08 juillet 2017

Cercleshoah : P Laborie Le chagrin...

 

Histoire et mémoire de la Résistance (Pierre Laborie)
approche critique du livre de Pierre Laborie
Le chagrin et le venin ; Occupation. Résistance. Idées reçues

par Martine Giboureau, pour le Cercle d'étude de la déportation et de la shoah
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article618


I - Chronologie de l’histoire et de la mémoire de la Résistance :
 une succession de « prêts-à-penser » ?
La France héroïque
Le Chagrin et la Pitié
La France résignée, passive voire complice face à l’occupant
la « découverte » du génocide des juifs ; la reconnaissance des Justes

II - Définitions de quelques termes-clés

III - Le travail de l’historien sur une période contemporaine

Le problème des sources pour cerner les aspects quantitatifs
Les méthodes d’analyse
Les enjeux politiques et sociétaux (sociaux ? )


rappel :
compte rendu de l'ouvrage par Cécile Vast pour la revue Historiens & Géographes (2011)
http://aphgcaen.free.fr/chronique/415/Laborie-Vast.pdf
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17 mai 2017

Pierre Laborie (1936-2017)

 

 

laborie-sms1

Pierre Laborie (1936-2017)
source : article Monde sociaux 03.12.2013



Pierre Laborie, un historien
« trouble-mémoire »

par Annelise Rodrigo et Olivier Loubes
Mondes sociaux  03.12.2013
http://sms.hypotheses.org/1651

 

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Histoire et mémoires de Vichy et de la Résistance
Pierre Laborie
, EHESS - INRP 25-27.10.2006

- Les comportements collectifs des Français durant la 2 GM
- La mémoire de la Résistance, un enjeu d’affrontements
- Poser des thèmes de réflexion sur les enjeux de mémoire

le fichier audio en .mp3 (30 Mo) :
http://dl.free.fr/prJ1VDzcB


des notes personnelles
au format pdf
:

http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/laborie-inrp-2006.pdf
en html  : http://clioweb.canalblog.com/archives/2017/05/16/35299226.html

 


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laborie-chagrin

Le chagrin et le venin
« La France sous l'Occupation, mémoire et idées reçues »
(éd. Bayard 2011 + poche Folio 2014)

http://langlois.blog.lemonde.fr/2015/09/12/memoires-et-idees-recues-selon-pierre-laborie/

compte rendu par Cécile Vast pour la revue Historiens & Géographes
(copie du CR sur le site de la Fondation de la Résistance)
http://aphgcaen.free.fr/chronique/415/Laborie-Vast.pdf


Pierre Laborie : La difficile sortie d'une vision en noir et blanc, Le Monde 14.04.2011

http://clioweb.free.fr/presse/1temp/lm/laborie-lm-2017.pdf



Entretien avec Pierre Laborie dans La Fabrique de l’histoire 11.01.2011
 fichier audio mp3 (13e à 47e mn)
à écouter
ou à enregistrer (clic droit)
rediffusion avec lien dans la Fabrique du 19.05.2017

http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/histoireactualites-du-vendredi-280111


Interview par Béatrice Vallaeys dans Libération 30.01.2011


Généalogie de la « vulgate », impact, réception et usages du film Le chagrin et la pitié,

lecture critique des manuels scolaires, rôle des médias, place des historiens,
retour et analyse de la table-ronde de Libération et de ses enjeux
powerpoint Besançon


Un Village français dans les mémoires de la France sous l'Occupation
controverses Henry Rousso / Pierre Laborie
entretiens menés par Sébastien Ledoux
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-controverses-d-un-village-francais/article/280916/


 

Pierre Laborie a publié notamment
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Laborie


laborie-opinion

L'opinion française sous Vichy, Le Seuil, 1990
(habilitation à diriger des recherches 1988)
CR par Claude Lévy pour Vingtième siècle
http://www.persee.fr/doc/xxs_0294-1759_1991_num_29_1_2352_t1_0112_0000_1


Résistants, Vichyssois et Autres, Paris, Ed. du CNRS, 1980 (thèse 3e cycle sur opinion dans Le Lot)
L'opinion française sous Vichy, Le Seuil, 1990
Mémoire et histoire : la Résistance, avec Jean-Marie Guillon, Éditions Privat, Toulouse, 1995
Colloque Toulouse 16-18 décembre 1993 29 texes réunis
dont Jean-Marie Guillon, La Résistance, 50 ans et 2 000 livres après
http://telemme.mmsh.univ-aix.fr/pub/1823747/Histoire_et_Memoire___la_Resistance.html


Les Français des années troubles : de la guerre d'Espagne à la Libération, Seuil, Points-Histoire, Paris, 2001
(recueil d'articles au format poche) -
Le penser double, l'événement au croisement des temporalités
CR Cécile Vast, après la réédition en 2001 de l'ouvrage dans la collection Points Histoire

L'opinion française sous Vichy : les Français et la crise d'identité nationale 1936-1944,Seuil, Paris, Points Histoire, 2001

Penser la défaite, (en collaboration avec Patrick Cabanel), Privat, Toulouse 2002
Les Français sous Vichy et l'Occupation, Milan, Toulouse, 2003
Les mots de 39-45, PU du Mirail, Toulouse, 2006
Ils ont su dire non : Paroles de résistants, avec François Icher, La Martinière, 2008
Pierre Laborie, « Acteurs et historiens dans l’écriture de l’histoire de la Résistance »
in Laurent Douzou [dir.], Faire l’histoire de la Résistance, PUR, 2010

Le chagrin et le venin, Occupation, Résistance, Idées reçues, 2011 + 2014
Les comportements collectifs en France et dans l’Europe allemande
Historiographie, normes, prismes - 1940-1945, dir. Pierre Laborie et François Marcot,
PU Rennes 2015 intro et table des matières



A lire en ligne sur Internet :

Pierre Laborie, De l'opinion publique à l'imaginaire social
Vingtième Siècle N° 1, 1988, article disponible en ligne
http://www.persee.fr/docAsPDF/xxs_0294-1759_1988_num_18_1_4857.pdf


40 millions de pétainistes ? L'Histoire 129, 1990
http://www.lhistoire.fr/quarante-millions-de-pétainistes ?


Construction et réception de l’événement, XXe siècle
Pierre Laborie et Ariette Farge, EHESS 2001-2002
http://annuaire-ehess.revues.org/15579

« L’événement, c’est ce qui advient à ce qui est advenu... »
Entretien avec Pierre Laborie par Pascale Goetschel
 et Chrtistophe Granger, Sociétés et représentations, 2011
http://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2011-2-page-167.htm


1942 et le sort des Juifs : quel tournant dans l'opinion ? [article 11 pages]
Pierre Laborie, Annales. ESC 1993
http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1993_num_48_3_279161
http://clioweb.canalblog.com/archives/2017/05/23/35313512.html


in Présence du passé, lenteur de l'Histoire. Vichy, l'Occupation, les juifs
Annales ESC, numéro thématique
http://www.persee.fr/issue/ahess_0395-2649_1993_num_48_3
Les Annales sont en ligne grâce à Perséee.
Pour un article d'Esprit, il faut se contenter d'un aperçu de la première page
Esprit en 1940 : de l'usage de la défaite (1999)
Que reste-t-il de la Résistance - Historiens sous surveillance 1994


Sylvie Lindeperg : "Nuit et brouillard, la défaillance des regards"
 avec intervention de Pierre Laborie (à partir de la 6eme mn)  - Centre Pompidou,15 février 2007
http://www.centrepompidou.fr/cpv/ressource.action?lindeperg



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Pierre Laborie, La Résistance à jamais
Béatrice Bouniol, La Croix 17.05.2017
http://www.la-croix.com/Culture/Pierre-Laborie-resistance-jamais-2017-05-17-1200847940


Mort de l’historien Pierre Laborie, Le Monde 19.05.2017
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/lm/laborie-lm-2017.pdf

laborie-cvast

Pierre Laborie
page FB de la CitadelleDeBesancon, 18 mai 2017, 13h46
également sur le compte Twitter de Cécile Vast (19 mai 2017)



Pierre Laborie, Les historiens et les mémoires de la 2 GM, Besançon 28.11.2012
powerpoint Besançon

http://hg.ac-besancon.fr/wp-content/uploads/sites/63/2016/03/CR-confe%CC%81rence-P-Laborie-28-11-2012.pdf



L'histoire et les mémoires de la Résistance - Conférence de Pierre Laborie, RVH Blois 11.10.2013
http://www.histoire.ac-versailles.fr/IMG/pdf/histoire_et_memoire_de_la_resistance_rv_blois_2013_-_fb.pdf
Les mémoires et l’histoire, la singularité de la Résistance,
place de la mémoire dans l’image construite de la Résistance.

Entretien avec l’historien Pierre Laborie sur la France pendant l’Occupation
blog de Jacky Tronel 30.01.2011
http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/actualites/entretien-avec-lhistorien-pierre-laborie-sur-la-france-pendant-loccupation-6818


Pierre Laborie intervient dans « La Résistance »,
le documentaire en 4 épisodes de Christophe Nick (France 2 - France 5 2008 ? source INA)



rappel, sur ce blog : http://clioweb.canalblog.com/tag/laborie



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20 août 2014

1944-45 : La Libération de la France

 

La Libération de la France, Le Monde série d'été 2014
http://www.lemonde.fr/series-d-ete/


1 Le printemps de toutes les attentes, Pierre Laborie
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/08/11/1944-le-printemps-de-toutes-les-attentes_4469808_3224.html
Pierre Laborie : « Pour les résistants, ces mois d'attente ont été les plus longs. Beaucoup n'en verront pas le dénouement. La répression, devenue efficace, est implacable. Aggravée par les déportations, l'espérance de vie des clandestins n'a jamais été aussi courte que pendant les premiers mois de 1944, terriblement meurtriers. Plusieurs maquis ont été détruits, à l'image du repli dramatique des combattants du plateau des Glières, à la fin du mois de mars. Le sacrifice d'une élite se poursuit. Trop de noms manqueront à la France de la Libération. On peut citer ceux de Jean Cavaillès, fusillé en février 1944, de Marc Bloch, arrêté en mars et fusillé le 16 juin, d'André Bollier, lui aussi arrêté en mars, évadé puis retrouvé et abattu le 17 juin dans son imprimerie de Lyon. Pierre Brossolette se suicide le 22 mars pour mettre fin à la torture, et Jacques Bingen croque sa pilule de cyanure le 13 mai… »

2 Une terre normande bouleversée, Jean Quellien
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/08/12/1944-une-terre-normande-bouleversee_4470280_3224.html
Jean Quellien : « Il convient donc de dire – et de redire – que c'est très largement
la Normandie qui a payé le prix de la libération de la France ».


3 Le long calvaire de la Bretagne, Jacqueline Sainclivier
http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2014/08/12/le-long-calvaire-de-la-bretagne_4470644_3208.html

4 Les maquisards, ni héros ni victimes, Gilles Vergnon
« l'importance des maquis ne peut être jaugée à l'aune unique de l'efficacité militaire ».
http://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2014/08/14/1944-les-maquisards-ni-heros-ni-victimes_4471238_3451060.html

5 Le débarquement oublié du 15 août 1944 en Provence, Jean-Marie Guillon
http://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2014/08/15/1944-un-vent-de-liberte-souffle-sur-la-provence_4472071_3451060.html

6 1944 : Le mythe de l'insurrection nationale, Philippe Buton
Au total, à l'échelle de la France, l'insurrection nationale fut un échec. Sauf à Paris, Marseille, Lille et Thiers.
http://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2014/08/15/1944-le-mythe-de-l-insurrection-nationale_4472036_3451060.html

7 1944 : l'unité du mouvement de Résistance, Claire Andrieu
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/08/18/1944-l-unite-du-mouvement-de-resistance_4472709_3224.html

8 1944 Paris ne sera pas Varsovie, Bruno Leroux
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/08/19/1944-paris-ne-sera-pas-varsovie_4473177_3224.html

9 1944 : Paris brûle de se soulever. L'impatience des Parisiens, Dominique Veillon

10 1944 : Paris en ordre de bataille, Christine Levisse-Touzé
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/08/21/paris-en-ordre-de-bataille_4474125_3224.html

11 1944 : Les communistes et la tentation du pouvoir, par Laurent Douzou
Tarde à venir en ligne - version tempo : http://clioweb.free.fr/presse/1temp/lm/douzou-pcf-1944.pdf

12 1944 : Charles le Grand à la tête de l'Etat par Jean-Pierre Azéma
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/08/23/1944-charles-le-grand-entre-dans-paris-libere_4475721_3224.html


http://www.lemonde.fr/44-liberation-de-la-france/
http://www.lemonde.fr/societe/infographie/2014/08/25/25-aout-1944-la-liberation-de-paris_4476396_3224.html

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11 mars 2014

Pierre Laborie, l'historien et les mémoires

 

PLaborie


Pierre Laborie, un historien « trouble-mémoire »

magazine Mondes sociaux, 12.2013
http://sms.hypotheses.org/1651

« Le rôle de l’historien n’est pas seulement de distinguer la mémoire de l’histoire, de séparer le vrai du faux, mais de faire de cette mémoire un objet d’histoire, de s’interroger sur l’usage du faux comme du vrai et sur le sens que les acteurs veulent ainsi donner au passé et leur passé (…) Conservateur de mémoire, l’historien se trouve chargé de préserver ce qu’il doit par ailleurs décaper et démythifier. Il est et doit être, tout à la fois, un sauve-mémoire et un trouble-mémoire… » (Pierre Laborie, « Historiens sous haute surveillance », 1994,  Esprit, n° 198, 48)

- Une présentation du parcours de Pierre Laborie,
- Des extraits d’un entretien réalisé à Toulouse le 10 juin 2013.
- Une biobibliographie sélective.

Le magazine Mondes sociaux :
http://sms.hypotheses.org
Diffuser la connaissance : Mondes Sociaux, un magazine sur Hypothèses
Sébastien Poublanc, carnet Digital History, http://dighistory.hypotheses.org/282

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10 mai 2011

Pierre Laborie à Caen


« Le chagrin et le venin : une dénonciation des idées reçues sous l’Occupation »
Pierre Laborie est l'invité du Café de l’Histoire au Mémorial de Caen, mardi 10 mai, de 18 à 20 h

Pour reconsidérer les années noires - La Croix, 02/02/2011 
Dans un essai stimulant et essentiel, l'historien Pierre Laborie démonte les discours convenus sur la construction et la réception de l'histoire de l'Occupation 

Vichy, piège à mémoires - Sud-Ouest 06/03/2011
Dans « Le Chagrin et le Venin », Pierre Laborie démontre avec brio comment les idées reçues sur la France de Vichy dénaturent cette période de notre histoire

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20 février 2011

La résistance civile

- Jacques Sémelin, Face au totalitarisme. La résistance civile

semelin_resist

Jacques Sémelin était l'invité de la 2e partie de La Fabrique ce vendredi à propos des pistes ouvertes dans son HDR (publiée par André Versaille). Il la replace dans l’ensemble des stratégies et des attitudes possibles ; il en souligne 3 éléments : la cohésion sociale, la légitimité, et le soutien de l'opinion. La menace de la répression est toujours présente, mais la peur peut s'estomper (et les circonstances la rendre inopérante - cf l’Europe de l’Est en 1989).
L’émission au format mp3, vers la 30e mn
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Face au totalitarisme, la résistance civile. Un choix de 18 pages et le sommaire en pdf
http://www.andreversailleediteur.com/?livreid=787

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- La mémoire et ses trous

Eric Conan propose dans Marianne une lecture de l'ouvrage de Pierre Laborie Le Chagrin et le Venin.
« Demain, la Résistance devra se justifier pour avoir résisté ». L’affirmation de W Jankelevitch est encore plus vraie aujourd’hui, « dans un temps qui vénère l'adaptation nécessaire à tout ce qui vient et qui ne supporte pas ceux qui s'y opposent ».
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/marianne/conan-laborie.jpg

- Pour reconsidérer les années noires - source CV
Pierre Laborie : « s'il paraît abusif d'avancer l'idée d'une société en résistance, il est en revanche possible, avec des décalages dans la chronologie selon les lieux, de parler d'une société de non-consentement ».
La lecture de l’ouvrage par La Croix :
http://www.la-croix.com/livres/article.jsp?docId=2453953&rubId=43500

- « On se sert de la  Résistance, tout en la dénigrant ». Pierre Laborie, Entretien publié par Libération (29/01/2011).

Pierre Laborie intervient à propos de Vichy et des anciens combattants dans Le siècle de Verdun, le documentaire de Patrick Barbéris rediffusé par Public Sénat le samedi 19 février.

- La Fabrique avec Pierre Laborie (28/01/2011) est encore disponible en mp3
http://clioweb.canalblog.com/tag/laborie

venin

 

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30 janvier 2011

Pierre Laborie et la vulgate

venin

Pierre Laborie poursuit son combat intellectuel contre ce qu'il désigne comme La doxa mémorio-médiatique. ( en résumé, de 1945 à 1970, Gaullistes et communistes auraient imposé l'image d'une France toute engagéé dans la Résistance ; après 1970, les Français auraient tous été lâches et collaborateurs de l'occupant ; après 1979, on se serait enfin soucié de la destruction des juifs d'Europe).

Selon lui, Le Chagrin et la Pitié, le film d’Ophuls et La France de Vichy, l’ouvrage de Paxton ont été instrumentalisés par certains historiens qui ont installé une vulgate acceptée sans distance par l’opinion. Cette bouillie, dont le vocabulaire ressemble beaucoup à celui des nostalgiques de Vichy (resistanTialiste ou resistanCialiste), a submergé les manuels de Terminale des séries ES et L.

Pierre Laborie considère que la grille et les concepts de l'histoire politique ne peuvent pas rendre compte de la complexité des comportements dans la 2 GM. Il lui préfère la lecture d'une histoire sociale et culturelle. Il met en avant le parler double et le vivre double.

Si vous n'avez pas encore eu entre les mains son ouvrage Le Chagrin et le venin (Bayard, 21 euros),

L'écouter en différé chez Emmanuel Laurentin (35 mn, de la 13e à 48e)
(il s'exprime avec beaucoup de prudence et de précaution)
La Fabrique du 28/01/2011 au format mp3 : http://media.radiofrance-podcast.net/

ou encore lire
"On se sert de la Résistance tout en la dénigrant", une double page dans Libération.
JP Vernant est cité comme helléniste, dommage qu'il ne le soit pas aussi comme résistant)
http://www.liberation.fr/societe/

En 2006, à l’INRP, il avait déjà alerté sur ces dérives de l’histoire scolaire
Archives de la liste H-Français, messages du 29/10/2006 et du 03/03/2007
http://h-net.msu.edu/cgi-bin/logbrowse.pl?trx=vx&list=h-francais

une transcription à lire dans cette page web :  http://clioweb.free.fr/enjeux/laborie.htm

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- [ Pauvres profs d'HG, coincés entre un marketing qui fait la chasse aux petites économies, les controverses de l'histoire scientifique, les contradictions et les cheminements parfois surprenants des directives officielles, la réalité de la classe avec des élèves à la motivation et aux niveaux très disparates.
Dernier épisode, à la suite de la suppression scandaleuse de l'HG obligatoire en Term S : les lycéens S passeront en fin de 1ere une épreuve anticipée ; le détail n'est épreuves n'a pas encore été publié au BO, alors que la formation à ces exercices scolaires aurait dû commencer dès la classe de seconde.
Quant aux prochains programmes de Term ES et L, ils font, comme les précédents, l'économie d'un bilan objectif et public du programme actuel et des épreuves de bac qui vont avec. Les cheminement erratique de l'épreuve sur dossier documentaire depuis 30 ans fournirait (ou a déjà fourni) une excellent support à une étude rigoureuse menée dans la durée en science de l'éducation ... ]

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28 janvier 2011

P Laborie, INRP 2006

 

INRP - ESCHE-ECEHG - Mémoires, Histoire et Identités
Journées de formation INRP Lyon  25, 26 et 27 octobre 2006


Histoire et mémoires de Vichy et de la Résistance, Pierre Laborie, EHESS
copyright Pierre Laborie & INRP

http://web.archive.org/web/20080908105424/http://ecehg.inrp.fr:80/ECEHG/former/memoires-histoire-identites/les-conferences-debats-des-journees-memoires-histoire-identites/journee-du-27-octobre-guerres-shoah-et-resistance


L’historien, spécialiste de L’opinion publique sous Vichy, fait de nombreux parallèles avec le propos de Nicolas Offenstadt : il y a selon lui une vision dominante de l’histoire de la période, sans débat ouvert et public, comme c’est le cas avec 1914-1918 autour de l’Historial de Péronne.

notes personnelles à partir du fichier audio en mp3
http://dl.free.fr/prJ1VDzcB
version pdf :
http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/laborie-inrp-2006.pdf


3 thèmes abordés :
- La question des comportements collectifs des Français durant la 2 GM
Quelles ont été les attitudes des Français face à Vichy et l'Occupation ?
- La mémoire de la Résistance, un enjeu d’affrontements
pas d'école de Péronne, mai débat étouffé, masqué
- Poser des thèmes de réflexion sur les enjeux de mémoire


1 - La question des comportements collectifs des Français durant la 2 GM

L’historien constate le décalage formidable entre l’étude du régime de Vichy et de son fonctionnement et le vide sur ce que ce que les Français ont pu penser et vivre. Ceux qui ont étudié cette période savent d’expérience que l’on ne peut aboutir à des avis tranchés. Pourtant, les médias attendent des réponses toutes faites. Les journalistes adorent la mémoire : elle leur fournit des jugements catégoriques et définitifs sur de mauvaises questions (Tous résistants ? tous collaborateurs ?). Sur un sujet trop complexe pour être traité en noir et blanc, ils en oublient le poids des représentations et des constructions. Ils diffusent ces jugements comme des « vérités », sans lecture critique et sans prise en compte de la chronologie.

La vision de la période 1940-1945 a beaucoup évolué.
Dans un premier temps, c’est la vision d’une France héroïque qui l’a emporté : les Français auraient été en grande majorité dressés contre l’occupant, la France aurait été « résistante »

Après 1971-73 (Le Chagrin et la Pitié, Robert Paxton), le balancier est allé dans l'autre sens : le peuple français aurait été veule, lâche, il aurait eu le ventre à la place du cerveau et du cœur. J’exagère à peine, quand on relit ce qui a été écrit sur la prétendue société française sous Vichy dans les années 70-80. On est effaré.

Depuis, le balancier s’est remis très légèrement non pas vers le milieu, mais quelque chose qui s’en rapproche, avec néanmoins énormément de problèmes.

Un exemple. « Ete 44 », le documentaire de Patrick Rotman a beaucoup de succès et passe en boucle à la TV. Il est parfois présenté comme une réflexion aboutie sur ce qu’a été la société française pendant cette période. Beaucoup d’historiens prestigieux, de cette école qui n’existe pas mais qui est un lien de pouvoir très important (Sciences-po, le magazine L’Histoire, la revue Vingtième siècle) placent comme une évidence une certaine idée des choses.  Dans ce contexte, P. Rotman pose comme évidence et répète une affirmation : la France de l'Occupation, c'est 100 000 collaborateurs face à 100 000 résistants, avec entre les deux, une masse résignée, inerte, amorphe, inerte.

Cette vulgate mémorio-médiatique entretient beaucoup de confusion.
Entre autres défauts, PL relève l’écrasement de la chronologie, la non prise en compte de la diversité des situations dans le temps et l’espace, des variables culturelles et régionales, des mutations dans les sensibilités, la pratique de l’anachronisme mental, la négation de la dimension sociale des phénomènes étudiés.

Ainsi, en admettant même que l’importance numérique des deux minorités engagées et opposées soit du même ordre - ce qui reste d’ailleurs à prouver - leur place et leur statut dans le tissu social n’est pas comparable. À l’exception des militants des partis collaborationnistes (phénomène minoritaire et essentiellement limité aux grands centres urbains) les collaborateurs n’ont pas bénéficié de véritable soutien dans l’ensemble du corps social. Pour sa part, la Milice a été très vite rejetée et le plus souvent haïe).
A l’opposé, la Résistance prend appui sur des millions de gestes anonymes ; il n’y a pas marginalité, la Résistance n’est pas isolée du reste de la nation, une population nombreuse participe à un processus de refus qui s’exprime sous des formes multiples en dehors de la lutte armée
Il ne suffit donc pas de comparer des chiffres et des pourcentages et en tirer des conclusions non fondées.
PL est scandalisé par le discours médiatique dominant, et par l’absence de contradictions chez les historiens.

La réussite de cette vulgate tient à de très nombreux facteurs :
il n’y a pas quelqu’un qui tient les ficelles, mais la situation ressemble au refus du débat sur 14-18

Le succès du film Le Chagrin et la Pitié tient au contexte, après 1968, et à une génération qui avait besoin d'une vision iconoclaste pour fonder son identité. On en avait assez d’entendre des balivernes. Or le propos du film est parfois à la limite de l'imposture. Un seul exemple, la vision oublieuse et réductrice de la Résistance dans une ville qui a contribué à son histoire (Jean Cavaillès, le mouvement Libération, l’université de Strasbourg réfugiée, etc)

Robert Paxton a dit des choses fondamentales.. Il est instrumentalisé quand on lui fait dire que les Français ont été tous des collaborateurs fonctionnels. Mais son sujet, c'est le fonctionnement de l'Etat et le choix idéologico-politique de la collaboration d’Etat. Pas le comportement des Français face à l’Occupation.

La redécouverte du témoignage a joué un rôle important. Après 1968, la fascination est réelle devant ceux qui parlent, devant les silencieux et les oubliés de l’histoire qui ont enfin la parole, qui sont écoutés, et qui ne peuvent dire que la vérité. Le manque d'esprit critique (des historiens qui les écoutaient) a été parfois effarant.
 
Par la suite, la place de la mémoire a exercé une autre fascination. L'apport des représentations est énorme, celles-ci permettent d’analyser autrement les processus historiques. Là encore les excès ont vite guetté : les journalistes ont été séduits, car le fonctionnement du discours mémoriel est très proche des mécanismes du langage médiatique (on juge, on tranche, on coupe...). Quand la question habituelle des médias, c’est : tous résistants ? tous collaborateurs, cela commence mal. De plus, l’engouement en faveur des représentations a renouvelé l’écriture de l’histoire, mais fait oublier des éléments importants étudiés par la génération précédente.

L’idée que l’on se fait de ce que fut la France pendant la 2°GM est devenue un élément de l'identité française contemporaine. Dans l’opinion commune, en France et à l’étranger, en Israël mais pas seulement, cette représentation se nourrit souvent des poncifs et des stéréotypes véhiculés par la vulgate, en accentuant ses aspects les plus gris.

Ceci explique le succès et l’audience d’un ouvrage comme celui de Philippe Burrin sur La France à l’heure allemande (1995). L'auteur y décrit « l'accommodation » de l'ensemble des Français devant l’occupation nazie. C'est aller vite en besogne dans une histoire beaucoup plus compliquée. C’est aussi faire de la collaboration la référence déterminante des comportements, ce qui peut être discuté dans un pays où la collaboration a été majoritairement rejetée, dès Montoire et l’automne 1940.



2 - Les enjeux de la mémoire de la Résistance :

dans la vulgate, la Résistance a été soumise à un traitement de recyclage multiple :
    - Elle a été réduite de plus en plus à l’importance de ses seuls effectifs, généralement moins de 1 % de l’ensemble de la population… un critère qui mérite discussion
    - On a ensuite questionné son rôle militaire (généralement pour conclure à son inefficacité, par exemple lors de la Libération) .
    -  L ‘histoire de la Résistance a souvent été réduite à un théâtre d’affrontements politiques et à une guerre des chefs (cf les polémiques autour de Jean Moulin). L’assise sociale est trop souvent négligée.
    - Elle a été identifiée aux tentatives d'instrumentalisation politique : celle du PCF et de ses  « 75 000 fusillés » celle du gaullisme, deux courants qui ont cherché à fonder sur elle leur légitimité historique.

    On lui a imputé les bavures : les manuels évoquent l’épuration « sauvage ». Ce terme vient de l’extrême droite et des nostalgiques de Vichy. Les auteurs de manuels le reprennent trop souvent comme " allant de soi ", sans faire attention à sa charge politique et idéologique, alors qu’existent les notions d’épuration « extra-judiciaire » ou d’ »exécutions sommaires », moins connotées.
    Des auteurs de manuels font aussi référence au " mythe résistancialiste ", achevant un glissement sémantique continu («  Résistance » puis « résistancialisme », puis « mythe résistancialiste », avec un risque évident de confusion et de fausses équivalences. Or le terme vient aussi des mêmes milieux nostalgiques avec l’objectif de dénigrer l’action des résistants et le rôle de la Résistance : l'abbé Desgranges a écrit en 1946 " Les crimes masqués du résistantialisme " (écrit avec un " t ")


« Le dictionnaire historique de la Résistance » représente plusieurs années de travail sérieux par une grand nombre d'historiens. Il n’est sans doute pas irréprochable, mais il comble un vide considérable. Or la sortie du dictionnaire a été accompagnée d'un silence quasi total dans la presse nationale, Le Monde ou Libération faisant juste le service minimum. Seule la presse régionale en a rendu compte convenablement, ce qui ne tient peut-être pas au seul hasard.

Au total, la vulgate mémorio-médiatique dénature le rôle et les valeurs de la Résistance. Elle en conteste la dimension, l’importance historique, la singularité et l’identifie à un « mythe », entendu au sens de la fable, voire de l’invention. On cherche à nier la singularité de la Résistance par tous les moyens.

 
3eme partie -  Quelques thèmes de réflexion sur les enjeux mémoriels :

La vulgate mémorielle enferme l’histoire de la France de la 2GM dans des cadres simplistes qui nourrissent la confusion
Or il est nécessaire de ne pas en rester au noir et blanc, d’entrer dans la complexité des situations :
« Tout ce qui n'est pas action contre l'occupant n'est pas passivité et complicité avec lui ».
« Tout ce qui est refus de la soumission n'est pas acte de résistance ».
Un réfractaire au STO n'est pas un résistant s’il cherche seulement à se cacher pour échapper à la loi, même s’il est dans une attitude d’insoumission.
Le cardinal Saliège (en fait l’archevêque)  n’est pas un résistant.

Il faut sortir du simplisme, et enseigner en utilisant d'autres concepts, comme les stratégies de contournement (cf les stratégies d'esquive des soldats de 14-18), mettre l’accent sur les pratiques sociales du quotidien, de préférence aux idées générales et aux " modèles " d’analyse globale.

Il faut éviter de juger en bloc. Il faut essayer de montrer les articulations de sens entre le singulier et le collectif. Des millions de gestes anonymes ne font pas de chacun de leurs auteurs des résistants. Mais l'ensemble de ces gestes, dans leur expression collective, témoigne d'une tendance au non-consentement, ou parfois même d'une volonté marquée de refus.
Tous ceux qui assistent partout aux enterrements des maquisards malgré les interdictions, ceux qui se taisent sur leurs lieux d’implantation, ceux qui dans l'Ouest fleurissent les tombes des aviateurs anglais malgré les marins morts à Mers-el-Kébir et malgré les bombardements effectués par ces mêmes Anglais sont, entre mille, des exemples de ces gestes anonymes et de ces évolutions souterraines

On peut avancer l’idée d’une culture du " penser double " chez les Français durant l’Occupation.
La revue Esprit reparaît sous Vichy, jusqu'en 1941. Les auteurs utilisent un langage codé, allusif, que les lecteurs savaient interpréter sur le moment, en situation. En 1944, les rédacteurs relisant les numéros des années précédentes avaient parfois oublié ce sens masqué : le contexte avait radicalement changé, et ne permettait plus de comprendre les allusions. La culture environnante est indissociable des façons de penser et de sentir. Si on en tient pas compte, on fait des anachronismes et des erreurs majeures. comme si les codes culturels d’auj devait s’imposer à la lecture du passé.
Pierre Laborie parle du danger d'anachronisme mental dans une place excessive donnée aux mémoires. Le danger, ce serait de croire que les codes culturels d'aujourd'hui valent pour toutes les périodes du passé, et qu'ils nous donneraient le droit de juger les acteurs de ce passé.


Il y a urgence de " reconceptualiser " l'enseignement de l'histoire :
La mémoire n’est pas la présence du passé, elle est usage du passé au présent et même souvent instrumentalisation de ce passé.

Il faut aussi faire attention aux mots.
Voir plus haut pour " l'épuration sauvage ", " le mythe résistancialiste ".
La « guerre civile » est un autre de ces excès de langage dénoncés par Pierre Laborie. Il y a bien eu des affrontements franco-français, en 1943-1944. Dans certaines régions on a pu se croire au bord de la guerre civile. Il faut mettre au crédit des responsables de la Résistance et du GPRF, pendant l’été 1944, d’avoir su justement éviter cette " guerre civile ".
Il faut aussi se méfier des fausses centralités :
Les persécutions antisémites de Vichy sont essentielles, mais laisser croire que tout le régime de Vichy s'organise autour d'elles, c'est une reconstruction de mémoire, a-historique

Il faut éviter la compétition dans la victimisation. Pourquoi vouloir comparer les déportés de Buchenwald et ceux d'Auschwitz ? Pour établir une hiérarchisation dans l’horreur et dans la souffrance ?

Cette vulgate mémorio-médiatique a conduit de grands historiens à minimiser considérablement le poids de l'Occupation. Dans l'édition de 2005 de La France de Vichy , page 12, Paxton écrit que jusqu'en 1943, il n'y a eu que 40 000 soldats allemands (des " vieux ") ; les forces nouvelles seraient arrivées plus tard, et elles auraient été placées sur les côtes.
Personne ne semble avoir lu le livre. Cette affirmation est une grossière erreur, gênante en raison du commentaire qui l’accompagne, et malheureusement répétée au cours des éditions, en dépit des démarches effectuées (au moins par PL, peut-être par d’autres) pour attirer l’attention de l’éditeur sur la bévue…
Les seules troupes de sécurité (maintien de l’ordre) représentaient 100.000 hommes fin 1941, 200.000 en 1943. A leurs côtés, les troupes d’opérations comptaient 400.000 hommes en 1942-43 et ces effectifs seront portés à environ 1,5 million d’hommes au début de 1944. On peut regretter que le respect légitime à l’égard du grand historien de Vichy conduise à rester silencieux devant un point contestable


Introduire la mémoire dans l’enseignement des classes terminales, c’est utile et intéressant, car l’objet est neuf et stimulant. Mais il serait indispensable que ce travail que vous entreprenez tous soit précédé par une réflexion théorique sur la nature et les fonctions de la mémoire, fondamentalement différentes de celles de l’histoire. On ne peut pas laisser croire que la mémoire a un statut identique à celui de l’enseignement classique de l'histoire. La mémoire, c'est du  « prêt à penser », et l’historien fait le contraire du « prêt à penser ». Il est indispensable de dire que la mémoire, quand on en parle, ne peut être dissociée d’une réflexion critique sur ses usages et ses fonctions : à quoi sert-elle ? Qui s'en sert ? Dans quel but ?
 

Pierre Laborie a publié notamment :
Résistants, Vichyssois et Autres, Paris, Ed. du CNRS, 1980
L'opinion française sous Vichy, Éditions du Seuil, Paris, 1990
Mémoire et histoire : la Résistance, avec Jean-Marie Guillon, Éditions Privat, Toulouse, 1995
Les Français des années troubles : de la guerre d'Espagne à la Libération, Édition du Seuil, Points-Histoire, Paris, 2001
L'opinion française sous Vichy : les Français et la crise d'identité nationale 1936-1944, Éditions du Seuil, Paris, Points Histoire, 2001
Penser la défaite, (en collaboration avec Patrick Cabanel), Éditions Privat, Toulouse 2002
Les Français sous Vichy et l'Occupation, Éditions Milan, Toulouse, 2003
Les mots de 39-45, Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 2006
Ils ont su dire non : Paroles de résistants, avec François Icher, La Martinière, 2008
Le chagrin et le venin, Occupation, Résistance, Idées reçues, 2011 + 2014
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Laborie

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