribuer à la paix dans le monde comme à la préservation de la planète.

Je mesure aujourd'hui même le poids des contraintes auxquelles notre pays fait face : une dette massive, une croissance faible, un chômage élevé, une compétitivité dégradée et une Europe qui peine à sortir de la crise. Mais je l'affirme ici : il n'y a pas de fatalité, dès lors qu'une volonté commune nous anime, qu'une direction claire est fixée, et que nous mobilisons pleinement les forces et les atouts de la France.

Ils sont considérables : la productivité de nos travailleurs, l'excellence de nos chercheurs, le dynamisme de nos entrepreneurs, le travail de nos agriculteurs, la qualité de notre service public, le rayonnement de notre culture et notre langue. Sans oublier la vitalité de notre démographie et la patience de notre jeunesse.

La première condition de la confiance retrouvée, c'est l'unité de la Nation. Nos différences ne doivent pas devenir des divisions, nos diversités des discordes. Le pays a besoin d'apaisement, de réconciliation, de rassemblement. C'est le rôle du président de la République d'y contribuer : faire vivre ensemble tous les Français sans distinction d'origine, de parcours, de lieu, de résidence, autour des mêmes valeurs, celles de la République, tel est mon impérieux devoir.

Quel que soit notre âge, quelles que soient nos convictions, où que nous vivions dans l'Hexagone ou dans les Outre-mers, dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos territoires ruraux, nous sommes la France. Une France non pas dressée contre une autre, mais une France réunie dans une même communauté de destin. Et je réaffirmerai en toute circonstance nos principes intangibles de laïcité, comme je lutterai contre le racisme, contre l'antisémitisme et contre toutes les discriminations.

La confiance, c'est l'exemplarité. Président de la République, j'assumerai pleinement les responsabilités exceptionnelles de cette haute mission. Je fixerai les priorités mais je ne déciderai pas de tout, pour tout et partout.

Conformément à la Constitution, le gouvernement déterminera et conduira la politique de la Nation. Le Parlement sera respecté dans ses droits. La justice disposera de toutes les garanties de son indépendance. Le pouvoir au sommet de l'Etat sera exercé avec dignité mais simplicité, avec une grande ambition pour notre pays et une scrupuleuse sobriété dans notre comportement.

L'Etat sera impartial, parce qu'il est la propriété de tous les Français et qu'il n'appartient donc pas à ceux qui en ont reçu, pour un temps limité, la charge. Les règles des nominations des responsables publics seront encadrées. Et la loyauté, la compétence et le service de l'intérêt général seront les seuls critères pour déterminer mes choix pour les grands serviteurs de l'Etat.

La France a la chance de disposer d'une fonction publique de grande qualité. Je veux lui dire ma reconnaissance et l'attente que je place en elle et en chacun de ses agents.

La confiance, elle est dans la démocratie elle-même. Je crois à la démocratie locale, et j'entends la revivifier par un nouvel acte de décentralisation susceptible de donner des libertés nouvelles pour le développement de nos territoires.

Je crois en la démocratie sociale et de nouveaux espaces de négociations seront ouverts aux partenaires sociaux que je respecterai : aussi bien les représentants de syndicats de salariés, que les organisations professionnelles. Je crois à la démocratie citoyenne, celle des associations et des engagements civiques qu'elle mobilise. Les bénévoles seront soutenus pour leur dévouement pour la République.

La confiance, elle repose sur la justice. Dans les choix. Dans la conception même de la création de richesse. Il est temps de remettre la production avant la spéculation, l'investissement d'avenir avant la satisfaction du présent, l'emploi durable avant le profit immédiat. Il est temps d'engager la transition énergétique et écologique. Il est temps d'ouvrir une nouvelle frontière pour le développement technologique et pour l'innovation.

Mais la justice, elle est aussi dans la répartition de l'effort indispensable. Il ne peut pas y avoir des sacrifices pour les uns, toujours plus nombreux, et des privilèges pour les autres, sans cesse moins nombreux. Ce sera le sens des réformes que le gouvernement conduira, avec le souci de récompenser le travail, le mérite, l'initiative, et de décourager la rente et les rémunérations exorbitantes. La justice, ce sera le seul critère sur lequel chaque décision publique sera prise, au nom de la République.

Enfin la confiance, c'est à la jeunesse que la République doit l'accorder. Je lui rendrai la place qui doit être la sienne. C'est le fondement de mon engagement pour l'école de la République, car sa mission est vitale pour la cohésion de notre pays, pour la réussite de notre économie et pour la promotion de chacun. C'est la volonté qui m'anime pour rénover la formation professionnelle, pour accompagner les jeunes vers l'emploi et lutter contre toutes les précarités. Ce sera aussi la belle idée du service civique que j'entends relancer.
 

Mesdames, Messieurs, en ce jour, bien des peuples - et d'abord en Europe - nous attendent et nous regardent. Pour surmonter la crise qui la frappe, l'Europe a besoin de projets, elle a besoin de solidarité, elle a besoin de croissance. A nos partenaires, je proposerai un nouveau pacte qui alliera la réduction nécessaire des dettes publiques avec l'indispensable stimulation de l'économie.

Et je leur dirai la nécessité pour notre continent de protéger, dans un monde si instable, non seulement ses valeurs mais ses intérêts au nom du principe de réciprocité de nos échanges commerciaux.

La France est une Nation engagée dans le monde. Par son histoire, par sa culture, par ses valeurs d'humanisme, d'universalité, de liberté, elle y occupe une place singulière dans le monde. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen a fait le tour du monde. Nous devons en être, et moi le premier, les dépositaires. Et nous situer aux côtés de toutes les forces démocratiques du monde qui se recommandent de ces principes.

La France respectera tous les peuples, elle sera partout fidèle à la vocation qui est la sienne : défendre la liberté des peuples, l'honneur des opprimés et la dignité des femmes.

En cet instant, et j'en mesure la solennité, où je suis chargé de présider la destinée de notre pays et de le représenter dans le monde, en cet instant je salue mes prédécesseurs. Tous ceux qui avant moi ont eu la responsabilité de conduire la République.


Charles de Gaulle, qui a mis son prestige au service de la grandeur et de la souveraineté de la France. Georges Pompidou, qui fit de l'impératif industriel un enjeu national. Valery Giscard d'Estaing qui relança la modernisation de la société française. François Mitterrand, pour lequel j'ai une pensée toute particulière aujourd'hui même, qui fit tant pour faire avancer les libertés et le progrès social. Jacques Chirac qui marqua son attachement aux valeurs de la République. Nicolas Sarkozy, à qui j'adresse mes voeux pour la nouvelle vie qui s'ouvre devant lui.

Mesdames, Messieurs, je veux servir une grande cause : le rassemblement, le redressement, le dépassement, et l'espoir d'en être le fil conducteur. Vive la République, et vive la France ! »
source : Le Nouvel Obs

- L'Ecole comme lieu de la véritable égalité.
Hommage aux lois préparées par Jules Ferry
Le texte du discours sur le site de l'Elysée.


- L'hommage à Marie Curie - http://www.dailymotion.com/francois-hollande-rend-hommage-a-marie-curie


- Le discours de l'Hôtel de Ville - Le texte du discours sur le site de l'Elysée


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12 février 2012

Actualité de Jules Ferry

 

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Jules Ferry (1832-1893)
photo Nadar - 1969 - source : Wikimedia Commons


Actualité de Jules Ferry

Concordances des Temps avec Mona Ozouf, 11.02.2012
L'émission au format mp3 :
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16278-11.02.2012-ITEMA_20344073-0.mp3


« Ferry famine », « Ferry Tonkin », « Ferry sans Dieu », Jules Ferry a été violemment attaqué de son vivant.
Il continue de l'être même si les difficultés présentes de l'école incitent certains à idéaliser son rôle scolaire.

Surtout dans le dernier quart d'heure (40e-55e mn), écouter la défense de Jules Ferry par Mona Ozouf qui affirme refuser les faux procès et met en contexte son action politique. De son côté, JN Jeanneney prend la défense de Clemenceau.

Racisme et colonisation ? Les discours de Ferry servent à illustrer les thèses des colonisateurs. La vision des races est très marquée par la culture de la fin du XIXe (et le lobbying de certains scientifiques - cf. l'oeuvre de C. Reynaud-Paligot). Mona Ozouf rappelle que les textes de Ferry pourraient nourrir un réquisitoire contre les pratiques des colons en Algérie. Elle replace la divergence entre Ferry et Clemenceau dans le cadre d'un combat politique vigoureux, sur fond de souvenir de la défaite de 1870. Pour Clémenceau, le détour colonial est un abandon pur et simple de la Revanche : à l'Assemblée, il accuse Ferry d'être un traître à la patrie.

Mona Ozouf voit entre les deux dirigeants l'opposition de deux héritages de la Révolution française, d'un côté un jacobinisme autoritaire, de l'autre une attention plus marquée au local. Elle souligne l'opposition de deux tempéraments : Ferry mise sur l'éducation, sur le possible, donc sur la durée ; Clémenceau est un orateur redoutable, c'est vers 1882 l'homme du beau mot et de l'instant.



dans la bibliographie :
- Mona Ozouf, Jules Ferry, Bayard, 2005.
- Jean-Michel Gaillard, Jules Ferry, Fayard, 1989.
- Jules Ferry : fondateur de la République, actes du colloque de l'EHESS 1985
- Odile Rudelle, Jules Ferry. La République des citoyens, Imprimerie Nationale Éditions, 1996.
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19 septembre 2011

L'Ecole de la République

 

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Marianne et L'Histoire publient un hors-série commun

Au sommaire de ce numéro :

Petites et grandes écoles au MA,
AR : les enfants étaient-ils analphabètes ? (La ligne St Malo-Genève)
Les Jésuites, pères de la pédagogie ?
de Condorcet à Guizot, l'héritage des Lumières
Laïcité, le choix de Jules Ferry
Quand la République s'apprenait (s'enseignait ?) au tableau noir
Le certif
Jean Zay
La démocratisation a-t-elle échoué ?
L'école, une passion française

Pour feuilleter cette revue :
http://www.journaux.fr/marianne-hors-serie-lhistoire_politique-opinions_actualite_132353.html

2 sondages ont été achetés à Ipsos :
Les Français et l'école
La perception de l'éducation nationale par les enseignants
http://www.casden.fr/magazine/breves/ecoleRepublique.html
http://www.vousnousils.fr/2011/09/16/deux-sondages-ipsos-ecole

 

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13 juin 2011

Une journée de la laïcité ?

De profundis laïcité
d'après Guy Konopnicki, Marianne, 11/06/2011 :

Les sénateurs voudraient fêter Sainte Laïcité le 9 décembre, entre la Toussaint et Noël... Un dimanche ? Un samedi ? un vendredi ? A défaut du lundi de Pentecôte que Raffarin avait voulu dé-chômer en faisant travailler plus pour zéro euro. Pourquoi une seule journée ? Pour imiter la journée des femmes ?

Dans cette hypothèse, la laïcité la seule des valeurs de la Constitution à être gratifiée d'une journée nationale, non fériée, en dehors de la liberté (la vraie, pas celle des thatchériens) le 14 juillet (cf les FetNat).

GK rappelle que dans bien des écoles, la seule évocation des discours de Jules Ferry 
soulèverait des protestations. Elle dérangerait sans doute aussi certains sénateurs.
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/marianne/kono-laicite.jpg


Qu'est-ce que la laïcité ?
http://clioweb.free.fr/debats/laicite.htm

1850 - Victor Hugo contre le parti clérical et contre la loi Falloux
1869 - 1877 - Léon Gambetta, Le programme de Belleville - Le cléricalisme, voilà l'ennemi
1883 - Jules Ferry... Lettre aux instituteurs

1905, la séparation : http://clioweb.free.fr/dossiers/1905/1905.htm

 

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