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Clioweb, le blog
30 novembre 2011

EN : un exemple de service éclaté

 

Un exemple de « service éclaté d'une titulaire en Lettres modernes, mère d'un enfant de 4 mois : 3 collèges, 78 km à parcourir le jeudi, 13 documents à fournir pour obtenir le remboursement des frais de déplacement !
Son conjoint ne travaille que dans un seul collège, mais à ... 80 km de leur domicile ... »

A lire sur C'est classe, le blog de Véronique Soulé
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2011/11/


Autre exemple : une TZR demande un service allégé (15/18 h) pour s'occuper d'un enfant en bas âge. Au lieu de deux services de 9 h sur place, le rectorat de son académie l'a nommée sur un poste distant de 60 km de son domicile. Il faut sans doute appeler cela une gestion (de ressources) humaines...

 

 

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30 novembre 2011

Le quinquennat de la mort

 

Le quinquennat de la mort
Stéphane Guillon, Libération rebonds - 29/11/2011
http://www.liberation.fr/politiques/01012374357-le-quinquennat-de-la-mort


extraits :
Au lendemain du 6 mai 2012, « Woerth est nommé à la Justice, Lefebvre à l’Education nationale, Douillet à la Culture, et Nadine Morano est intronisée porte-parole. Les points presse de l’Elysée ressemblent alors à une gigantesque Halle aux poissons. Pour parfaire le tout, Eric Zemmour devient la plume officielle du Président, Yves Thréard du Figaro son conseiller spécial et BHL obtient le ministère des Affaires étrangères, le rêve de toute une vie ».

(En 2012) « La gauche a perdu toute seule comme une grande, personne ne l’a aidée. La gauche, c’est Usain Bolt prenant un faux départ au championnat du monde de Daegu. A cet instant, je me suis réveillé en sueur, terrible cauchemar ! Nous ne sommes pas le 6 mai 2032, mais le mardi 29 novembre 2011, il paraît que les rêves sont encore permis… Il ne serait pas trop tard… »


.

 

 

30 novembre 2011

Henry Bulawko (1918-2011)

 

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Le Cercle d'étude : de gauche à droite, Henry Bulawko, Pierre Truche, Hubert Tison

Henry Bulawko, Résistant, déporté, témoin engagé (1918-2011)
président d’honneur de l’Amicale des déportés d’Auschwitz (devenue depuis l’UDA - Union des déportés d'Auschwitz)

« Né en 1918 en Lituanie, il arrive en France en 1925 et ne parle alors que le yiddish. Il s'éloigne de la tradition rabbinique, que son père, lui-même rabbin, voulait lui faire suivre et fréquente l'école laïque, rue des Hospitalières-Saint-Gervais, dans le 4ème arrondissement de Paris. 

Dans les années Trente, il travaille pour le Comité central d'aide aux émigrants, sa connaissance de la langue yiddish lui permettant d'entrer en contact avec les immigrants juifs d'Europe centrale et orientale. Il participe aussi aux activités du mouvement de jeunesse sioniste Hashomer Hatzaïr3, d'orientation socialiste et laïque.

Avec des jeunes de cette association, il travaille dans le Comité de la rue Amelot (11ème arrondissement), créé le 15 juin 1940, et s'engage dans le sauvetage d'enfants juifs convoyés en région parisienne et en zone non occupée. Il développe la fabrication de faux papiers (avec Berthe Zysman), la rédaction de tracts et la diffusion de journaux, en relation avec le mouvement Solidarité, d'obédience communiste, jusqu'à la fin de 1941.

Prévenu par un policier de la rafle de l'été 1941, il échappe aux arrestations, mais il est appréhendé, le 19 novembre 1942, au métro Père-Lachaise, alors qu'il est en possession de fausses cartes d'identité. Arrêté sous l'accusation d'avoir caché son étoile jaune, il est amené au commissariat de police du 20ème, mais parvient à détruire des papiers compromettants. Identifié comme Juif, il est transféré dans le camp de Beaune-la-Rolande, puis de Drancy. Il est déporté à Auschwitz-Birkenau, le 18 juillet 1943, par le convoi 57, puis interné à Jaworzno.

Après son retour par Odessa et Marseille, il devient journaliste et écrivain ; il témoigne à l'oral et par écrit. Il est élu président de l'Amicale des anciens déportés juifs de France, puis président de l'Amicale d'Auschwitz et des camps de Haute-Silésie, et enfin président d'honneur de l'Union des déportés d'Auschwitz ».

source : La répression de la Résistance en France : des résistants déportés juifs témoignent (cnrd 2010-2011)
http://www.cercleshoah.org/IMG/pdf/livret_repression.pdf

Hommage à Henry Bulawko à la Fondation Rothschild
80, rue de Picpus 75012 Paris
Vendredi 2 Décembre 2011, de 9H45 à 10H45
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article113



L'hommage rendu par Raphaël Esrail, président de l'UDA
extrait :
« ... Avec toi Henry disparaît aujourd’hui un éminent représentant de l’histoire juive de la France. Disparaît aussi un de ces enfants arrivés en France dans les années 1920, qui venaient de cette aire culturelle aujourd’hui anéantie, le « yiddish land  », ces émigrés juifs souvent très humbles qui ne connaissaient pas la langue française, qui fuyaient la misère, l’antisémitisme quand ce n’était pas les pogroms.
Marqué dans ta chair par la haine antisémite, tu t’es battu au nom de valeurs universelles pour que survivent la mémoire de la Shoah et ta culture d’origine, t’engageant ainsi pour ces hommes, ces femmes et ces enfants, bafoués, humiliés, massacrés par le nazisme.
Merci à toi Henry ... ».
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article207



Henry Bulawko, "porteur de mémoire" jusqu'à son dernier jour
Thomas Wieder - Le Monde - Carnet 03/12/2011

Peu d'anciens déportés ont, avec une telle constance et pendant de si longues décennies, œuvré pour perpétuer le souvenir de la Shoah. Mort dimanche 27 novembre au lendemain de son 93e anniversaire, Henry Bulawko faisait partie des rares rescapés à avoir endossé, dès leur retour des camps nazis, le rôle de " porteur de mémoire ". Et à en avoir fait l'engagement de toute une vie.

Cette vie bascule, le 19 novembre 1942, quand un policier français l'arrête au métro Père-Lachaise sous prétexte qu'il dissimule son étoile jaune sous sa gabardine. Henry Bulawko est alors un jeune homme de 23 ans déjà très engagé dans la vie de la communauté juive. Fils et petit-fils de rabbin, né en Lituanie en 1918 et arrivé à Paris à l'âge de sept ans, il est l'une des chevilles ouvrières du " Comité de la rue Amelot ", une organisation clandestine créée en 1940 pour fournir aux juifs persécutés des fausses pièces d'identité, les aider à franchir la ligne de démarcation et organiser le sauvetage des enfants.

DES " MARCHES DE LA MORT " AU TRAVAIL ASSOCIATIF
Interné à Beaune-la-Rolande puis à Drancy, où il reste huit mois au total, Henry Bulawko est déporté en Pologne le 18 juillet 1943. Là, il est affecté au camp de Jaworzno, l'un des nombreux commandos satellites dépendant de l'immense complexe concentrationnaire d'Auschwitz, où les détenus sont affectés à deux tâches principales : l'extraction du charbon et la construction d'une usine d'électricité.

Survivant des terribles " marches de la mort " qui suivent l'évacuation des camps dans les semaines précédant l'effondrement du Troisième Reich, il retrouve finalement Paris en mai 1945. Quelques jours plus tard, il participe à la fondation de l'Association des anciens déportés juifs de France.

Engagé dès l'immédiat après-guerre dans un travail associatif qui ne cessera pas, Henry Bulawko ne fait pas partie, en revanche, des tout premiers à témoigner. Préférant se taire quand d'autres brisent le silence, tels Louise Alcan, Suzanne Birnbaum, Pélagia Lewinska, André Rogerie ou Georges Wellers, dont les souvenirs sur Auschwitz paraissent au lendemain de la Libération, il ne prend la plume que quelques années plus tard. C'est en 1954 que paraît son témoignage, Les jeux de la mort et de l'espoir. Il sera réédité en 1980, avec une préface du philosophe Vladimir Jankélévitch.

TENIR TÊTE AUX NÉGATIONNISTES
Président d'honneur de l'Union des déportés d'Auschwitz, Henry Bulawko était présent sur tous les fronts de la mémoire. Très impliqué dans l'organisation des commémorations, comme celle qui a lieu chaque 16 juillet en hommage aux victimes de la Rafle du Vel' d'Hiv', il avait fait partie des rescapés venus témoigner au procès de Klaus Barbie, l'ancien chef de la Gestapo lyonnaise, en mai 1987. Il n'hésitait pas, quand il l'estimait nécessaire, à tenir tête aux négationnistes.

Longtemps président de la commission du souvenir au sein du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), ce défenseur de la culture yiddish ne dissociait pas son combat pour la mémoire des enjeux du présent. Engagé à la fin des années 1930 au sein de la branche française de l'Hashomer Hatzaïr (" la jeune garde ", en hébreu), cofondateur, en 1954, du cercle Bernard-Lazare, du nom de cet intellectuel français connu pour son engagement sioniste et dreyfusard, il était resté fidèle toute sa vie à ses idéaux de jeunesse, défendant avec autant de force l'existence de l'Etat d'Israël et la nécessité de faire la paix avec les Palestiniens.

Commandeur de la Légion d'honneur depuis 1999, cet homme hanté par les malheurs du siècle mais habité par une grande joie de vivre – il est notamment l'auteur d'une précieuse Anthologie de l'humour juif et israélien (Bibliophane, 1988) – était retourné une dernière fois à Auschwitz le 27 janvier 2005. Soixante ans jour pour jour après l'entrée des soldats soviétiques dans le camp, Jacques Chirac, alors président de la République, avait alors prononcé ces mots : " Merci à vous en particulier, chère Simone Veil, merci à vous, cher Henry Bulawko : à travers vous, c'est à tous les témoins de l'inimaginable que je veux dire notre admiration et la reconnaissance de la France. "

25 novembre 1918 Naissance à Lyda (à l'époque en Lituanie, aujourd'hui en Biélorussie)
1943-1945 Déporté à Auschwitz
1954 " Les Jeux de la mort et de l'espoir " (éd. AADJF)
27 novembre 2011 Mort à Paris
 

29 novembre 2011

Une brève histoire de la modernité

 

Dans Les Lundis de l'histoire du 28/11,
Michelle Perrot a invité deux historiens :
Christophe Charle pour Discordance des temps. Une brève histoire de la modernité , Paris, Armand Colin (2011)
Anne-Marie Thiesse pour Faire les Français. Quelle identité nationale ? Paris, Stock (2010)

L'émission au format mp3

courbet-atelier

Gustave Courbet, L'atelier du peintre, 1855 - Musée d'Orsay - 359 x 598 cm
source : The Web Gallery of Art

- 20e minute : Courbet, L'enterrement à Ornans, L'atelier du peintre

CC vante le rôle de Courbet dans l'invention de la modernité, à côté de Manet.
Ornans, c'est pour lui le scandale d'un tableau de grande dimension qui met au centre des gens ordinaires, pas des grands hommes. 
L'atelier du peintre : c'est une réponse à l'autocélébration de Napoléon lors de l'exposition de 1855, Courbet louant un pavillon face à l'exposition officielle. CC y voit le sacre de l'artiste (au centre, à la place de Napoléon 1er), la femme (modèle ou allégorie de la vérité), un jugement dernier (les amis du peintre parmi les élus, ses adversaires parmi les réprouvés).

.
- vers la 27e minute, Christophe Charle distingue 3 modernités

. Le moment 1830 : retour de la révolution, convergence entre phénomènes esthétiques, politiques et sociaux - les utopies, le romantisme comme un potentiel de relecture de l'avenir

. La modernité classique (pour la France), 1850-1890, naissance de l'art moderne, industrialisation,  lutte en faveur de la démocratie et de la république, 3 éléments au fondement de notre modernité, espoir d'un progrès indéfini

. La modernité problématique, retour critique et doute vers 1900. La modernité n'a pas tenu ses promesses, le grand soir n'arrive pas, le peuple se laisse séduire par des démagogues, le progrès social n'efface pas les inégalités, la guerre n'a pas été abolie, mais les conquêtes coloniales installent les Empires et la concurrence entre pays européens mène à la Grande Guerre.


29 novembre 2011

Grand Croix

 

A l'occasion de la décoration par NS d'un ex-putschiste de 1961,
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4736

sur le site de la LDH de Toulon,
- un extrait d'un débat télévisé de 1991 sur l'usage de la torture
- Hélie Denoix de Saint-Marc ou la fabrication d’un mythe
un article de Gilles Manceron diffusé sur le site en avril 2007
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1977

Extraits :
« ... Aux fonctions qu’il occupait, Saint Marc était parfaitement au courant des méthodes de la Bataille d’Alger, de ce qui se passait à la villa Sésini et à la villa des Roses, et autres lieux de tortures de sinistre mémoire pratiquées par les hommes du 1er REP. Sorte d’attaché de presse du général Massu à partir du mois de mai, son travail consistait à défendre et à justifier aux yeux de l’opinion le rôle de police joué dans le Grand Alger par la 10e division parachutiste. Son passé de résistant déporté et son allure différente de celle de la plupart des autres officiers parachutistes l’avaient fait choisir pour tenter de faire passer auprès de la presse et des hommes politiques venus de France le discours de l’armée destiné à jeter un voile pudique sur la torture et des exécutions sommaires ».

« Ressassant, encore aujourd’hui, la thèse de l’efficacité de la torture, Saint Marc n’a même pas connu l’évolution tardive de son chef d’alors, le général Massu, qui, à la fin de sa vie, a remis en cause le bien fondé de ces méthodes : « Non, la torture n’est pas indispensable en temps de guerre… Quand je repense à l’Algérie, on aurait pu faire les choses différemment ».

« En 2002, Hélie Denoix de Saint-Marc et August von Kageneck, ancien officier de la Wehrmacht, ont publié sous le titre Notre histoire. 1922-1945, un livre fait de dialogues qui témoigne parmi d’autres de la réconciliation franco-allemande pour laquelle von Kageneck avait beaucoup œuvré. La démarche de l’officier allemand était fondée sur la reconnaissance des crimes nazis, qu’il avait tenu à exprimer notamment en se rendant en 2001 à Oradour-sur-Glane. Hélie de Saint Marc n’a pas fait par rapport aux guerres du Viet-Nam et d’Algérie de démarche analogue. Tout au contraire, par une série d’omissions et de contre-vérités, il fait obstacle à l’écriture de l’histoire et reproduit les dissimulations et les reconstructions les plus contestables sur notre passé colonial ».

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28 novembre 2011

1789 en détestation

 

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Contre-révolution : vérités et contre-vérités - Le Monde des Livres, 25/11/2011

La tradition hostile à l'esprit de 1789 continue de jouer un rôle considérable et de nourrir des controverses passionnées. En atteste la parution simultanée d'un dictionnaire ambitieux (dirigé par JC Martin) et d'un livre contestable sur la Vendée (R Sécher).

« La Révolution française a produit une rupture. Contre elle, revendiquant la tradition monarchique et catholique, des hommes politiques, penseurs, théologiens, mais également des mouvements populaires, se sont dressés. Rapidement, on désigna ces réactions comme contre-révolutionnaires. La Contre-Révolution prend une dimension européenne puis mondiale avec l'extension des guerres et des principes révolutionnaires. 250 articles, écrits par une quarantaine de spécialistes, soulignent l'importance de ce mouvement politique, idéologique, religieux, militaire, qui possède une pensée et une pratique sociales ainsi qu'une culture propre, le tout demeurant vivant jusqu'à nos jours ».

« On y trouve des entrées au nom des principaux protagonistes du mouvement, des organisations, des organes, des oeuvres, des cérémonies, des symboles, à une échelle largement internationale ».
Loin des polémiques interminables, la Contre-Révolution comme objet d’histoire, « n'est pas seulement un corpus idéologique, une tendance politique, une dérive extrémiste ou intégriste, mais une véritable sensibilité historique, repérable dans l'intérêt porté de nos jours à Marie-Antoinette ** ou à la famille du dernier tsar, aux musées et spectacles proliférant dans certaines régions - les lieux de mémoire de la Contre-Révolution -, de la Navarre espagnole à la Vendée en passant par le parc de la Grancia en Italie, le Vatican, le Douro au Portugal, ou Frohsdorf, près de Vienne, résidence des derniers rois de France en exil ». Antoine de Baeque
http://www.lemonde.fr/livres/2011/11/24/

Jean-Clément Martin a été invité de France-inter le 19/10 et de La Fabrique de l'histoire le 10/11/2011.

** France 2 a imaginé voilà peu L'évasion (sic) de Louis XVI. Ce mardi 29 novembre, la chaîne diffuse Louis XVI, l'homme qui ne voulait pas être roi, un docu-fiction de Thierry Benisti et Jacques Dubuisson.

.
Sur le web, les articles de la wikipedia en français seraient à étoffer.
Contre-Révolution - Larousse en ligne : http://www.larousse.fr/archives/histoire_de_france/page/306
L'encyclopédie de l'Agora - Rivarol - Maurras -  http://agora.qc.ca/
Edmund Burke, 1688 versus 1789 : http://en.wikipedia.org/wiki/Edmund_Burke#French_Revolution:_1688_versus_1789


BurkeReflections

Edmund Burke, Reflections on the Revolution in France. 1790
source : http://en.wikipedia.org/wiki/Edmund_Burke



- 1789 en détestation
- Le Monde des Livres, 25/11/2011

On peut être hostile à la Révolution française sans être contre-révolutionnaire. C'était le cas de Taine.
« Anglophile (Histoire de la littérature anglaise, 1864), libéral et, comme tel, hostile à l'autoritarisme du Second Empire, Taine évolua progressivement vers un conservatisme de plus en plus affirmé. Il a publié Les Origines de la France contemporaine (entre 1875 et 1893), qui vient d'être réédité chez Bouquins ».

« Exaspéré par l'instabilité française et effrayé par la Commune de Paris, Taine ne se contente pas de dénoncer la Terreur. Il attaque les principes de 1789 - droits de l'homme et souveraineté du peuple - dont il fait l'origine de tous les débordements ultérieurs. En cela, il rompt avec les précédents historiens libéraux qui, de Mme de Staël à Tocqueville, ont tous reconnu une certaine grandeur à 1789 ».

« Taine n'a pas grand-chose de commun avec les prophètes de la contre-Révolution. S'il reconnaît le talent de Joseph de Maistre, il voit surtout en celui-ci le défenseur du pape et de l'Eglise catholique, dont la puissance et la fermeture d'esprit sont pour lui une des causes majeures du malheur français, là où l'Angleterre a su se donner une forme de religion compatible avec la liberté de l'individu et l'esprit scientifique ». Philippe Reynaud
http://www.lemonde.fr/livres/2011/11/24/1789
.

gillray-smellingoutarat

James Gillray  Smelling out a Rat -
Burke is caricatured with a long nose and spectacles, holding a crown and a cross.
Richard Price is writing On the Benefits of Anarchy Regicide Atheism
source Wikimedia Commons - http://en.wikipedia.org/wiki/File:Smelling_out_a_rat.jpg
http://en.wikipedia.org/wiki/Edmund_Burke
http://en.wikipedia.org/wiki/Richard_Price

 
..   

28 novembre 2011

Les précaires de l'Education

 
Le grand malaise des précaires de l'Education - Le Monde Education 25/11/2011

Extraits :
A l'origine, une poignée d'enseignants contractuels se sont rencontrés sur le forum Internet Profs précaires. A l'approche de l'examen d'un projet de loi, ils ont réuni une centaine de témoignages dans un Livre noir des non-titulaires de l'éducation nationale . Ils seraient 21 000 selon le MEN (pour 860 000 enseignants)

« Le Livre noir regorge d'exemples. Rectorats injoignables, délais de paiement interminables, contrats qui arrivent à terme une veille de vacances pour reprendre le jour de la rentrée, affectations improbables... Il y a deux ans, on m'a affecté à 170 kilomètres de chez moi. L'an dernier, j'avais 120 kilomètres par jour. Et, bien sûr, le rectorat ne rembourse pas l'essence, témoigne un contractuel. Un professeur de philosophie s'est tapé la tête contre les murs lorsqu'il a appris son affectation à une heure de route de sa ville, alors qu'un poste en philo était vacant dans le lycée à côté de chez (lui).
Côté salaire, on est au ras des pâquerettes, le plus souvent entre 1 200 et 1 400 euros net, même après dix ans, rapporte Vincent Lombard, du SNES-FSU ».

La porte de sortie : les concours internes. Mais le nombre de postes a été réduit ces dernières années.
rappel : Le poste de ses rêves ...

[ Les réactions de qq lecteurs internautes vérifient une dérive fréquente : pour faire disparaître la brutalisation des remplaçants par la gestion libérale-autoritaire, les partisans du parti au pouvoir proposent ... d'aggraver encore cette politique de précarisation et de déshumanisation. Comme si aucune leçon n'avait été tirée des suicides de France Telecom !!


- La situation des TZR (des Titulaires, mais sans poste fixe
, en début de carrière, ou à la suite d'un déménagement ou d'une mutation) mériterait également son Livre noir. ]

Le Livre noir sur le Web :
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Documents/Livrenoirnon-titulaires.pdf

.
rappel : Le MEN dispose d'une DRH de choc écrit Le Monde


070_interim
Martin Vidberg - source : http://vidberg.blog.lemonde.fr/2010/03/10/ministere-de-leducation-et-de-linterim/
 

...

27 novembre 2011

Forum de Lyon, suite

 

Les nouvelles frontières - Forum de Lyon - Libération 2011 -
en direct et en différé

ce dimanche, notamment :
- 9 h 30 : A quoi bon la déclaration d'un Etat Palestinien ?
(Ofer Bronstein rappelle les 12 000 Mds $ dépensés en armes dans la région
à comparer avec l'argent dépensé dans l'éducation ou la santé)
le débat en tweets sur le compte LibéForum http://twitter.com/#!/libeforum

- 11 h 30 : Migrations, comment en finir avec les clichés

- 14 h 30 : C'est quoi être de gauche ?

Les débats 2011 du Forum Lyon - Libération

http://www.forum-lyon-liberation.org/

lyon-libe-gauche

 C'est quoi être de gauche ? Forum de Lyon - Libération
.

27 novembre 2011

Evaluation : non au projet

 

eval-synd


« Les organisations syndicales […] condamnent unanimement les projets de textes sur l’évaluation des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation que le ministère veut imposer dès la rentrée 2012.
Sous couvert d’évaluation, c’est une vision du système éducatif fondée sur la performance individuelle que portent ces projets.
Ainsi dans le second degré, la fin de double évaluation reviendrait à reléguer au dernier plan ce qui constitue le cœur du métier, à savoir le travail en classe avec les élèves dénaturant ainsi profondément les métiers de l’éducation ».
http://retraitduprojetevaluation.net/communique.php


Evaluation des personnels (source apses)

« Le ministère vient de communiquer aux organisations syndicales un nouveau projet de décret portant sur les modifications de l'évaluation des personnels d'enseignement, d'éducation et d'orientation.
Ces modifications ne touchent en rien le fond du conflit qui porte sur la place du chef d’établissement comme unique évaluateur de l’ensemble des activités des enseignants, ce qui de fait aboutit à ne pas reconnaître l’activité centrale de travail avec les élèves. Mais elles prouvent que la mobilisation traduite aujourd’hui par le nombre de signatures enregistrées pour la pétition et l’appel très unitaire à la grève commencent à porter leurs fruits.
Ce nouveau projet contient deux modifications.

Sur les promotions dans la période transitoire
 Contrairement à ce qui était prévu pour la période 2012 - 2015, les promotions se feront sur le même modèle qu'actuellement (ancienneté, petit choix, grand choix). De même pour la première année qui suivrait l'entretien professionnel (2015). Ce ne serait donc qu'à partir du 1er janvier 2016 que le processus serait mis en place pour une période exceptionnellement limitée à  deux ans.

Sur l'évaluation elle-même
 Les missions des corps d'inspection sont maintenus (inspection des personnels dans leur discipline) par suppression des articles 73 et 74 de l'ancien projet.

Sur l'arrêté deux modifications sont intervenus :
Dans l'article 5 a été rajouté le mot "didactique": "les compétences notamment didactiques dans sa discipline ou ses domaines d'apprentissage"
Toujours dans l'article 5, il est rajouté concernant la pratique professionnelle : "Elle [la pratique professionnelle] s'inscrit dans le cadre des programmes scolaires officiels et de la mise en œuvre des réformes."

La pétition
http://retraitduprojetevaluation.net/

.
Dans Le Monde, article  Josette Théophile, une DRH de choc : « Quand les cheminots bloquaient la ligne C du RER un jour de bac, c'était autre chose..., glisse-t-elle entre deux portes ».
http://www.lemonde.fr/education/2011/11/25/josette-theophile

 

26 novembre 2011

Une citadelle kafkaienne

 

- Un monstre bureaucratique dénommé DGESCO (Direction générale de l'enseignement scolaire).

Dans un point de vue sans concession publié par Médiapart,
Suzanne Citron
analyse les résultats d'un PACS
entre un héritage napoléonien
et une gestion managériale (thatchérienne) de l'Education.

Elle cite une collègue qui évoque une paralysie du cerveau à l'écoute et à la lecture de directives incessantes, formulées dans une langue de bois imputrescible, trop rapidement assimilées par les chefs locaux.

Elle propose au sommet une refonte radicale des structures
et à la base une école plus humaine, plus créative et plus efficace.
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/251111/



- Sur les forums SLN et Schoolhistory,
http://www.schoolhistory.co.uk/forum/index.php?
http://learningnet.co.uk/geoforum/index.php
nos voisins britanniques préparent The General Strike on the 30th November 2011.
Voir la vidéo des TUC :
http://www.theworkers.org.uk/lets-work-together-the-video/

- King James Bible scheme for schools
"Every school in England will receive a copy of the Bible, which will include a foreword by Education Secretary Michael Gove".
http://www.google.com/hostednews/ukpress/


- Question de géographe :
How do schools that don't allow trips do controlled assessment ?
http://learningnet.co.uk/geoforum/index.php?topic=6449.0


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