19 décembre 2014

Libération : Zéro pour les notes ?

 

 

zero

Une de Libération, 09.12.2014

- Un héritage de 1890
Régulièrement attaquées depuis leur instauration en 1890 en France, les notes sur 10 et sur 20 ont survécu à tout. Même à Mai 68.
http://www.liberation.fr/societe/2014/12/08/un-heritage-d-un-autre-siecle_1159562

En mars 1968, à Amiens, les responsables de l’éducation stigmatisent «les excès de l’individualisme qui doivent être supprimés en renonçant au principe du classement des élèves, en développant les travaux de groupe, en essayant de substituer à la note traditionnelle une appréciation qualitative et une indication de niveau (lettres A, B, C, D, E)».
« Alain Peyrefitte est emporté par les événements, Edgar Faure lui succède. Et c’est lui qui, avec l’aval du général de Gaulle, publie en 1969 une circulaire dans laquelle il est vivement conseillé d’abandonner les notes. Victoire ? Très partielle. Certains enseignants se plaisent alors à ajouter des «+» ou des «-», voire des «++», aux lettres, au moins aussi tordus qu’un 9,25/20. C’est surtout une éclipse de courte durée.
En 1972, sous la présidence de Pompidou, le gaulliste Olivier Guichard publie un décret rétablissant les notes de 0 à 20 dans les classes d’examens »


- Lettres, chiffres, smileys… panorama des différents choix de notation pratiqués à l’étranger
http://www.liberation.fr/societe/2014/12/08/dans-le-monde-une-echelle-tres-ouverte_1159557

Le CNESCO (Conseil national d’évaluation du système scolaire) a publié une comparaison internationale.
« L’Allemagne note de 1 à 6. Mais les enseignants ne vont quasiment jamais plus bas que le 5, qui devient de fait la note la plus faible. Dans le secondaire, les profs allemands affinent mais cela dépend des filières. Au Gymnasium (l’équivalent du lycée général), ils notent de 0 à 15 »

En Finlande, les enseignants ne descendent jamais en dessous du 4 (sur 10)
La Corée du Sud, qui a fait récemment une entrée remarquée en tête des classements, ainsi que le Québec, dont les résultats sont plus moyens, notent ainsi sur 100
Aux Etats-Unis, les enseignants utilisent six lettres de A à F. Mais ils vont rarement plus bas que D.
A l’opposé, en Angleterre on a récemment ajouté un A* (au-delà d’excellent)


- Les propositions du CSP pour l'évaluation (11.2014)
http://www.education.gouv.fr/cid75495/le-conseil-superieur-des-programmes.html


- Ecole : la fin des notes fait couac

- A Paris, le collège Budé se dénote

- Pierre Merle : « Cela n’indique pas ce qui va bien et ce qu’il faut travailler »

- Brighelli : « Cesser de noter les élèves en difficulté, c’est se moquer d’eux »

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07 décembre 2014

En finir avec les notes ?

 
« Les notes ne sont ni de gauche ni de droite, ni bourgeoises ni soixante-huitardes…
Elles ne sont qu’une composante d’un système en panne… n’en déplaise à ceux qui essentialisent tout
».
Thomas Legrand, France-Inter - transcription


- Vers une révolution de l’évaluation des élèves ? Le Monde 29.11.2014
http://www.lemonde.fr/campus/article/2014/11/29/vers-une-revolution-de-l-evaluation-des-eleves_4531457_4401467.html

Les notes ? « Notre école pourrait parfaitement faire sans », affirme Michel Lussault, le président du CSP.
Le CSP leur préfère un barème de 4 à 6 niveaux (6 à 1, A à F)
Plus de notes, plus de moyennes non plus.

Brevet : le CSP préférerait en voir instituer une seule épreuve, transversale, « anonymée et définie nationalement », plus deux projets personnels à l'oral (1 en 4e, l'autre en 3e) et plusieurs évaluations organisées de la 5e à la 3e.

Dans son projet, le CSP a défini des « blocs de compétences » ayant trait à la langue française, aux langues étrangères, aux langages scientifiques, aux capacités de s’organiser, de raisonner, d’analyser, de créer, etc.


- Pierre Merle, « Faut-il en finir avec les notes ? », La Vie des idées, 02.12.2014.
http://www.laviedesidees.fr/Faut-il-en-finir-avec-les-notes.html

« Cette inégalité croissante de l’école française a des origines multiples : une ségrégation scolaire et sociale croissante des établissements peu favorable à l’efficacité et à l’équité (Merle, 2012), une discrimination positive souvent en trompe-l’œil notamment en raison d’options linguistiques en surnombre dans les collèges au recrutement favorisé (Baluteau, 2013), un nombre d’élèves par classe trop important lorsque les difficultés sont avérées, un recours au redoublement supérieur à la moyenne de l’OCDE (Mattenet J.-P, Sorbe X., 2014), une formation initiale des futurs professeurs insuffisante, une formation continue de plus en plus étriquée... Sur ces variables structurelles, pour de multiples raisons, la refondation promise en 2012 n’a pas été à la hauteur des espérances ».

« En matière de notation, au nom d’un âge d’or mythique de l’école républicaine, les Cassandre de l’école risquent fort de faire le pari de l’immobilisme ou, pire encore, celui des retours en arrière : félicitations et bonnet d’âne, apologie des classements, expulsions et voies de garage pour les élèves en difficulté. Si les recherches scientifiques menées depuis près d’un siècle sur l’évaluation des élèves permettent de contenir les discours élitistes et passéistes des nostalgiques du XIXe, elles auront atteint leur but : orienter la réflexion vers des changements réels, repenser les pratiques actuelles d’évaluation qui constituent un des mécanismes cachés et « naturalisés » de la reproduction des inégalités scolaires ».

« L’invention du LPC (livret personnel de compétences) a constitué parfois une usine à gaz dans laquelle l’évaluation des compétences finissait par prévaloir sur les apprentissages. C’est un exemple emblématique d’une conception du changement voué à l’échec lorsque ceux qui décident ne sont pas les acteurs de terrain ».

 Pierre Merle, Comment rendre les notes plus justes
Regards croisés sur l’économie 2012/2 (n° 12)
http://www.inegalites.fr/spip.php?article1791


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19 juillet 2012

1ere S : Mauvaises notes au bac

 

- 1ere S : Mauvaises notes au bac (Lettres, HG). Ouest-France
 Des parents d'un lycée catho de la Ferté-Bernard écrivent au recteur
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Mauvaises-notes-au-bac


- Quelles sciences sociales au lycée ?
Contribution de l’APSES sur le site de la FSU
http://desideespourleducation.net/Contribution-de-l-APSES.html

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13 mai 2011

Notes : la constante macabre

- Evaluation des élèves : la copie est à revoirLe Monde 13/05/2011 annonce le colloque du Mouvement contre la constante macabre *, samedi 14 mai, au conseil régional d'Ile-de-France, à Paris.

* Selon André Antibi (U de Toulouse), « les enseignants se sentent obligés de mettre un certain nombre de mauvaises notes, même dans les bonnes classes, pour avoir l'impression d'évaluer correctement leurs élèves. Par crainte, aussi, d'être accusés de laxisme ».

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Egalement dans Le Monde Education

- A l'école élémentaire, les notes sont inutiles. Entretien avec Pierre Merle (sociologue, U de Rennes)

Ces collégiens ceinture noire en histoire-géo (E Picart, Tarbes)

- Mes élèves savent que je ne vais pas les piéger (C Croc, maths, Pont-Audemer)

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- Erreurs de sujets et vol de copies : les malheurs du concours physique et technologie - Le Monde

C'est l'annus horribilis du concours PT (physique et technologie). Braquage à Marseille du camion transportant les sujets pour la Corse ; examinateurs qui se mélangent les pinceaux dans la distribution des copies à Châlons-en-Champagne ; rumeurs et panique sur Internet chez des candidats déjà à cran.
Le concours PT, ce n'est pas rien. En cette première quinzaine de mai, dans tout le pays, 2 500 candidats issus de prépas scientifiques planchent sur des épreuves qui leur ouvriront les portes de 80 écoles d'ingénieurs (dont les prestigieuses, Centrale, Polytechnique et autres Arts et métiers ParisTech).

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