27 juillet 2016

SES : allégements controversés ?

 


1 - SES exploration, seconde : des allégements du programme sont publiés au BO du 20 juillet 2016
http://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2016/7/4/MENE1618736A/jo/texte

La phrase « Ils traiteront obligatoirement la première question de chacun des 5 thèmes et au moins 8 questions sur les 10 proposées »
est remplacée par
« Ils traiteront obligatoirement la première question des thèmes I, II, IV et V
et au moins 2 questions au choix sur les 6 autres questions... »
Sur le programme d'exploration en seconde,
http://eduscol.education.fr/cid56734/ressources-pour-les-ses-en-serie-es.html

Lire aussi le site de l'APSES http://www.apses.org/actions/


2 -  Des patrons activistes hurlent : les élèves ne vont plus étudier le marché et la concurrence !!
http://www.lesechos.fr/politique

Ces patrons peuplent l'Académie des Sciences morales et politiques qui donne de la voix
(parmi ses membres, Darcos, Pébereau, Kessler, Boiteux, Gattaz (Yvon), Tirole, etc.)
http://www.asmp.fr/pdf/MOTION.pdf

Le combat de ces patrons n'est pas nouveau. En 2008, ils ont dénigré les manuels de SES.
Leurs alliés ont imposé le programme Chatel
qui instaure une coupure entre économie (2/3) et sciences sociales (1/3)
cf. JY Mas sur Beitone et le "nouvel" esprit des SES
http://www.democratisation-scolaire.fr/spip.php?article216

L'Institut de l'entreprise (IdE) vend une vision managériale du monde.
Il avait proposé sa propre version d'un projet de programme d'éco en seconde (voir l'article sans date de l'IDIES. 2010 ?)
http://tinyurl.com/zfpqm54


NVB suscite une fronde des grands patrons

Challenges défend les positions patronales
et caricature « la puissante et très à gauche (sic) Association des Professeurs d’Economie (resic) (APSES) »
http://www.challenges.fr/politique/20160725


3 -  La Ministre demande l'avis du CSP et du Conseil national éducation économie (CNEE)
sur les programmes de SES des 3 années du lycée, à rendre fin janvier prochain.
Ou comment attendre la fin du quinquennat
pour éviter de faire le bilan de la politique menée par Chatel, l'homme du marketing.


 .

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23 juin 2013

Caen - Fouilles St Sauveur


s-sauv-parvis

Le parvis de l'église Saint-Sauveur et la place. ph Aminte Thomann


Archéologie à Caen - De la place Saint-Sauveur au Château ducal - 2011-2012
Conférence 23.06.2013, avec Bénédicte Guillot, ingénieur INRAP et Aminte Thomann, anthropologue INRAP

Présentation de la conférence, avec photos des fouilles
http://www.musee-de-normandie.caen.fr/MDN-22%20JUIN%202013-CONFERENCE%2520FOUILLES%25202011%25202012.pdf

La fouille de la place Saint-Sauveur de Caen a été réalisée de mai à juillet 2011

Sur la place du Marché, la fouille d’au moins cinq aménagements de places successives a permis de recueillir une importante quantité de mobilier archéologique (céramiques, ossements d’animaux, fers à cheval, etc.) datés entre le XIIIe et le XVe siècle.

Le secteur du parvis de l’église Saint-Sauveur a révélé la présence d’un cimetière d’enfants de 300 m2 datant des XVIe-XVIIe siècles. Les jeunes défunts étaient inhumés dans des cercueils en bois rectangulaires ou trapézoïdaux et des linceuls.
L’étude biologique montre qu’ils souffraient de maladies liées à des carences alimentaires graves ayant, dans une grande majorité des cas, entraîné leur mort à un âge précoce.


- Trésors d'outre-tombe sous la place Saint-Sauveur - Ouest-France Caen 07.11.2012
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Tresors-d-outre-tombe-sous-la-place-Saint-Sauveur-_14118-avd-20121107-63946681_actuLocale.Htm
extrait :
Place du Marché : « Nous avons retrouvé de nombreuses ornières avec des traces de chariot, preuve d'une circulation régulière, raconte Bénédicte Guillot, responsable des opérations et archéologue pour l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives). Nous avons aussi retrouvé des fers d'équidés, une centaine environ, ainsi que des os d'animaux et même une tête de moine verte recouverte de glaçure verte ». Mais aucune pièce de monnaie, même de petite valeur.

Le parvis de l'église Saint-Sauveur servait de cimetière d'enfants entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. « Nous avons retrouvé environ cent sépultures d'enfants, principalement en bas âge », précise Aminte Thomann, anthropologue à l'Inrap. Une découverte d'autant plus étonnante que le tiers de ces individus présentait des lésions pathologiques (rachitisme, méningite tuberculeuse)

- Guillot B., Thomann Aminte, Place du Marché et cimetière Saint-Sauveur, XIIe-XVIIIe siècles. Caen (Calvados), Basse-Normandie, place Saint-Sauveur, rue Saint-Sauveur, square Camille Blaisot, Rapport de diagnostic, Inrap Grand-Ouest, 2010, 119 p.
http://www.unicaen.fr/crahm/spip.php?article536  -
biblio Aminte Thormann : http://www.unicaen.fr/crahm/spip.php?article536

 

s-sauveur1705

La place Saint-Sauveur - Caen 1705 - Plan Nicolas de Fer (détail)
Le nord est à gauche. Pas de sortie à l'ouest de la place.
L'église est indiquée Saint Sauveur paroisse


Place Saint-Sauveur - Un marché dès 1027
Le pilori et l'échafaud étaient dressés sur la partie la plus resserrée de la place.
L'ancien pilori en bois est abattu en 1548 et remplacé par un échafaud en pierre, lui-même détruit en 1696.
En août 1876, la place reçoit une statue d'Élie de Beaumont (1798-1874), remplacée en 1945 par Malherbe et enfin Louis XIV
http://www.caen.maville.com/actu/actudet_-Saint-Sauveur-plus-vieille-place-de-la-ville_fil-2238228_actu.Htm


En cartes postales, la place ancienne :
http://www.flickr.com/photos/mlq/5476497478/ (M Le Querrec)
http://sgmcaen.free.fr/bombcomplet.htm
http://a398.idata.over-blog.com/549x357/2/76/04/37/place_saint_sauveur.jpg

caen-mag-12-2012

Caen Mag, Saint Sauveur est en place.
La Mairie communique...
http://fr.calameo.com/read/001808923b704e0a1cc7c

 

s-sauveur

Caen - La place Saint Sauveur, photo prise vers l'est.
La place est presque sans autos le 04.04.2013 - La place avec autos



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24 novembre 2011

Cheval, ville et mobilité

 

omnibus

Paris - La station des omnibus Bd Montmartre-Bd des Italiens
vue en grande taille sous Firefox et source : Wikimedia Commons


Dans une semaine consacrée à Daniel Roche et à l'histoire du cheval, troisième émission de la Fabrique de l'histoire avec Mathieu Flonneau. Au croisement de la distinction (cf la promenade au Bois, la domesticité) et de l'histoire culturelle, dans la longue durée.
L'émission au format mp3

En 1912, il y avait 56000 chevaux à Paris, venant de trois ensembles de pays naisseurs.
La Compagnie Générale des Omnibus occupait une place importante dans le transport.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_générale_des_omnibus
Il fallait nourrir ces chevaux, évacuer fumier et crottin, loger les animaux dans des écuries et prévoir des espaces pour remiser les attelages (la nuit, ou dans la journée - cf à Londres, le rôle des mews, convertis par la suite en logements de luxe).

Le chemin de fer n'a pas fait disparaître les chevaux, bien au contraire. Leur nombre a fortement augmenté à la fin du XIXe. Avec des cohabitations parfois difficiles : à Caen, les attelages devaient passer sous la voie ferrée, et des accidents spectaculaires liés à l'embardée des chevaux effrayés par le bruit et les panaches de vapeur sont attestés dans les archives de police.

caen-vaucelles

Caen - Pont de Chemin de Fer rue de Vaucelles. Tramway et attelages passent en dessous.
source : http://www.communes.com

A Paris, le basculement vers le moteur s'est fait très rapidement avant 1914, même si beaucoup de métiers ont survécu dans des activités de loisir (champs de course). Jusqu'en 1934, le cheval est utilisé dans la répression des manifestations. La 2 GM redonne un temps vie au monde équestre, par obligation. Depuis, le cheval a disparu du paysage parisien, en dehors des cérémonies et des fêtes (la garde républicaine). En 2006, 13 cavalières sont allées demander à l'actuel maire de Paris de redonner une place raisonnable aux chevaux. En souriant, Le Canard suggérait de prévoir aussi des voies réservées pour les chaises à porteur...
 

 villers

Villers-Bocage - Le marché
Noter les attelages au premier plan. Certains cafés disposaient de cours pour remiser ces attelages
Dans une petite ville, certains le temps du marché ou de la foire (cf Villers-Bocage, ci-dessous).

source : http://www.bellecpa.com/slides/big/Nov24859.JPG


Daniel Roche, Histoire de la culture équestre, t 1, Le cheval moteur, Fayard
CR sur le site http://www.nonfiction.fr/article-1927-le_cheval_objet_dhistoire.htm
Daniel Roche, Histoire de la culture équestre, t 2 : la puissance et la gloire, Fayard
La grande chevauchée : Faire de l'histoire avec Daniel Roche, Droz


dans Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval#Renaissance_et_temps_modernes

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_à_la_Renaissance

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_de_trait

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_dans_les_mines

A la campagne, les chevaux jouent un rôle décisif jusque vers 1950. Il y aurait tout un ensemble d'articles à rédiger sur ce pan de l'histoire économique, sociale et culturelle.

Sur le web, consulter

Le cheval au travail : l'agriculture, les transports - Une expo à Nogent le Rotrou en 2009.

Agnès Manneheut, L'élevage des chevaux de travail dans l'Orne au XIXe siècle (1815-1900)
Thèse pour le diplôme d'archiviste paléographe.


..

 

 

 

 

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23 novembre 2010

Irlande : Le hold-up

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- Irlande : Le hold-up des banquiers - Dublin fait banquer l’UE -  Libération, 23/11/2010
L'UE vole au secours des banques irlandaises pour rassurer les marchés. Une utilisation très contestée de l'argent public.
http://www.liberation.fr/economie/01012303859-dublin-fait-banquer-l-ue

Pastré : sanctionner serait suicidaire
http://www.liberation.fr/economie/
Martin : Ce prêt ne va rien résoudre
http://www.liberation.fr/economie/
L'Irlande renoue avec l'exode
http://www.liberation.fr/economie/
 

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Libération 24/11 : « Les dépenses sociales seront amputées de 2,8 milliards d'euros et 24 750 emplois publics seront supprimés, pour revenir au niveau de 2005. En outre, le salaire horaire minimum sera abaissé de 8,65 à 7,65 euros. Du côté des revenus supplémentaires, le taux de TVA doit augmenter de 21% à 22% en 2013, puis à 23% en 2014.
Le gouvernement de Brian Cowen a en revanche catégoriquement refusé d'accroître son impôt sur les sociétés, dont le taux de 12,5% - l'un des plus bas du monde - est considéré comme du dumping fiscal ».
http://www.liberation.fr/economie/01012304217-la-potion-amere

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Le Monde :
De la Grèce à l'Irlande, des stratégies économiques illusoires - Le Monde - 23.11.10 - http://www.lemonde.fr/economie/

Les banques irlandaises sont-elles responsables de la crise ?
Une crise pour l'essentiel " faite maison "
Un pays longtemps considéré comme le bon élève de l'Union

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- La panade irlandaise en cinq questions - Libération économie - 18/11/2010
http://www.liberation.fr/economie/01012303078-tout-comprendre-sur-la-panade-irlandaise

extraits :
« L'Irlande paye l'explosion d'une bulle immobilière. Sous l'impulsion d'un secteur bancaire largement dérégulé, qui accorde prêts sur prêts, de gigantesques programmes de construction sont lancés au tournant des années 2000. Le prix moyen d'une maison passe de 75.000 euros en 1995 à 390.000 euros en 2006. Mais le scandale des subprimes révèle les risques inconsidérés pris par les établissements bancaires. Le pays est aujourd'hui jalonné de logements vides et de ghost estates, des quartiers fantômes jamais terminés.
Devant le risque de faillite de plusieurs établissements, le gouvernement irlandais décide d'intervenir. Fin septembre, il a encore injecté 45 milliards d'euros dans le secteur, nationalisant les principales banques du pays.  Conséquence: le déficit public explose. Initialement prévu à 11% ou 12% du PIB, il atteindra 32% cette année, bien loin des critères de Maastricht (3%). Dublin a promis de rentrer dans les clous européens d'ici 2014 ».

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- Crise européenne, deuxième service - Frédéric Lordon, Blog Pompe à phynance

Crise européenne, partie 1 (08/11/2010)
L'Irlande, nouvel épicentre,
Après les politiques de rigueur, la « coordination » des peuples européens ?
Projet de MERDES Mécanisme Européen de Restructuration des Dettes (ou des DEttes) Souveraines,
La chimère du tribunal de commerce international
L’art franco-allemand du « moment opportun »

- Crise européenne,  partie  2  (15/11/2010)
Le « pacte durci » comme substitut de l’EFSF
La haine des politiques discrétionnaires
La solution des règles : logique…
… mais désastreuse
Derrière (et par-dessus) les règles : la finance
Démarchéiser le financement des déficits publics...    

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- Le problème : une fiscalité ultra-avantageuse pour les entreprises
Pascal Canfin député européen Europe-Ecologie - extrait :
« Qui a gagné dans la période précédente ?  Les Irlandais d'abord... Les entreprises internationales basées en Irlande, pour des raisons fiscales, ensuite. Elles bénéficient depuis des années d'un taux d'imposition sur les bénéfices de 12,5 %, et même moins compte tenu des différentes niches qui allègent encore un taux déjà faible. Pour l'Etat irlandais, cette situation était gagnante : de grandes entreprises comme Google ou Apple ont établi leur résidence fiscale européenne en Irlande. Ils y remontent l'ensemble des bénéfices réalisés en vendant en Europe (en effet, quand vous achetez un iMac sur le site d'Apple, vous recevez une facture irlandaise). Cela accroît considérablement la base taxable en Irlande, mais l'assèche complètement dans le reste de l'Europe et notamment dans les pays où se situent la masse des consommateurs comme la France et l'Allemagne. L'Etat irlandais peut donc ensuite financer ses dépenses en taxant faiblement une assiette importante. Pour les multinationales concernées, c'est tout bénef puisqu'elles paient peu d'impôts tout en ayant accès à l'ensemble du marché européen, et ce sans limitation puisque l'Irlande fait partie du marché unique.
Il est donc parfaitement légitime de conditionner l'aide à l'Irlande à une augmentation de son taux d'imposition sur les bénéfices des entreprises. On comprend que les Irlandais soient très réticents, car cela touche le coeur de leur stratégie de développement. Mais c'est une condition déterminante pour mobiliser la solidarité européenne. L'Irlande ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre
».
http://ecologie.blogs.liberation.fr/euro-ecolos/2010/11/

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Irish banks and British student protests (cité dans la revue de presse sur France-Musique 25/11/2010)
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/nov/24/students-and-markets-undermine-case-for-cuts

« Ireland, after all, plunged into the crisis as a low-spending, low-tax neoliberal poster boy. It has followed the demands of the fiscal consolidation fantasists to the letter – only to dig itself deeper into recession, deficit and uncontrollable debt. The latest EU-dictated austerity programme is now being imposed to save its banks and big businesses – as well as the European banks that lent to Ireland, including Britain's.

Yesterday's combination of a 12% cut in Ireland's minimum wage, while its rock bottom corporation tax rate was protected like a holy relic, couldn't have made the point clearer.

At stake everywhere is who will pay the costs of the crisis. So far the answer has been unequivocal: it will not be those who triggered the meltdown, but the wider populations who had nothing whatever to do with it. It's hardly surprising that student protesters are demanding to know why, if George Osborne can suddenly find upwards of £7bn to protect Irish and British banks, the coalition can find no alternative to cutting university funding by 80% ».
(Seumas Milne, Student protests : Both students and markets are upending the case for cuts)

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[ NDLR - La catastrophe irlandaise était annoncée depuis plusieurs mois. Dans le cas de l'Islande, de la Grèce et de l'Irlande, on constate le même mécanisme paradoxal : au nom du capitalisme le plus arrogant, des gouvernements font le choix du dumping fiscal (12,5 % pour les entreprises). Les intérêts d'une minorité passent avant l'intérêt général de leurs concitoyens.  Lorsque le déficit devient intolérable, au nom de la même idéologie, ce sont les citoyens qui doivent payer les pots cassés : augmentation de leurs impôts, destruction des services publics (santé, éducation). A noter que ces plans brutaux d'austérité sont parfois gérés par les opposants d'hier. ..

Un double tour de passe-passe à noter dans les médias :
- ils opposent le marché à l'Etat, pour mieux accuser ce dernier de tous les maux (y compris quand ils sont dirigés par les thatchériens !).  Marché, Etat, quartiers... il faut parler vite, sans souci de la vérité et de la nuance. Dans ce cas, ils devraient opposer capitalisme financier et économie globale (parfois non marchande), intérêts particuliers et intérêt général.
- dans ces médias, depuis Thatcher, il n'y aurait plus de classes sociales, ou alors une gigantesque classe moyenne. La réalité, au moins dans les anciens pays industriels, démontre le contraire...]

muhly_2010_11
AFP- Peter Muhly dans Libération 23/11/2010
http://www.liberation.fr/economie/01012303859-dublin-fait-banquer-l-ue

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18 novembre 2010

Philadelphie, justice et marché

L’Esprit de Philadelphie. La justice sociale face au marché total.
L'ouvrage d'Alain Supiot, publié par Le Seuil en janvier 2010, est à la source d'un article de Sciences Humaines (221, déc 2010), et de la seconde partie de l'émission A plus d'un titre du lundi 15 novembre 2010

vers la 34e - L'Europe est capable de défaire les solidarités, pas d'en impulser de nouvelles
45e - En 1945, la dignité est affirmée comme un principe intangible, fondateur de l'ordre juridique tout entier. Vouloir le mettre en balance avec d'autres droits, cela montre qu'on ne veut rien comprendre.
48e - La Cour de justice européenne échappe à la pondération géopolitique et démographique ; elle sert de tribune à ceux qui sont passés de la dictature du prolétariat à la dictature du marché...

.
« La Déclaration de Philadelphie est un texte pionnier. En mai 1944, elle est la première Déclaration internationale des droits à vocation universelle et son esprit a inspiré les textes qui ont suivi. Elle a fait de la justice sociale une des pierres angulaires du nouvel ordre international qui a émergé des ruines de la guerre ».
http://clioweb.canalblog.com/tag/Philadelphie
« Alain Supiot analyse comment les leçons sociales de l’expérience de la période 1914-1945 ont été oubliées au cours des dernières décennies : à l’objectif de justice sociale a été substitué celui de l’instauration d’un marché total, un marché sans limites ». http://www.ilo.org/public/french/century/information_resources/publ/philadelphia.htm
http://www.ilo.org/ilolex/french/iloconst.htm#annex

Lecture critique par la revue du Mauss permanente (RDMP) :
« Après les monstruosités de la guerre, il s’agissait de bâtir un nouvel ordre international qui ne soit plus fondé sur la force, mais sur le droit et la dignité humaine ; un monde où l’organisation économique serait subordonnée au principe de justice sociale. C’est la perspective inverse qui préside à l’actuel processus de globalisation : à l’objectif de justice sociale a été substitué celui de la libre circulation des capitaux et des marchandises. On indexe les besoins des hommes sur les exigences de la finance, on traite les hommes comme du « capital humain »»
Le fichier comporte la copie de deux vidéos tournées par Médiapart (12 et 10 minutes).
http://www.journaldumauss.net/spip.php?article636

« L’enjeu est donc, aujourd’hui, de réinscrire l’objectif de justice sociale au cœur des politiques nationales et internationales. Cet objectif implique un nouvel encadrement du marché par le droit, et un renouveau de la morale individuelle et collective, par fidélité aux leçons tirées des catastrophes précédentes et par souci d'ouverture sur l’avenir ».
http://www.journaldumauss.net/spip.php?article667

Lire également,
Alain Supiot, « L’Europe gagnée par « l’économie communiste de marché » », Revue du MAUSS permanente, 30 janvier 2008.
http://www.journaldumauss.net/spip.php?article283

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19 septembre 2010

Manifeste d'économistes atterrés

Avec la crise… « les pouvoirs publics ont dû partout improviser des plans de relance keynésiens, et même parfois nationaliser temporairement des banques. Mais ils veulent refermer au plus vite cette parenthèse. Le logiciel « néolibéral » (privatiser, flexibiliser et précariser au nom de l’intérêt des marchés financiers) est toujours présenté comme le seul légitime, malgré ses échecs patents ».
« …Le nombre de fonctionnaires diminue partout, menaçant le bon fonctionnement des services publics (éducation, santé...). Ces mesures sont irresponsables d'un point de vue politique et social, et même au strict plan économique, puisqu'elles vont maintenir les pays européens dans la récession ».
Des économistes qui ne se résignent pas à la domination du paradigme néo-libéral ont rédigé un « Manifeste d'économistes atterrés ». http://economistes-atterres.blogspot.com/

- « Le rôle des marchés n’a pas été remis en cause »
Henri Sterdyniak, initiateur de l’appel des «économistes atterrés», dénonce la persistance du modèle financier qui a conduit à la crise.
http://www.liberation.fr/economie/

Dans Marianne (18/09/2010), Comment les banquiers ont réalisé Le casse du siècle (The Big Short), d'après l'ouvrage de Michael Lewis. Entretien avec Michael Lewis pour NPRadio


 

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