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Vue de la ville d'Orléans. Prise de la rive sud de la Loire en amont du pont. détail.
Dessin de Thomas-Aignan Desfriches. (Arch. dép. du Loiret 4 Fi 315b)


Servir et asservir, Esclavage et domesticité dans le Loiret
Service éducatif des AD 45 -  Sylvain Négrier
https://www.archives-loiret.fr/espace-pedagogique/notre-offre-pedagogique/les-dossiers

version en premier jet ; suite à suivre

Le 29 janvier 1789, à Montargis, Adélaïde Cacqueray de Valménier donne volontairement la liberté
à son nègre nommé Louis, créole de la Martinique.
La famille d’Adelaïde a des attaches en Martinique. Son mari, Charles de Pradel,
officier de marine mort en service en 1764, possédait une habitation en Louisiane.
Cet acte est une des nombreuses traces de l’histoire de l’esclavage laissées
dans les Archives départementales en métropole, même loin du littoral.

Le dossier élaboré par Sylvain Négrier pour le service éducatif des AD45 évoque le sort de ces esclaves :
lettres décrivant les mauvais traitements, débats sur la valeur des esclaves,
procès qui oppose en 1763 Mapondé,
un serviteur acheté en 1743 sur la côte congolaise et son propriétaire,
buste (Pigalle) et dessin figurant Paul, un domestique de Thomas-Aignan Desfriches, etc.

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En 1807, un recensement veut dénombrer les gens de couleur.


La marche vers la liberté est difficile.
La première abolition (1794) est annulée par Bonaparte.
Le décret du 27 avril 1848 (seconde abolition) oppose les abolitionnistes au parti colonial.

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Dans la presse locale, les premiers célèbrent « une mesure éminemment morale et humaine ».
Les seconds déplorent la spoliation des propriétaires non dédommagés.
La loi du 20 avril 1849 établit le principe d’une indemnisation ;
des mesures locales viennent entraver la liberté des nouveaux affranchis.

Le dossier propose une exploitation pédagogique d’un choix de documents,
pour le primaire (par ex, inventaire après décès 1770),
le collège (affranchissement de Louis)
et le lycée (le décret du 27 avril 1848 et sa réception).


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