03 juillet 2014

Le bébé de la propagande nazie

 

hessytaft-bild

Hessy Taft, le bébé de la photo (Bild)

Le bébé de la propagande nazie était juif - Bigbrowser d'après Bild 03.07.02014 (source NM)
http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/2014/07/le-bebe-de-la-propagande-nazie-etait-juif.html
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/07/03/piege-le-parfait-bebe-aryen-etait-juif/
http://www.bild.de/regional/berlin/adolf-hitler/berliner-juedin-hessy-taft-war-hitlers-propaganda-baby-36611794.bild.html

En 1935, Hessy Taft, un bébé de six mois est photographiée par Hans Ballin.
Quelques mois plus tard, la mère découvre la photo de sa fille en couverture du magazine «Sonne ins Haus» (littéralement : du soleil dans la maison) dirigé par un ami de Goering. Interrogé, le photographe affirme avoir délibérément soumis ce portrait au parti nazi qui avait lancé un concours pour trouver le « parfait bébé aryen ». « Je voulais ridiculiser les Nazis » aurait-il affirmé.

Le père et la mère du bébé Levinson sont venus de Lettonie à Berlin pour chanter à l'Opéra.
Ils perdent leur emploi en tant que juifs, ils sont /Berufsverbot/, interdits de profession.
Le père de Hessy Taft  devient vendeur pour une société agricole et fait du porte à porte. Il est emprisonné un temps court puis relâché, en 1938 [comme beaucoup de Juifs à cette date, cf. expo à Berlin dans les locaux de  la prison des SA, Papestrasse].
La famille émigre alors à Paris. Ils fuient à Cuba au moment devant l'arrivée des nazis.
Après la guerre ils partent aux Etats Unis.

accès à une vidéo en anglais citée par Maryvonne B. :
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/07/03/piege-le-parfait-bebe-aryen-etait-juif/

Hessy Taft, prof de chimie à New York, tient en haute estime le photographe.
Des petites résistances au nazisme dont on ose parler aujourd'hui en Allemagne :
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article327

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08 mai 2014

Vire 8 mai 2014

 

8 mai 1945 : capitulation sans condition des armées nazies
(l'armistice, c'est en 1918, pas en 1945)


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69e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945
Message de Monsieur Kader ARIF
Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense,
chargé des anciens combattants et de la mémoire
Jeudi 8 mai 2014


Aujourd’hui (8 mai 2014), la France est rassemblée pour commémorer la fin de la Deuxième Guerre mondiale en Europe.

69 ans après la capitulation des armées nazies, nous pensons à tous nos libérateurs : aux combattants en uniforme, opérant sur les champs de bataille en 1940 comme en 1944 ; aux Forces Françaises Libres, constituées auprès du général De Gaulle pour poursuivre le combat ; aux Résistants engagés contre l’Occupant, opérant dans l’ombre ; aux Alliés, venus parfois du bout du monde, exprimer leur fidélité aux valeurs universelles de paix, de liberté et de fraternité.

En ce 70e  anniversaire de l’année 1944, la République rend un hommage solennel à tous ces combattants, artisans de notre Libération.
Ceux venus de métropole et d’Afrique-du-Nord, engagés dans la Campagne d'Italie qui entrèrent dans Rome le 4 juin 1944.
Ceux venus de près de 15 Nations, engagés dans l'opération Overlord qui débarquèrent le 6 juin 1944 en Normandie.
Ceux sous le commandement du Général De Lattre, venus de métropole, d'Afrique et d'Outre-mer, engagés dans l’opération Dragoon qui prirent pied en Provence le 15 août 1944.

Ils nous montrent ce que signifient le courage des hommes et l’esprit de solidarité. C’est par eux que la République, qui n’a jamais cessé d’exister, s’est incarnée pendant cinq ans. C’est àeux tous que nous devons ce 8 mai 1945. Le général De Gaulle l’a dit en ces termes le jour de l’armistice : « Pas un effort de ces soldats, de ces marins, de ces aviateurs, pas un acte decourage ou d’abnégation de ses fils et de ses filles, pas une souffrance de ces hommes et de ces femmes prisonniers, pas un deuil, pas un sacrifice, pas une larme n’auront donc été perdus ».

70 ans après, nous pensons aussi à tous ceux que les champs de bataille et la répression menée par l’Occupant n’ont pas emportés, à tous ceux qui sont revenus des camps de concentration et d’extermination (?) nous conter l'horreur.

Se souvenir est un devoir et une nécessité. C’est pourquoi les anciens combattants et les anciens résistants seront mis à l’honneur. Ils témoignent du passé. Ils donnent un sens à notreprésent. Ils éclairent notre avenir.

Le 8 mai 1945 constitue une date fondatrice de ce magnifique édifice qu’est l’Europe de la paix.

Les commémorations de la Seconde Guerre mondiale nous invitent, dans la fidélité du souvenir, à mesurer le chemin parcouru depuis 70 ans et les sacrifices endurés pour nous offrir la paix en héritage.
Cette paix a un nom, un espace, une histoire : c’est l'Europe. Elle a su nous préserver de la guerre et garantir la fraternité des peuples. Veillons à en assurer, ensemble, le destin.

Kader ARIF
http://www.manche.gouv.fr/


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17 mars 2014

La Résistance en Allemagne

 

70e anniversaire de l’attentat du 20 juillet 1944
Droit à la résistance : la place du 20 juillet dans la mémoire allemande et française
Maison Heinrich Heine
http://www.maison-heinrich-heine.fr/fr/droit-a-la-resistance/

Lundi 17 mars 2014, 19h30
conférence de Wibke Bruhns, Meines Vaters land - Geschichte einer deutschen Familie (Ullstein 2005) / Le Pays de mon père. Histoire d’une famille dans la tourmente du nazisme
(trad. par Daniel Mirsky, Les Arènes 2009)

Mardi 18 mars 2014, 10h-18h30
Nouvelles recherches sur la Résistance en Allemagne

La mémoire du 20 juillet dans les premières années de la République fédérale
Le 20 juillet et la Bundeswehr
La représentation du 20 juillet 1944 au cinéma en République fédérale d’Allemagne
La mémoire de la Résistance en France et des résistances à Hitler en Allemagne. Essai d’étude comparée
La mémoire du 20 juillet 44 en France
Marc Olivier Baruch : Le droit à la résistance aujourd’hui

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23 novembre 2013

colloque : Jeunesses en dissidence

 


Jeunesses en dissidence dans l’Allemagne nazie et en Union soviétique
Colloque international  à l'université de NANTERRE
jeudi 28 novembre et vendredi 29 novembre 2013
http://www.maison-heinrich-heine.fr/fr/jeunesse-en-dissidence/

«  A la différence de la  résistance  qui revêt un caractère organisé, fondé sur un ensemble de convictions clairement articulées, politiques ou religieuses (exemple de la Rose Blanche en Allemagne), la  dissidence désigne un ensemble éclaté et hétérogène de pratiques ou comportements considérés comme « décalés », « déviants » par des régimes qui imposent de manière coercitive des normes idéologiques et comportementales à la jeunesse comme à l’ensemble de la société.

Elle revêt des formes variées allant d’actes de refus ou d’opposition (destructions, sabotages, désertions) jusqu’aux manifestations multiformes de non-conformité : codes et insignes vestimentaires chez les Pirates de l’Edelweiss allemands ou les stiliagi et les « Sudistes » en URSS ; chants, musique (les Swing-Kids en Allemagne) et théâtre étudiant en URSS ; groupes de jeunes chrétiens, organisations de jeunesse clandestines en URSS ».


Jeudi 28 novembre 2013, 10-13h
Hélène CAMARADE, La dissidence (Resistenz/Dissens) comme palier vers la résistance politique de certains jeunes Allemands sous le Troisième Reich
Nicolas LE MOIGNE, Les paradoxes politiques du Mouvement de Jeunesse allemand : panorama de la Bündische Jugend en 1933
Juliane FÜRST, ‘Improving socialism’: Political Dissidence and Clandestine Youth Organizations from Stalin to Brezhnev

Jeudi 14h30 - 17h15
Gilbert MERLIO, Un aspect de la résistance juive : le groupe Baum (jeunes communistes juifs)
Bella OSTROMOOUKHOVA, Le théâtre étudiant en URSS après Staline : une sage opposition
Natalia GORBANEVSKAIA, La génération de 1956 vs. les « Chestidesiatniki » (génération des années 1960)
Cécile VAISSIE, La « génération des gardiens de nuit et des portiers » en URSS : le cas du Séminaire Chrétien

vendredi 29 novembre 2013 

Vendredi 29 novembre 2013, 9h30- 12h
Marguerite KJELLBERG, L’Edelweiss : le style et l’esthétique d’une dissidence de jeunes Allemands sous
le IIIe Reich
Brigitte KRULIC, Dissidences juvéniles au miroir de la fiction romanesque allemande
Kerstin RATHGEB, Die Frankfurter Swing Jugend aus staatlicher Perspektive
Jean-Robert RAVIOT, Les « Sudistes » soviétiques

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12 septembre 2013

Les deux mémoires allemandes

 

Composer avec le passé  - Frédéric Lemaitre, Le Monde 11.09.2013
http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/09/11/l-allemagne-compose-avec-son-passe_3475409_3214.html

Dans le rapport au passé, il y a une différence essentielle entre le niveau fédéral et le niveau local.
Au niveau fédéral, le politiquement correct s'impose. On est sous le regard de l'étranger. On insiste sur la rupture avec le passé.
Angela Merkel prononce une centaine de discours par an, on compte sur les doigts d'une main ceux consacrés à l'Histoire. Depuis 2009, elle n’aurait jamais cité Bismarck. A Berlin, la reconstruction du château des Hohenzollern a du mal à attirer des mécènes privés.

En revanche, au niveau local, on ne sent plus libre de ses mouvements. On argumente davantage sur la continuité... On n'ose pas être fier d'être Allemand, mais on ne se gêne pas pour afficher sa fierté saxonne ou bavaroise.

A Dresde, le comité local qui impulsé la restauration de la Frauenkirche a su profiter du patriotisme local des Saxons.
A Leipzig, des dizaines de milliers de figurants se préparent pour commémorer, le 18 octobre, le bicentenaire de la bataille des Nations.
En 2012 , Sound of Heimat un documentaire a eu beaucoup de succès en exploitant les chansons du folklore allemand.


Muriel Rambour, Histoire, mémoire et identité nationale. Un triptyque allemand à l’épreuve des évolutions sociales contemporaines. Temporalités, 05.2006 (cité sur Aggior)
http://temporalites.revues.org/267


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04 août 2013

Le nazisme des intellectuels

 

Le nazisme des intellectuels, Jean-Pierre Faye, Le Monde opinions, 02.08.2013
Soixante-dix ans après, il faut enfin admettre que ce sont trois grands esprits philosophiques qui ont fait le lit d'Hitler
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/08/02/le-nazisme-des-intellectuels_3456984_3232.html

La déconstruction, un mot qui a submergé les sciences sociales aux USA vient de Abbau, un mot allemand employé par Heidegger.

L’occasion pour Jean-Pierre Faye de rappeler les liens entre le trio Martin Heidegger - Carl Schmitt - Ernst Jünger et le nazisme.
Wikipedia en allemand : Martin Heidegger - Carl Schmitt - Ernst Jünger

Le 23 novembre 1932, Schmidt vante l’Etat total dans une conférence pour les grands patrons de l’industrie.
Le 1er mai 1933, Heidegger et Carl Schmitt adhèrent au Parti nazi
En décembre 1933, Heidegger publie sa Profession de foi en Adolf Hitler ; le cours de 1935 vise l’Asiatique, l’ennemi intérieur.

Tous les trois se retrouvent en 1955 pour fêter l’anniversaire de Jünger.


heidegger

Heidegger
source : http://www.culturaesvago.com/heidegger-e-hannah-arendt/

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05 mars 2013

Le nazisme, la société des camps

 

"Wir haben nicht einmal alle Nazi-Lager erfasst"
(Nous n'avons même pas abordé tous les camps nazis) - (source : Nicole)

Die Zeit publie un entretien avec l’historien Geoffrey Megargee
http://www.zeit.de/wissen/geschichte/2013-03/interview-holocaust-studie

Au début de ses recherches, l'historien Geoffrey Megargee pensait trouver 5000 ou 7000 camps et ghettos nazis. Personne n'avait alors songé à en faire l'addition.

Les chercheurs du Holocaust Memorial Museum ont fait l’addition de tous ces lieux de la violence nazie. Ils dénombrent 42 500 lieux de la terreur, « qui servaient à poursuivre des gens, à les forcer au travail, à la torture et la mise à mort ». Et ils ont sans doute fait des oublis.

Les nazis ont créé des camps pour tout. Camps d 'enfermement, camps de concentration, camps d'extermination, ghettos, mais aussi camps pour travailleurs forcés, maisons pour juifs, centres de prostitution forcée, camps pour enfants évacués, camps pour les Allemands ethniques qui s'établissaient comme colons en Pologne, camps pour les travailleurs sur les chantiers d’autoroutes… Sans oublier les camps pour les soldats, les camps pour les SS, les jeunesses hitlériennes et tous les autres.
« Le nazisme, c’est une société de camps » conclut Geoffrey Megargee

dans l'article, une carte des ghettos en Europe orientale (plus de mille) - The New York Times :
http://www.zeit.de/wissen/geschichte/2013-03/ghetto-map-nyt.jpg


naz-camps

Carte des camps nazis (détail - The NYT))
http://www.zeit.de/wissen/geschichte/2013-03/nyt-sscampmap.jpg
Diese Karte, erstellt von der New York Times, zeigt große Konzentrationslager und bisher kaum bekannte SS-Lager.
Autres cartes, dont Belin 1983 : http://clioweb.free.fr/camps/cartescamps.htm


Wolfgang BENZ / Barbara DISTEL, Der Ort des Terrors.
Geschichte der nationalsozialistischen Konzentrationslager, 9 volumes, C.H.Beck, 2005-2010
1 : Die Organisation des Terrors,
2 : Frühe Lager, Dachau, Emslandlager,
3 : Sachsenhausen, Buchenwald,
4 : Flossenbürg, Mauthausen, Ravensbrück,
5 : Hinzert, Auschwitz, Neuengamme,
6 : Natzweiler, Groß-Rosen, Stutthof,
7 : Wewelsburg, Majdanek, Arbeitsdorf, Herzogenbusch (Vught), Bergen-Belsen, Mittelbau-Dora,
8 : Riga. Warschau. Kaunas. Vaivara. Plaszów. Klooga. Chelmo. Belzec. Treblinka. Sobibor
9 : Arbeitserziehungslager, Ghettos, Jugendschutzlager, Polizeihaftlager, Sonderlager, Zigeunerlager, Zwangsarbeitslager


- Version Le Figaro 05.03.2013 : 42.500 camps de toutes sortes auraient été construits de 1933 à 1945, selon une enquête récente du Mémorial de la Shoah à Washington.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/03/05/


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17 janvier 2013

Une famille brisée par le racisme nazi

 

landmesser1

source : http://www.fasena.de/courage/index.htm (NM)

 

Le 13 juin 1936, à Hambourg, la foule fait le salut hitlérien lors du lancement du navire Blohm & Voss.
Un seul ouvrier s'abstient.
Il s'agit d'August Landmesser.
Il a adhéré au parti nazi en 1931.
Mais en 1935, il épouse Irma Eckler. Les lois raciales nazies interdisent le mariage avec une jeune femme juive.
August et Irma ont eu deux filles. Elles ont survécu au nazisme, pas leurs parents.

Irène, l'une d'elle a publié un ouvrage retraçant la persécution de leur famille
Irene Eckler, A family torn apart by rassenschande
Un site web en reprend l'essentiel de l'ouvrage :
http://www.fasena.de/courage/index.htm

voir également
http://de.wikipedia.org/wiki/August_Landmesser
http://de.wikipedia.org/wiki/Die_Vormundschaftsakte
http://fr.wikipedia.org/wiki/August_Landmesser

Sur le site académique de Dijon, JF Boyer en fait un élément de l'étude du régime nazi :
http://histoire-geographie.ac-dijon.fr/spiphistoire/spip.php?article696


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07 janvier 2013

La marchandisation universitaire

 

La mondialisation universitaire
Entretien avec l'historien Christophe Charle - La vie des idées - 04-01-2013
http://www.laviedesidees.fr/La-mondialisation-universitaire.html

extraits :
- Internet et les universités ?  « Comme toute mutation technique, Internet peut constituer la meilleure ou la pire des choses pour ceux qui sont attachés à un certain idéal démocratique et ouvert des universités.

La meilleure, s’il permet d’effacer un certain nombre d’obstacles à la diffusion des savoirs, des cours et des difficultés de communication entre collègues ou entre universitaires et étudiants quels que soient l’origine, l’âge, la motivation. La pire si, comme c’est pratiqué dans certaines universités privées à but lucratif, il s’agit de fournir des « kits » d’enseignement uniformisés, conformes à une routine ou à des objectifs utilitaristes, et destinés à transformer l’enseignement supérieur en un marché standardisé comme un autre … »

« Ces visions technophiles de l’avenir universitaire oublient aussi qu’un cours n’est pas un manuel lu devant un micro, ni une performance aguichante devant une caméra. Surtout si les cours ne sont pas nourris par le travail parallèle des enseignants chercheurs, on peut directement les supprimer et les remplacer par des polycopiés obligatoires sur tout le territoire. La diversification des enseignements supérieurs et des publics et l’accélération des flux d’informations sur lesquels reposent les enseignements rendent l’adaptation permanente des formules pédagogiques indispensable, alors que des formules vidéo ou audio enregistrées risquent, du fait des coûts, de pousser à la stagnation, au choix des enseignements standardisables ou à la reproductibilité au moindre coût, incompatible avec la modification continue des contenus ».

 

- La marchandisation de l’enseignement supérieur dans le monde :
.... Journée d'études de l'ARESER - 05.10.2012
..... http://www.ihmc.ens.fr/La-marchandisation-de-l.html

« ... il existe encore de très grands écarts quant au processus de « marchandisation ». La philosophie néolibérale de l’étudiant client et la volonté de gérer les établissements comme des entreprises pour réduire la dépense d’origine publique gagne du terrain partout, y compris dans les pays de tradition social-démocrate ou étatiste. Toutefois il faut rappeler, si l’on se place dans une perspective de moyenne durée, que la vision libérale ou privée de l’enseignement supérieur était déjà dominante au XIXe siècle dans les pays anglophones, voire dans certains segments de l’enseignement supérieur français (par exemple, l’École libre des sciences politiques créée en 1872, ancêtre de « Sciences-Po », ou les facultés catholiques, les écoles de commerce ou d’ingénieurs financées par des fonds privés). Elle a subi une phase de reflux avec l’émergence de l’idée d’État-providence étendue à l’enseignement supérieur et la volonté de démocratisation des études après 1945. Mais le balancier est reparti dans l’autre sens à partir des années 1980 sous l’effet des difficultés économiques, de l’alourdissement des coûts de l’enseignement supérieur et des politiques de restriction budgétaire.
Cette vision a conquis une partie de la planète trente ans plus tard, mais pas la totalité, et elle a pris des formes extrêmement différentes selon les continents  ».


- Lire également la référence à l'histoire des universités en Allemagne, et au corporatisme négatif lors de la République de Weimar :
« ... devant l’augmentation rapide des effectifs, la féminisation et le déclin de statut des universitaires et des étudiants provoqué par diverses crises de cette période, les « mandarins » allemands sont devenus de plus en plus conservateurs et hostiles au régime républicain, tandis qu’une partie importante des étudiants, inquiets devant la menace du chômage, a basculé plus tôt encore que l’électorat vers les organisations liées au parti nazi. Arrivé au pouvoir, ce dernier a pratiqué une politique universitaire régressive dont les universités allemandes ont mis très longtemps à se remettre après 1945 ».

 

charle

Christophe Charle - source France-Culture
Liste des publications, page IHMC - format pdf oct 2012


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29 octobre 2012

Pierre Ayçoberry (1925-2012)

 

Aycoberry

Pierre Ayçoberry, site babelio


Pierre Ayçoberry
« Normalien, agrégé d'histoire, docteur ès lettres, Pierre Ayçoberry est spécialiste de l'Allemagne contemporaine et un grand connaisseur français du national-socialisme. Il s'oppose notamment à l'idée que l'accession de Hitler au pouvoir ne serait due qu'aux répercussions de la crise économique de 1929. Le NSDAP, dont les résultats aux élections de décembre 1932 étaient en recul, n'a jamais atteint la majorité absolue au Reichstag ».
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ayçoberry


En 1996 il traite la question de la question du négationnisme
pour le Cercle d'étude de la déportation et de la shoah (source NM)
http://aphgcaen.free.fr/cercle.htm#nega



- Nécrologie écrite par Patrick Fridenson pour Le Monde Carnet 28.11.2012
http://www.lemonde.fr/disparitions/

« Les deux ouvrages qui le firent connaître du grand public sont ceux consacrés au nazisme.

Le premier, La Question nazie. Essai sur les interprétations du national-socialisme 1922-1975 (Points Seuil 1979), était une entreprise doublement pionnière. Il intervenait alors que très peu d'historiens français se risquaient à étudier cette période. Il exposait les considérables révisions d'interprétation auxquelles un phénomène aussi majeur que le totalitarisme peut donner lieu chez les politistes, les sociologues et les historiens. Il devint immédiatement un classique et fut même plagié par un professeur à la Sorbonne.

Le second livre - La Société allemande sous le IIIe Reich, 1933-1945 (Points Seuil 1998) - conclut à la surestimation de la crise économique mondiale avec l'arrivée des nazis au pouvoir et fit voler en éclats la thèse de la passivité de l'opinion publique face à la dictature ».


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