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Enseigner l'histoire avec internet

12 juillet 2008

« L’alchimie des multitudes »

« Comment le web change le monde.
L’alchimie des multitudes »
Francis Pisani - Dominique Piotet - Pearson - L'Atelier

Facebook, Myspace, Youtube…les « réseaux sociaux » sont utilisés par 55 % des jeunes Américains, surtout pour rester en contact avec des amis ; ces jeunes qui se soucient peu des « actualités » ont transformé le réseau en « lieu social de l’adolescence ». A la métaphore trompeuse des « autoroutes de l’information », Francis Pisani, le journaliste-blogueur et Dominique Piotet (l’Atelier) préfèrent la réalité de la « dynamique relationnelle ».

Selon eux, le web actuel est fait par et pour les « webacteurs » qui se servent de ces outils pour s’exposer, tisser des relations, débattre, mettre des contenus en ligne ou enrichir ceux qui existent déjà (cf le succès de Wikipedia). « Le lien est l’essence du web » : il évite de refaire ce qui existe déjà, il établit des relations entre des données mais plus encore entre des acteurs. http://pisani.blog.lemonde.fr/

« L’alchimie des multitudes », le coeur de l’ouvrage, désigne un processus (incertain) où la mise en relation permanente d’acteurs du web permet d’accumuler suffisamment de données pour espérer en tirer des informations nouvelles utiles à l’ensemble des utilisateurs. Ce processus peut faire émerger des pépites ; il peut aussi conduire à des dérives. Les auteurs invitent donc à la vigilance, en particulier dans la protection des données personnelles. La métaphore est bien sûr discutable, tout comme celles de « sagesse des foules » ou « d’intelligence collective ». Elle a cependant l’avantage de rompre avec les habituelles récriminations néo-conservatrices sur le « maoïsme digital ».

Le web est devenu une plate-forme polyvalente et dynamique, accessible partout et en permanence (« always on ») ; il n’est plus nécessaire d’installer au préalable trente disquettes… Son succès ne tient pas à une innovation majeure mais à une philosophie du partage et à une technique qui s’efface au profit des données et de l’utilisateur final, sauf en cas de panne… Les logiciels libres et l’Open Source autorisent des usages inattendus et des croisements féconds d’applications (Craiglist propose des annonces immobilières localisées à l’aide de Google Maps ). Le web de demain, ce pourrait être le « Graphe Global Géant » que Tim Berners Lee définit comme l’ensemble des relations entre tous les webacteurs de la planète.

Le « Web participatif » est présenté en triple rupture : avec le modèle économique qui a fait la fortune de Bill Gates, avec une économie où la valeur est fondée sur la rareté relative et avec l’obsession d’une validation institutionnelle et hiérarchique. « Une économie de la relation peut-elle être rentable ? » La dernière partie de l’ouvrage traite des modèles économiques possibles : le bénévolat (que certains semblent confondre avec « l’intolérable gratuité »), les marchés de niche (la « longue traîne »), la publicité ciblée (moins intrusive que celle de la TV commerciale).

Deux domaines sont fortement chahutés : les médias et l’entreprise. Dans les premiers, une information standardisée ne satisfait plus les weblecteurs. Dans la seconde, la pression est forte pour travailler en ligne et à distance (« dans les nuages ») ; les services informatiques n’apprécient pas ; ils mettent en avant la sécurité pour préserver leur pouvoir et ralentir l’évolution vers « l’entreprise liquide ».

La culture numérique (la « digital literacy ») est fondée sur une triple compétence, technique, intellectuelle et civique. Elle se développe largement en dehors de l’école : l’apprentissage combine formation sur le tas et entraide, mais la dextérité technique a ses limites. La postface souligne le rôle essentiel de l’éducation : « 1+1 = beaucoup » écrivent les auteurs ; de chacun de nous dépendra la  direction prise par le web, course dans le mur ou marche vers le progrès.

http://clioweb.free.fr/debats/alchimie.htm

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16 mai 2008

Les blogs en Histoire-Géo - 2e partie

Un article écrit avec Anthony Lozac'h pour la revue des Clionautes  (mai 2008)

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16 mars 2008

Les blogs en Histoire-Géo - 1e partie

Un article écrit avec Anthony Lozac'h pour la revue des Clionautes  (mars 2008)

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08 novembre 2007

Histoire de l'art

L'histoire de l'art sur le web,
Florence et la Renaissance
Le Romantisme,
La peinture 1850-1914

http://clioweb.free.fr/art.htm

A l'école, on apprend aussi à voir...

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31 octobre 2007

Trésors de la Société de Géographie (BNF)

Trésors photographiques de la Société de Géographie, l'exposition de la BNF
a été présentée dans l'émission Planète Terre du 31 octobre 2007.

Pour échapper à la TV sans images, quelques-une des photos commentées
par le commissaire de l'exposition

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22 octobre 2007

Résister à Hitler (histoire et politique)

"Résister, c'est un verbe qui se conjugue toujours au présent" Lucie Aubrac

Lire ou ne pas lire ?
Commémorer et/ou faire de l'histoire ?

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30 juillet 2007

Revue de presse sur la liste H-Français

Cette page liste les messages adressés à la liste H-Français
la liste sur l'histoire (et de la géographie) enseignées.

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16 mai 2007

Histoire des esclavages

Un choix de livres, d'articles, de sites web sur
l'histoire des esclavages :
http://clioweb.free.fr/dossiers/colonisation/esclaves.htm

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21 février 2007

Wikipédia, l'erreur à haut débit (L'histoire mars 2007)

Wikipédia, l'erreur à haut débit
C'est le titre d'un point de vue de Pierre Assouline dans la revue L'histoire, à partir de son blog de janvier.

Rappel : “Can History be Open Source ?”, l'article de Roy Rosenzweig.
La traduction collective et l'adaptation pour la revue Historiens & Géographes
http://clioweb.free.fr/debats/wikipedia.htm

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17 décembre 2006

Le web en HG : une dérive techniciste ?

Le web en HG : une dérive techniciste ?
L’effort à faire est maintenant surtout un effort de formation, une formation qui ne soit pas techniciste mais bien didactique et pédagogique, où l’on entre par les notions, les concepts, les compétences et dans lesquelles les TICE s’intègrent. On perd trop de temps encore aujourd’hui avec des formations du type "  Les TICE et/en Histoire-géographie " dans lesquelles le formateur se fait plaisir en balayant des possibles. Lorsque l’on compare le nombre d’enseignants qui ont suivi ces formations depuis une douzaine d’années, et ceux qui utilisent réellement les TICE en classe, leur faible efficacité saute aux yeux ".
http://www.cafepedagogique.org/disci/geo/78.php#95

Ce jugement sévère figure dans un entretien entre Pascal Boyries, un IPR et Jean-Philippe Raud-Dugal (Le Café pédagogique, décembre 2006). Ce pionnier des technologies éducatives a notamment exploré leur apport spécifique et a lancé, en janvier 2005, un débat autour du succès des diaporamas (« Communiquer » sur écran ou « Traiter des données » ?)
http://clioweb.free.fr/peda/traiter/traiter.htm


Il est toujours difficile de porter un jugement global compte tenu de l’hétérogénéité d’une formation fortement ébranlée depuis 1997. Les excès n’ont pas certes pas manqué,  comme ces stages d’utilisation du rétroprojecteur en classe. Ou encore l’apprentissage encadré des CMS, ces systèmes de gestion de contenu dont les traitements de texte ressemblent à une régression. Pourtant, dans un monde qui donne une telle place aux appareils numériques et aux formats propriétaires imposés, comment échapper à une certaine technicité ?

Avant 1997, il semble que technique et pédagogie allaient de pair : découvrir un logiciel de cartographie, c’était bien sûr découvrir un univers informatique, mais c’était plus encore explorer les règles de la sémiologie graphique et se donner des outils pour apprendre à analyser le réel, par exemple la géographie du chômage, en tenant compte de multiples facteurs quantifiables. En classe, les professeurs pouvaient s’appuyer sur les compétences enseignées aux élèves (initiation à la programmation ou maîtrise du tableur en S, pratique des bases de données ou du dépouillement d’enquête en STT) pour faire une géographie appliquée. Au même moment, outre-Manche, nos collègues se servaient de bases de données pour étudier la Révolution anglaise. Depuis lors, l’option informatique a disparu du lycée, et les jeunes doivent attendre l’université pour découvrir la programmation. Les lycéens actuels, on le voit au cours des TPE, doivent souvent maîtriser des savoirs-faire pour lesquels ils n’ont souvent reçu aucune formation scolaire préalable.

Les conséquences de ce déficit dans la formation se mesurent dans la géographie scolaire
. Longtemps, la carte au 1/50 000e  est restée la référence incontournable, et son apprentissage pouvait être très technique. La cartographie statistique n’est pas valorisée au bac où les schémas prennent parfois la suite du croquis dessiné à la main et appris par cœur. La pratique des SIG dont l’usage est courant dans les collectivités territoriales reste, en classe, l’apanage d’un cercle très restreint. Nos collègues anglais sont davantage capables de programmer des applications utilisables par leurs élèves. En un mot, nous payons aujourd’hui des choix contestables. Cette situation explique probablement le succès de Google Earth : une technique pointue mise en « boite noire » au service du grand public.

A ce constat, s’ajoute un changment apparent dans les prescriptions institutionnelles : pendant quelques années, le web a été perçu comme le cheval de Troie qui allait faire triompher la « pédagogie constructiviste ». Ces derniers mois, la pédagogie active, qui existait bien avant l’ordinateur, a repris un cheminement plus discret. Et le cours magistral a reçu le support du « moderne » vidéo-projecteur.
Enfin, si l’on veut vraiment soutenir la diffusion des technologies éducatives, la formation joue sans doute un rôle moins déterminant que les conditions effectives du travail en classe.

Dans la diffusion des technologies éducatives, la technicité compte moins que les conditions du travail en classe. Les effectifs et les conditions de l’accès aux machines sont un obstacle majeur (36 élèves en HG , ce n’est pas la même chose que 8 dans d’autres disciplines). Surtout si le bouclage du programme est absolument impératif. Il faudrait donc porter l’effort sur les modules en seconde et sur l’éducation civique qui se font encore en groupes à effectif restreint.

Les technologies éducatives, ce sont aussi de fausses bonnes idées et des occasions manquées. Pourquoi faire comme si la technique allait apporter à elle seule la réponse à des questions sont mal posées ? Pourquoi laisser croire que chaque professeur est l’auteur de son propre manuel et le concepteur de ses propres supports de cours ? Un travail artisanal isolé peut rendre de très grands services en classe, mais rarement concurrencer les produits diffusés par les éditeurs scolaires. Pourquoi laisser aux mains des seuls responsables financiers une formation à distance qui pourrait venir compléter une formation continue sinistrée depuis 1997 ? Nous avons souligné l’apport de la vidéo ou de la radio sur le web ; ceux qui ont expérimenté la conjonction de rencontres régulières et du travail à distance ont mesuré l’intérêt de ces nouvelles formes de travail.

Dans l’immédiat, il serait urgent de résoudre le problème des droits. Cela permettrait d’exploiter en classe, par exemple, des extraits de l’émission " Un œil sur la planète " (Wal-Mart, " L’ogre de Bentonville ", " La terre à tout prix ", " De si belles statistiques " à propos du chômage en Grande-Bretagne). De même, il deviendrait possible de publier sur le web la collection " Images de France " dont la réalisation a été longue et coûteuse.

Bien sûr, une telle logique fondée sur la demande risquerait de heurter certaines institutions qui considèrent l’éducation avant tout comme un marché captif. Mais la diffusion des technologies éducatives pourrait en être renforcée.

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