Motion contre la réforme de la formation et du recrutement des enseignants
(Master MEEF et concours du CAPES)
source : SL , cvuh 


L’École d’Histoire de la Sorbonne (Université Paris 1–Panthéon-Sorbonne) réunie en AG le vendredi 17 janvier 2020
se félicite du report de la réforme du master MEEF et du CAPES présentée par le Ministère de l’Éducation nationale (annonce du jeudi 16 janvier).


Elle exprime toutefois son opposition au projet actuel qui, tout en demeurant particulièrement flou, pose de multiples problèmes sur le fond comme sur la forme. Elle demande une clarification des propositions avancées par le Ministère sur l’organisation du Master MEEF et sur le concours lui-même, et appelle à une concertation large de l’ensemble des acteurs participant à la formation pour permettre l’élaboration d’un projet cohérent et pensé dans l’intérêt des candidats et de leurs élèves.


Elle rappelle son attachement au maintien d’un concours national ouvert à tous.
L’entrée en M1 MEEF ne doit pas se substituer au concours pour sélectionner les étudiants qui doivent par ailleurs pouvoir passer le concours en candidats libres. Elle rappelle son attachement à la dimension disciplinaire et scientifique du concours, qui doit être évaluée à l’écrit et à l’oral, en maintenant des programmes garantissant l’équilibre entre les deux disciplines que sont l’histoire et la géographie. La « professionnalisation » ne saurait être menée au détriment du socle que constitue la maîtrise des disciplines, mais dans le cadre d’une articulation entre ces deux dimensions.

Dans l’intérêt des étudiants, elle demande que le projet envisagé pour l’année de M2 - durant laquelle les étudiants devraient mener de front préparation au concours, stage en tierstemps et rédaction d’un mémoire –, soit reconsidéré.
L’accumulation de ces tâches ne peut permettre ni la préparation d’un concours dans de bonnes conditions,
ni l’investissement complet dans un stage,
ni la rédaction d’un mémoire solide en lien avec ce dernier
.

Motion votée à l’unanimité.