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Clioweb, le blog
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7 mars 2012

Rupture(s) en Révolution

 

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« Fruit de deux journées d’étude internationales organisées les 28 et 29 octobre 2010 en Sorbonne, le numéro 5 de La Révolution française - Cahiers de l’Institut d’histoire de la Révolution est consacré à l’étude de la notion de rupture en période révolutionnaire »

Rupture(s) en Révolution - La Révolution française, n°5, déc 2011
Perceptions et gestions de la rupture en période révolutionnaire [ entre restauration d'un âge d'or disparu et nouveau départ radical ]. Actes des journées d'étude des 28 et 29 octobre 2010 organisées par l'IHRF, avec l'Université de Fribourg (Suisse) et de Jyväskylä (Finlande) - http://lrf.revues.org/index314.html

Penser la notion de rupture en révolution, préface d'Antoine Broussy - http://lrf.revues.org/index318.html
avec notamment :
Thomas Hobbes on Revolution
Sieyès : From contestation to conservation
Varennes: What Kind of Rupture?
Le droit intermédiaire, Posture juridique, imposture politique et vacuité d’une convention
Rethinking Republicanism in Switzerland during 1798-1801
Fidesz and the Hungarian revolutionary tradition



astro2-rf

Système astronomique de la Révolution française - détail
source BNF - Gallica - http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8411447f


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3 mars 2012

Un écureuil roux ...

 

- Un écureuil dans la campagne, Alain Rémond, Marianne n° 776

extrait :
« Tout le monde le sait : les caisses sont vides [ou ont été méthodiquement vidées de plus de 500 Mds entre 2007 et 2012 ]... A écouter les économistes, ce qui nous attend, ce n'est pas la rigueur, c'est pis que la rigueur. Qui a envie de ce monde-là ? ... Alors il nous faut un grain de folie, des pirouettes, des contre-pieds, de l'imprévisible...
Un écureuil roux a joué ce rôle-là, avec talent et ce qu'il faut de folie... »
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/


- La frénésie du palmarès, éditorial de Jacques Julliard, Marianne 776

Classement de Shanghai, agences de notation... Depuis les années 1960, les palmarès ont déserté l'univers scolaire mais ils ont envahi la vie courante dans un monde globalisé. C'est la loi du succès érigée en maxime autoritaire, le culte du plus riche, du plus beau, du plus fort. C'est le contraire de la démocratie et de l'universalisme.


- Le peuple en question, Pascal Lelièvre, Le Monde des lecteurs

« Aujourd’hui 1700 milliards d’euros de dettes, une marée humaine de chômeurs que l’Etat abandonne, laisse se noyer, des loyers qui ont parfois plus que doublé, des riches infiniment plus riches, une grande partie du peuple qui ne parvient pas à boucler les fins de mois, sombrant bien souvent dans des formes d’endettement ».

« ... la droite présidentielle aurait-elle tout simplement décidé de laisser gagner la gauche compte tenu de l’état dans lequel notre pays se trouve après avoir été pillé et mis à sac ? »
http://mediateur.blog.lemonde.fr/2012/02/24/le-peuple-en-question/
http://mediateur.blog.lemonde.fr/2012/02/

 

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source : http://acoeuretacris.centerblog.net/

 

17 février 2012

Injonctions contradictoires

 

Deux cartes blanches récentes dans l'émission Rue des Ecoles

A écouter en fin d'émission (53e mn)
http://www.franceculture.fr/emission-rue-des-ecoles
ou lire la transcription sur le site Educpros.
http://blog.educpros.fr/les-debats-d-educpros/2012/02/



Le 8/02, Nathalie Mons pointe le choc des injonctions politiques contradictoires.

un ex, celui de l'évaluation
« D’un côté, au primaire, on nous explique qu’il faut développer des tests nationaux, administrés par le ministère, de façon à prendre du recul par rapport aux évaluations que pratiquent les enseignants dans leur classe, car un acteur externe à l’établissement s’avère avoir un regard plus objectif sur les acquis réels des élèves.
Mais si l’on s’intéresse à l’évaluation des enseignants, c’est le contraire qui est préconisé : la nouvelle réforme (veut) affaiblir le poids d’un jugement porté par un acteur externe à l’établissement - à savoir l’inspecteur - et reconnait l’intérêt d’un jugement interne, celui du chef d’établissement car il serait plus proche de l’enseignant.

Poursuivons par une ligne forte de la politique actuelle : l’individualisation des parcours des élèves et le traitement de la difficulté scolaire sont valorisés à travers des mesures comme l’aide individualisée au primaire et l’accompagnement personnalisé au lycée. Mais à l’inverse, contrainte budgétaire oblige, on supprime les RASED, ces brigades d’enseignants spécialisés dans le suivi personnalisé des élèves en échec scolaire au primaire ».
La transcription de la carte blanche

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Le 15/02, « J’ai retrouvé les écoles normales » ajoute Benoît Falaize

C’était donc il y a quelques jours. L’IUFM était très vide, peu de personnel, peu d’administratifs. Aucun étudiant non plus … d’un côté, un IUFM vidé, laminé, obsolète ; de l’autre une cour de récréation où jouaient des enfants de l’ancienne école d’application. Deux visions de la  formation des maîtres : une France de la IIIe République où existait un lien fort entre une vision politique et une volonté scolaire ; une masterisation sans élan, sans âme et sans perspective, avec une quasi-disparition de la dimension pédagogique.

« Derrière toutes les réformes des cinq dernières années, c’est le sens même de l’école et de la formation de ses enseignants qui est atteint, qui a été liquidé…
La seule question qui vaille aujourd’hui : est-ce seulement rattrapable ?
»
La transcription


Le 8/02, dans la seconde partie, écouter Luc Cédelle et Louise Tourret sur Philippe Meirieu, ciblé comme adversaire principal (et bouc-émissaire) par les tenants d'un retour à l'école des 400 coups (le film de Truffaut), celle qui menait à la maison de correction et à la prison. L'émission du 08/02 au format mp3 :
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11192-08.02.2012-ITEMA_20343171-0.mp3

 

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http://www.meirieu.com/

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22 février 2012

Une pédagogie de la coopération

 

- L'aide spécialisée aux élèves menacée de disparition - Le Monde
Reportage à Nanterre et analyse par Aurélie Collas. Après la suppression de 3000 postes en 2008, c'est 2500 postes qui devraient disparaître à nouveau en 2012 (sur un total de 12 500).
« En réalité, l'institution n'a jamais reconnu qu'on puisse aider les élèves en difficulté autrement qu'en rajoutant des heures de maths et de français » estime M. Jauset, le président de la FNAREN.
http://www.lemonde.fr/ecole/2012/02/17/l-aide-specialisee-menacee

- L’Education autrement : oui, mais comment ?
traduction Hubert Guillaud - Internactu - 15/02/12
http://www.internetactu.net/2012/02/15/leducation-autrement-oui-mais-comment/

Une journée de conférence, sur le campus d’Harvard, consacrée à l’enseignement et à l’apprentissage, rapporté par Dan Berret pour The Chronicle of Higher Education. http://chronicle.com/article/Harvard-Seeks-to-Jolt/130683/
« In large part, the problem is that graduate students pursuing their doctorates get little or no training in how students learn. When these graduate students become faculty members, he said, they might think about the content they want students to learn, but not the cognitive capabilities they want them to develop ».
« ... It really requires someone to be doubly expert » said Carl E. Wieman, a Nobel Prize-winning physicist.

... For Mr. Roediger, a professor of psychology in St. Louis, « Taking a test on something is a very effective way to learn about it ». « We hate grading tests. Students don't like taking them, so we don't give them very much ».


- Méthodes en question, enseignants sous pression - Pourquoi veulent-ils casser l’école ?
« Après la mise en route de l’« université entreprise », recommandée par l’Union européenne, c’est au tour de l’enseignement primaire et secondaire de se soumettre à la norme de l’employabilité, de l’efficacité, de la performance ». Pour Longuet, « il faut un patron qui puisse rentrer dans les classes et exfiltrer les enseignants en rupture avec le projet de l’établissement. »
L'article de Christian Laval paru en septembre 2011 est en ligne.
http://www.monde-diplomatique.fr/2011/09/LAVAL/20956


- D'une pédagogie de la compétition à une pédagogie de la coopération : Quelle pédagogie du commun ?
Patrick Geffard et Danièle Czal. Institut de recherche de la FSU -  mercredi 14 mars 2012, 18-20h30
http://institut.fsu.fr/Seminaire-Politiques-neoliberales.html
http://institut.fsu.fr/spip.php?page=backend

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Christian Laval : « L'Ecole est au centre des nouvelles luttes des classes ».
L’Humanité, 28/09/2011

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12 février 2012

Je clive, donc je suis


 
Trois entrées sur la politique et ses conséquences directes ou indirectes pour la société :


- Le Tea Party au gouvernement en Caroline du Sud - Le Monde Géo & Politique

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source http://lebulletindamerique.com/

« Fille d'immigrés indiens, Nikki Haley, née Nimrata Randhawa, la jeune gouverneure de Caroline du Sud est le nouveau (?) visage d'une droite américaine qui a déclaré la guerre contre les syndicats (qui a déclaré ou qui poursuit cette guerre depuis sa création ?).
Dès le premier mois, elle a annoncé des coupes dans les crédits de Medicaid, l'assurance santé pour les pauvres, en même temps qu'une élimination progressive de l'impôt sur les sociétés. Rapidement, la classe politique locale lui a reproché ses penchants dictatoriaux ».
L'extrême droite américaine, un modèle pour certains partis en Europe ?


- CMN - Un rapport accablant de l'IGAC, une bombe, qui illustre « le malaise d'une mauvaise administration ». Le ministre a décidé de ne pas le rendre public. Le Monde consacre une page au climat détestable au sein du CMN (Centre des Monuments Nationiaux). http://www.lemonde.fr/culture/2012/02/11/monuments-nationaux-personnel-en-peril

D'Angers à Carnac, de Carcassonne à Cluny, la colère des élus
A Carnac, les choix du CMN illustrent « une politique mercantile est poussée à l'extrême au détriment de la valeur du lieu » dit le maire. « Les décisions tombent sans concertation. A Carcassonne, le CMN a la mainmise sur les douvres : il a été décidé de planter un jardin médiéval alors qu'une structure financée par la mairie (50 000 euros) y accueille, sur la base d'une convention signée avec le CMN, un théâtre de plein air durant l'été. »
http://www.lemonde.fr/culture/

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- Je clive, donc je suis - Libération
« Pour survivre, le président, après beaucoup d’hésitations, est arrivé à la conclusion qu’il lui fallait quitter le seul terrain économique et social où sa parole est démonétisée pour aller sur celui des valeurs de droite. Dure, la droite. Le travail, l’immigration, la famille et sans doute bientôt, la sécurité. D'autant que le FN ne fait pas campagne sur son terrain habituel. »
« Plaquer ses désirs de clivages sur un pays tellement cabossé et qui aspire au changement sans heurts » pourrait être un calcul électoral risqué.

Parmi les conseillers, Libération distingue les droitiers et les modérés. La presse souligne l'influence de Buisson, l'ancien journaliste de Minute, l'homme d'Opinion Way et note le retour d'Emmanuelle Mignon, l'inspiratrice des propos du Latran (l'instituteur n'égalera jamais le curé). Elle avait refusé l’ambassade auprès du Saint-Siège rappelle le blog http://elysee.blog.lemonde.fr

Dans un entretien, Christian Delporte rappelle les débats à droite à propos du FN (Simone Veil ou Gaudin ?) . « Ce débat était censé avoir été tranché par Jacques Chirac en 1991, mais on voit clairement qu’une forte recomposition de la droite s’annonce après 2012 ».
http://www.liberation.fr/politiques/01012389333-une-forte-recomposition-de-la-droite-s-annonce-apres-2012

12/02/2012 : un détail. Quand le JT de France 3 reçoit JL Mélanchon, sur quoi le présentateur l'interroge-t-il ? Sur son programme politique ? Non, sur les thèmes de campagne de l'UMP tendance FN : les immigrés clandestins, les chômeurs fraudeurs, l'insécurité (pas celle de beaucoup d'emplois) ...

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Libération, Une du 11 février 2012

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2 février 2012

Une double formation au métier

 

 

- Rapport Grosperrin : coup de force contre le service public d’éducation !

Parmi les actions de Marie-Hélène Amiable, députée :

. Le 1er février 2012
extraits :
« Aujourd'hui, vous vous faites la plume du ministre pour contourner la décision du Conseil d'Etat du 28 novembre 2011 et directement modifier le code de l'éducation »

« Je peux néanmoins vous dire notre opposition résolue à la dissolution des missions des IUFM, à une possible privatisation de la formation des enseignant-e-s, au remplacement du cahier des charges auquel est actuellement tenue de répondre la formation des maîtres par un simple référentiel même si, preuve de votre hâte, vous nous proposez un amendement aujourd'hui. Nous nous opposerons aussi à l'abrogation des références faites aux formations théorique et pratique, aux formations initiale et continue des maîtres - car enseigner est un métier- ainsi qu'à l'obligation de formation après leur recrutement des enseignant-e-s des établissements d'enseignement technologique ».
http://mhamiable.fr/site/document/20120201_intervention_commission_amiable_pn_formation_maitres.pdf

. Le 7 décembre 2011
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5194


- Contestation !
Communiqué de presse de La Conférence des directeurs d’IUFM - 31 janvier 2012
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?page=backend
http://www.cdiufm.fr/

cdiufm22

La Conférence des directeurs d’IUFM a formulé 22 propositions pour mettre en place une véritable formation au métier d'enseignant. « Les 22 propositions font le choix initial de définir le terrain. C’est celui de la formation universitaire professionnelle des enseignants et c’est à partir de lui que se construit la démonstration ».
http://www.cdiufm.fr/billets-du-president/article/les-22-propositions-de-la-cdiufm

 

Une formation universitaire et professionnelle des enseignants
Les 22 propositions de la conférence :
http://www.cdiufm.fr/IMG/pdf/CDIUFM-22-propositions.pdf

Proposition 1
: Dissocier le recrutement et la formation universitaire des enseignants.
Proposition 2 : Construire un dispositif piloté par la formation et non par le concours.
Proposition 3 : Confier à l’Université la formation des enseignants des premier et second degrés et des conseillers principaux
d’éducation dans toutes ses dimensions, académiques, professionnelles et de recherche.
Proposition 4 : La formation initiale est placée sous la responsabilité de l’Université. L’année d’entrée dans le métier qui lui fait suite est placée sous la responsabilité de l’employeur.
Proposition 5 : Assurer une formation continue des enseignants qui soit certifiante ou diplômante et prise en compte par l’employeur dans la carrière des personnels.
Proposition 6 : Intégrer des stages en établissement de façon progressive tout au long du cursus, dans une véritable alternance
avec les enseignements, notamment disciplinaires, dispensés à l’Université.
Proposition 7 : Intégrer la recherche de façon progressive tout au long du cursus dans une véritable articulation avec les problématiques d’enseignement.
Proposition 8 : Intégrer la mobilité internationale sur des durées non contraintes par des épreuves de concours.
Proposition 9 : Organiser un dispositif en quatre années, de la deuxième année de licence à la fin du master.
Proposition 10 : Diversifier les conditions et modalités d’entrée en formation et favoriser les passerelles.
Proposition 11 : Mettre en place, à partir de la deuxième année de licence (L2), des parcours dédiés aux métiers de l’enseignement.
Proposition  12 : Gérer les flux par une orientation progressive dès la fin de première année de licence (L1) en fonction d’un plan pluriannuel de recrutement des enseignants et conseillers principaux d’éducation établi par l’employeur.
Proposition 13 : Mettre en place un référentiel national de formation des enseignants que les universités doivent respecter dans l’élaboration des diplômes. Ce référentiel structure le cahier des charges organisant la contractualisation des formations.1
Proposition 14 : Créer une mention « enseignement, éducation, formation » dans la nomenclature ministérielle.
Proposition 15 : Créer une commission pédagogique nationale, qui inclut nécessairement des représentants des ministres
concernés, des professions et de l’Université. Cette commission pédagogique labellise les formations et a en
charge la responsabilité du cahier des charges et son adéquation au référentiel. Elle veille à la cohérence de la
carte nationale des formations et peut alerter les autorités de tutelle.
Proposition 16 : Renforcer les conditions de fonctionnement d’équipes pluri catégorielles de façon à favoriser le caractère professionnalisant de la formation. La mission de contribution à la formation des enseignants, sous la responsabilité de l’Université, doit être réaffirmée dans le statut des enseignants du scolaire.
Proposition 17 : Consolider les IUFM comme écoles universitaires professionnelles au sein de l’Université, à vocation interuniversitaire et académique. Ces écoles relèvent d’une structuration nationale (réseau des écoles, respect du cahier des charges) ; elles relèvent par ailleurs d’une structuration locale relative à la formation, à la recherche et à l’insertion professionnelle pour les métiers de l’éducation, de l’enseignement et de la formation.
Proposition 18 : Les ressources humaines et financières affectées à l’université pour la formation des enseignants sont celles qui
permettent de répondre au cahier des charges défini sur la base du référentiel national.
Proposition 19 : Développer le continuum de formation des enseignants par des initiatives en lien avec la spécificité des territoires.
Proposition 20 : Mettre en place une offre coordonnée de formation au sein de chaque région et sur le territoire national.
Proposition 21 : Instaurer une contractualisation entre universités, Éducation nationale et collectivités territoriales dans chaque
académie, précisant de manière pluriannuelle les besoins à couvrir, les objectifs à atteindre et les moyens
complémentaires alloués.
Proposition 22 : Accompagner financièrement les étudiants inscrits dans les divers cursus d’accès au métier d’enseignant.


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29 janvier 2012

Découverte de la carte

 

 

Sur le site Georouen.org, le plan d’un cours sur la carto, et un choix de supports et d’illustrations
LGO 113 - Découverte de la carte (Eric Leclerc)
http://georouen.univ-rouen.fr/spip/spip.php?rubrique327


1) Qu’est-ce qu’une carte ?
2) La carte comme représentation sociale du monde
http://georouen.univ-rouen.fr/spip/spip.php?article414

3) La construction cartographique de la France
4) Le pouvoir de la carte
5) Déconstruire la carte (dont Plan Gomboust, Paris 1652)
6) Vers la sémiologie graphique
Les cartes par point, en ligne, en surface… les cartogrammes...

Un choix de liens en cartographie (Eric Leclerc)
http://georouen.univ-rouen.fr/spip/spip.php?article228

 

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La Grande vue de Rouen en 1526, d'après le Livre des Fontaines, de Jacques Le Lieur
source / Rouen nouvelles bibliothèques -
http://rnbi.rouen.fr/fr/notice/livre-des-fontaines-de-rouen-ou-livre-enchaîné


Edition en fac-similé du livre des fontaines :
Benoît Eliot et Stéphane Rioland, Une vue de Rouen en 1525 par Jacques Lelieur
http://www.boutique.pointdevues.com/une-vue-de-rouen-en-1525-par-jacques-lelieur.html
En 1525, Jacques Le Lieur, conseiller de la ville de Rouen, établit un recueil sur les sources et fontaines, avec « La Grande Vue », portrait panoramique de la ville de Rouen. Une exposition a eu lieu à Saint-Ouen en 2005.

Un détail est reproduit dans la revue Histoire et Mesure


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30 décembre 2011

Comment ils ont tué la Poste

 

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- James Meek, In the Sorting Office
London Review of Books - 28 April 2011 - l'auteur : http://jamesmeek.net
L'article intégral en ligne :
http://www.lrb.co.uk/v33/n09/james-meek/in-the-sorting-office

L'écrivain a enquêté sur la poste néerlandaise. Il décrit un service dégradé et des salariés malmenés, l'envers d'une privatisation sans durabilité et d'une compétition fort peu rationnelle.

Comment ils ont tué la Poste
Traduction en 6 pages par Courrier international, à lire en bibliothèque - 1103-04
http://www.courrierinternational.com/magazine/2011/1103-1104-l-or-la-face-cachee-d-une-frenesie-mondiale

Extraits :
Concurrence ?
« In the Netherlands, as in Britain, the postal market has been liberalised in the name of the consumer, as Europe’s former citizens are now known: competition, it is said, will benefit everybody. But competition, as Leijten noted, only really exists for large organisations. Private citizens can’t post letters in Sandd or Selekt mailboxes. There aren’t any. Ordinary Dutch people still have to pay 46 cents to send a TNT letter. The Dutch government, meanwhile, has negotiated a deal with Sandd to deliver some of its mail at 11 cents a pop. ‘For ordinary people, there’s no choice, there’s only TNT,’ Leijten said. ‘The postal system is sick ».

Une guerre fraticide
« Every week Dutch households and businesses are visited by postmen and postwomen from four different companies. There are the ‘orange’ postmen of the privatised Dutch mail company, trading as TNT Post but about to change their name to PostNL; the ‘blue’ postmen of Sandd, a private Dutch firm; the ‘yellow’ postmen of Selekt, owned by Deutsche Post/DHL; and the ‘half-orange’ postmen of Netwerk VSP, set up by TNT to compete cannibalistically against itself by using casual labour that is cheaper than its own (unionised) workforce. TNT delivers six days a week, Sandd and Selekt two, and VSP one. From the point of view of an ardent free-marketeer, this sounds like healthy competition. Curiously, however, none of the competitors is prospering ».

Désarmement unilatéral
« What the Germans did was not so different from what the Dutch did: they tried to protect their decently paid former state postmen from low-wage competition in their home country, while setting up networks of low-wage private postmen to undermine the former state post in the country next door ».

Petits boulots. L’art de dénigrer le travail des salariés.
« Sandd promotes the job as a ‘bijbaan’, a bit of work on the side for somebody who wants fresh air and exercise and already has a state pension, is studying or has a salaried husband ».
un exemple de factrice : « She works, she reckons, about 30 hours a week for the two companies, earning about five euros an hour, although the legal minimum wage in the Netherlands is between eight and nine euros an hour. She has no contract. She gets no sick pay, no pension and no health insurance… » 

Le retour du droit et du social ?
« While I was in the Netherlands, the Dutch parliament’s pressure on the low-wage postal companies, which had been building for years, finally forced them to make a deal. In the small hours of the morning they agreed with the unions that by the end of September 2013, 80 per cent of all postal workers in companies like Sandd must be on proper contracts, meaning they gain some degree of social protection ». Un responsable ajoute : « Yes, we underpaid, if you want to call it that, in the same way that others did. From early on we said when others agree to come to a labour agreement we will follow. We would not take the lead ».


18 décembre 2011

Google et le Tsunami

 

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Kesennuma

 
Dans Libération du week-end, 2 liens vers Street View et Google Earth : 

- Memories for the Future - en japonais Mirai e no kioku - Google et le Tsunami.
Des vues panoramiques prises avec Street View en juillet dans les préfectures les plus touchées,
associées à Google Maps et à Google Earth
http://www.miraikioku.com/streetview/en/about
http://www.miraikioku.com/streetview/en/


Ishinomaki
http://www.miraikioku.com/streetview/en/?ll=38.419065,141.298584&h=74&p=-7&z=0
Kensennuma
http://www.miraikioku.com/streetview/en/?ll=38.915989,141.581069&h=226&p=14&z=0


rappel, Photos des zones ravagées par le tsunami en mars 2011
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/03/14/20626334.html
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/03/16/20643819.html
 

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Kesennuma

 

L'accident nucléaire de Fukushima est désormais considéré comme terminé,
titre Le Monde 16/12/2011 en faisant un copier-coller de l'information officielle relayée par une agence de presse.

Japan Says the Worst Is Over, but Fukushima Faces Long Road to Recovery
titre le blog Globalspin, Time 17/12/2011
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/12/20/23014642.html.

 
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21 novembre 2011

Le musée selon Borja-Villel

 

sofia-guernica

source : http://www.madridemotion.com/es/disfrutar-del-mejor-arte-en-el-museo-reina-sofia/


L'Espagnol qui bouscule les musées
Manuel Borja-Villel, directeur du Reina Sofia de Madrid, dénonce ces établissements gérés comme des entreprises. Il a inventé, pour sa collection permanente, une présentation novatrice et iconoclaste
Le Monde - Culture et idées, 19/11/2011

Extraits :

En quoi cette impasse des musées est-elle liée à la crise ?
« La collection est au cœur des musées. Depuis des décennies, ils se battent pour obtenir les meilleures œuvres. Ils sont jugés, classés à l'aune de la rareté. Le problème, c'est que ce sont les collectionneurs privés qui possèdent l'argent et les œuvres. Si un musée veut un Warhol ou un Giacometti, il lui faut des dizaines de millions d'euros, qu'il n'a pas. S'il reste fondé sur la rareté et sur la propriété, le monde des musées va être pris dans une économie de l'excès ».

« Depuis la fin des années 1970, on a vu l'essor d'un modèle qui me semble dépassé : créer un bâtiment qui est une oeuvre en soi, en faire un lieu de spectacles au service du tourisme. Le musée est devenu un centre commercial, dans lequel les visiteurs-consommateurs ne viennent pas apprendre, mais reconnaître des noms. On voit ce que ce modèle a fait naître : un art contemporain lié à l'économie et à la finance. Les artistes plébiscités par ce système, Damien Hirst ou Jeff Koons, sont des animateurs de spectacles. On n'est pas loin de l'impasse économique actuelle qui révèle en fait une crise de la démocratie ».


Pour répondre à la crise, les musées font appel au mécénat, augmentent le prix d'entrée... Ce sont les solutions ?

« Ils ouvrent aussi des filiales à l'étranger, louent des oeuvres à des musées riches aux Etats-Unis ou au Japon, vendent des expositions clés en main, voire leur marque, louent des espaces à des entreprises, veulent un bâtiment toujours plus grand pour accueillir toujours plus de visiteurs. Ce modèle fondé sur l'expansion est dangereux. Il vise à ce que les établissements se cannibalisent entre eux. Il est anti-écologique. Il finit par considérer (?). C'est déjà le cas quand on lui demande de faire des entrées sans chercher à savoir ce que nos enfants ont appris à la sortie. Ou quand il est contraint de monter des expositions paresseuses et spectaculaires. Le musée finit par oublier sa mission première qui vient du modèle révolutionnaire français : être le lieu de la démocratie et de l'éducation. Je crois que ce modèle ancien est condamné à la défaite, car le musée, à l'avenir, sera plus pauvre dans un monde plus grand ».

Placer des gestionnaires à la tête des musées, est-ce la même logique ?
« Bien sûr. L'historien d'art est menacé en Espagne comme ailleurs. C'est un gros problème, qui dépasse le cadre du musée : des hôpitaux, par exemple, sont de moins en moins dirigés par des médecins. Comme si le savoir et les idées gênaient, pouvaient faire surgir des changements qui font peur. Il faut des historiens d'art à la tête des musées, des intellectuels ouverts à toutes les disciplines de l'esprit. Le responsable d'un musée doit rechercher de nouveaux dispositifs d'exposition, et non pas être écrasé par la gestion. Nous avons de plus en plus besoin d'une vision esthétique marquée avec une dimension éthique. Ces qualités sont rarement celles du gestionnaire ou de l'homme d'affaires ».

Comment en sortir ?
« Un musée, d'abord, ne doit plus se comporter en propriétaire d'oeuvres qu'il garde ou loue, mais au contraire favoriser les échanges, partager. Et puis sa politique ne peut plus être centrée sur des trésors, chercher l'oeuvre rare de plus. Enfin, pour moi, ce qui compte, c'est inventer à partir de la collection des narrations et des lectures qui vont stimuler le public. Inventer des récits partagés. Raconter plusieurs histoires de l'art et non l'histoire de l'art. Faire comprendre que cette histoire n'est pas figée et unique, mais chorale.

[…] Pour raconter des histoires de l'art, la photographie, le cinéma, la danse sont aussi importants que la peinture ou la sculpture. Il n'y a pas d'art majeur ou mineur. Il y a Picasso, Dali, Miro, mais aussi des photos anonymes... Le public ne veut plus seulement consommer mais agir. Chacun peut créer ses propres récits avec Internet. C'est la même chose pour notre accrochage, très fragmenté, rythmé, avec toutes sortes de supports ».


Autres extraits de cet article :
http://museesansmusee.wordpress.com/2011/11/20/un-modele-depasse/

Manuel Borja-Villel, directeur du Reina-Sofía, à Madrid, est en quête d’un nouveau modèle muséal.
Le Journal des Arts - n° 324 - 30 avril 2010
http://www.artclair.com/jda/archives/docs_article/75283/manuel-borja-villel-directeur-du-reina-sofia.php

 

reina-sofia

source : Musee nacional - Reina-Sofia - Madrid

 

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26 septembre 2011

Révoltes et révolutions

 

revoltes

 

20-21 octobre 2011. Université de Caen, MRSH, Salle Multimedia - SH 148.

Ecrire, publier, transmettre la mémoire des révoltes et révolutions (XVe-XVIIe siècle)

Journées d’étude organisées par
Stéphane Haffemayer, maître de conférences en histoire moderne
et Alain Hugon, professeur d’histoire moderne. Axe Cultures et Politiques - CRHQ-UMR 6583 CNRS.


Jeudi 20 octobre 2011
16h : Présentation du programme de recherches (Alain Hugon, Université de Caen).
16h30 : Introduction (StéphAne Haffemeyer Université de Caen).


17h : Jelle Haemers (Université de Leuven) - Le livre de Jan De Rouc. Mémoire collective et révoltes urbaines aux Pays-Bas méridionaux (XVe-XVIe siècles).
18h : Morwenna Coquelin (Université de Bourgogne) - L’ « année terrible » d’Erfurt et sa mémoire (1509) : trouble, division et défaite au fondement d’une nouvelle identité urbaine ?

Discussion.
19h30 : repas.


Vendredi 21 octobre 2011

9h : Grégoire Salinero (Université de Paris I) - Chroniques et rébellion des Andes (1553-1568).
10h : Isabelle Gillet (Université de Toulouse) - Le récit du soulèvement des communautés du Périgord (1636-1637).
11h : François-Xavier Petit (Université de Paris I) - Écrire, publier, transmettre la mémoire des guerres civiles au XVIIe siècle.
12h : repas.

14h : Michèle Baineteau, (Université de Naples) - Les Napolitains de 1647-1648 : révolutionnaires sans le savoir ?
15h : Rachel Renault (Université de paris I) - Évolution créatrice ou éternel retour ? La mémoire de la « Guerre des Paysans Schönburg » (1663-1681) dans les conflits ultérieurs entre seigneurs et sujets : sélectivité, perpétuation, innovation.

Pause

16h : Héloïse Hermant (Université de Nice) - Les mises en récit de la révolte des Barretines (1688-1691) : construction politique, construction culturelle, construction mémorielle.
17h : Solange Rameix (Fdn Thiers/CNRS) - Mettre la Glorieuse Révolution en mots : entre guerre de conquête et révolution ?

Contacts : stephane.haffemayer@free.fr ; hugon.alain@wanadoo.fr

L'affiche des journées d'étude au format pdf : http://dl.free.fr/exzXKpITg

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28 août 2011

La société des égaux


egaux

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« La gauche doit changer la société »

dossier de Libération autour de « La société des égaux », l’ouvrage de Pierre Rosanvallon - Le Seuil

- « Nous sommes aujourd’hui dans des sociétés en panne de réciprocité »
Pierre Rosanvallon analyse le recul progressif de l’idée d’égalité et propose de réactualiser cette notion ».
http://www.liberation.fr/politiques/rosanvallon

- Le nécessaire retour aux sources d’une « société des égaux »
http://www.liberation.fr/politiques/01012356481-le-retour-aux-sources-d-une-societe-des-egaux

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extraits : 

Le néolibéralisme a servi à légitimer le démantèlement de l’Etat-providence (même s’il est encore résilient) et la réduction des impôts. Il a correspondu à des formes d’attentes sociales. Il a mis en avant de la figure du consommateur, un individu diminué, a-social. Il a aggravé les inégalités, et balayé les acquis du mouvement social : ce n'est plus le travail qui fait le niveau de vie, mais l'héritage, le capital accumulé. Il en résulte la destruction du monde commun, le mode de fonctionnement indispensable en démocratie, et le retour aux deux nations hostiles de l'Angleterre victorienne.

Pour les néo-libéraux, les individus seraient gouvernés par un choix rationnel. « Je pense en fait que les individus ne sont ni simplement des calculateurs rationnels ni tout bonnement altruistes : ils sont réciproques. Parce que la réciprocité, c’est, comme l’égalité dans le suffrage universel, la règle qui peut mettre tout le monde d’accord. Or nous sommes aujourd’hui dans des sociétés en panne de réciprocité ».

Singularité, réciprocité et communalité, sont les trois dimensions de l’égalité selon Rosenvallon. « Ces trois principes sont aussi pour moi les fondements d’une société des égaux. Ils peuvent servir de base à un projet social très largement accepté. Nous sommes à un moment où il nous faut impérativement réactualiser les révolutions démocratiques d’origine, qui ont été mises à mal par le développement du capitalisme, par les épreuves des grandes guerres mondiales, les affrontements idéologiques Est-Ouest… C’est urgent, car nous sommes en train de renouer avec les pathologies les plus terribles du lien social : les formes d’inégalités croissantes, mais aussi la xénophobie, le nationalisme renaissant. Comme historien, je suis frappé de voir le discours des années 1890 revenir en force à travers les mouvements d’extrême droite et néo-populistes en Europe ».

« La gauche a pour mission de ne pas se réduire à être celle qui corrige à la marge, ou même de façon plus importante, les inégalités de revenus. Elle ne doit pas se fixer simplement pour objectif d’agir au niveau européen pour l’adoption de régulations économiques et financières plus fortes. Elle doit viser à reconstruire la culture démocratique moderne. Voilà le véritable objectif du moment 2012 ».

- Lumières républicaines - Le Monde des livres 02/09/2011
http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/09/01/lumieres-republicaines_1566175_3260.html

L'égalité maintenant ! - Le Monde des livres 02/09/2011
lecture de Pierre Rosanvallon par Julie Clarini

« Mais alors, comment, aujourd'hui, refonder l'égalité ? Comment, quand triomphe l'individualisme, quand l'aspiration à la "différence" est universellement partagée, tisser à nouveau les fils de l'égalité et ceux de la liberté ? L'efficacité de la pensée politique de Rosanvallon se déploie à l'aune de cette complexité contemporaine. Pour (re)fabriquer des égaux, partons des ego, le jeu de mots du titre vaut programme, et la dernière partie dessine les grands axes d'une "politique de la singularité" et de la "réciprocité", qui implique notamment de redéfinir l'Etat-Providence. A ces conditions, la société des égaux sera, assure l'historien, "une utopie parfaitement réaliste ».
http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/09/01/l-egalite-maintenant_1566176_3260.html

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- Pierre Rosanvallon, la page Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Rosanvallon

Page et cours au Collège de France (2008-2011)  :
Les métamorphoses de la légitimité - Qu'est-ce qu'une société démocratique ? - Les inégalités
http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/his_pol/audio_video.jsp


- La vie des idées :
http://www.laviedesidees.fr/_Rosanvallon-Pierre_.html

2007 - L’universalisme démocratique : histoire et problèmes

2010 - À l’épreuve du politique

- Penser le populisme, Rencontres de Pétrarque 2011
 

- Thierry Pech, Le temps des riches. Anatomie d'une sécession. Annoncé au Seuil le 6 octobre 2011.

« Les riches ont largué les amarres : ils ont fait sécession du reste de la société. Leurs gains sont désormais sans commune mesure avec ceux de leurs contemporains et ils échappent toujours davantage aux filets de la solidarité. 
Cette situation n'est pas seulement moralement discutable et politiquement dangereuse. Elle est aussi économiquement absurde : aucune des théories échafaudées pour la justifier ne résiste à l'examen. Mais les raisons qui nous y ont conduits ne peuvent être cantonnées à la cupidité des individus, ni même aux décisions de telle ou telle majorité politique. Elles plongent leurs racines beaucoup plus profondément dans un compromis social et idéologique auquel nos sociétés ont collectivement consenti. Ont ainsi été réunies les conditions historiques pour que des élites désamarrées ressuscitent les clivages d'une société de rentiers et d'héritiers comparable à celle de la fin du XIXe siècle. 
C'est ce paradoxe que ce livre tente de percer : comment des sociétés envahies par un individualisme vidé de toute consistance morale ont organisé et finalement justifié la sécession de ceux qu'elles regardent à la fois comme l'accomplissement ultime de leur idéal et comme un symbole d'injustice majeur  ».

Jean-Fabien Spitz, « La valeur égalité. Leçons pour la gauche européenne », La Vie des idées, 14 juin 2011. ISSN : 2105-3030. recension de G. A Cohen, On the Currency of Egalitarian. Justice and Other Essays in Political Philosophy
http://www.laviedesidees.fr/La-valeur-egalite.html

rosanvallon

Pierre Rosanvallonsource : Collège de France


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29 juillet 2011

La philosophie des affaires


- L'Ecole Normale Supérieure tentée par la philosophie des affaires;

Des serviteurs de l'Etat poussés vers le secteur privé.

Dans une double page dans Le Monde diplomatique d'août 2011, le philosophe Mathias Roux analyse et met en contexte les évolutions récentes de l'ENS et de l'ENA.
http://www.monde-diplomatique.fr/2011/08/

Un article qui sera sans doute mis en ligne au mois de septembre.


Depuis 1795, l’Ecole normale supérieure (ENS Ulm) avait pour mission de produire un corps enseignant d’élite baigné de valeurs humanistes. Les Normaliens étaient recrutés sur concours, après deux ans de classe préparatoire. Ils avaient le statut d'élève-professeur, ils étaient salariés, et devaient s'engager à servir pendant dix ans le service public. 
Créée après guerre, l’ENA devait former des grands commis de l’Etat.

« Depuis quelques années, devenues des instruments de reproduction de la classe dirigeante française, ces deux institutions prestigieuses tentent de s’imposer comme un sas vers le monde des affaires ».
U
n modèle radicalement différent leur est imposé, inspiré de celui des Business schools anglo-saxonnes : les Normaliens doivent cultiver leur profil de manager, vendre leurs talents, faire appel aux cabinets spécialisés dans la mesure des compétences et se préparer à encadrer les ressources humaines dans le secteur privé.


 « Pareil recentrage induit une crise de légitimité  aiguë dans des écoles qui reproduisent les inégalités sociales et scolaires. En 2009, parmi les 81 étudiants intégrés à l’ENA, seulement 4 avaient un parent ouvrier. Un rapport du Sénat de 2007 a constaté qu’à l’ENS et à l’ENA, on rencontre moitié moins de jeunes issus des classes populaires que dans les années 1970 ».

Au sein de ces nouvelles élites, le détour par le secteur privé s'est accéléré : le pantouflage intervient en moyenne quatre ans et quatre mois après la fin de la scolarité à l'ENA, soit trois fois plus vite que dans les années 1970. Et pour ceux qui restent dans le secteur public, la priorité, c'est d'imposer à l'Etat le mode de gestion de l'entreprise privée.

Un tel creuset de sélection et de fabrication des élites s'oppose à toute véritable démocratisation...  
« Chez les élites, l'obligation de service public devrait compter au nombre des priorités de tout programme politique progressiste  ». 

Lire aussi du même auteur,
http://fr-fr.facebook.com/mathias.roux

Mise en scène médiatique de l’opulenceDu pain, des jeux et des milliardaires
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/05/ROUX/15880

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 vanscorel-h

En illustration de l'article, un tableau de Jan Van Scorel (1495-1562) : Portrait d'un humaniste
(background landscape with the tower of Babel) Wood; 67 x 52cm Cat. 2580 - Museo del Prado, Madrid, Spain.
source :  http://www.flickr.com/photos/80964676
http://www.lessing-photo.com/dispimg.asp?i=39190366+&cr=4&cl=1


Autres tableaux de Jan Van Scorel sur le Web Gallery of Art

http://en.wikipedia.org/wiki/Jan_van_Scorel

http://commons.wikimedia.org/wiki/Jan_van_Scorel

 

 

 

 

 

 

24 juillet 2011

SH - Trois idées reçues sur Internet


Trois clichés sur Internet véhiculés par les médias :
. Les internautes forcenés n'auraient pas de relations sociales
. Internet serait le territoire de la jeunesse (cf le stéréotype des digital natives) 
. Internet serait un monde à part déconnecté du réel.

Un article d’Antonio Casilli dans un dossier de Sciences Humaines consacré à Nos vies numériques. Un des 4 articles en accès libre et gratuit : http://www.scienceshumaines.com/nos-vies-numeriques_fr_27528.html 


- Antonio Casilli indique une traduction littéraire, source possible de chacun de ces stéréotypes qui ont la vie dure :

. Joseph Weizenbaum dans Computer Power and Human Reason (1976) pour le portrait du « forcené de l’ordinateur », à la mise « négligée » et à l’hygiène « approximative » 

. Marc Prensky, Digital natives, digital immigrants, 2001

. Il cite William Gibson, Neuromancien (1984) pour l’image de « l’hallucination consensuelle vécue quotidiennement par des dizaines de millions d’opérateurs ». 


- Un minimum de bon sens appliqué aux usages développés par près de deux milliards d’internautes, une sociologie qui ne recule pas devant l’analyse de la stratification sociale suggèrent l’inanité de ces clichés.


. En 2007 , chez les étudiants, les interactions informatiques épousaient le rythme de la vie universitaire : les échanges sur Facebook se faisaient « pendant les cours (sic !) et les soirs en semaine »

. Les digital natives ? 
« Les membres de la soi-disant «génération Internet» ne sont pas tous des virtuoses du clavier » . Représentation fantasmatique des rejetons des classes moyennes, ces clichés  médiatiques mettent en avant le rôle des enfants, cibles d’une communication commerciale ; ils ont pour but de séduire les parents acheteurs : les convaincre que l’accès aux technologies serait essentiel les incitera à ne pas reculer devant la dépense ( pour le bien de leur enfant … et l'intérêt des industriels de l’électronique).

« Les nouveaux médias encerclent le monde ». La rupture entre espace physique et espace numérique devient caduque et contre-productive. 

« Internet est l’histoire d’un protocole de communication militaire conçu pour faire face à une apocalypse nucléaire. Il est aussi l’histoire d’une société civile qui s’en est appropriée ».

Internet, une création des militaires ?
Ne serait-ce pas une 4e idée reçue ?
Lire ou relire 
L’alchimie des multitudes, l’ouvrage de Francis Pisani et de D Piotet, dans sa première version en ligne, ou dans la seconde actualisée.
http://clioweb.free.fr/debats/alchimie.htm
  .

SH409-viesnumeriques

source : http://www.scienceshumaines.com/nos-vies-numeriques_fr_27528.html 




30 juin 2011

Laura L'aura pas


L'aura ...  pas, le poste de ses rêves ...

FO, La force syndicale, a aussi répondu à la com du MEN, en détournant l'affiche de Laura

laura-fo

source : http://www.fo-snfolc.fr/Publicite-du-Ministere-L-aura-pas

 

Le texte de l'affiche :

L'aura ...  pas le poste de ses rêves

Ce n’est pas ainsi qu’elle avait envisagé l’avenir.

Ses enfants et son mari lui manquent, elle ne peut plus les rejoindre tous les week-ends, son petit salaire lui permet juste de payer ses déplacements entre les trois établissements dans lesquels elle exerce.

Comment peut-elle se soucier de la réussite de ses élèves, ils sont jusqu’à 35 par classe et elle doit faire face seule aux incivilités quotidiennes. Laura a même perdu le goût de la lecture mais c’est sans importance puisqu’elle n’enseigne que très rarement dans sa discipline.

L’avenir de Laura est de toutes façons bien incertain, son contrat s’achève dans quelques semaines.

P.-S.
LE MINISTRE SUPPRIME 16 000 POSTES STATUTAIRES ET GÉNÉRALISE LA PRÉCARITÉ

Laura veut croire encore au poste de ses rêves, à la réussite de ses élèves, elle a décidé de se syndiquer, pour obtenir son statut de fonctionnaire d’Etat, pour défendre ses droits.

 

 

 

2 juillet 2011

Une punition par l’espace

- La prison : Une punition par l’espace, comme le bagne ou l’exil, Olivier Milhaud,
Le Libé des géographes, 01/07/2011.

«  La prison est une peine géographique aberrante.
Peine géographique car elle punit par l’espace, vous retire de chez vous, et vous place dans un lieu clos, rétréci, avec une population particulière. Peine tout aussi géographique que le bagne, l’exil, les interdictions de stade et autres bracelets électroniques - stratégies spatiales qui cherchent à gérer un problème social  ».

«  En géographie, le principe d’une ville est de concentrer le maximum de gens différents sur une superficie assez petite - densité et diversité. En prison, la densité y est, pas la diversité : que des hommes ou que des femmes, que des majeurs ou que des mineurs, et essentiellement des pauvres, qui n’ont pas de quoi payer l’amende, ou des illettrés ou sans logis, qui n’ont pas les garanties de représentation suffisantes pour des mesures alternatives. Et l’architecte de composer un lieu où tout doit être prévu pour la sécurité, et si peu sur la réinsertion ou la vie collective ».

La carte (à lire) n'est pas en ligneVoir en fin d'article la carte publiée par La Croix.
http://www.liberation.fr/societe/01012346511-une-punition-par-l-espace-comme-le-bagne-ou-l-exil


- Olivier Milhaud, Séparer et punir. Une géographie des prisons françaises,
thèse, ouvrage à paraître aux CNRS editions
Version pdf : http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/44/14/73/PDF/TheseOlivierMILHAUDseparer_punir.pdf

 
 

milhaud-prisons-2008

source : Olivier Milhaud, Séparer et punir, page 133 - fichier pdf

 

 

carte-prisons2011

 

Une nouvelle carte pénitentiaire plus consensuelle
La Croix 5/5/2011 - http://www.la-croix.com/

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- Prison Valley, le webdocumentaire de David Dufresne
sur Cañon City, Colorado. Où même ceux qui vivent dehors, vivent dedans. Un complexe prisonnier – comme on dit complexe hôtelier – de 36.000 âmes et 13 prisons 
http://www.liberation.fr/prisonvalley,99887

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- L’Impossible photographie - Prisons parisiennes de 1851 à 2010 - L'exposition du Musée Carnavalet, à Paris, présente plus de 300 photos réalisées dans les prisons de la capitale. Jusqu’au 4 juillet 2011.
http://www.liberation.fr/culture/1101905-prisons-dans-la-ville

11 juin 2011

Riches assistés


Stigmatiser le RSA pour mieux faire oublier l’ISF - Libération 09/06/2011

L’UMP accroît ses attaques contre les «assistés» et allège dans le même temps l’impôt des plus fortunés. Un avant-goût de 2012 ?
La fraude et les abus sont-ils importants ?
Qu’est-ce que ça coûte au budget de l’Etat ?
Combien de personnes sont-elles concernées ?
Privilégiés

... le gourdin s’abat sur 1,2 million de personnes touchant 411 euros par mois,
quand l’allégement de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) 
devrait conduire à accorder un nouvel avantage de 2 000 euros par an
aux 560 000 Français disposant d’un patrimoine supérieur à 800 000 euros. 
La réforme de l’ISF, pour la plus haute tranche (patrimoine supérieur à 16,5 millions), 
aboutira même à rendre, en moyenne, 175 000 euros à 592 contribuables…
http://www.liberation.fr/economie/

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Une droitisation en forme de jeu de rôle - Gégroire Biseau, Libération 09/06/2011

La polémique sur les «assistés» vise surtout à créer de l’écume électoraliste.

extrait : 
dans un jeu de rôle parfaitement rodé, « un ministre de la droite dite sociale, à la réputation plutôt centriste, ose l’expression de cancer de la société pour dénoncer un supposé assistanat. Hurlements à gauche, division à droite. Un président de la République qui s’essaye à la posture du rassembleur, défendant le bilan exceptionnel du RSA» et réaffirmant l’absolue nécessité «de ne pas pousser les divisions dans la société . Tout le monde est gagnant 
»

L’ennui pour NS, c’est que le téléscopage entre stigmatisation du RSA et cadeaux faits aux plus riches ne devrait pas améliorer l’image de président des riches qui colle aux semelles
 

isf-rsa

Libération 9 juin 2011


24 mai 2011

The Street That Cut Everything


The Street That Cut Everything
( La rue sans service public ) - Le Monde Europe 19/05/2011 - source SN

Extraits : 

« Alors que David Cameron, le premier ministre britannique, vient d'engager son pays dans la cure d'austérité la plus sévère qu'il ait eu à connaître depuis la seconde guerre mondiale, la BBC s'est livrée à une expérience in vitro. Filmer, en live, à Preston, ce que serait la vie des habitants sans services publics, sans éclairage, sans ramassage des ordures .. »

« Quand il s'agit de décider comment dépenser l'argent restitué par la municipalité, les débats font rage » et les habitants se divisent durablement...

A ce jour, « on ne sait toujours pas si Preston gère efficacement l'argent public.
Mais on sait, de manière certaine, que, quelle que soit la réponse, c'est toujours mieux que ce qu'ont été capables de faire les 52 héros de
The Street That Cut Everything ... 

Dans ce coin de Preston, la Big Society n'est pas pour demain »

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Voir et lire également :

http://www.bbc.co.uk/news/uk-politics-13416205

http://www.guardian.co.uk/tv-and-radio/2011/may/16/review-street-that-cut-everything

 

preston

source : http://blogpreston.co.uk/2011/02/bbc-programme-falls-foul-of-controversy/

 

 

 

 

11 avril 2011

Manet, inventeur du Moderne

 

Présentation détaillée de l'exposition ( 5 avril - 3 juillet ) sur le site du Musée d'Orsay

dans le 5e écran, une citation surprenante : 
« L'arrivée des radicaux au pouvoir, en 1879, lui donna un dernier coup de fouet »
Un effet précoce de la chatelisation de l'histoire enseignée ?

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- Des expositions antérieures, toujours sur le site du Musée d'Orsay

Manet… Velázquez… La manière espagnole au XIXe sièclesept 2002 - janv 2003

Manet et le Paris moderne - avril - juillet 2010

Picasso / Manet : Le déjeuner sur l'herbeoct 2008 - février 2009

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- dans la page web Peinture 1850-1914,
Fantin-Latour : Un atelier aux Batignolles
Manet, Olympia,
Manet, Portrait d'Emile Zola


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- Edouard Manet (1832-1883) dans Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edouard_Manet
http://en.wikipedia.org/wiki/Edouard_Manet


des photos (38) et des reproductions (80 environ) dans Wikimedia Commons

 manet

http://commons.wikimedia.org/wiki/Edouard_Manet

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dans Google images
http://www.google.fr/images

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Parmi les ouvrages cités par Philippe Dagen (Le Monde culture)

Manet, de James Rubin, trad. Jeanne Bouniort, Flammarion, 49 €
(les implications politiques sous-entendues dans nombre de tableaux)

Manet. Un rebelle en redingote, de Beth Archer Brombert, trad. Jacques François Allain, Hazan, 28 €
(Beth Archer Brombert veut corriger la vision d'un Manet "pur peintre" et rappeler l'importance de sa culture, non seulement artistique, mais encore littéraire. Aussi est-elle attentive à ses relations avec Charles Baudelaire ou Emile Zola).

 

manet_cezanne

Edouard Manet, Portrait d'Emile Zola, 1868 (392-500 cm), Musée d'Orsay
 http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Edouard_Manet_049.jpg

 

22 mars 2011

Japon : Yoshikatsu Hiratsuka - 11


- Et la vie a basculé
Les survivants du tsunami racontent leur fuite devant le mur d'eau. 
reportage de 
Jérôme Fenoglio pour Le Monde (21/03/2011) à Rikuzen-Takata, Kamaishi, Kesennuma ..
http://www.lemonde.fr/japon/
http://www.lemonde.fr/japon/infographe/2011/03/21/


- Après l'icône ou la madonne, le vieil homme à la une
(source Arrêt sur images)
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=10663

hiratsuka

Yoshikatsu Hiratsuka, a sixty-six-year-old man, cries in front of his collapsed house. His mother is still missing, possibly in the rubble, at Onagawa town (Miyagi prefecture). Version et commentaire The Globe and Mail (17/03/2011)

La douleur d’Yoshikatsu Hiratsuka clonée par Google images
http://tinyurl.com/Yoshikatsu-Hiratsuka

Avec cette variante sur un journal allemand : Dans la neige, il pleure sa femme décédée à Onagawa


- A comparer également avec cette femme à la Une de Libération (jeudi 17 mars 2011)
source : l'atelier des icônes

libe_survivre

 


La couvertude de Télérama (22/03/2011) utilise la partie centrale d'une photo d'Adrees Latif (Reuters) montrant une maison au milieu de l'eau à Kesennuma (15 mars 2011)

latif_kesen

Adrees Latif - A house lies damaged in a river going through Kesennuma City


Cette photo a été retenue par Libération (16/03) dans un article qui parle surtout de Fukushima
http://q.liberation.fr/photo/id/259926
http://www.liberation.fr/monde/01012325870-direct-japon-seisme-accident-nucleaire-fukushima-mercredi

D'autres photos prises par Adrees Latif (Google Images)
http://tinyurl.com/google-images-latif
http://blogs.reuters.com/photo/2011/02/08/adrees-latif-wins-icp-infinity-award-for-photojournalism/
http://blogs.reuters.com/adrees-latif/
 

Les photos de Tadashi Okubo et celle d'Adrees Latif sont en plan large. Les magazines les utilisent en mode portrait. Les bords de l'image ont été découpés. Ils ajoutent tous un soupçon de rouge (le drapeau nippon pour le Nouvel Obs)

latif2

Adrees Latif (détail) - http://q.liberation.fr/photo/id/259926

 

8 mars 2011

1881 - Grande leçon, petite leçon


En 1881, Ernest Lavisse décrit l’organisation d’une Ecole historique à la Sorbonne. Il oppose la grande leçon ouverte à tous les publics et la petite leçon (le séminaire ?) réservée aux seuls étudiants en histoire.

p 24
« L’enseignement public est toujours donné à tout venant dans les amphithéâtres, et la grande leçon n’est pas supprimée. Il faut qu’elle dure car elle rend service à tout le monde. Peut-être la présence des étudiants au cours public changera-t-elle par l’effet du bon exemple les habitudes et la tenue d’une partie du public ; car un professeur assis en sa chaire de Sorbonne voit des choses singulières pendant qu’il parle.  Il ne peut se plaindre que l’on dorme dormir est le droit des personnes âgées qui écoutent; mais lire son journal, circuler comme si l’on était chez soi ; arriver a tout moment de la leçon, même à la fin, comme si l’on était un amateur spécial et un collectionneur de péroraisons; paraître sur les hauts degrés de l’amphithéâtre et rester ou partir, suivant que le visage du professeur plaît ou déplaît: amener un chien avec soi ; quitter sa place et gagner la porte, quand on flaire la fin, pour n’être point pressé à la sortie, comme on fait au théâtre cinq minutes avant la chute du rideau cela passe la permission, et il serait temps de protéger contre ces inconvenances le professeur et la partie sérieuse et permanente de l’auditoire. Mais les abus et ridicules ne prouvent rien contre le cours public. Il est une école intellectuelle largement ouverte, qui entretient dans la société française le goût des choses de l’esprit. II est utile, nécessaire même au professeur et à l’étudiant, car le professeur a dans le cours privé le sans-façon de l’intimité; il travaille avec ses élèves en tenue d’ouvrier. Le cours public l’oblige à se contraindre, a exposer, non ses recherches, mais le résultat de ses recherches, à éliminer le détail qui ne vaut que par la contribution apportée à l’ensemble; a montrer aux étudiants qu’après avoir, dans un long travail préparatoire, réuni des matériaux dont on a éprouvé la valeur, i! faut les disposer avec art et les dresser en édifice ».


p 23-24
« Ce n’était donc pas sans raison qu’on disait tout à l’heure que de grandes espérances sont permises. Cette jeunesse rajeunit la Sorbonne. Elle a pour domicile provisoire, rue Gerson, un baraquement en planches, où se trouve une salle de conférences pour l’histoire, une autre pour la grammaire et les lettres. Ce n’est plus la salle des cours publics, banale, avec ses bancs sans tables et sans dossiers, disposés en gradins et salis par les pieds du passant inconnu. C’est une vraie salle de cours, avec tables et encriers, tableaux et cartes sur les murs »

« Jadis le professeur qui se rendait en Sorbonne pour faire ce qu’on appelait la petite leçon se demandait en chemin s’il ne trouverait pas la salle vide; car il n’avait point a compter avec le public de la grande leçon. écarte par l’heure matinale et par la nature même du sujet traité. Assis a sa place habituelle, il apercevait, dans un amphithéâtre qui peut contenir quelques centaines de personnes, de rares auditeurs appuyés aux murs et séparés par de longues rangées de bancs inoccupés. Il parlait sans regarder dans ce vide, la tête vers ses notes, vers son livre.  vers sa montre, qui ne marquait pas assez vite la fin de ce monologue dans le désert »

«Aujourd’hui, la présence d’étudiants que l’on connaît, qui parlent et à qui l’on parle, comme il convient entre personnes vivantes a changé cet ennui en un plaisir. Auprès des salles de conférences. les étudiants ont des salles d’études où sont réunis déjà les livres, documents, dictionnaires et atlas les plus nécessaires à leur travail. Ils y peuvent demeurer jusqu’au soir. C’est assez pour leur donner l’idée que la Faculté des lettres est leur domicile intellectuel. Enfin les professeurs ont un cabinet. Ceux qui connaissent le local accolé à l’amphithéâtre de la Faculté dans la Sorbonne, réduit misérable où le professeur s’arrête pour suspendre son pardessus à un mur blanchi, avant de se rendre à sa chaire par un corridor noir qui sert de bûcher, s’étonneront d’apprendre que le cabinet des baraquements a deux fenêtres, une cheminée, quatre fauteuils, autant de chaises, une pendule, une grande table, une bibliothèque. Cela donne au professeur aussi l’idée qu’il est chez lui. Il y vient, il y reste volontiers les étudiants frappent a sa porte pour se faire connaître de lui et recevoir ses conseils ».

Ernest Lavisse, L’enseignement historique en Sorbonne et l’éducation nationale, Leçon d’ouverture au cours d’histoire du moyen âge, à la Faculté des Lettres de Paris en décembre 1881 - Extrait de la Revue des Deux Mondes livraison du 15 février 1882

Version texte (à corriger) au format word : http://clioweb.free.fr/textes/gallica/lavisse-1881.doc

lavisse

Ernest Lavisse , source Académie française

 

 

 

 

 

 

 

 

7 mars 2013

Belgeo et les 4 crises de la géo

 

belgeo



Belgeo et les quatre crises de la géo

http://belgeo.revues.org/6275

Comment exister quand on est Belge, géographe universitaire, spécialiste des approches spatiales et sociales dans un pays où la géo est plus souvent rattachée aux Facultés des Sciences ?

Belgeo, la publication conjointe de la Société Royale belge de Géographie et de la Société belge d'Etudes géographiques, change de mode de publication. Elle passe du payant au gratuit, du papier au numérique. Elle devient l'émanation du Comité national de Géographie.

« Cette évolution s’inscrit dans le contexte de quatre crises ou problématiques emboîtées, mais qui représentent autant d’enjeux et d’occasions de rebond »

L'éditorial de Christian Vandermotten et Christian Kesteloot évoque la pression d'une culture marchandisée et la domination scientifique des anglo-saxons. La conclusion en forme de programme pose la question des ambitions et des exigences éditoriales,  à fixer à Belgeo, dans sa nouvelle formule

Les numéros disponibles en ligne :
Human mobility and housing market during a period of global recession
Miscellaneous
Urban studies in Belgium
International student mobility and migration in Europe
Miscellaneous
Villes et grands équipements de transport - Compétition, tensions, recompositions
http://belgeo.revues.org/66

6 août 2012

Art : Prometheus et les bases d'images

 

promotheus


Hubert Locher, Les bases de données iconographiques en ligne.
Un aperçu de la situation en Allemagne
http://blog.apahau.org/bd-iconographiques-allemagne

« En Allemagne, il n’existe jusqu’à présent aucune structure centrale supportée par l’Etat qui aurait pour objectif l’inventaire et le catalogage des objets d’art et d’architecture. Mais quelques initiatives visent à établir des bases de données iconographiques interrégionales ou même internationales ».

Prometheus et EasyDB, deux systèmes coopératifs fonctionnent de manière excellente, bien qu’à la limite de la légalité (images issues de publications). Ils sont beaucoup moins onéreux qu’ArtStor aux USA.

Pour l'auteur, il est difficile de courir plusieurs lièvres à la fois, de combiner éducation, collection et recherche. « Quand on effectue une recherche imprécise dans une telle base de données, on trouvera beaucoup ou rien du tout, mais certainement pas les choses dont on a besoin ; ou alors, il faut utiliser une telle base de données en tant qu’instrument de recherche qui nous permet d’accéder à des informations dont on n’avait pas connaissance auparavant .. Ces bases de données méritent également d’être l’objet de recherche en elles-mêmes ».



- Fontainebleau 2012 : Les sites d’images utiles en histoire de l’art en Allemagne et en France
Table ronde avec Elisabeth Doulkaridou, Hubert Locher, Laurent Manoeuvre et Christine Ferret

Compte rendu par Claude Wallerand :
http://clioweb.free.fr/art/hda-sites-images-cw.pdf

 

22 octobre 2011

Gaulois, une expo renversante

 

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Les Gaulois, une exposition renversante
Cité des sciences, 19 octobre 2011 au 2 septembre 2012.

Une grande exposition temporaire pour bouscule les idées reçues sur les Gaulois, en mettant en valeur les découvertes archéologiques de ces 20 dernières années
L’exposition en 5 parties :
1. La galerie de portraits
2. De la fouille aux labos
3. De la fouille au musée (4 tombes et 1 sanctuaire)
4. La vie gauloise, un spectacle audiovisuel de 10 mn
5. Adieu le mythe ?

http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/gaulois/
http://www.cite-sciences.fr/gaulois/traces

Universcience : Gaulois, l'histoire en pièces
http://www.universcience-vod.fr/media/882/l-histoire-en-pieces---les-gaulois.html


L'INRAP propose une riche sélection de ressources :
accès à des colloques,
intervention de spécialistes (Patrick Pion, Dominique Garcia, François Malrain, Fanette Laubenheimer, Christophe Maniquet ...)
reportages en régions sur les fouilles, 
émissions de radio du Salon noir (France Culture dont Matthieu Poux à propos de Corrent, mercredi dernier
publications,
documentaires...
http://www.inrap.fr/gaulois-ressources

 

Le mythe gaulois - 28/02/2010
En 2010, Christian Goudineau s'étonnait que le travail d'une génération d'archéologues ait si peu d'écho dans les médias dominants et dans le grand public ! Les vieux clichés ont la vie dure et surgissent d'emblée quand politiciens ou médias veulent faire allusion à cette période.
http://clioweb.canalblog.com/archives/2010/02/28/17063934.html

Qui étaient vraiment les Gaulois ?
Journal du CNRS - N° 246-247, juillet-août 2010. (pages 18-27)
http://www2.cnrs.fr/presse/journal/4764.htm# (H-F 13/07/2010)
http://www.cnrs.fr/fr/pdf/jdc/JDC246.pdf

En juillet 2011, Le Nouvel Obs a publié un hors série - La vérité sur les Gaulois.

Histoire des Gaulois, La Fabrique - 26 octobre 2009
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/FABRIQUE/FABRIQUE20091026.ram
Transcription par Taos Aït Si Slimane
http://www.fabriquedesens.net/Histoire-des-Gaulois-1-La-Fabrique

"Nos ancêtres les Gaulois", une série de vacances du Monde (juillet 2009)
Vous avez dit " chevelue "?
Une certaine idée de la guerre
Le druide, ce philosophe
Le sang et le vin
Le mystère des pierres nues
Lutèce, ville fantôme

- Les Celtes - Exposition à Venise (Palazzo Grassi) en 1991
(Amazon connaît...

- L'art des Celtes : exposition de Berne en 2009
http://bronzedelatorche.over-blog.com/article-35754013.html

 

 .

 

13 décembre 2010

Les Peintres de l'Estuaire

A Condé sur Noireau (14), jusqu'au 6 mars 2011, l'espace musée Charles Léandre présente une exposition Les Peintres de l'Estuaire (de la Seine) de 1800 à nos jours. Elle a été mise en place par Jacques Mahier, un collectionneur avec l'aide des musées normands.

« Plus de 50 artistes sur 4 générations seront réunis, avec les signatures prestigieuses d'Isabey, Huet, Daubigny, Mozin, Jongkind, Dubourg, Gernez, Saint-Delis, Dufy, Friesz ou encore Hambourg et Herbo ».
« Les lieux de peinture fréquentés par les artistes : Honfleur, Le Havre, les quais de Trouville, les planches de Deauville, la ferme Saint-Siméon, les champs de courses... »

Sur le web, le site consacré à Eugène Boudin (1824-1898) est le plus riche : http://www.eugeneboudin.org
Afficher 96 reproductions par page, et dans la recherche taper par exemple : Trouville, Honfleur, Le Havre, laundresses, sea, sailing... Un tableau : Le-Havre,-Stormy-Skies-over-the-Estuary

Trouville
Le site eugeneboudin.org : La Plage de TrouvilleLaveuses sur les berges du port de Trouville

LAVEUS2 
consulter aussi Wikimedia Commons : Laveuses au bord de la Touques (1884) Musée Langmatt

En noir et blanc sur le site de Nathanaelle Neffe
L'école de Honfleur, le cercle artistique de Saint-Siméon,
L'histoire et la représentation de la villégiature en Normandie (Honfleur, bains de mer)

La Côte Fleurie - Deauville - Villerville - Villers-sur-Mer - Trouville
Les peintres Boudin Caillebotte Daubigny Degas Bonnard Cals Courbet Dufy
2 dossiers en pdf avec des reproductions de tableaux.

mozin_gue

Charles Mozin Le passage à gué au soleil couchant à l'entrée de la Touques à Trouville 1829

Arsène Durand et Pierre Josserand : Essai sur Trouville avec des notices biblio-iconographiques.- Trouville ca 1939 (dont le peintre Charles Mozin). http://www.bmlisieux.com/normandie/durand01.htm

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Quelques artistes exposés :
Charles Mozin (1806-1862), villa Montebello, Trouville
http://www.galerieamalthee.com/peintre-charles-mozin.html
http://antiquairemarine.blogspot.com/2007/03/charles-louis-mozin_27.html

Johan Barthold Jongkind (1819-1891)
Les Bateaux à Honfleur, circa 1866
http://www.artnet.com/ag/
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0541/m506004_84ee372_p.jpg

Maurice Courant (1847-1924), Quai de Trouville - Musée Malraux Le Havre
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0368/m072004_0000078-1_p.jpg

Jean Dries (1905-1973)
http://www.jeandries.fr/

Pour d'autres, dont
Paul Huet (1803-1869) d'après ses notes, sa correspondance, ses contemporains
Adolphe-Félix Cals (1810-1880)
Charles Daubigny (1817-1878)
Louis-Alexandre Dubourg (1821-1891)
Charles Pecrus (1826-1907)
Frank-Myers Boggs (1855-1926)
Georges Binet (1865-1948)
Fernard Fortuné Truffaut (1866-1955)
Ernest-Othon Friesz (1879-1949)
Paul-Elie Gernez  (1888-1948)
Edmond Ernest Kosmowski (1900-1985)
Fernand Herbo(1905-1995)
André Hambourg (1909-1999),
Exploiter la recherche images de Google.

BOUDIN_CN

Eugène Boudin, Voiliers sur la berge, Trouville, huile sur carton
carton de l'expo Les Peintres de l'Estuaire -

La présentation comporte des reproductions de
Mozin Le passage à gué au soleil couchant à l'entrée de la Touques à Trouville 1829
Gernez Les barques à Honfleur
Jongkind, Paysage de bord de mer

 

 

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