« La recherche en histoire à l’ère numérique »
table ronde organisée par Humanistica lors du Forum des archivistes 2016 de l’AAF.
avec Frédéric Clavert (Histoire, Lausanne), Johanna Daniel (Histoire de l’art), Hélène Fleckinger (ciné, Paris8) , Martin Grandjean (Histoire, Lausanne) et Fatiha Idmhand (Lettres, Poitiers)
http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01521814/document

Résumé
Comme dans toute discipline au contact de nouvelles technologies, on assiste au sein des sciences historiques, et plus largement au sein des sciences humaines et sociales, à un questionnement sur l’adoption de nouvelles pratiques de recherche.

Alors que les outils numériques offrent des perspectives d’analyse renouvelées – des méthodes quantitatives complexes aux bases de données multimédia en passant par la visualisation – ceux-ci modifient également les canaux de diffusion et de popularisation du patrimoine, quand ils ne deviennent pas eux-mêmes de nouveaux objets d’étude, à l’image du Web ou des médias sociaux.

Sous le titre d’humanités numériques se rassemble depuis quelques années une communauté d’individus et d’institutions qui se préoccupent de ces transformations et s’approprient petit à petit un outillage numérique transdisciplinaire. Sur le terrain, loin d’une révolution annoncée avec grandiloquence, c’est par l’expérimentation et la collaboration, pas à pas, que ces nouvelles modalités se mettent en place.


- En quoi ces nouveaux outils modifient-ils les pratiques des chercheurs ?

- « Que faire face à un trop-plein d’images et de sons, souvent privés d’informations sur leur contexte de production et de diffusion ? Ou face à une illusion de trop-plein... »

- Qu’enseigner ? « Le numérique » comme discipline propédeutique à part entière ou « le numérique » insufflé dans les disciplines déjà existantes ?

- Les humanités numériques, « est-ce une discipline, une transdiscipline, un champ, une hybridation, une méta-science, un écosystème, une communauté de pratique ? »

« L’informatisation généralisée engendre des bouleversements anthropologiques majeurs est une évidence : elle ne peut être sans conséquence sur la recherche, ses enjeux et ses pratiques. Nous devons en prendre acte et plus encore saisir cette occasion de renouveler nos approches épistémologiques. À l’heure où les appels à projets incluent (voire exigent) systématiquement un volet numérique, à nous de refuser tout opportunisme et de défendre une vision rigoureuse et exigeante des humanités numériques, loin de toute instrumentalisation, et que j’espère pour ma part créatrice et réellement ouverte ».



num-archives-2016


Les archives sur les réseaux sociaux
Les archives à l’écran...
L’accès aux archives numériques natives

http://forum2016.archivistes.org/



.
.