« La République était belle sous l'Empire » (Forain, illustrateur antisémite)

Les républicains n'ont jamais pardonné le coup d'État du 2 décembre 1851,
ni le régime policier, ni l’alliance du « sabre » et de l'autel.
La République s'est d'abord constituée, reconstituée, refaite, contre l'Empire.


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Quelle République ?
Celle des révolutionnaires, de Blanqui « l’enfermé » qui refuse les « illusions de la démocratie » ?
Celle des modérés qui croient pouvoir concilier l'ordre et le progrès ?


La débacle impériale a Sedan, le 2 septembre 1870
,
et l'effondrement du Second Empire qui s'en est suivi, ont donné une nouvelle chance à la République ;
Après l'écrasement de la Commune, la « république sociale et universelle » est écartée


Pour Jules Ferry, le rétablissement de la République passe par la conquête des campagnes.
Il milite en faveur d'un enseignement obligatoire, gratuit, débarrassé de la tutelle des prêtres

« Léon Gambetta, abandonnant provisoirement les aspects les plus rudes du programme de Belleville (1869),
se plie avec la plus grande souplesse aux nécessités de l'heure. »

« La République ne fut pas la République radicale des modérés,
qui espéraient la fin des armées permanentes, un « État faible » et surtout décentralisé.
Elle fut durablement la fille de circonstances particulières, du moins en apparence :
personne ne voulait plus d'un président, et elle eut un président ;
personne n'avait imaginé le septennat, et elle resta fidèle au septennat ;
on voulait en revenir à l'Assemblée unique, et elle eut le Sénat ;
soit autant d'institutions qui découlèrent de la situation parlementaire des années 1870,
elle-même provoquée par la guerre et la défaite. »

Les pères de la IIIe République
Michel Winock, L'Histoire 155, 192
https://www.lhistoire.fr/les-p%C3%A8res-de-la-iiie-r%C3%A9publique


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