20 mai 2019

1849 : Victor Hugo pour des EU d'Europe

 

 Congrès de la Paix

Discours d’ouverture prononcé à Paris par Victor Hugo le 21 août 1849

(en gras, le texte publié par Le Monde 20.05.2019

http://clioweb.free.fr/dossiers/europe/europe-hugo-1849.pdf

 

« ... Un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses,
les États-Unis d’Amérique, les États-Unis d’Europe (applaudissements),
placés en face l’un de l’autre, se tendant (tendront?) la main par-dessus les mers
,
échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies,
défrichant le globe, colonisant les déserts,
améliorant la création sous le regard du créateur,
et combinant ensemble, pour en tirer le bien-être de tous,
ces deux forces infinies la fraternité des hommes et la puissance de Dieu !  »

[un rappel du contexte :
en août 1849, le printemps des peuples se termine partout.
Ainsi, en Hongrie, les dernières unités capitulent le 13 août, face aux troupes autrichiennes et Russes.
La répression est brutale et durable.]


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Le discours de Victor Hugo, d'après la version Wikisource

M. Victor Hugo est élu président. M. Cobden est élu vice-président.

M. Victor Hugo se lève et dit :

Messieurs, beaucoup d’entre vous viennent des points du globe les plus éloignés, le cœur plein d’une pensée religieuse et sainte. Vous comptez dans vos rangs des publicistes, des philosophes, des ministres des cultes chrétiens, des écrivains éminents, plusieurs de ces hommes considérables, de ces hommes publics et populaires qui sont les lumières de leur nation. Vous avez voulu dater de Paris les déclarations de cette réunion d’esprits convaincus et graves, qui ne veulent pas seulement le bien d’un peuple, mais qui veulent le bien de tous les peuples. (Applaudissements.) Vous venez ajouter aux principes qui dirigent aujourd’hui les hommes d’état, les gouvernants, les législateurs, un principe supérieur. Vous venez tourner en quelque sorte le dernier et le plus auguste feuillet de l’Evangile, celui qui impose la paix aux enfants du même Dieu, et, dans cette ville qui n’a encore décrété que la fraternité des citoyens, vous venez proclamer la fraternité des hommes.

Soyez les bienvenus ! (Long mouvement.)

En présence d’une telle pensée et d’un tel acte, il ne peut y avoir place pour un remerciement personnel. Permettez-moi donc, dans les premières paroles que je prononce devant vous, d’élever mes regards plus haut que moi-même, et d’oublier, en quelque sorte, le grand honneur que vous tenez de me conférer, pour ne songer qu’à la grande chose que vous voulez faire.

Messieurs, cette pensée religieuse, la paix universelle, toutes les nations liées entre elles d’un lien commun, l’évangile pour loi suprême, la médiation substituée à la guerre, cette pensée religieuse est-elle une pensée pratique ? cette idée sainte est-elle une idée réalisable ? Beaucoup d’esprits positifs, comme on parle aujourd’hui, beaucoup d’hommes politiques vieillis, comme on dit, dans le maniement des affaires, répondent : Non. Moi, je réponds avec vous, je réponds sans hésiter, je réponds : Oui ! (applaudissements) et je vais essayer de le prouver tout à l’heure.

Je vais plus loin ; je ne dis pas seulement : C’est un but réalisable, je dis : C’est un but inévitable ; on peut en retarder ou en hâter l’avènement, voilà tout.

La loi du monde n’est pas et ne peut pas être distincte de la loi de Dieu. Or, la loi de Dieu, ce n’est pas la guerre, c’est la paix. (Applaudissements.) Les hommes ont commencé par la lutte, comme la création par le chaos. (Bravo ! bravo !) D’où viennent-ils ? De la guerre ; cela est évident. Mais où vont-ils ? À la paix ; cela n’est pas moins évident.

Quand vous affirmez ces hautes vérités, il est tout simple que votre affirmation rencontre la négation ; il est tout simple que votre foi rencontre l’incrédulité ; il est tout simple que, dans cette heure de nos troubles et de nos déchirements, l’idée de la paix universelle surprenne et choque presque comme l’apparition de l’impossible et de l’idéal ; il est tout simple que l’on crie à l’utopie ; et, quant à moi, humble et obscur ouvrier dans cette grande œuvre du dix-neuvième siècle, j’accepte cette résistance des esprits sans qu’elle m’étonne ni me décourage. Est-il possible que vous ne fassiez pas détourner les têtes et fermer les yeux dans une sorte d’éblouissement, quand, au milieu des ténèbres qui pèsent encore sur nous, vous ouvrez brusquement la porte rayonnante de l’avenir ? (Applaudissements)

Messieurs, si quelqu’un, il y a quatre siècles, à l’époque où la guerre existait de commune à commune, de ville à ville, de province à province, si quelqu’un eût dit à la Lorraine, à la Picardie, à la Normandie, à la Bretagne, à l’Auvergne, à la Provence, au Dauphiné, à la Bourgogne : un jour viendra où vous ne vous ferez plus la guerre, un jour viendra où vous ne lèverez plus d’hommes d’armes les uns contre les autres, un jour viendra où l’on ne dira plus : - Les Normands ont attaqué les Picards, les Lorrains ont repoussé les Bourguignons. Vous aurez bien encore des différends à régler, des intérêts à débattre, des contestations à résoudre, mais savez vous ce que vous mettrez à la place des hommes d’armes ? savez-vous ce que vous mettrez à la place des gens de pied et de cheval, des canons, des fauconneaux, des lances, des piques, des épées ? Vous mettrez une petite boîte de sapin que vous appellerez l’urne du scrutin, et de cette boîte il sortira, quoi ? une assemblée ! une assemblée en laquelle vous vous sentirez tous vivre, une assemblée qui sera comme votre âme à tous, un concile souverain et populaire qui décidera, qui jugera, qui résoudra tout en loi, qui fera tomber le glaive de toutes les mains et surgir la justice dans tous les cœurs, qui dira à chacun : Là finit ton droit, ici commence ton devoir. Bas les armes ! vivez en paix ! (Applaudissements.) Et ce jour-là, vous vous sentirez une pensée commune, des intérêts communs, une destinée commune ; vous vous embrasserez, vous vous reconnaîtrez fils du même sang et de la même race ; ce jour-là, vous ne serez plus des peuplades ennemies, vous serez un peuple ; vous ne serez plus la Bourgogne, la Normandie, la Bretagne, la Provence, vous serez la France. Vous ne vous appellerez plus la guerre, vous vous appellerez la civilisation.

Si quelqu’un eût dit cela à cette époque, messieurs, tous les hommes positifs, tous les gens sérieux, tous les grands politiques d’alors se fussent écriés : — Oh ! le songeur ! Oh ! le rêve-creux ! Comme cet homme connaît peu l’humanité ! Que voilà une étrange folie et une absurde chimère ! — Messieurs, le temps a marché, et cette chimère, c’est la réalité. (Mouvement.)

Et, j’insiste sur ceci, l’homme qui eût fait cette prophétie sublime eût été déclaré fou par les sages, pour avoir entrevu les desseins de Dieu ! (Nouveau mouvement.) Eh bien ! vous dites aujourd’hui, et je suis de ceux qui disent avec vous, tous, nous qui sommes ici, nous disons à la France, à l’Angleterre, à la Prusse, à l’Autriche, à l’Espagne, à l’Italie, à la Russie, nous leur disons :

Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi ! Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde et sera aussi impossible entre Paris et Londres, entre Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu’elle serait impossible et qu’elle paraîtrait absurde aujourd’hui entre Rouen et Amiens, entre Boston et Philadelphie. Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européennne, absolument comme la Normandie, la Bretagne, la Bourgogne, la Lorraine, l’Alsace, toutes nos provinces, se sont fondues dans la France. Un jour viendra où il n’y aura plus d’autres champs de bataille que les marchés s’ouvrant au commerce et les esprits s’ouvrant aux idées. Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples, par le vénérable arbitrage d’un grand sénat souverain qui sera à l’Europe ce que le parlement est à l’Angleterre, ce que la diète est à l’Allemagne, ce que l’assemblée législative est à la France ! (Applaudissements.) Un jour viendra où l’on montrera un canon dans les musées comme on y montre aujourd’hui un instrument de torture, en s’étonnant que cela ait pu être ! (Rires et bravos.) Un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses, les États-Unis d’Amérique, les États-Unis d’Europe (applaudissements), placés en face l’un de l’autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies, défrichant le globe, colonisant les déserts, améliorant la création sous le regard du créateur, et combinant ensemble, pour en tirer le bien-être de tous, ces deux forces infinies la fraternité des hommes et la puissance de Dieu ! (Longs applaudissements.)

Et ce jour-là, il ne faudra pas quatre cents ans pour l’amener, car nous vivons dans un temps rapide, nous vivons dans le courant d’événements et d’idées le plus impétueux qui ait encore entraîné les peuples, et, à l’époque où nous sommes, une année fait parfois l’ouvrage d’un siècle.
Et Français, Anglais, Belges, Allemands, Russes, Slaves, Européens, Américains, qu’avons-nous à faire pour arriver le plus tôt possible à ce grand jour ? Nous aimer. (Immenses applaudissements.)

Nous aimer ! Dans cette œuvre immense de la pacification, c’est la meilleure manière d’aider Dieu !

Car Dieu le veut, ce but sublime ! Et voyez, pour y atteindre, ce qu’il fait de toutes parts ! Voyez que de découvertes il fait sortir du génie humain, qui toutes vont à ce but, la paix ! Que de progrès, que de simplifications ! Comme la nature se laisse de plus en plus dompter par l’homme ! comme la matière devient de plus en plus l’esclave de l’intelligence et la servante de la civilisation ! comme les causes de guerre s’évanouissent avec les causes de souffrance ! comme les peuples lointains se touchent ! comme les distances se rapprochent ! Et le rapprochement, c’est le commencement de la fraternité.

Grâce aux chemins de fer, l’Europe bientôt ne sera pas plus grande que ne l’était la France au moyen âge ! Grâce aux navires à vapeur, on traverse aujourd’hui l’Océan plus aisément qu’on ne traversait autrefois la Méditerranée ! Avant peu, l’homme parcourra la terre comme les dieux d’Homère parcouraient le ciel, en trois pas. Encore quelques années, et le fil électrique de la concorde entourera le globe et étreindra le monde. (Applaudissements.)

Ici, messieurs, quand j’approfondis ce vaste ensemble, ce vaste concours d’efforts et d’événements, tous marqués du doigt de Dieu ; quand je songe à ce but magnifique, le bien-être des hommes, la paix ; quand je considère ce que la providence fait pour et ce que la politique fait contre, une réflexion douloureuse s’offre à mon esprit.

Il résulte des statistiques et des budgets comparés que les nations européennes dépensent tous les ans, pour l’entretien de leurs armées, une somme qui n’est pas moindre de deux milliards, et qui, si l’on y ajoute l’entretien du matériel des établissements de guerre, s’élève à trois milliards. Ajoutez-y encore le produit perdu des journées de travail de plus de deux millions d’hommes, les plus sains, les plus vigoureux, les plus jeunes, l’élite des populations, produit que vous ne pouvez pas évaluer à moins d’un milliard, et vous arrivez à ceci que les armées permanentes coûtent annuellement à l’Europe quatre milliards. Messieurs, la paix vient de durer trente-deux ans, et en trente-deux ans la somme monstrueuse de cent vingt-huit milliards a été dépensée pendant la paix pour la guerre! (Sensation.) Supposez que les peuples d’Europe, au lieu de se défier les uns des autres, de se jalouser, de se haïr, se fussent aimés ; supposez qu’ils se fussent dit qu’avant même d’être français, ou anglais, ou allemands, on est homme, et que, si les nations sont des patries, l’humanité est une famille. Et maintenant, cette somme de cent vingt-huit milliards, si follement et si vainement dépensée par la défiance, faites-la dépenser par la confiance ! Ces cent vingt-huit milliards donnés à la haine, donnez-les à l’harmonie ! Ces cent vingt-huit milliards donnés à la guerre, donnez-les à la paix ! (applaudissements) Donnez-les au travail, à l’intelligence, à l’industrie, au commerce, à la navigation, à l’agriculture, aux sciences, aux arts, et représentez-vous le résultat. Si, depuis trente-deux ans, cette gigantesque somme de cent vingt-huit milliards avait été dépensée de cette façon, l’Amérique, de son côté, aidant l’Europe, savez-vous ce qui serait arrivé ? La face du monde serait changée ! les isthmes seraient coupés, les fleuves creusés, les montagnes percées, les chemins de fer couvriraient les deux continents, la marine marchande du globe aurait centuplé, et il n’y aurait plus nulle part ni landes ni jachères, ni marais ; on bâtirait des villes là où il n’y a encore que des solitudes ; on creuserait des ports là où il n’y a encore que des écueils ; l’Asie serait rendue à la civilisation, l’Afrique serait rendue à l’homme ; la richesse jaillirait de toutes parts de toutes les veines du globe sous le travail de tous les hommes, et la misère s’évanouirait ! Et savez-vous ce qui s’évanouirait avec la misère ? Les révolutions. (Bravos prolongés.) Oui, la face du monde serait changée ! Au lieu de se déchirer entre soi, on se répandrait pacifiquement sur l’univers ! Au lieu de faire des révolutions, on ferait des colonies ! Au lieu d’apporter la barbarie à la civilisation, on apporterait la civilisation à la barbarie ! (Nouveaux applaudissements)

Voyez, messieurs, dans quel aveuglement la préoccupation de la guerre jette les nations et les gouvernants ; si les cent vingt-huit milliards qui ont été donnés par l’Europe depuis trente-deux ans à la guerre qui n’existait pas avaient été donnés à la paix qui existait, disons-le, et disons-le bien haut, on n’aurait rien vu en Europe de ce qu’on y voit en ce moment ; le continent, au lieu d’être un champ de bataille, serait un atelier ; et, au lieu de ce spectacle douloureux et terrible, le Piémont abattu, Rome, la ville éternelle, livrée aux oscillations misérables de la politique humaine, la Hongrie et Venise qui se débattent héroïquement, la France inquiète, appauvrie et sombre, la misère, le deuil, la guerre civile, l’obscurité sur l’avenir ; au lieu de ce spectacle sinistre, nous aurions sous les yeux l’espérance, la joie, la bienveillance, l’effort de tous vers le bien-être commun, et nous verrions partout se dégager de la civilisation en Travail le majestueux rayonnement de la concorde universelle. (Bravo ! bravo. — Applaudissements.)

Chose digne de méditation ! ce sont nos précautions contre la guerre qui ont amené les révolutions. On a tout fait, on a tout dépensé contre le péril imaginaire. On a aggravé ainsi la misère, qui était le péril réel. On s’est fortifié contre un danger chimérique, on a tourné ses regards du côté où n’était pas le point noir, on a vu les guerres qui ne venaient pas, et l’on n’a pas vu les révolutions qui arrivaient. (Longs applaudissements.)

Messieurs, ne désespérons pas pourtant. Au contraire, espérons plus que jamais ! Ne nous laissons pas effrayer par des commotions momentanées, secousses nécessaires peut-être des grands enfantements. Ne soyons pas injustes pour les temps où nous vivons, ne voyons pas notre époque autrement qu’elle n’est. C’est une prodigieuse et admirable époque après tout, et le dix-neuvième siècle sera, disons-le hautement, la plus grande page de l’histoire. Comme je vous le rappelais tout à l’heure, tous les progrès s’y révèlent et s’y manifestent à la fois, les uns amenant les autres ; chute des animosités internationales, effacement des frontières sur la carte et des préjugés dans les cœurs, tendance à l’unité, adoucissement des mœurs, élévation du niveau de l’enseignement et abaissement du niveau des pénalités, domination des langues les plus littéraires, c’est-à-dire les plus humaines ; tout se meut en même temps, économie politique, science, industrie, philosophie, législation, et converge au même but, la création du bien-être et de la bienveillance, c’est-à dire, et c’est là pour ma part le but auquel je tendrai toujours, extinction de la misère au dedans, extinction de la guerre au dehors. (Applaudissements.)

Oui, je le dis en terminant, l’ère des révolutions se ferme, l’ère des améliorations commence. Le perfectionnement des peuples quitte la forme violente pour prendre la forme paisible. Le temps est venu où la providence va substituer à l’action désordonnée des agitateurs l’action religieuse et calme des pacificateurs. (Oui ! oui !)

Désormais, le but de la politique grande, de la politique vraie, le voici : faire reconnaître toutes les nationalités, restaurer l’unité historique des peuples et rallier cette unité à la civilisation par la paix, élargir sans cesse le groupe civilisé, donner le bon exemple aux peuples encore barbares, substituer les arbitrages aux batailles ; enfin, et ceci résume tout, faire prononcer par la justice le dernier mot que l’ancien monde faisait prononcer par la force. (Profonde sensation.)

Messieurs, je le dis en terminant, et que cette pensée nous encourage, ce n’est pas aujourd’hui que le genre humain est en marche dans cette voie providentielle. Dans notre vieille Europe, l’Angleterre a fait le premier pas, et par son exemple séculaire elle a dit aux peuples : Vous êtes libres. La France a fait le second pas, et elle a dit aux peuples : Vous êtes souverains.

Maintenant faisons le troisième pas et tous ensemble, France, Angleterre, Belgique, Allemagne, Italie, Europe, Amérique, disons aux peuples : Vous êtes frères ! (Immense acclamation. — L’orateur se rassied au milieu des applaudissements.)

 

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14 avril 2019

Portrait d'1 maison : Hauteville House

 

hugo-hauteville-2019

Portrait d’une maison, Victor Hugo en exil à Hauteville House
Exposition Paris > 14 avril 2019
http://www.youtube.com/watch?v=QQcXu6QwDSw
dossier de presse
http://www.maisonsvictorhugo.paris.fr/sites/victorhugo/files/cp_dp_visuels/dossiers_de_presse/dp.iportrait_dune_maison.pdf

 

Visite d’Hauteville House, Maison Victor Hugo, Paris
http://www.maisonsvictorhugo.paris.fr/fr/musee-collections/visite-de-hauteville-house-guernesey

collections
Hugo... ses dessins
Hugo... ses décors
Hugo... et la photographie
Hugo... en portrait
Hugo... en objets
Hugo... illustré
Hugo... par écrit
également
http://parismuseescollections.paris.fr/fr/recherche/type/oeuvre/musee/maison-de-victor-hugo-hauteville-house-18

Réouverture de Hauteville House après 18 mois de travaux
http://www.maisonsvictorhugo.paris.fr/fr/reouverture-de-hauteville-house-apres-18-mois-de-travaux-de-renovation

France3 Basse Normandie, 29.01.2018
http://www.youtube.com/watch?v=CFUPKBvt4T0


Exil de Victor Hugo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Exil_de_Victor_Hugo

https://en.wikipedia.org/wiki/Victor_Hugo#Political_life_and_exile

Actes et Paroles, wikisource
https://fr.wikisource.org/wiki/Actes_et_paroles/Pendant_l%E2%80%99exil


rappels 

Caricatures,
Victor Hugo à la Une – 2018 - dossier de presse
http://www.maisonsvictorhugo.paris.fr/sites/victorhugo/files/cp_dp_visuels/dossiers_de_presse/dp.pdf

http://www.maisonsvictorhugo.paris.fr/fr/professionnels/presse-et-communication

http://clioweb.canalblog.com/tag/victorhugo



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01 avril 2019

1836 : Victor Hugo visite la Manche

 

Hugo_Deveria1829

Victor Hugo (1802-1885)
lithographie d'Achille Devéria, 1829, musée Carnavalet

 

- Le département de la Manche ouvre la première route littéraire numérique Victor Hugo
   L’initiative a été présentée à Paris (Maison Victor Hugo) le 25 mars 2019 
   Une application et des pages web sont annoncées sur le site http://www.manchetourisme.com
   ouverture officielle le 24 juin 2019

http://www.manche.fr/conseil-departemental/espace-presse-details.aspx?card=17091674
http://www.aphg.fr/Sur-les-pas-de-Victor-Hugo-dans-la-Manche-une-route-numerique
http://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/la-manche-ouvre-la-premiere-route-litteraire-victor-hugo-de-france/94011



- Victor Hugo visite la Manche en 1836
avec Juliette Drouet et le peintre Célestin Nanteuil. Adèle son épouse est restée à Paris. - Wikimanche
http://www.wikimanche.fr/Victor_Hugo_dans_la_Manche_(1836)

L'itinéraire :
Pontorson (23-26 juin), Le Mont-Saint-Michel (27), « le plus beau lieu du monde », Avranches (27-28), Granville (28), Coutances (28-29), Périers, Saint-Lô (29-30), Saint-Jean-de-Daye (30), Carentan (30 juin-1er juillet), La Haye-du-Puits (1er), Denneville, Portbail, Barneville (1er-2 juillet), Les Pieux (2), Cherbourg (2-3), Tourlaville, Saint-Pierre-Église (3-4), Tocqueville, Barfleur (4-5), Valognes (5 juillet), Sainte-Mère-Église (5-6), Saint-Côme-du-Mont (6-7)...

hugo-manche-1836



- Gérard Pouchain, Promenades en Normandie avec un guide nommé Victor Hugo, éd. Charles Corlet, 1986.


- Visit Guernesey de son côté a développé une autre route numérique
http://www.visitguernsey.com/fr/voir-et-faire/victor-hugo/


- Victor Hugo, l’exil anglo-normand, France-Culture 22.12.2011
http://www.franceculture.fr/litterature/victor-hugo-lexil-anglo-normand

Le 11 déc 1851, déguisé donc sous les traits de l'ouvrier Lanvin, Hugo quitte Paris et se réfugie à Bruxelles.

Le 1er août 1852, après la publication de Napoléon le Petit, il rejoint Anvers et embarque vers Londes avec Juliette.
Quelques jours plus tard, il gagne les îles Anglo-Normandes et s'établit dans un premier temps à Saint-Hélier, puis à Marine Terrace.

En oct 1855, il est chassé de Jersey et s’installe à Guernesey.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Exil_de_Victor_Hugo


Visite de Hauteville House
http://www.maisonsvictorhugo.paris.fr/fr/musee-collections/visite-de-hauteville-house-guernesey
http://www.expedia.fr/explore/les-iles-anglo-normandes-sur-les-traces-de-victor-hugo

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hugo-lafosse-1849-1850-HH

Victor Hugo en 1849 ou 1850 - lithographie JB Lafosse
http://parismuseescollections.paris.fr/fr/maison-de-victor-hugo/oeuvres/victor-hugo-1

voir aussi Victor Hugo lisant devant un mur de pierre, par Auguste Vacquerie 1853 (?)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Hugo



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22 mars 2019

Le travail des enfants au XIXe

 

children-ashley-1842

The Condition and Treatment of the Children
employed in the Mines and Colliers of the United Kingdom
report Lord Ashley, july 1842
http://www.bl.uk/collection-items/report-on-child-labour-1842

 

22 mars 1841 Loi limitant le travail des enfants en France
dans les manufactures, les usines et les ateliers
Mathilde Larrère - Twitter
http://twitter.com/LarrereMathilde/status/1108620984473579521


La loi promulguée le 22 mars 1841 ne concerne que les entreprises ayant plus de 20 salariés. Elle interdit le travail des enfants de moins de 8 ans et pour les autres fixe un maximum de durée journalière, à savoir 8 heures jusqu'à 12 ans et 12 heures jusqu'à 16 ans. Elle interdit le travail de nuit (entre 21 h et 5 h du matin) pour les moins de 13 ans.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_relative_au_travail_des_enfants_employ%C3%A9s_dans_les_manufactures,_usines_et_ateliers

 

villerme-Tableau1840

Louis-René Villermé (1782-1863), Tableau de l’état physique et moral des ouvriers
employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie, 1840 - 2 volumes - Gallica
http://clioweb.canalblog.com/tag/tableau1840




Le travail des enfants, British Library - source JCB
http://www.bl.uk/romantics-and-victorians/articles/child-labour

The 1833 Factory Act, UK National Archives
http://www.nationalarchives.gov.uk/education/resources/1833-factory-act/

 


Le travail des enfants au XIXe
dossier dans le chapitre L’essor industriel
Hachette,manuel d'Histoire, classe de seconde, 1985

http://clioweb.free.fr/dossiers/ageindustriel/enfants-travail-19-hachette1985a.jpg

http://clioweb.free.fr/dossiers/ageindustriel/enfants-travail-19-hachette1985b.jpg


1 - une main d’oeuvre bon marché
   Flora Tristan
   William Pitt 12 février 1796

2 - 1 main d’oeuvre exploitée

rapport de Lord Ashley au Parlement juillet 1842

Où vont tous ces enfants ?
Victor Hugo, Melancholia, Les contemplations
Dans une tuilerie Karl Marx
La durée journalière du travail, Villermé rapport 1827 Mulhouse

3 – Une main d’oeuvre tardivement protégée
La loi de 1841
New Lanark, une ville textile modèle (Robert Owen)

 

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules ;
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,
Notre Père, voyez ce que nous font les hommes ! »
Ô servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, œuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée,
Et qui ferait — c'est là son fruit le plus certain —
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : « Où va-t-il ? Que veut-il ? »
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux !

Victor Hugo, Melancholia, 1856
http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Contemplations/Melancholia

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05 novembre 2018

Victor Hugo, républicain engagé

 

novembre 2018 : France 2 diffuse une mini-série en 4 épisodes
sur la période 148-1852. Sous-titre FranceTV : l'ennemi d'état (sic)


- Victor Hugo -1802-1885)
   http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Hugo

- Les oeuvres de Victor Hugo dans Wikisource
https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Victor_Hugo

 

hugo-bnf

- Victor Hugo, l’homme océan – exposition BNF
http://expositions.bnf.fr/hugo/index.htm

Les manuscrits
http://expositions.bnf.fr/hugo/arret/ind_manus.htm

Les travailleurs de la mer
http://expositions.bnf.fr/hugo/arret/ind_plas.htm

L’homme engagé,
la liberté, la misère, la peine de mort
http://expositions.bnf.fr/hugo/arret/ind_engag.htm


Hugo-concitoyens

- Victor Hugo républicain (affiche du 26 mai 1848)
http://www.hs-augsburg.de/~harsch/gallica/Chronologie/19siecle/Hugo/hug_conc.html


 - Victor Hugo, l’engagement républicain, CNDP 2002
http://www2.cndp.fr/themadoc/hugo/accueil.htm

 


- Victor Hugo, les caricatures, expo maison VH > 06.01.2019
http://www.maisonsvictorhugo.paris.fr/sites/victorhugo/files/exposition/documents/caricatures_dossier_prof.pdf

hugo-rocher
http://www2.cndp.fr/themadoc/hugo/rocher.htm


- Victor Hugo, le génie de l'exilémission Les chemins, déc 2011
1/4 : philosophie de l'exil - éloge du génie dans William Shakespeare
2/4 : Hauteville house - Hugo en sa demeure
3/4 : l'exil insulaire ou Les Travailleurs de la mer
4/4 : des Contemplations à Quatrevingt-treize
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/12/24/23035884.html



- Les discours de Victor Hugo sont en ligne sur le site de l'Assemblée nationale.
. La liberté de la presse
. L'abolition de la peine de mort
. Détruire la misère » (1849)
. Le suffrage universel (1850)
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/7e.asp



- Victor Hugo contre le parti clérical et la loi Falloux (janvier 1850)

La loi voulue par le comte Alfred de Falloux et le parti de l'Ordre en 1850 plaçait les écoles primaires sous la tutelle de l'Eglise catholique, et dispensait les membres du clergé d'une qualification pour enseigner ; une simple lettre d'obédience leur suffisait.

L'ensemble du discours
: http://clioweb.free.fr/textes/hugo1850.htm

Extraits :
« Ah ! nous vous connaissons ! nous connaissons le parti clérical. C'est un vieux parti qui a des états de services. (On rit.) C'est lui qui monte la garde à la porte de l'orthodoxie. (On rit.) C'est lui qui a trouvé pour la vérité ces deux étais merveilleux, l'ignorance et l'erreur. C'est lui qui fait défense à la science et au génie d'aller au-delà du missel et qui veut cloîtrer la pensée dans le dogme. Tous les pas qu'a faits l'intelligence de l'Europe, elle les a faits malgré lui. Son histoire est écrite dans l'histoire du progrès humain, mais elle est écrite au verso. (Sensation.) Il s'est opposé à tout. (On rit.)

C'est lui qui a fait battre de verges Prinelli pour avoir dit que les étoiles ne tomberaient pas. C'est lui qui a appliqué Campanella sept fois à la question pour avoir affirmé que le nombre des mondes était infini et entrevu le secret de la création. C'est lui qui a persécuté Harvey pour avoir prouvé que le sang circulait. De par Josué, il a enfermé Galilée ; de par saint Paul, il a emprisonné Christophe Colomb. (Sensation.) Découvrir la loi du ciel, c'était une impiété ; trouver un monde, c'était une hérésie. (Très-bien ! très-bien !) C'est lui qui a anathématisé Pascal au nom de la religion, Montaigne au nom de la morale, Molière au nom de la morale et de la religion. (Très-bien ! très-bien !) Oh ! oui certes, qui que vous soyez, qui vous appelez le parti catholique et qui êtes le parti clérical, nous vous connaissons. Voilà longtemps déjà que la conscience humaine se révolte contre vous et vous demande : qu'est-ce que vous me, voulez ? Voilà longtemps déjà que vous essayez de mettre un bâillon à l'esprit humain ! (Acclamations à gauche.)

Et vous voulez être les maîtres de l'enseignement ! Et il n'y a pas un poète, pas un écrivain, pas un philosophe, pas un penseur que vous acceptiez ! Et tout ce qui a été écrit, trouvé, rêvé, déduit, illuminé, imaginé, inventé par les génies, le trésor de la civilisation, l'héritage séculaire des générations, le patrimoine commun des intelligences, vous le rejetez ! Si le cerveau de l'humanité était là devant vos yeux à votre discrétion, ouvert comme la page d'un livre, vous y feriez des ratures (Oui ! oui !) convenez-en ! » (Mouvement prolongé.)

« ... Ah ! je ne vous confonds pas avec l'Église, pas plus que ne confonds le gui avec le chêne. (Très-bien !) Vous êtes les parasites de l'Église, vous êtes la maladie de l'Église ». (On rit.)


rappel : http://clioweb.free.fr/textes/victorhugo.htm


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27 mars 2018

1849 : Les EU d'Europe - Victor Hugo

 

Victor Hugo
Discours d'ouverture du Congrès de la Paix
Paris 21 août 1849

Wikisource
http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_sur_les_Etats-Unis_d'Europe_au_congrès_international_de_la_paix_en_1849_à_Paris

 

extraits :

« Messieurs, la paix vient de durer trente-deux ans, et en trente-deux ans la somme monstrueuse de cent vingt-huit milliards a été dépensée pendant la paix pour la guerre ! » (Sensation.)

« Supposez que les peuples d’Europe, au lieu de se défier les uns des autres, de se jalouser, de se haïr, se fussent aimés ; supposez qu’ils se fussent dit qu’avant même d’être français, ou anglais, ou allemands, on est homme, et que, si les nations sont des patries, l’humanité est une famille ».


« Et maintenant, cette somme de cent vingt-huit milliards, si follement et si vainement dépensée par la défiance, faites-la dépenser par la confiance ! ces cent vingt-huit milliards donnés à la haine, donnez-les à l’harmonie ! ces cent vingt-huit milliards donnés à la guerre, donnez-les à la paix ! (applaudissements)

Donnez-les au travail, à l’intelligence, à l’industrie, au commerce, à la navigation, à l’agriculture, aux sciences, aux arts, et représentez-vous le résultat. Si, depuis trente-deux ans, cette gigantesque somme de cent vingt-huit milliards avait été dépensée de cette façon, l’Amérique, de son côté, aidant l’Europe, savez-vous ce qui serait arrivé ? La face du monde serait changée ! les isthmes seraient coupés, les fleuves creusés, les montagnes percées, les chemins de fer couvriraient les deux continents, la marine marchande du globe aurait centuplé, et il n’y aurait plus nulle part ni landes ni jachères, ni marais ; on bâtirait des villes là où il n’y a encore que des solitudes ; on creuserait des ports là où il n’y a encore que des écueils ; l’Asie serait rendue à la civilisation, l’Afrique serait rendue à l’homme ; la richesse jaillirait de toutes parts de toutes les veines du globe sous le travail de tous les hommes, et la misère s’évanouirait ! »

« Et savez-vous ce qui s’évanouirait avec la misère ? Les révolutions. (Bravos prolongés.)

Oui, la face du monde serait changée ! Au lieu de se déchirer entre soi, on se répandrait pacifiquement sur l’univers ! Au lieu de faire des révolutions, on ferait des colonies ! Au lieu d’apporter la barbarie à la civilisation, on apporterait la civilisation à la barbarie ! (sic) »

 

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02 décembre 2017

Le coup d'état du 2 décembre 1851

 

rh19-1851

1851 : comment meurt une République

Colloque : Comment meurt une République ? Autour du Deux-Décembre.
colloque de la Société d'histoire de la révolution de 1848, Lyon, 28-29-30 nov et 1er déc 2001

« Le coup d'État du 2 décembre 1851. Bibliographie »,
Sylvie Aprile et Raymond Huard, Revue d'histoire du XIXe siècle  2001

http://rh19.revues.org/285

 


Le coup d'État du 2 décembre 1851
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d'état_du_2_décembre_1851

Poursuivis à la suite du coup d'État de décembre 1851
http://tristan.u-bourgogne.fr/inculpes/WEB/1851_biblio_sommaire.html

Résister en décembre 1851 en Ardèche.
Essai d’histoire sociale d’une insurrection , Éric Darrieux, Ruralia 21  2007
http://ruralia.revues.org/1861


rappel

Karl Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte (1851)
http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/18_brumaine_louis_bonaparte/18_brumaine.html


2 décembre 1851 : le 18 Brumaire de LNB
Le site de l'association http://1851.fr
Les résistances au 2 décembre 1851
Alphonse Baudin (1811-1851) et après
1851 : Les transportés de l'Yonne en Algérie
http://clioweb.canalblog.com/tag/1851

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02 décembre 2016

2 dec 1851 : le 18 Brumaire de LNB

 

Par le coup d'état du 2 décembre 1851,
LN Bonaparte, le président détruit la Seconde République.
Lui et ses comparses ont imité le précédent du 18 Brumaire de son oncle (nov 1799)
Un régime né par un coup d'état disparaît lors de la débâcle de 1870 (défaite de Sedan)


Tweets de Mathilde Larrère
http://twitter.com/LarrereMathilde/status/804591479884750848
http://storify.com/LarrereMathilde

article wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d'Etat_du_2_décembre_1851



napo-petit-bruxelles            napo-petit

En 1852, en Belgique, Victor Hugo publie un pamphlet :
Napoléon le Petit, le texte en ligne sur Wikisource
http://fr.wikisource.org/wiki/Napoléon_le_Petit

En 1850, Victor Hugo a combattu le parti clérical et la loi Falloux
http://clioweb.free.fr/textes/hugo1850.htm

 

 

18Brumaire-edsociales

Karl Marx, Le 18 brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte
Les classiques des sciences sociales
http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/18_brumaine_louis_bonaparte/18_brumaine.html
http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/marx_karl.html



1851-asso

1851, l'association pour la mémoire des Résistances républicaines
http://1851.fr

sur ce blog,
Maurice Agulhon
http://clioweb.canalblog.com/tag/agulhon

Alphonse Baudin
http://clioweb.canalblog.com/tag/Baudin

Les transportés de l'Yonne
http://clioweb.canalblog.com/tag/yonne

http://clioweb.canalblog.com/tag/1851
http://clioweb.canalblog.com/tag/2dec1851  


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02 décembre 2015

Les résistances au 2 décembre 1851

 

- Le coup d'Etat du 2 décembre 1851
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d'%C3%89tat_du_2_d%C3%A9cembre_1851


- Les résistances au coup d'État 2-10 décembre 1851
Célébrations nationales 2001, texte Maurice Agulhon
http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations2001/coup-detat.htm


- Victor Hugo, Histoire d'un crime. déposition d'un témoin - 1852 -1877
J.-M. Hovasse & G. Rosa, en trois versions
http://groupugo.div.jussieu.fr/Histoire_crime/Default.htm

Victor Hugo, Napoléon le Petit
http://fr.wikisource.org/wiki/Napol%C3%A9on_le_Petit

   Livre Premier - L'Homme
        I. Le 20 décembre 1848
        II. Mandat des représentants
        III. Mise en demeure
        IV. On se réveillera
        V. Biographie
        VI. Portrait
        VII. Pour faire suite aux panégyriques
    Livre deuxième - Le Gouvernement
    Livre troisième - Le Crime
    Livre quatrième - Les Autres Crimes
    Livre cinquième - Le Parlementarisme
    Livre sixième - L'Absolution - Les 7 500 000 voix
    Livre septième - L'Absolution - Le serment
    Livre huitième - Le Progrès inclus dans le coup d'État

 
- Karl Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, publié en 1852
http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/18_brumaine_louis_bonaparte/18_brumaine.html
http://www.marxists.org/francais/marx/works/1851/12/brum.htm


- Le site de l'association http://1851.fr

La résistance des républicains au coup d'état du 2 décembre 1851 - 150e anniversaire
Claude Latta, http://1851.fr/auteurs/latta_1.htm

Hommes : http://1851.fr/hommes/sommaire.htm
Lieux : http://1851.fr/lieux/sommaire.htm
Biblio : http://1851.fr/biblio/nouvelle_bibliographie.htm
Documents : http://1851.fr/documents/sommaire.htm


- Revue d'histoire du XIXe siècle, 22 | 2001

Autour de Décembre 1851
http://rh19.revues.org/482

Paul Chauvet, « le Coup d’Etat vu par un ouvrier »
http://rh19.revues.org/261

Sylvie Aprile et Raymond Huard, « Le coup d'État du 2 décembre 1851. Bibliographie »
http://rh19.revues.org/252



- Entretien avec Maurice Agulhon
http://www.arkheia-revue.org/Entretien-avec-l-historien-Maurice.html


- Les résistances
La résistance varoise au coup d’Etat de 1851
http://ldh-toulon.net/la-resistance-varoise-au-coup-d.html

Le coup d'Etat de 1851 dans l'Yonne
Comment meurt une République.
Colloque de l'ADIAMOS-89 Auxerre, samedi 17 novembre 2001

La résistance au coup-d’État dans les Basses-Alpes ( 4-15 décembre 1851)
Olivier Favier.
http://dormirajamais.org/resistance/

Les fouriéristes, les "Mariannes" et le coup d’Etat du 2 décembre 1851
Michel Cordillot 2004 / n° 15 décembre 2004
http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article274



- rappel : Alphonse Baudin
http://clioweb.canalblog.com/tag/baudin


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12 février 2014

Le retour des autodafés ?

 

Les cléricaux à l'assaut des bibliothèques ?

Près d’une trentaine de bibliothèques publiques ont fait l’objet de flicage de la part d'ultras catholiques et sexistes qui appellent à la délation et à la censure de la littérature jeunesse.
Une fois les listes établies, que vont faire ces extrémistes des livres qui ne leur plaisent pas ?
Imiter les Nazis ? [ En mai 1933, ils ont brulé des milliers de livres « d'esprit non-allemand » , avec le soutien d'une partie de la population ?]. http://clioweb.canalblog.com/tag/autodafes1933

Entre 1559 et 1966, le Vatican a tenu l'Index des livres interdits. Parmi les auteurs dont des ouvrages ont été interdits aux catholiques : Montaigne, La Fontaine, Voltaire, Rousseau, Renan... http://fr.wikipedia.org/wiki/Index_Librorum_Prohibitorum

Lire la réaction de la ministre de la culture dans Libération 10.02.2014
http://www.liberation.fr/societe/2014/02/10/filippetti-denonce-des-pressions-de-groupes-extremistes-contre-des-bibliotheques_979222


et relire le discours de Victor Hugo contre la loi Falloux et le parti clérical (janvier 1850)
http://clioweb.free.fr/textes/hugo1850.htm

extraits :
« …. Je veux, je le déclare, la liberté de l'enseignement ; mais je veux la surveillance de l'État, et comme je veux cette surveillance effective, je veux l'État laïque, purement laïque, exclusivement laïque. L'honorable M. Guizot l'a dit avant moi, en matière d'enseignement, l'État n'est pas et, ne peut pas être autre chose que laïque.

… je veux sincèrement, fermement, ardemment, l'enseignement religieux, mais je veux l'enseignement religieux de l'Église, et non l'enseignement religieux d'un parti. Je le veux sincère et non hypocrite.

… Ah ! nous vous connaissons ! nous connaissons le parti clérical. C'est un vieux parti qui a des états de services. (On rit.) C'est lui qui monte la garde à la porte de l'orthodoxie. (On rit.) C'est lui qui a trouvé pour la vérité ces deux étais merveilleux, l'ignorance et l'erreur. C'est lui qui fait défense à la science et au génie d'aller au-delà du missel et qui veut cloîtrer la pensée dans le dogme. Tous les pas qu'a faits l'intelligence de l'Europe, elle les a faits malgré lui. Son histoire est écrite dans l'histoire du progrès humain, mais elle est écrite au verso. (Sensation.) Il s'est opposé à tout. (On rit.)

… C'est lui qui a persécuté Harvey pour avoir prouvé que le sang circulait. De par Josué, il a enfermé Galilée ; de par saint Paul, il a emprisonné Christophe Colomb. (Sensation.) Découvrir la loi du ciel, c'était une impiété ; trouver un monde, c'était une hérésie. (Très-bien ! très-bien !) C'est lui qui a anathématisé Pascal au nom de la religion, Montaigne au nom de la morale, Molière au nom de la morale et de la religion.

… Et vous voulez être les maîtres de l'enseignement ! Et il n'y a pas un poète, pas un écrivain, pas un philosophe, pas un penseur que vous acceptiez ! Et tout ce qui a été écrit, trouvé, rêvé, déduit, illuminé, imaginé, inventé par les génies, le trésor de la civilisation, l'héritage séculaire des générations, le patrimoine commun des intelligences, vous le rejetez ! Si le cerveau de l'humanité était là devant vos yeux à votre discrétion, ouvert comme la page d'un livre, vous y feriez des ratures (Oui ! oui !) convenez-en ! (Mouvement prolongé.)

… Voilà vos chefs-d’œuvre ! Ce foyer qu'on appelait l'Italie, vous l'avez éteint. Ce colosse qu'on appelait l'Espagne, vous l'avez miné. L'une est en cendre, l'autre est en ruine. Voila ce que vous avez fait de deux grands peuples. Qu'est-ce que vous voulez faire de la France ? (Mouvement prolongé.)

… Je repousse votre loi. Je la repousse parce qu'elle confisque l'enseignement primaire, parce qu'elle dégrade l'enseignement secondaire, parce qu'elle abaisse le niveau de la science, parce qu'elle diminue mon pays. (Sensation.)

… C'est vrai, le parti clérical est habile ; mais cela ne l'empêche pas d'être naïf. (Hilarité.) Quoi ! il redoute le socialisme ! … Il voit monter le flot, et il s'imagine que la société sera sauvée parce … qu'il aura mis un jésuite partout où il n'y a pas un gendarme ! (Rires et applaudissements.) Quelle pitié !

… Quoi ! c'est dans ce siècle, dans ce grand siècle des nouveautés, des événements, des découvertes, des conquêtes, que vous rêvez l'immobilité ! (Très-bien !) …
Ah ! vous voulez vous arrêter et nous arrêter ! Eh bien ! je vous le répète avec une profonde douleur, moi qui hais les catastrophes et les écroulements, je vous avertis la mort dans l'âme (on rit à droite), vous ne voulez pas du progrès ? vous aurez les révolutions ! (Profonde agitation.) »

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