Aller à Auschwitz-Birkenau ?

Birkenau - 18 mars 2001 - source : Clioweb
- Enseigner la Shoah, des professeurs en quête de réponses à Auschwitz - Le Monde 09.04.2012
Mattea Battaglia a accompagné 40 profs de l'académie de Toulouse.
Une visite encadrée par le Mémorial de la Shoah.
En fond, lire le mépris à la mode à l'égard des manuels
(« Je ne sais pas qui a le temps de se tenir à jour, de lire un livre, un vrai, pas un manuel » (sic))
http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/2012/04/09/
- « Un aspect du génocide s'est révélé à moi :
tuer prend, somme toute, très peu de place » - Le Monde 09.04.2012
Claire Zalc a accompagné un voyage depuis Reims.
http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/2012/04/09/
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- Annette Wieviorka : « Il n'est pas indispensable d'aller visiter Auschwitz pour savoir ce qu'a été la Shoah, pas plus qu'il n'est nécessaire de visiter les champs de bataille de la Grande Guerre pour connaître son histoire » - Le Monde 09.04.2012.
Elle évoque la place d'Auschwitz dans la mémoire collective, à la fois usine nazie de mise à mort, camp de concentration sans oublier la quarantaine de kommados (cf Bobrek pour Simone Veil)
« Si un enseignant en éprouve le besoin, une visite peut beaucoup lui apprendre, sur les traces de l'histoire qui s'est déroulée sur ce site, mais aussi sur la façon dont il a été muséifié et sur les problèmes que pose sa conservation ».
« Ces voyages visent à inculquer aux adolescents le "plus jamais ça". A y réfléchir, cette conception de l'éducation est curieuse. Elle postule que nos élèves sont des petits nazis en puissance qu'il faut éduquer non par l'inculcation de valeurs positives mais "contre Auschwitz". Une éducation préventive... Il arrive d'ailleurs que les jeunes soient déçus. Certains attendaient beaucoup de ce voyage, une sorte de révélation ou de conversion. Il ne s'est rien passé de tel. Comme si le fait d'aller quelques heures sur le lieu pouvait être source de transformation »
http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/2012/04/09/annette-wieviorka

Birkenau - 18 mars 2001 - source : Clioweb
- La déportation dans les camps nazis - http://clioweb.free.fr/camps/deportes.htm
- Le Cercle d'étude de la déportation et de la shoah - http://www.cercleshoah.org/
- Nuit et Brouillard, un film dans l'histoire - http://clioweb.free.fr/camps/nuitetbrouillard.htm

Les camps nazis - manuel Belin Terminale 1983
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Albums d'Auschwitz
- Albums d'Auschwitz, un documentaire de William Karel et Blanche Finger
à propos de 2 albums : celui récupéré par Lilly Jacob (193 photos), celui de l'officier SS Karl Höcker
http://www.pluzz.fr/album-d-auschwitz.html
http://television.telerama.fr/television/album-s-d-auschwitz
Sur le site du Cercle d'étude, 2 adresses :
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article128
L’album d’Auschwitz . L’album de Lilly Jacob, appelé aussi l’album de Yad Vashem
http://www1.yadvashem.org/yv/en/exhibitions/album_auschwitz/index.asp

Lilly Jacob
http://www1.yadvashem.org/exhibitions/album_auschwitz/lilly.html
L'album SS d'Auschwitz, ou le trésor de Lili Jacob - Le Monde 30/05/2005
http://www.lemonde.fr/2005/05/30/l-album-ss-d-auschwitz-ou-le-tresor-de-lili-jacob
http://www.lemonde.fr/2005/05/30/l-album-d-auschwitz_655084_641295.html

L’album des SS de Karl Höcker, sur le site du Mémorial de l'Holocauste à Washington - 2007
http://www.ushmm.org/museum/exhibit/online/ssalbum/auschwitz_album/
5/09/2007 : Les graphistes du journal Le Monde ont recadré cette photo et fait disparaître la jeune femme de gauche.
http://clioweb.free.fr/camps/hocker.htm
http://thebrowser.com/recommended/auschwitz-album-by-peter-hellman
Auschwitz, Les croquis de la terreur

source : Der Spiegel - http://www.spiegel.de/fotostrecke/fotostrecke-77452.html
Found hidden away in a bottle, the Auschwitz Memorial Museum has published sketches drawn by a prisoner at the Birkenau extermination camp around 1943. They provide a rare first-hand glimpse of life and death inside. A former prisoner working as a watchman discovered the 32 sketches in a bottle near the death camp's crematorium in 1947. The book is part of the museum's plans to launch a catalogue of 6,000 artworks in its archives.
The Sketchbook from Auschwitz includes the 22 pages of drawings from an unknown prisoner whose initials were apparently MM. They represent a rare first-hand historical account of the Holocaust.
http://www.spiegel.de/international/germany/0,1518,809591,00.html
The Sketchbook from Auschwitz, preserved in the collections of the Auschwitz-Birkenau State Museum, is being published in its entirety for the first time. Former prisoner Józef Odi, who was then acting as a watchman on the grounds of the Memorial, found it at the site in 1947.
The 22 pages were stuffed inside a bottle concealed in the foundations of one of the barracks of the Birkenau camp, not far from the place where gas chambers and crematoria IV and V were located. Most of the sketches were in pencil; some of them were tinted with ink or colored pencil.
Auschwitz-Birkenau Memorial and Museum
Le Musée d'Auscwitz publie des dessins qui montrent la vieille Rampe, la sélection, les bâtiments de la mort, les Kapos, les punitions, les massacres... Ils ont été trouvés dans une bouteille près d'une des baraques de Birkenau en 1947.
(source Nicole, Cercle d’étude).
Auschwitz-Zeichnungen: Skizzen des Schreckens
http://einestages.spiegel.de/
Agnieszka Sieradzka: "The Sketchbook from Auschwitz"
Auschwitz-Birkenau - State Museum, Oswiecim 2011, 115 Seiten.
Henry Bulawko (1918-2011)

Le Cercle d'étude : de gauche à droite, Henry Bulawko, Pierre Truche, Hubert Tison
Henry Bulawko, Résistant, déporté, témoin engagé (1918-2011)
président d’honneur de l’Amicale des déportés d’Auschwitz (devenue depuis l’UDA - Union des déportés d'Auschwitz)
« Né en 1918 en Lituanie, il arrive en France en 1925 et ne parle alors que le yiddish. Il s'éloigne de la tradition rabbinique, que son père, lui-même rabbin, voulait lui faire suivre et fréquente l'école laïque, rue des Hospitalières-Saint-Gervais, dans le 4ème arrondissement de Paris.
Dans les années Trente, il travaille pour le Comité central d'aide aux émigrants, sa connaissance de la langue yiddish lui permettant d'entrer en contact avec les immigrants juifs d'Europe centrale et orientale. Il participe aussi aux activités du mouvement de jeunesse sioniste Hashomer Hatzaïr3, d'orientation socialiste et laïque.
Avec des jeunes de cette association, il travaille dans le Comité de la rue Amelot (11ème arrondissement), créé le 15 juin 1940, et s'engage dans le sauvetage d'enfants juifs convoyés en région parisienne et en zone non occupée. Il développe la fabrication de faux papiers (avec Berthe Zysman), la rédaction de tracts et la diffusion de journaux, en relation avec le mouvement Solidarité, d'obédience communiste, jusqu'à la fin de 1941.
Prévenu par un policier de la rafle de l'été 1941, il échappe aux arrestations, mais il est appréhendé, le 19 novembre 1942, au métro Père-Lachaise, alors qu'il est en possession de fausses cartes d'identité. Arrêté sous l'accusation d'avoir caché son étoile jaune, il est amené au commissariat de police du 20ème, mais parvient à détruire des papiers compromettants. Identifié comme Juif, il est transféré dans le camp de Beaune-la-Rolande, puis de Drancy. Il est déporté à Auschwitz-Birkenau, le 18 juillet 1943, par le convoi 57, puis interné à Jaworzno.
Après son retour par Odessa et Marseille, il devient journaliste et écrivain ; il témoigne à l'oral et par écrit. Il est élu président de l'Amicale des anciens déportés juifs de France, puis président de l'Amicale d'Auschwitz et des camps de Haute-Silésie, et enfin président d'honneur de l'Union des déportés d'Auschwitz ».
source : La répression de la Résistance en France : des résistants déportés juifs témoignent (cnrd 2010-2011)
http://www.cercleshoah.org/IMG/pdf/livret_repression.pdf
Hommage à Henry Bulawko à la Fondation Rothschild
80, rue de Picpus 75012 Paris
Vendredi 2 Décembre 2011, de 9H45 à 10H45
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article113
L'hommage rendu par Raphaël Esrail, président de l'UDA
extrait :
« ... Avec toi Henry disparaît aujourd’hui un éminent représentant de l’histoire juive de la France. Disparaît aussi un de ces enfants arrivés en France dans les années 1920, qui venaient de cette aire culturelle aujourd’hui anéantie, le « yiddish land », ces émigrés juifs souvent très humbles qui ne connaissaient pas la langue française, qui fuyaient la misère, l’antisémitisme quand ce n’était pas les pogroms.
Marqué dans ta chair par la haine antisémite, tu t’es battu au nom de valeurs universelles pour que survivent la mémoire de la Shoah et ta culture d’origine, t’engageant ainsi pour ces hommes, ces femmes et ces enfants, bafoués, humiliés, massacrés par le nazisme.
Merci à toi Henry ... ».
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article207
Henry Bulawko, "porteur de mémoire" jusqu'à son dernier jour
Thomas Wieder - Le Monde - Carnet 03/12/2011
Peu d'anciens déportés ont, avec une telle constance et pendant de si longues décennies, œuvré pour perpétuer le souvenir de la Shoah. Mort dimanche 27 novembre au lendemain de son 93e anniversaire, Henry Bulawko faisait partie des rares rescapés à avoir endossé, dès leur retour des camps nazis, le rôle de " porteur de mémoire ". Et à en avoir fait l'engagement de toute une vie.
Cette vie bascule, le 19 novembre 1942, quand un policier français l'arrête au métro Père-Lachaise sous prétexte qu'il dissimule son étoile jaune sous sa gabardine. Henry Bulawko est alors un jeune homme de 23 ans déjà très engagé dans la vie de la communauté juive. Fils et petit-fils de rabbin, né en Lituanie en 1918 et arrivé à Paris à l'âge de sept ans, il est l'une des chevilles ouvrières du " Comité de la rue Amelot ", une organisation clandestine créée en 1940 pour fournir aux juifs persécutés des fausses pièces d'identité, les aider à franchir la ligne de démarcation et organiser le sauvetage des enfants.
DES " MARCHES DE LA MORT " AU TRAVAIL ASSOCIATIF
Interné à Beaune-la-Rolande puis à Drancy, où il reste huit mois au total, Henry Bulawko est déporté en Pologne le 18 juillet 1943. Là, il est affecté au camp de Jaworzno, l'un des nombreux commandos satellites dépendant de l'immense complexe concentrationnaire d'Auschwitz, où les détenus sont affectés à deux tâches principales : l'extraction du charbon et la construction d'une usine d'électricité.
Survivant des terribles " marches de la mort " qui suivent l'évacuation des camps dans les semaines précédant l'effondrement du Troisième Reich, il retrouve finalement Paris en mai 1945. Quelques jours plus tard, il participe à la fondation de l'Association des anciens déportés juifs de France.
Engagé dès l'immédiat après-guerre dans un travail associatif qui ne cessera pas, Henry Bulawko ne fait pas partie, en revanche, des tout premiers à témoigner. Préférant se taire quand d'autres brisent le silence, tels Louise Alcan, Suzanne Birnbaum, Pélagia Lewinska, André Rogerie ou Georges Wellers, dont les souvenirs sur Auschwitz paraissent au lendemain de la Libération, il ne prend la plume que quelques années plus tard. C'est en 1954 que paraît son témoignage, Les jeux de la mort et de l'espoir. Il sera réédité en 1980, avec une préface du philosophe Vladimir Jankélévitch.
TENIR TÊTE AUX NÉGATIONNISTES
Président d'honneur de l'Union des déportés d'Auschwitz, Henry Bulawko était présent sur tous les fronts de la mémoire. Très impliqué dans l'organisation des commémorations, comme celle qui a lieu chaque 16 juillet en hommage aux victimes de la Rafle du Vel' d'Hiv', il avait fait partie des rescapés venus témoigner au procès de Klaus Barbie, l'ancien chef de la Gestapo lyonnaise, en mai 1987. Il n'hésitait pas, quand il l'estimait nécessaire, à tenir tête aux négationnistes.
Longtemps président de la commission du souvenir au sein du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), ce défenseur de la culture yiddish ne dissociait pas son combat pour la mémoire des enjeux du présent. Engagé à la fin des années 1930 au sein de la branche française de l'Hashomer Hatzaïr (" la jeune garde ", en hébreu), cofondateur, en 1954, du cercle Bernard-Lazare, du nom de cet intellectuel français connu pour son engagement sioniste et dreyfusard, il était resté fidèle toute sa vie à ses idéaux de jeunesse, défendant avec autant de force l'existence de l'Etat d'Israël et la nécessité de faire la paix avec les Palestiniens.
Commandeur de la Légion d'honneur depuis 1999, cet homme hanté par les malheurs du siècle mais habité par une grande joie de vivre – il est notamment l'auteur d'une précieuse Anthologie de l'humour juif et israélien (Bibliophane, 1988) – était retourné une dernière fois à Auschwitz le 27 janvier 2005. Soixante ans jour pour jour après l'entrée des soldats soviétiques dans le camp, Jacques Chirac, alors président de la République, avait alors prononcé ces mots : " Merci à vous en particulier, chère Simone Veil, merci à vous, cher Henry Bulawko : à travers vous, c'est à tous les témoins de l'inimaginable que je veux dire notre admiration et la reconnaissance de la France. "
25 novembre 1918 Naissance à Lyda (à l'époque en Lituanie, aujourd'hui en Biélorussie)
1943-1945 Déporté à Auschwitz
1954 " Les Jeux de la mort et de l'espoir " (éd. AADJF)
27 novembre 2011 Mort à Paris
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Aline Korenbajzer
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- A Orléans, la mémoire retrouvée des enfants déportés. Libération 16/07/2011
Ouvert en janvier, le Musée-mémorial des enfants du Vél d’Hiv' permet notamment d’exploiter les archives des camps du Loiret. L'article cite Hélène Mouchard-Zay, fondatrice et présidente du CERCIL, fille de Jean Zay, et Nathalie Grenon, directrice du Musée-mémorial.
http://www.liberation.fr/societe/01012349286-a-orleans-la-memoire-retrouvee-des-enfants-deportes
- « La détresse des petits livrés à eux-mêmes ». Libération 16/07/2011
Soixante-neuf ans après la rafle du Vél d’Hiv', Annette Krajcer, 12 ans en 1942, raconte l’horreur des camps de transit.
http://www.liberation.fr/societe/01012349284-la-detresse-des-petits-livres-a-eux-memes
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Aline Korenbajzer est l'une des 4 400 enfants juifs
internés dans les camps du Loiret, déportés et assassinés à Auschwitz.
Son père, Abraham a été arrêté le 14 mai 1941.
Aline et sa mère, raflées le 16 juillet 1942, sont assassinées le 31 août 1942,
le jour anniversaire des 3 ans d'Aline.
source : http://fr.calameo.com/read/000147994075c160579a6
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Le 14 mai 1941, 3.700 Juifs sont ainsi arrêtés dans la région parisienne : c'est la rafle du billet vert. Les hommes sont massivement déportés par les convois 2, 4, 5, et 6 partis respectivement le 5 juin de Compiègne, le 25 juin de Pithiviers, le 28 juin de Beaune-la-Rolande, et le 17 juillet de Pithiviers.
En 1942, entre le 19 et le 22 juillet 1942, après la rafle du Vél d'Hiv', près de 8.000 personnes - parmi lesquelles plus de 4.000 enfants, souvent très jeunes - sont transférées dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, conçus pour en accueillir moitié moins.
Fin juillet, la décision est prise de déporter les adultes... Les mères et les grands adolescents sont déportés vers Auschwitz par 4 convois du 31 juillet au 7 août (convois 13 à 16). Les enfants restent seuls, livrés à une détresse absolue, matérielle et psychique.
Le 13 août 1942, l'accord écrit pour la déportation des enfants arrive de Berlin. Entre le 15 et le 25 août, les enfants sont transférés à Drancy , d'où ils sont déportés à Auschwitz-Birkenau, majoritairement par les convois 20 à 26 (du 17 au 28 août 1942). Ceux qui ne partent pas dans ces convois partiront un peu plus tard, notamment le 21 septembre par le convoi 35, depuis la gare de Pithiviers (la plus jeune a 2 ans).
Aucun des enfants déportés n'est revenu.
d'après Nathalie Grenon, directrice du Musée-mémorial
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19410514
La rafle du billet vert et l'ouverture des camps du Loiret, conférence organisée par Le Cercle d'étude en juin 2011
La rafle du Vél' d'Hiv'
vue par Arlette Reiman-Testyler, enfant internée, enfant cachée : http://www.cercleshoah.org/spip.php?article130
vue par Sarah Montard, Chassez les papillons noirs : http://www.cercleshoah.org/spip.php?article173
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Le Musée-mémorial des enfants du Vél d’Hiv', 45 rue du Bourdon Blanc, Orléans
http://www.cercil.fr/
source : http://fr.calameo.com/read/000147994075c160579a6
Rappels :
- Marie-Jo Chombart de Lauwe, Ida Grinspan, Sam Braun, Henri Borlant, Charles Palant. cinq déportés témoignent dans l'émission Hors-Champs (France-Culture, avril 2011).
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/07/15/21612474.html
- Témoins : Fondation de la Mémoire de la Shoah - Le Monde - TV5 - Steven Spielberg - Fortunatoff
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/07/14/21624722.html
Témoins de la Shoah
Témoignages de déportés d’Auschwitz en vidéos sur le web
adresses actualisées à partir du fichier : http://www.cercleshoah.org/spip.php?article73
- 114 enregistrements réalisés pour la Fondation pour la mémoire de la Shoah par l’INA :
http://www.ina.fr/entretiens_interactifs/Shoah/memoires-de-la-shoah/1
La liste des 114 "témoins" :
http://cercleshoah.free.fr/cercle/fms-ina-114.jpg
ou page 22 dans ce fichier en pdf : http://www.fondationshoah.org/FMS/DocPdf/Actualite/DP-MDS.pdf
- Les derniers témoins racontent,
Mémorial de la Shoah et mairie de Paris,
24 séquences vidéos consultables sur le site du journal Le Monde, août 2005.
Détour nécessaire par l'indispensable Web Archive.
Ida Grinspan - Yvette Lévy - Irène Hajos - Hélène Persitz
Charles Baron - Henri Borlant - Roger Perelman - Charles Palant
Léon Poliakov - Hélène Broda - Denise Siekrski et Georges Loinger
Maurice Livartowski - Paule Andriesse - Sonia Melviez - Félix Dratwa -
Marceline Loridan-Ivens - Charles Schulman - Maxi Librati
Simone Veil - Otto Klein - Madeleine et Jacques Goldsztein - Paul Sobol -
Samuel Pisar - Milo Adoner - Ruth Fayon -
http://web.archive.org/web/20090129223620/http://lemonde.fr/web/sequence/0,2-641295,1-0,0.html
- Auschwitz, le temps de la mémoire, site de TV5, vidéos en ligne : Yvette , Jules, Addy, Ginette, Sam...
http://www.tv5.org/TV5Site/auschwitz/
- Quatorze récits d’Auschwitz (14 documentaires de 26 minutes conçus par Annette Wieviorka, avec la participation d’Henri, Ida, Raphaël, Violette, Odette..., réalisés par Caroline Roulet, disponibles en dvd MK2-FMS. Extraits sur le site.TV : http://www.lesite.tv/videotheque/0502.0000.00-14-recits-dauschwitz
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- La Fondation Steven Spielberg (archives de l’histoire audiovisuelle des survivants de la Shoah) a enregistré des témoins de la Shoah (37,348 interviews out of 51,686). Des extraits en anglais peuvent être visionnés sur le site de l'USC Shoah Foundation - Institute for Visual History and Education (USC = University of Southern California).
http://dornsife.usc.edu/vhi/
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- The Fortunoff Video Archive for Holocaust Testimonies is a collection of over 4,300 videotaped interviews with witnesses and survivors of the Holocaust. Yale University Library :
http://www.library.yale.edu/testimonies/
Auschwitz, le devoir d'histoire
Shoah, le devoir de mémoire - Libération 24-03
Le souvenir du génocide juif se heurte à la disparition prochaine des survivants. Sa place à l’école doit encore être trouvée, entre cours d’histoire et éducation civique. http://www.liberation.fr/societe/
«Les voyages à Auschwitz ne peuvent remplacer un cours d’histoire»
Georges Bensoussan et Sophie Ernst, historiens, réfléchissent à l’enseignement de la Shoah :
http://www.liberation.fr/societe/
La présentation du Memoire Demain, le dvd de l'UDA - l'Union des Déportés d'Auschwitz au Lycée Louis Le Grand est à l'origine de l'article et de l'entretien.
Devoir de mémoire : les médias semblent adorer une formule qui leur évite d'avoir à expliquer la différence que les historiens font entre le devoir d'histoire et le travail de mémoire.
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Devoir_de_mémoire
Evelyne Marsura (2002) : http://www.memoire-net.org/article.php3?id_article=131
Laurent Wirth (2002) : http://www.ac-reims.fr/datice/bul_acad/hist-geo/bul26/wirth.htm
Reims, Histoire et mémoires : http://www.crdp-reims.fr/memoire/enseigner/memoire_histoire/05historiens1.htm
« La disparition progressive des derniers survivants » va-t-elle changer l'enseignement de l'histoire ?
L'histoire n'existerait que par le témoignage des acteurs (et des victimes). Curieuse déformation, installée dans les médias avec l'avancée en âge des derniers soldats de 1914-1918. Dans une telle vision, que faudrait-il dire du travail des historiens modernistes, médiévistes ou antiquisants ?
Le rapport entre le témoin, l'historien et le professeur d'histoire a été étudié par Annette Wieviorka. L'écouter dans son long entretien pour l'INA avec JB Peretié en 2006.
http://clioweb.canalblog.com/tag/wieviorka
Il doit exister des milliers d'heures de témoignages de déportés archivés sur le web ou des millions de pages éditées. Le Cercle d'étude propose un choix d'ouvrages et de vidéos : http://www.cercleshoah.org/spip.php?article86
La déportation dans les camps nazis : http://clioweb.free.fr/camps/deportes.htm
Sylvie Lindeperg, Nuit et brouillard, un film dans l'histoire O Jacob, 2007
Extraits :
« Sur le fond, enseignants et historiens s’interrogent aussi sur l’évolution de cet enseignement qui ne trouve pas toujours sa place, entre cours d’histoire classique et cours d’éducation civique. La tendance est à dissocier plus clairement, d’un côté, les faits historiques, et de l’autre, les valeurs - lutte contre les discriminations, le racisme, - et les fondements de la morale républicaine ».
« La France est considérée comme une nation pilote sur l'enseignement de la Shoah »
Une seule institution semble posséder la vérité... Pour Bensousan, « Un bon enseignement est celui qui explique la genèse politique du crime de masse qui s'appelle Auschwitz, et en quoi c'est un événement sans précédent et spécifique - étant entendu que ce n'est pas le seul génocide du XXe siècle ». Chaque élève doit pouvoir comprendre, poursuit-il, que c'est « le regard zoologique du nazisme sur l'espèce humaine » qui en est à l'origine...
Le voyage à Auschwitz ? « Rien ne vaut un cours d’histoire où l’on développe une réflexion politique »
[seulement politique ? C'est sans doute ce qui a conduit à la suppression de l'enseignement de l'histoire en terminale pour les élèves scientifiques]
« Là où le bât blesse, c'est dans la formation des enseignants » … « les jeunes certifiés ignorent le nom de Raul Hilberg ».. Il reste des progrès à faire : « on » ne distingue toujours pas entre les « camps de concentration », où l’on ne perpétuait pas des crimes de masse, et les « centres de mise à mort », de vraies usines à meurtres ».
« il y a des problèmes dans des établissements de banlieue, avec des jeunes d'origine arabe, en particulier maghrébine. Et cela devrait interroger les élites françaises ».
« Certains profs sont, en outre, sensibles aux thèses de l'ultra gauche »
« La Shoah arrive comme un coup de tonnerre lors de l'étude de la Seconde Guerre mondiale ... Il manque un récit construit sur l'histoire des Juifs, sur l'antijudaïsme chrétien et la spécificité de l'antisémitisme en Europe au XIXe et XXe siècle ».
[dans le prochain programme de 1ere, en dehors de l'anéantissement, combien de minutes sur la 2 GM ?]
Le voyage à Auschwitz-Birkenau ? « le choc de l'horreur ... conduit à un antiracisme de conformisme »
Sarah Montard, suite
Sarah Montard, rescapée de la Shoah, a témoigné au lycée La Morandière (20/09/2010).
La presse locale en parle.
Avec 2 détails surprenants :
- « la Marche de la mort les mènera au camp de Bergen-Belsen à 90 km
d'Auschwitz... » (Ouest-France)
90 km ou plutôt 900 km ?
[ NDLR : renseignement pris à bonne source,
Sarah et sa mère ont marché pendant trois jours - d'où les 90 km -
avant de voyager 5 jours et 5 nuits en train ]
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Granville
- « Malheureusement, la malchance la rattrapera le 24 mai 1944 » La Manche Libre
La malchance, c’est en fait la lettre de dénonciation
envoyée à la police de Vichy par un de ses voisins !
Ne pas oublier également l’entreprise hitlérienne de destruction des Juifs.
Au Vel d'hiv, nous étions comme des fantômes verts (?)
[ En fait, Sarah a parlé de la verrière peinte en bleu,
qui donnait une impression colorée aux personnes arrêtées
par la police de Pétain ]
http://www.lamanchelibre.fr/

Sarah au Lycée La Morandière ( La Manche Libre, 27/09/2010 )
Lire également Sarah Montard le billet du 17/09/2010
Sarah Montard

Sarah Montard, lors du 67e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv.
Elle a été déportée à Auschwitz en mai 1944 - source Blog Laurent Montard
Témoignage en 3 parties, pour le Mémorial de la Shoah ( après la pub de dailymotion :-)....
partie 1
http://www.dailymotion.com
partie 2
http://www.dailymotion.com/
partie 3
http://www.dailymotion.com/
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- Mme Sarah Lichsztejn-Montard
Témoignage pour le Cercle d'étude lors de la conférence de Gérard Noiriel sur L’immigration juive en France de la fin du XIXe à la fin de la seconde guerre mondiale (25 juin 2008).
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article55
« Sarah est née en 1928 à Danzig de parents polonais ; elle est arrivée en France à l’âge de 2 ans et demi. Son père, né en Lituanie dans une famille de rabbins, est devenu libre penseur, sioniste de gauche, puis anarchiste en lisant Bakounine et Kropotkine. C’est un intellectuel, poète et journaliste yiddish, enseignant dans une école juive. Il fréquente le cercle des écrivains juifs de Varsovie. Sa mère, née à Malorita, un shtetel près de Brest-Litovsk, vient d’une famille traditionnaliste. Elle a étudié à l’école russe. Elle est couturière à façon. Après la révolution russe et la guerre russo-polonaise, le village est devenu polonais. La situation économique est très dure, l’antisémitisme virulent. Ils émigrent en France, le pays des droits de l’homme, de la liberté et de la douceur de vivre. Ils habitent d’abord dans le XVème où ils côtoient des Russes blancs. Ils déménagent dans le XXème, arrondissement à forte population juive, à Ménilmontant, puis à Belleville. Les logements sont moins chers et ressemblent à des taudis, sans électricité, sans eau, avec des punaises.
Les parents, de gauche, sont surveillés par la police. La mère, ouvrière à domicile, est payée à la pièce, et connaît la morte saison en hiver. Le père, l’intello, travaille épisodiquement dans les journaux juifs ou dans des petits boulots non déclarés. Sans carte de travail, il est reconduit à la frontière espagnole, italienne ou belge, tous les 6 mois et revient clandestinement. Les connaissances de ses parents s’intéressaient tous à la politique et avaient amené le yiddish dans leurs bagages. Ils étaient très pauvres, mais elle était heureuse. Le samedi, quoiqu’il arrive, ils s’évadaient au cinéma. L’essentiel, c’était l’école. Quand, à quatre ans, elle va à l’école maternelle, elle ne parle pas du tout français. Ses parents suivaient des cours de français à l’Alliance française. C’était primordial pour s’intégrer. Ses parents sont pleins de respect pour l’école de la République. Elle se souvient de quelques réflexions antisémites ... ».
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- Les rescapés, témoigner pour transmettre, n° 6 - 2008 -
extrait :
«
Sarah Montard, petite Parisienne, est âgée de 11 ans et demi au début
de la guerre. Pour échapper aux bombardements, sa famille l’envoie dans
une maison de l’Oeuvre de secours aux enfants (OSE) jusqu’en juillet
1940, sur la Côte d’Azur, où sa mère vient la chercher. Elles
reviennent à Paris en passant la ligne de démarcation.

Sarah et les enfants de l'OSE à Boularis (Côte d'Azur) en 1940
source : Serge Klarsfeld, Mémorial, repris sur le site holocaust-memory.org
En mai 1941, son père est arrêté lors des premières rafles de Juifs étrangers et interné au camp de Pithiviers, dans le Loiret, d’où il réussit à s’évader en août 1941 et entre alors dans la clandestinité.
Le 15 juillet 1942, une amie du lycée prévient Sarah qu’une arrestation massive se prépare et qu’il faut quitter Paris. Mais Sarah et sa mère sont arrêtées le lendemain par la police française. À 14 ans, l’enfance de Sarah bascule. Conduites au Vél’ d’Hiv', elles réussissent à s’en évader le même jour et se cachent chez des amis, puis dans une chambre, à Paris.
Le 24 mai 1944, à 7 heures du matin, deux jeunes inspecteurs en civil viennent arrêter Sarah et sa mère suite à une lettre de dénonciation. Conduites au dépôt du palais de Justice, elles partent le lendemain pour Drancy. Le 30 mai 1944, Sarah et sa mère sont envoyées à la gare de Bobigny d’où elles partent pour Auschwitz, par le convoi n° 75. Elles arrivent le 2 juin 1944 à Birkenau. Toutes deux sélectionnées sur la Bahnrampe de Birkenau, elles sont affectées dans des Kommandos extérieurs dans lesquels elles effectuent d’exténuants travaux. Séparée de sa mère, elle est envoyée au camp des hommes.
Le 18 janvier 1945, le camp est évacué. Pendant la « marche de la mort » elle retrouve sa mère, et elles arrivent ensemble au camp de Bergen-Belsen. Sarah y attrape le typhus, mais sa mère la sauve.
Libérées par l’armée anglaise le 15 avril 1945, elles reviennent à Paris le 24 mai 1945 et retrouvent le père de Sarah qui avait pu se cacher. Aujourd’hui, Sarah témoigne inlassablement et accompagne régulièrement des élèves à Auschwitz ».
16 mars 1945: c'est aujourd'hui mon anniversaire !
http://www.anti-rev.org/temoignages/Montard96a/body.html
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- Sur le blog de Laurent Montard :
67eme anniversaire de la rafle du Vel d'hiv
Voyage à Auschwitz
Discours du 19 juillet 2009
Sarah prépare un ouvrage dont le titre vient d'une chanson d'Edith Piaf : Chassez les papillons noirs (à paraître début 2011)

Sarah à Granville, le 16 septembre 2010
Le 20, elle est allée témoigner au Lycée La Morandière.
