01 octobre 2015

Internet en Chroniques

 

En cours de rédaction de la Chronique internet 432, reproduction d'un billet du 21.11.2010,
un abécédaire dont l'essentiel reste valide, y compris à l'âge du smartphone et de l'Internet mobile



Internet en Chroniques

paru l'Abécédaire, Historiens & Géographes n° 412
version html : http://clioweb.free.fr/chronique/abecedaire/abcd.htm

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Le succès actuel d’Internet est incontestable. Les derniers manuels de seconde en attestent. Les enseignants, par choix ou sur commande, ont appris à tirer parti de L’alchimie des multitudes  (F Pisani) dans la préparation de leurs cours et en classe. Des premiers SIL’Z aux réseaux actuels à haut débit, que de chemin parcouru ! Entre 1997 et 2010, plus de cinquante Chroniques ont accompagné cette progression des usages d’Internet en Histoire et en Géographie.
(En 2005, un point sur 7 ans de Chronique)

Technologies éducatives. Internet est né en dehors de l’école. Sa réussite est celle de la culture populaire. Cependant, les pionniers ont mesuré son intérêt pour l’éducation. Le réseau a bénéficié de l’acculturation permise par quinze ans d’informatique pédagogique (1985-2000). En classe, quand les effectifs sont adaptés, l’ordinateur et Internet ont trouvé leur place, souvent au service d’une pédagogie active (modules, ECJS voire TPE). Aujourd’hui, le vidéoprojecteur et le tableau numérique renforcent plutôt le cours magistral, alors que les élèves exploitent le cloud computing et le web 2.0. A la dernière rentrée, loin des annonces sur le « Tout Numérique », Internet a été convoqué pour travestir le retard de manuels conçus en flux tendus. Comme une vulgaire roue de secours.

Métier. Internet n’a pas révolutionné l’écriture de l’histoire (cf le programme ATHIS, Rolando Minuti). Le réseau a cependant modifié l’exercice du métier, pour le chercheur et pour l’enseignant : accès aux archives, diffusion des travaux des historiens (revues en ligne, radio en différé)... La vidéo en ligne joue un rôle croissant pour ceux qui enseignent une lecture distanciée de l’image. Mais à lui seul, Internet ne peut compenser le recul de la formation continue  ni faire oublier la suppression de la formation professionnelle en alternance : la pédagogie ne se réduit ni au « ludique » ni à « la tenue d’une classe ».

Listes de diffusion. Le réseau, pour nos disciplines, c’est un espace de travail à distance, où, hors du contrôle institutionnel, des professionnels mettent en commun leurs pratiques, leurs réussites et leurs doutes… Des listes de diffusion ( H-Français, Biblio-fr ), des forums ( Schoolhistory, SLN Geography…), des portails ( WebLettres ) ont préparé l’émergence de communautés numériques, avec leurs affinités et leurs inimitiés. Les outils du web 2.0 prennent la suite.

Traiter ou Communiquer. L’ordinateur est un outil exceptionnel dans le calcul et le traitement des données. Le succès de Google Earth est connu, tout comme sa combinaison du planétaire et du local. Géoclip illustre tout l’intérêt de la cartographie numérique. L’épreuve de croquis au bac a nourri un très intéressant travail d’équipe entre enseignants. Toutes ces productions ont alimenté les sites académiques, les blogs pour la classe et les sites indépendants, personnels ou associatifs.

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Les moins de 20 ans en Basse-Normandie - carte lissée - Sister - Géoclip

Liens. Internet est devenu une source documentaire incontournable, grâce à sa grande capacité d’archivage, au travail des internautes et aux liens entre les pages web. Des bases exceptionnelles complètent l’apport des manuels : Web Gallery of Art, Wikimedia Commons, Survol de France, Newseum… Le réseau fait entrer « le monde » à l’école, mais à la différence des manuels, il n’en fournit pas une lecture scolaire ; il met sur le même plan le loisir et le travail.

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http://lefredthouron.pagesperso-orange.fr/

L’énormité des contenus accessibles d’un clic peut submerger les élèves et perturber leur attention. Elle incite à réaffirmer le rôle de l’enseignant qui n’est plus celui qui « réinvente la roue », année après année. Elle souligne l’importance d’une veille documentaire collective, pour repérer les personnes ressources et écarter le bruit documentaire. Internet Archive redonne parfois vie aux adresses périmées…

Dans certains domaines, un réel effort serait nécessaire pour enrichir le web francophone en accès libre et gratuit. De plus, la France, pays réputé jacobin, gagnerait à harmoniser les adresses des sites éducatifs, sur le modèle du suffixe .edu utilisé par les universités aux Etats-Unis.

Valider. La fiabilité d’Internet est sans cesse questionnée, parfois davantage que la pédagogie qui accompagne implicitement son usage. Certains se contentent d’une validation hiérarchique. Enseigner la pratique d’une lecture distanciée est préférable, surtout face aux discours des médias. Le « virtuel » omniprésent, c’est en fait du « réel » : le travail des internautes, la circulation des idées sont aussi concrets que les prouesses techniques et leur financement par la société. L’obsession de la « nouveauté » mériterait également d’être analysée.

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Hans Holbein, Les Ambassadeurs, National Gallery, 1533, Web Gallery of Art

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Google Art Project donne accès à une reproduction en ultra haute définition
(zoom en haut à droite).
Le détail est impressionnant. Pas sûr qu'il soit essentiel à la lecture et à la compréhension du tableau.
http://clioweb.free.fr/art/ambassadeurs.htm

Droits. Des associations proposent des contenus dont les droits d’exploitation ont été négociés au préalable. De plus, pour l’image comme pour la vidéo, rien n’interdit de solliciter les auteurs et d’obtenir une autorisation pour des usages non commerciaux.

Controverses. Certains technophobes voudraient « débrancher l’école ». Selon eux, Google Books menacerait la lecture, Wikipedia incarnerait « l’erreur à haut débit », le web rendrait « encore plus bête » et conduirait vers « une dictature des idiots» … Après la télévision, Internet la nouvelle cible d’une presse qui oublie le sens de nuance, balançant entre l’extase et l’effroi. La légende noire se nourrit tantôt de la nostalgie des humanités et de Gutenberg, tantôt d’une allergie aux excès de la promotion commerciale ou des annonces institutionnelles. Plusieurs spécialistes, dont le regretté Roy Rosenzweig, ont souligné l’écart entre les discours et les usages sociaux concrets : la numérisation ébranle le système hérité des siècles précédents, mais le web n’a jamais empêché de penser, de lire et d’écrire.

Internet militant. De nombreuses associations dynamiques savent tirer pleinement parti de l’outil exceptionnel qu’est Internet, pour questionner, débattre, mobiliser - sans oublier d'archiver en vue du travail des historiens.. cf Matériaux n° 79 - 2005. Le réseau des réseaux est au cœur de nombreux enjeux civiques : respect des libertés individuelles, protection de la vie privée, situation des droits économiques et sociaux… Autant de thèmes à débattre en classe.
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La Chronique internet : http://clioweb.free.fr/chronique.htm


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18 septembre 2015

Cycles 2 3 4 : Programmes 2015

 

prog234-092015


Programmes NVB - Cycles 2 3 4 - 09.2015 - 375 pages
http://tinyurl.com/prog-nvb-2015
http://cache.media.education.gouv.fr/file/09_-_septembre/22/9/programmes_cycles_2_3_4_469229.pdf
  http://clioweb.canalblog.com/tag/csp

 
Table des matières :

prog2015



Un CSP miné par les luttes d’influence - Libération 13.09.2015
http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/13/un-conseil-mine-par-les-luttes-d-influence_1381800
Le Conseil supérieur des programmes, qui s’est retrouvé sous le feu des critiques au printemps, doit rendre sa copie cette semaine pour la rentrée 2016… avec un an de retard. Retour sur les trois maux du tout jeune CSP.

Ecole : dans les coulisses de la fabrique des programmes -  Le Monde 18.09.2015
http://www.lemonde.fr/education/article/2015/09/18/dans-les-coulisses-de-la-fabrique-des-programmes-scolaires_4762388_1473685.html


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CSP, Cycle 4, Histoire et Géographie, projet de programme septembre 2015 (extrait)
http://cache.media.education.gouv.fr/file/09_-_septembre/22/9/programmes_cycles_2_3_4_469229.pdf

Thème 1 : Le XVIIIème siècle. Expansions, Lumières et révolutions »
» Bourgeoisies marchandes, négoces internationaux et traites négrières au XVIIIe siècle.
» L’Europe des Lumières : circulation des idées, despotisme éclairé et contestation de l’absolutisme.
» La Révolution française et l’Empire : nouvel ordre politique et société révolutionnée en France et en Europe

Thème 2 L’Europe et le monde au XIXe siècle :
» L’Europe de la « révolution industrielle
» Conquêtes et sociétés coloniales

Thème 3 Société, culture et politique dans la France du XIXe siècle
» Une dificile conquête : voter de 1815 à 1870
» La Troisième République
» Conditions féminines dans une société en mutation
 


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CSP, Cycle 4, Histoire et Géographie, projet de programme - avril 2015 (extrait)

http://clioweb.canalblog.com/tag/cycle4

Thème 1
L'Europe et le monde XVIIe – XIXe siècles
 Un monde dominé par l’Europe : empires coloniaux, échanges commerciaux et traites négrières
 Sociétés et cultures au temps des Lumières
 La Révolution américaine, liberté politique et « nouveau monde »
 La Révolution française et l'Empire

Thème 2
Le XIXe siècle, un bouleversement inédit des économies, des sociétés et des cultures
 L’industrialisation : économie, société, culture
 Conquêtes et sociétés coloniales

Thème 3
D’un siècle à l’autre : la transformation du monde
 Construire, affirmer, consolider la République en France
 La Première Guerre mondiale et les violences de guerre (inclus le génocide des Arméniens)


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18 mai 2013

Enseigner l'informatique ?

 

- L’enseignement de l’informatique en France : il est urgent de ne plus attendre
Rapport de l’Académie des sciences - mai 2013
http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/rads_0513.pdf

« L’Europe et la France en particulier accusent un important retard conceptuel et industriel dans le domaine par rapport aux pays les plus dynamiques, comme les Etats-Unis et certains pays d’Asie. Ce retard est en partie lié aux carences de l’enseignement de l’informatique »
« Les circonstances sont très favorables à l’introduction d’un véritable enseignement de l’informatique ... »
« Tous les enseignants devront être formés à l’impact de l’informatique dans l’évolution de leur discipline : la simulation dans les sciences expérimentales, l’usage de bases de données en histoire ou géographie, l’analyse de textes en littérature, la traduction automatique, la création artistique, etc. »


- Lire Bruno Devauchelle, Enseigner l'informatique : Un rapport qui méconnaît l'Ecole, Le Café 16.05.2013
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/05/16052013Article635042841227838366.aspx

Le rapport a été écrit par des spécialistes. « Le numérique nécessite une réflexion globale, pas simplement la définition d'un nouveau territoire qu'il s'agirait alors d'installer et de défendre, au risque de l'opposer à d'autres disciplines dont on sait qu'elles sont promptes à se défendre ».



- Les enjeux ne sont pas nouveaux. Ils ont été posés dès les années 1970 :
L'informatique en Education, pour quoi faire ?
A quel niveau (en maternelle avec le logo de Seymour Papert ? en université seulement ?)
Enseigner l'informatique théorique ou l'informatique appliquée ?
Enseigner la programmation ou la "bureautique" ?
L'informatique peut-elle ignorer les machines ?
Traiter automatiquement des données ou Communiquer en ppt ou sur twitter ?
Que faire des enjeux politiques, sociaux et économiques (dans l'espace public, dans les entreprises, au niveau individuel ..) ?
A quels lycéens, quels étudiants destiner ces enseignements ?

Côté prof, les premières dotations en ordi des lycées (1983 ?) étaient accompagnées d’une formation de 100 h (une ébauche de programmation). cf Quelques points de repère dans une histoire de 40 ans - L'association EPI (1971-2011)
http://www.epi.asso.fr/revue/histo/h11epi_jb.htm

Côté lycéens, le Ministère a hésité entre une option lourde, surtout exploitée par les lycéens scientifiques et un vide total.
En 2012, en série scientifique, Chatel a introduit une spécialité « Informatique et Sciences du Numérique » (ISN).
Au programme : Représentation de l'information, Algorithmique, Langages et programmation, Architectures matérielles.
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57572


La formation informatique des historiens en France : une urgence écrivait Jean-Philippe Genet dans Mémoire Vive N°9 - http://pireh.univ-paris1.fr/mv/num9.html
Les questions sur le type de formation sont déjà posées par les historiens en 1993, en fonction de la technique du moment (UNIX et MS-DOS). Et à une époque où l'histoire quantitative occupait une place importante, une époque où les étudiants en histoire pouvaient avoir réussi un bac C ou S.


Les pionniers se souviendront de la galère des débuts d'internet.
Depuis, les outils se sont répandus dans toute la société et les usages se sont énormément diversifiés.
En géo, les programmeurs ont développé plusieurs logiciels de carto. Les applications en ligne (Géoclip ou Arctique en France) sont très efficaces, et laissent davantage de temps pour faire de la géo.
De fait, il semble exister au moins deux types d'informaticiens : ceux qui mettent toute leur intelligence à faciliter le travail des autres sur ordi ; ceux que l'on paie pour empêcher ou entraver le travail des internautes, à coup de mots de passe, d'interfaces peu intuitives ou de trappes connues des seuls initiés.

Pour compliquer le tout, l'instabilité fait partie du débat : les processeurs et la mémoire ne sont plus ceux de 1985 ou de 2004.
Face à ces mutations, on peut tenter de courir après la technique et subir l'obsolescence. On peut, comme un prof de maths vers 1987, prétendre remplacer l'ordi (ou la tablette) par un crayon (tout en tenant la main de sa voisine pour lui enseigner à se servir du mulot !).

Alors enseigner aux historiens à coder ? (cf F. Clavert)
http://www.clavert.net/le-code-et-lhistorien-contemporaneiste-pensees-eparses/
ou créer les conditions d'une coopération entre techniciens et historiens ? (Ph. Rygiel)

Le débat ne sera sans doute jamais clos.
Encore faudrait-il poser des questions auxquelles il soit possible de répondre utilement sur le terrain.

Voir également
25 ans d'ordi en HG : http://clioweb.free.fr/clio/egotechnohistoire.htm
La page History and Computing : http://clioweb.canalblog.com/tag/historyandcomputing
et les 7 pages Dans la Toile des médias sociaux : http://clioweb.canalblog.com/tag/mediassociaux

J-Ph Genet, A. Zorzi, Les historiens et l’informatique. Un métier à réinventer - EFR 2011
http://digital.casalini.it/10.1400/171938
un ouvrage de synthèse des Ateliers ATHIS (2006-2008)
http://www.menestrel.fr/spip.php?rubrique619



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19 mars 2013

Le numérique à l'Ecole, suite

 

Quel sens donner au numérique à l'école ? du grain à moudre, 12.03.2013
Après une succession de plans ayant eu pour principal objet l’équipement des établissements, voici enfin venu le temps de s’interroger sur la finalité du numérique à l’école. A condition de se poser les bonnes questions. Dans un univers technologique en perpétuel mouvement, l’institution scolaire peut-elle faire autrement que de chercher à rattraper son retard pour être en phase avec l’époque ?
http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-12.03.2013-ITEMA_20391483-0.mp3

Le numérique et l'école, le sujet a déjà été abordé dans l'émission du grain à moudre le 26.11.2013
http://clioweb.canalblog.com/archives/2012/11/27/25683278.html


Sur les adolescents face aux technologies et aux médias, écouter Dannah Boyd dans Place de la Toile.16.03.2013
http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile



Du grain à moudre, extrait vers la 13e minute :
Bernard Stiegler - L'ensemble du savoir en train de muter, il faut une recherche de haut niveau, qui ait très vite un impact direct sur le terrain, une recherche-action

Q - Quadrature du cercle : Comment, sur le temps long, refléchir et questionner le numérique au niveau de l'université, et sur le temps court, adapter la pédagogie et l'enseignement à une technologie qui bouge sans arrêt ?

Réponse de Pierre Moeglin (Paris 13) - du point de vue de la recherche, je dirige moi-même des thèses, comme Bernard Stiegler d'ailleurs, la réponse est assez simple : il faut distinguer l'écume des jours et repérer la logique des grandes mutations.

Je voudrais donner un exemple concret. On parle d'une grande encyclopédie qui s'appelle Wikipedia.
C'est une contradiction dans les termes. Au XVIIIe, l'Encyclopédie est pensée comme faisant cercle (cyclos), comme un univers fermé. Wikipedia, c'est l'inverse. C'est un univers en expansion permanente.

Q - Ne redéfinissez-vous pas l'opposition entre le livre papier et le livre numérique ?
R- L'encyclopédie papier, c'est un univers refermé sur lui-même et une vision du monde qui est encyclopédique.
Wikipedia, c'est un autre univers, c'est un univers en expansion

Q- voulez-vous dire qu'un univers en expansion ne peut pas être encyclopédique ?
R- En tous cas, il y a une contradiction dans les termes, en effet.  L'idée du cercle refermé sur lui-même n'existe plus dans Wikipédia. On est dans une autre logique, on est dans une logique de la celle de découverte permanente, de l'augmentation permanente, c'est un peu ça qui est en jeu.


Le numérique est vraiment un observatoire intéressant.
- L'émission en apprend sans doute davantage sur les représentations des invités, en fonction de leur statut actuel, que sur les enjeux du numérique appliqué à l'éducation. Que demande un universitaire ? la mise en place d'un programme de 500 thèses en recherche-action avant tout usage scolaire du numérique…
Les médias, face aux technologies, balancent sans cesse entre l’extase et l’effroi. Il semble toujours difficile de parler d'éducation à la radio ou à la TV sans tomber dans les clichés et les oppositions stériles (le Savoir contre les compétences, la machine contre l'humain ... ).

- Carr et Prensky.
A écouter un des invités, Prensky le père de l'expression « digital natives », « (ce n'est qu'un) journaliste, ce n'est pas un chercheur ». Il n'est donc pas sérieux… Pourquoi cette détestable habitude de mépriser le travail des autres, au nom d'un métier, d'une fonction ou d'un statut ?
Par contre, pour vilipender internet qui rendrait idiot (« plus encore idiot » titrait le magazine Books ), à qui font appel tous les médias français, les uns après les autres ? A Nicholas Carr ! Ne serait-il pas lui aussi un simple journaliste ??

- Médias ou réseaux sociaux. Avant le règne des communicants, les mots avaient un sens. Facebook nomme « ami » ce qui est souvent un simple contact sur le web. Pourquoi parler sans cesse de « réseaux sociaux » quand Facebook et d'autres, ce sont d'abord des « médias sociaux », des industriels dont l'ambition est de faire le maximum de profits grâce à la publicité ciblée.

Dans ces faux débats, les intervenants semblent négliger les pratiques développées depuis une génération, les questions élaborées par les pionniers au temps à l'accès à un internet rapide apparaissait comme un espace de liberté.

L'ordinateur a longtemps été considéré comme un moyen de traiter des données. Faute de conditions de travail adaptées, la communication a pris le dessus, au service d'une vision traditionnelle de la pédagogie (présentations, traitement de texte ...). Sera-t-il un jour possible de sortir l'informatique de ce retour en arrière, et de former à nouveau les élèves aux outils indispensables pour garder la maîtrise d'un monde soumis à la numérisation ?


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