03 octobre 2016

La vie intellectuelle en France

 

La vie intellectuelle en France
Christophe Charle et Laurent Jeanpierre (dir.), Seuil 2016

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2 tomes :
des lendemains de la Révolution à 1914
http://www.seuil.com/ouvrage/la-vie-intellectuelle-en-france-tome-1-christophe-charle/9782021081381
(moitié gauche du tableau de Jean Béraud (1848-1935)
La salle de rédaction du Journal des débats - 1889 - commentaire Musée d'Orsay

de 1914 à nos jours

http://www.seuil.com/ouvrage/la-vie-intellectuelle-en-france-tome-2-christophe-charle/9782021081435
http://www.cresppa.cnrs.fr/publications/livres-et-dossiers-de-revues/2016/c-charle-et-l-jeanpierre-dir-la-vie-intellectuelle-en-france-tomes-1-2

 

Lectures par
La Croix 15.09.2016
http://www.la-croix.com/Culture/Livres-et-idees/La-vie-intellectuelle

Le Monde 15.09.2016 « L’effervescence parisienne rend possibles des controverses uniques »
http://www.lemonde.fr/livres/article/2016/09/15/christophe-charle-et-laurent-jeanpierre

Luc Boltanski : les intellectuels français parlent et font parler
http://www.lemonde.fr/livres/article/2016/09/15/les-intellectuels-francais-parlent-et-font-parler_4997834_3260.html

Télérama 14.09.2016 : Laurent Jeanpierre : « Il faut se résigner au deuil de l'intellectuel universel «  (Hugo, Zola, Malraux, Sartre...)
http://www.telerama.fr/idees/laurent-jeanpierre-il-faut-se-resigner-au-deuil-de-l-intellectuel-universel,147165.php

 


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10 mars 2013

Homo Historicus

 


- La Fabrique, Histoire/Actualités, vendredi 08.03, avec François Hartog et Christophe Charle

François Hartog, Croire en l’histoire Flammarion
François Hartog, La chambre de veille : entretiens avec Felipe Brandi et Thomas Hirsch - Flammarion
Christophe Charle, Homo Historicus,  Réflexions sur l'histoire, les historiens et les sciences sociales, Armand Colin


F. Hartog et C. Charle ont été interrogés sur la transmission. En France, pas sûr qu'il faille parler de guerre des clans,
mais l'histoire scolaire est souvent dénigrée par les tenants de l'événementiel guerrier (cf les nbx magazines sur l'histoire bataille et les "grands hommes"). Elle n'a guère la cote chez beaucoup d'universitaires.

Elle paie la casse organisée depuis 2007 : suppression en Term S, disparition des modules, programmes rédigés dans l'urgence, parfois présentés comme ambitieux mais en fait peu adaptés aux lycéens d'aujourd'hui.

Quelques décisions récentes inversent la tendance (retour de l'HG en Term S, mais avec une perte d'1h30 par prof, retour d'un minimum de chrono en 1ere S). Il faudrait y ajouter une réflexion sur la spécificité de chaque niveau
(le collège n'est pas un petit lycée, le lycée pas une mini-université, les lycéens ne feront pas tous des études d'histoire ...). Une remise à plat serait nécessaire mais elle ne vient pas sans doute pas, dans cette alternance ou dans la prochaine ...

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-histoireactualites-du-vendredi-080313-francois-hartogchristophe-chttp://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-08.03.2013-ITEMA_20457270-0.mp3

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07 janvier 2013

La marchandisation universitaire

 

La mondialisation universitaire
Entretien avec l'historien Christophe Charle - La vie des idées - 04-01-2013
http://www.laviedesidees.fr/La-mondialisation-universitaire.html

extraits :
- Internet et les universités ?  « Comme toute mutation technique, Internet peut constituer la meilleure ou la pire des choses pour ceux qui sont attachés à un certain idéal démocratique et ouvert des universités.

La meilleure, s’il permet d’effacer un certain nombre d’obstacles à la diffusion des savoirs, des cours et des difficultés de communication entre collègues ou entre universitaires et étudiants quels que soient l’origine, l’âge, la motivation. La pire si, comme c’est pratiqué dans certaines universités privées à but lucratif, il s’agit de fournir des « kits » d’enseignement uniformisés, conformes à une routine ou à des objectifs utilitaristes, et destinés à transformer l’enseignement supérieur en un marché standardisé comme un autre … »

« Ces visions technophiles de l’avenir universitaire oublient aussi qu’un cours n’est pas un manuel lu devant un micro, ni une performance aguichante devant une caméra. Surtout si les cours ne sont pas nourris par le travail parallèle des enseignants chercheurs, on peut directement les supprimer et les remplacer par des polycopiés obligatoires sur tout le territoire. La diversification des enseignements supérieurs et des publics et l’accélération des flux d’informations sur lesquels reposent les enseignements rendent l’adaptation permanente des formules pédagogiques indispensable, alors que des formules vidéo ou audio enregistrées risquent, du fait des coûts, de pousser à la stagnation, au choix des enseignements standardisables ou à la reproductibilité au moindre coût, incompatible avec la modification continue des contenus ».

 

- La marchandisation de l’enseignement supérieur dans le monde :
.... Journée d'études de l'ARESER - 05.10.2012
..... http://www.ihmc.ens.fr/La-marchandisation-de-l.html

« ... il existe encore de très grands écarts quant au processus de « marchandisation ». La philosophie néolibérale de l’étudiant client et la volonté de gérer les établissements comme des entreprises pour réduire la dépense d’origine publique gagne du terrain partout, y compris dans les pays de tradition social-démocrate ou étatiste. Toutefois il faut rappeler, si l’on se place dans une perspective de moyenne durée, que la vision libérale ou privée de l’enseignement supérieur était déjà dominante au XIXe siècle dans les pays anglophones, voire dans certains segments de l’enseignement supérieur français (par exemple, l’École libre des sciences politiques créée en 1872, ancêtre de « Sciences-Po », ou les facultés catholiques, les écoles de commerce ou d’ingénieurs financées par des fonds privés). Elle a subi une phase de reflux avec l’émergence de l’idée d’État-providence étendue à l’enseignement supérieur et la volonté de démocratisation des études après 1945. Mais le balancier est reparti dans l’autre sens à partir des années 1980 sous l’effet des difficultés économiques, de l’alourdissement des coûts de l’enseignement supérieur et des politiques de restriction budgétaire.
Cette vision a conquis une partie de la planète trente ans plus tard, mais pas la totalité, et elle a pris des formes extrêmement différentes selon les continents  ».


- Lire également la référence à l'histoire des universités en Allemagne, et au corporatisme négatif lors de la République de Weimar :
« ... devant l’augmentation rapide des effectifs, la féminisation et le déclin de statut des universitaires et des étudiants provoqué par diverses crises de cette période, les « mandarins » allemands sont devenus de plus en plus conservateurs et hostiles au régime républicain, tandis qu’une partie importante des étudiants, inquiets devant la menace du chômage, a basculé plus tôt encore que l’électorat vers les organisations liées au parti nazi. Arrivé au pouvoir, ce dernier a pratiqué une politique universitaire régressive dont les universités allemandes ont mis très longtemps à se remettre après 1945 ».

 

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Christophe Charle - source France-Culture
Liste des publications, page IHMC - format pdf oct 2012


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29 novembre 2011

Une brève histoire de la modernité

 

Dans Les Lundis de l'histoire du 28/11,
Michelle Perrot a invité deux historiens :
Christophe Charle pour Discordance des temps. Une brève histoire de la modernité , Paris, Armand Colin (2011)
Anne-Marie Thiesse pour Faire les Français. Quelle identité nationale ? Paris, Stock (2010)

L'émission au format mp3

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Gustave Courbet, L'atelier du peintre, 1855 - Musée d'Orsay - 359 x 598 cm
source : The Web Gallery of Art

- 20e minute : Courbet, L'enterrement à Ornans, L'atelier du peintre

CC vante le rôle de Courbet dans l'invention de la modernité, à côté de Manet.
Ornans, c'est pour lui le scandale d'un tableau de grande dimension qui met au centre des gens ordinaires, pas des grands hommes. 
L'atelier du peintre : c'est une réponse à l'autocélébration de Napoléon lors de l'exposition de 1855, Courbet louant un pavillon face à l'exposition officielle. CC y voit le sacre de l'artiste (au centre, à la place de Napoléon 1er), la femme (modèle ou allégorie de la vérité), un jugement dernier (les amis du peintre parmi les élus, ses adversaires parmi les réprouvés).

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- vers la 27e minute, Christophe Charle distingue 3 modernités

. Le moment 1830 : retour de la révolution, convergence entre phénomènes esthétiques, politiques et sociaux - les utopies, le romantisme comme un potentiel de relecture de l'avenir

. La modernité classique (pour la France), 1850-1890, naissance de l'art moderne, industrialisation,  lutte en faveur de la démocratie et de la république, 3 éléments au fondement de notre modernité, espoir d'un progrès indéfini

. La modernité problématique, retour critique et doute vers 1900. La modernité n'a pas tenu ses promesses, le grand soir n'arrive pas, le peuple se laisse séduire par des démagogues, le progrès social n'efface pas les inégalités, la guerre n'a pas été abolie, mais les conquêtes coloniales installent les Empires et la concurrence entre pays européens mène à la Grande Guerre.


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