12 mars 2013

Le tournant global

 

caille


- Le tournant global des Sciences Sociales
Un ouvrage collectif édité par La Découverte
http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_tournant_global_des_sciences_sociales-9782707164377.html

dont
2. Histoire globale, histoires connectées, par Romain Bertrand
3. Une géographie postbraudelienne, par Christian Grataloup
9. Territoire, autorité, droits : nouveaux assemblages, par Saskia Sassen
14. Un « nous » sans « eux », par Jacques Lévy
Conclusion : L'effet méta-disciplinaire du tournant global en science sociale, par Alain Caillé


- Une excellente Suite dans les idées, 09.03.2013
avec Alain Caillé et Romain Bertrand - à archiver et écouter en différé
http://www.franceculture.fr/emission-la-suite-dans-les-idees

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16260-09.03.2013-ITEMA_20457648-0.mp3


extraits :
Pour Romain Bertrand, si on prend vraiment au sérieux les raisons mulitples qui ont habité le monde en chacun de ses lieux, il faut renoncer à un récit général. On y perd en arrogance de la méthode, mais on y gagne en connaissance et en ouverture à l'étrangeté.

Selon lui, il y a deux manières de faire de l'histoire globale :
La première consiste à vouloir tisser de la familiarité avec le passé, à explorer le passé pour fournir des précédents à la globalisation actuelle, dans une vision téléologique.
Dans la seconde, on peut aimer à naviguer d'une étrangeté à l'autre, et redonner au passé du monde son étrangeté, y compris son étrangeté à l'Europe et à son rôle dans l'histoire.

Le détour par le passé reste très important. Ainsi, le regard sur la modernité change. On passe d'un paradigme de l'immutabilité, une modernité vue comme une agrégation d'isolats, à une modernité vue sous l'angle de la mobilité et des circulations.
Revisiter les premières modernités européennes à l'aune de la question des contacts avec les sociétés lointaines,  cela a des effets qui vont bien au-delà de l'accumulation des monographies. Cela permet d'interroger les grands récits, d'inquiéter un certain nombre de certitudes concernant en particulier les identités cloisonnées.

Un danger guette cependant, celui d'un retour en arrière du fait de l'impérialisme de l'économie (classique) et du droit.

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02 octobre 2011

10 questions à Alain Caillé


Alain Caillé est professeur de sociologie et économiste à l'Université de Paris X. C'est le fondateur du MAUSS (Mouvement Anti-Utilitariste dans les Sciences Sociales) dont il dirige la revue.
A lire sur le site web de Valéry Rasplus (blog du N Obs, 01/03/2011)
http://valery-rasplus.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/02/27/10-questions-a-alain-caille.html


Extraits
:

Valéry Rasplus : Avec plus de trente ans de réflexion sur le don et le contre-don, que peut-on retirer « d'utile » aujourd'hui de cette pratique de réciprocité pour notre société ?

Alain Caillé : Faisons le lien avec la question précédente (sur la recherche et son évaluation chiffrée). Le principal fléau qui s'abat sur nos sociétés n'est pas seulement la privatisation généralisée, i.e. la soumission de toutes les sphères d'activité à une norme marchande et financière hégémonique, c'est, dans le sillage de cette omni-marchandisation et omni-financiarisation, la subordination de tous nos actes désormais, à une logique d'évaluation quantifiée...

...Si cette évolution devait toucher à son terme, alors plus rien n'aurait de sens.Tout ce qui fait le prix de la vie, i.e. les choses sans prix, serait résorbé et dissous dans l'utilité et l'instrumentalité. Que peut-on retenir de ces considérations pour nos sociétés ? Le sens de l'utilité de l'inutile, sans doute. Plus spécifiquement : notre démocratie aura reposé sur des fondements utilitaristes, - les individus ne formant société qu'en vue de leur avantage propre - et sur la perspective d'une croissance économique infinie. Cette perspective n'est plus guère crédible. Il faut donc imaginer à la démocratie des fondements anti ou supra-utilitaristes, i.e. qui donnent tout leur poids et tout leur prix aux motivations intrinsèques de l'action. C'est dans ce sens que nous plaidons, Marc Humbert, Serge Latouche, Patrick Viveret et moi pour l'avènement d'un convivialisme, d'un art de vivre ensemble « en s'affrontant sans se massacrer » comme disait Mauss, qui se présenterait comme le digne successeur du libéralisme, du communisme et du socialisme (et de l'anarchisme).


Le blog : http://valery-rasplus.blogs.nouvelobs.com

Valéry Rasplus : http://www.nonfiction.fr/fiche-perso-591-valery_rasplus.htm

10 questions à Michel Wieviorka (01/02/2011) :
http://valery-rasplus.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/02/01/10-questions-a-michel-wieviorka.html

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