« Les notes ne sont ni de gauche ni de droite, ni bourgeoises ni soixante-huitardes…
Elles ne sont qu’une composante d’un système en panne… n’en déplaise à ceux qui essentialisent tout
».
Thomas Legrand, France-Inter - transcription


- Vers une révolution de l’évaluation des élèves ? Le Monde 29.11.2014
http://www.lemonde.fr/campus/article/2014/11/29/vers-une-revolution-de-l-evaluation-des-eleves_4531457_4401467.html

Les notes ? « Notre école pourrait parfaitement faire sans », affirme Michel Lussault, le président du CSP.
Le CSP leur préfère un barème de 4 à 6 niveaux (6 à 1, A à F)
Plus de notes, plus de moyennes non plus.

Brevet : le CSP préférerait en voir instituer une seule épreuve, transversale, « anonymée et définie nationalement », plus deux projets personnels à l'oral (1 en 4e, l'autre en 3e) et plusieurs évaluations organisées de la 5e à la 3e.

Dans son projet, le CSP a défini des « blocs de compétences » ayant trait à la langue française, aux langues étrangères, aux langages scientifiques, aux capacités de s’organiser, de raisonner, d’analyser, de créer, etc.


- Pierre Merle, « Faut-il en finir avec les notes ? », La Vie des idées, 02.12.2014.
http://www.laviedesidees.fr/Faut-il-en-finir-avec-les-notes.html

« Cette inégalité croissante de l’école française a des origines multiples : une ségrégation scolaire et sociale croissante des établissements peu favorable à l’efficacité et à l’équité (Merle, 2012), une discrimination positive souvent en trompe-l’œil notamment en raison d’options linguistiques en surnombre dans les collèges au recrutement favorisé (Baluteau, 2013), un nombre d’élèves par classe trop important lorsque les difficultés sont avérées, un recours au redoublement supérieur à la moyenne de l’OCDE (Mattenet J.-P, Sorbe X., 2014), une formation initiale des futurs professeurs insuffisante, une formation continue de plus en plus étriquée... Sur ces variables structurelles, pour de multiples raisons, la refondation promise en 2012 n’a pas été à la hauteur des espérances ».

« En matière de notation, au nom d’un âge d’or mythique de l’école républicaine, les Cassandre de l’école risquent fort de faire le pari de l’immobilisme ou, pire encore, celui des retours en arrière : félicitations et bonnet d’âne, apologie des classements, expulsions et voies de garage pour les élèves en difficulté. Si les recherches scientifiques menées depuis près d’un siècle sur l’évaluation des élèves permettent de contenir les discours élitistes et passéistes des nostalgiques du XIXe, elles auront atteint leur but : orienter la réflexion vers des changements réels, repenser les pratiques actuelles d’évaluation qui constituent un des mécanismes cachés et « naturalisés » de la reproduction des inégalités scolaires ».

« L’invention du LPC (livret personnel de compétences) a constitué parfois une usine à gaz dans laquelle l’évaluation des compétences finissait par prévaloir sur les apprentissages. C’est un exemple emblématique d’une conception du changement voué à l’échec lorsque ceux qui décident ne sont pas les acteurs de terrain ».

 Pierre Merle, Comment rendre les notes plus justes
Regards croisés sur l’économie 2012/2 (n° 12)
http://www.inegalites.fr/spip.php?article1791


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