05 janvier 2017

Peillon crée la polémique


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Vincent Peillon, Vichy et la laïcité, Le Monde 04.01.2017
http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/01/04/vincent-peillon-vichy-et-la-laicite_5057557_823448.html

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Le candidat à la primaire s’en est pris au « fascisme rampant de Mme Le Pen »,
dressant un parallèle entre la situation des juifs sous le régime de Vichy et celle des Français musulmans aujourd’hui.
« J’ai voulu dénoncer la stratégie de l’extrême droite, qui utilise les mots de la République pour les détourner contre la population ».


Vichy et la laïcité ?
Une réponse de Caroline Fourest :

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Laïcité ? M. Peillon a rappelé qu'il avait mis en place un « enseignement moral et civique » dans les écoles

De plus, le philosophe a commis une erreur de date en disant « c’était il y a quarante ans »
Donc en 1976 ??

Ministre, il a beaucoup fait pour ses collègues philosophes.
Mais il n'a pas eu la volonté de faire réécrire les programmes d'histoire malmenés en lycée par Chatel en 2009.

Avant Chatel, en classe de première, trois chapitres traitaient de la seconde guerre mondiale,
de la France de Vichy, de la destruction des juifs d'Europe.
Après, tout doit tenir dans un seul chapitre sur une guerre dite d'anéantissement
(sans doute pour la distinguer de la Grande Guerre, dite guerre totale).


PS : Le républicanisme 1 alternative au socialisme ?
Le Cedre 1 centre de recherches doté de 150 000 euros par an.
Pour assurer les arrières de Peillon ?
http://blogs.mediapart.fr/pierre-funalot


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28 novembre 2012

1914-1944-2014, la polémique



- Une guerre peut en cacher une autre - Libération 09.11.2012

Une « Mission interministérielle des anniversaires des deux guerres mondiales » vient d'être créée avec
la volonté de « rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont lutté pour la défense de la France »
(article 2 du décret du 3 octobre 2012).
Face au rapprochement du centenaire de 1914 et des 70 ans de 1944, le sénateur radical Christian Namy dénonce la confusion mémorielle, des historiens parlent de régression mémorielle.

« Nous n’avons aucune intention de mélanger les anniversaires, explique-t-on au cabinet du ministre (Khader Arif).
Le centenaire sera de loin l’événement central, en nombre de cérémonies, de colloques, de touristes étrangers,
« ceci pour rassurer les élus pour qui c’est un enjeu économique ».
Mais nous ne voulons pas que sous prétexte que le centenaire est un événement exceptionnel,
on passe les 70 ans de 1944 par pertes et profits.
Car c’est un anniversaire exceptionnel, le dernier où il y aura de grands témoins survivants ».
http://www.liberation.fr/societe/2012/11/09/une-guerre-peut-en-cacher-une-autre_859469


- Polémique sur les célébrations - Le Républicain Lorrain 02.11.2012
http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/11/02/polemique-sur-les-celebrations

2014 : la commémoration qui ne passe pas…
http://www.agglo-sarreguemines.fr/2012/11/121110_RL_Visite-president-UL_Region.pdf


- Lors de l'AG de l'APHG, Serge Barcellini a traité des enjeux politiques, mémorielles et économiques
qui accompagnent cette polémique.

En 1964, de Gaulle commémore le débarquement en Provence et le cinquantenaire de 1914.
Il ignore l'anniversaire du 6 juin.
Après 1974, VGE a tenté de faire passer au second plan la commémoration du  8 mai 1945.
En 1984, 1914 et 1944 ont été commémorés au même niveau.
En 1994 et 2004, l'accent est mis sur 1944.

NS avait surdimensionné le centenaire, avec un GIP qui n'était rattaché à aucun ministère, donc directement à l'Elysée.
Le centenaire prévoyait de tout concentrer sur une seule année, à la manière de 1789 pour la Révolution.
5 opérations étaient envisagées : une semaine (très médiatique) à Sarajevo en juin, un 14 juillet avec un clone du défilé de 1919 (et les géants de Nantes), un 31 juillet (Jaurès),  un 2 août, un 11 novembre avec la panthéonisation de Maurice Genevois.
Le GIP de la Mission du centenaire (Légifrance)

La solution ne convenait pas à tous les belligérants, les Britanniques préférant commémorer 1916.
Les Américains voudraient une célébration planétaire pour le D-Day.

Pour le centenaire, la mémoire des lieux succède à celle des hommes.
Avec un enjeu touristique et financier évident
(cf son rapport sur  La Meuse face au défi du centenaire :
Une simple commémoration attirerait entre 50 et 300 000 personnes.
Une politique active de la mémoire en attirerait entre 1 et 4 millions ... :-)
http://www.verdun-meuse.fr/images/files/LA_MEUSE_FACE_AU_DEFI_DU_CENTENAIRE.pdf


A propos de 1944, il reprend l'argument du cabinet : en 2014, le 70e anniversaire sera une occasion exceptionnelle pour donner la parole aux acteurs et aux témoins (il resterait environ 10 000 résistants en vie sur les 270 000  encartés). L'émotion et la mémoire prendront le pas sur l'histoire.

[Le raisonnement n'est-il pas davantage fondé pour le soixantième anniversaire ?
(en 2004 : un résistant ou un soldat de 20 ans en 1944 avait alors 80 ans)
cf l'accueil des vétérans en Normandie en 2004
http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/vire.htm#vire1944-2004 ]


La création d'une Mission interministérielle serait un moyen politique de reprendre la main sur l'ensemble,
et pour le ministre, d'exister ajoute Libération citant ses opposants.

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