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Clioweb, le blog
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4 décembre 2018

Le Japon aujourd'hui dans le monde

 

- Le Japon aujourd'hui dans le monde

Jeudi 6 décembre 2018 Journée d’études
Institut Renouvin, Paris 1
Centre Panthéon 12, place du Panthéon - 131, rue Saint-Jacques – Paris 5e
secretariat.ipr@univ-paris1.fr


La France et le Japon comme acteurs globaux

L’actualité des relations entre le Japon, les Etats-unis et la Chine
La coopération franco-japonaise en Afrique

Avec
Hugues Tertrais, Professeur émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Hirotaka Watanabe, Professeur, Université de Tokyo des études étrangères
Ryosei Kokubun, Président, Académie de la Défense nationale
Sadaharu Kataoka, Professeur, Université Waseda

Stéphane Guillerez, Secrétaire de l'Institut Pierre Renouvin
secretariat.ipr@univ-paris1.fr

 
yokohama1872

Utagawa Kuniteru, "Vue d'ensemble du quartier français de Yokohama" (estampe), 1872.

Meiji, splendeurs du Japon impérial, au musée Guimet, Paris (XVIe), jusqu'au 14 janvier 2019

http://www.lexpress.fr/culture/art/lumieres-sur-l-art-a-l-ere-meiji_2039908.html

 

- Le Japonisme, dossier
http://ccfjt.com/meiji150eme/dossier-le-japonisme/

 
- Le site officiel
http://japonismes.org/fr/

- Evénements associés en France
http://ccfjt.com/meiji150eme/japonismes-2018-programme-evenements-associes/


- vendredi 7 et samedi 8 décembre 2018
SYMPOSIUM
Collaboration entre la France et le Japon en tant qu’acteurs globaux
http://www.mcjp.fr/fr/agenda/collaboration-entre-la-france-et-le-japon-en-tant-quacteurs-globaux_1


Japonismes / Impressionnismes
Musée des impressionnismes Giverny
dossier de presse
http://www.mdig.fr/sites/default/files/pdf/dossier-de-presse-exposition-japonismes-impressionnismes-mdig.pdf



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15 octobre 2018

CNRD2019 : la brochure est en ligne


cnrd2019-brochure

CNRD 2018-2019

Répressions et déportations en France et en Europe 1939-1945 - Espaces et histoire

La brochure en version pdf
http://www.fondationshoah.org/Brochure-CNRD/common/data/catalogue.pdf

 http://www.fondationshoah.org/Brochure-CNRD/#page/1

 

Le sommaire :

Partie 1 - Exclusion et répression dans le cadre d’une guerre européenne (sept 1939-printemps 1941)

6 Les différents usages de l’internement au début du conflit

7 La Pologne, un laboratoire

8 Printemps 1940 : crimes de guerre et massacres commis par l’armée allemande sur le front de l’Ouest

9 FICHE RESSOURCES / EXCLURE LES JUIFS PAR LA LOI ET L’IMAGE

10-11 La diversité des régimes d’occupation en Europe (1940-1942)

12 Les instruments du maintien de l’ordre

 

Partie 2 - Guerre mondiale, guerre d’anéantissement (été 1941-fin 1943)

13 « Guerre des races » à l’Est, répression renforcée à l’Ouest

14-15 Les ghettos et les exécutions massives

16 D’abord une répression « à visage légal » à l’Ouest

17 . « NN » : une nouvelle procédure, pour plus de terreur

. Automne 1942 : le système concentrationnaire entre en « guerre totale »

18-20 . Le travail forcé

. FICHE RESSOURCES / SUIVRE LE PARCOURS D’UN RÉSISTANT DÉPORTÉ PARTI DE FRANCE

21 L’accélération et la systématisation du processus d’extermination

22 L’Aktion Reinhardt

23 Les persécutions et la déportation des Juifs de Salonique


Partie 3 - Vers l’effondrement militaire et le déchaînement répressif (1944-1945)

24 La radicalisation de la guerre :
Milice, SS, la logique des bourreaux et le décret Sperrle

25 Politique de terreur d’Est en Ouest

26 . Représailles contre les civils

. FOCUS / LES REPRÉSAILLES CONTRE LES RÉSISTANTS

27 La « Solution finale » en voie d’achèvement

28 La déportation des Juifs de Hongrie

29-30 . L’exploitation de la main-d’oeuvre forcée

pour la machine de guerre allemande

. FOCUS / D’AUSCHWITZ-BIRKENAU À NATZWEILER

31 1945 : la chute du Reich, le jusqu’au-boutisme

de la machine répressive nazie ; la terreur, côté soviétique

32 FICHE RESSOURCES / LES PHOTOGRAPHIES D’EXÉCUTIONS

33 Le centre de mise à mort et le mémorial de Jasenovac, Croatie



Cercleshoah : Médiagraphie

http://www.cercleshoah.org/spip.php?article677



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25 septembre 2018

Témoins et acteurs de la Shoah

 

2020 - Pour certains médias, l’histoire n’existerait que si des témoins vivants
peuvent répondre aux questions TV en qq secondes.
C’est oublier le volume considérable de témoignages archivés
et surtout le travail considérable accompli par les historiens de métier .

Parmi les entretiens archivés et souvent en accès libre : 
1 exemple, Jean Samuel, le pikolo – 4h38mn de vidéo + transcription intégrale - INA 2005
https://entretiens.ina.fr/memoires-de-la-shoah/Samuel/jean-samuel/video

 

shoah-ina-entretiens

INA, grands entretiens, Mémoires de la Shoah 2005
http://entretiens.ina.fr/memoires-de-la-shoah

loridan-ina

dont Marceline Loridan (vidéo et trancription)
http://entretiens.ina.fr/memoires-de-la-shoah/Loridan/marceline-loridan-ivens-nee-rozenberg/transcription

 

 

Témoins de la Shoah - clioweb 2011
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/07/14/21624722.html

dont
114 enregistrements
réalisés pour la Fondation pour la mémoire de la Shoah
par l’INA

Les derniers témoins racontent, 24 séquences Le Monde
Quatorze récits d’Auschwitz (14 documentaires de 26 minutes

Auschwitz, le temps de la mémoire, site de TV5

Archives de l’histoire audiovisuelle des survivants de la Shoah (Fondation Spielberg)


The Fortunoff Video Archive for Holocaust Testimonies

Ajouter l'excellent site Mémoires des déportations
Les témoins : http://memoiresdesdeportations.org/fr/les-temoins


INA, Mémoires de la shoah
http://entretiens.ina.fr/memoires-de-la-shoah

un exemple : Jacques Altmann est interrogé par Antoine Vitkine (sans doute en 2005)
le site propose la vidéo et une transcription de l’entretien
http://entretiens.ina.fr/memoires-de-la-shoah/Altmann/jacques-altmann


Grands entretiens filmés de l’Ina
http://entretiens.ina.fr/
http://www.ina.fr/pages-carrefours/grands-entretiens/

Les adresses web bougent beaucoup, souvent pour des variations mineures et inutiles.
grands entretiens », « entretiens-interactifs »..)

Les copies archivées sur Youtube permettent parfois de contourner ces variations.

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15 septembre 2018

INRAP : Une villa-gallo-romaine et des thermes à Vire

 

En 2018, l'INRAP a conduit une fouille d'envergure sur une villa gallo-romaine au nord de la ville de Vire.

Le chantier a été présenté au public en juin lors des Journées nationales de l'archéologie
et en septembre lors des Journées européennes du patrimoine.

A chaque reprise, l'affluence a été très nombreuse.
La presse et les médias locaux en ont témoigné.

Des dépliants ont été distribués.
Le texte est en ligne sur le site de l'INRAP.Pas encore les images.
Les voici en mise en ligne temporaire.




vire-villa-062018

Survol de l'habitation de la villa en drone - copie d'écran à partir d'un reportage vidéo France 3 - 01/06/2018

 


dépliant INRAP de juin : Le contexte de la fouille / Un vaste domaine agricole /
Objets du quotidien et objets de prestige / Après la villa, une occupation par un hameau au Moyen Âge
http://www.inrap.fr/mise-au-jour-d-une-villa-de-l-antiquite-13674

INRAP – Une villa gallo-romaine et un hameau médiéval à Vire Normandie

version scannée :

http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/inrap/inrap-vire-villa1.jpg
http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/inrap/inrap-vire-villa2.jpg
http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/inrap/inrap-vire-villa3.jpg
http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/inrap/inrap-vire-villa4.jpg

 

 

5650c


INRAP – Des thermes romains à Vire Normandie - 16.09.2018

dépliant INRAP de septembre 2018
http://www.inrap.fr/des-thermes-antiques-mis-au-jour-vire-normandie-13838

plan : Le contexte de la fouille / La partie résidentielle de la villa /
Un ensemble thermal particulièrement bien conservé / Le rituel des bains

version scannée

http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/inrap/inrap-vire-thermes1.jpg
http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/inrap/inrap-vire-thermes2.jpg
http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/inrap/inrap-vire-thermes3.jpg
http://clioweb.free.fr/dossiers/vire/inrap/inrap-vire-thermes4.jpg

 

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27 septembre 2018

Histoires d'une nation

 

nation-histoires-2

Histoires d'une nation
réalisateur : Yann Coquart
auteurs : Françoise Davisse, Carl Aderhold


diffusion sur France 2, - source NM
25 sept. 2018 à 21h (épisodes 1 & 2)
02 oct. 2018 à 21h (ep. 3 & 4)

1870-1927, Le pays où l'on arrive (ep. 1),
1927-1954. Des héros dans la tourmente (ep. 2)
1954-1973. La gloire de nos pères (ep. 3)
1974-2005. Générations (ep. 4)

 

« Histoires d’une nation » : les immigrés aussi font l’histoire du pays Le Monde 25.09.2018
http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2018/09/25/histoires-d-une-nation-les-immigres-aussi-font-l-histoire-du-pays_5359928_1655027.html

« Le temps de deux soirées, une série documentaire en quatre épisodes montre
comment la France s’est réinventée grâce aux différentes générations d’immigrés.

Au centre de ce récit chronologique narré par Roschdy Zem :
l’expérience de l’assimilation, puis de l’intégration, par l’école et le travail,
mais aussi la lutte pour l’égalité et les révoltes contre les discriminations.
Ce documentaire se compose également de petits morceaux de mémoire familiale... »

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24 août 2018

Libération de Toulouse

 



tlse2018-4285

 De gauche à droite, M. Lucien Vieillard et Henri Lozes, anciens résistants

 

tlse2018-4288

Toulouse, Le monument à la gloire de la Résistance
12 allée Serge Ravanel 


« Nous souvenir ensemble et saluer les témoins» - La Dépêche 20.08.2018

Le 19 août 2018, à Toulouse, devant le Monument de la Résistance et de la Déportation,
pour le 74e anniversaire de la Libération de Toulouse,
Alain Verdier, président du Conseil départemental de la Résistance
et petit-fils de François Verdier, dit «Forain», assassiné par la Gestapo,
a retracé le fil de ces journées du 19 et 20 août 1944
et replongé ainsi chacun dans la tension, les larmes et la joie qui ont marqué la fin du second conflit mondial.

http://www.ladepeche.fr/article/2018/08/20/2853988-liberation-de-toulouse-nous-souvenir-ensemble.html

 

 

tlse-monu-Resistance-gabray

 Toulouse, Le monument à la gloire de la Résistance
photo Gabray
http://gabray31.eklablog.com/toulouse-monument-de-la-resistance-a114786244

 

 

La Haute-Garonne pendant la guerre :
vie quotidienne et résistances
dont
La structuration de la Résistance
Les combats de la Libération
http://musee-resistance.haute-garonne.fr/fr/index.html


Serge Ravanel (1920-2009)
en 1944, il est chef régional de l'ensemble des forces militaires régionales de la Résistance, réunies en FFI.
Lors d’une visite à Toulouse les 16 et 17 septembre 1944, le général de Gaulle, dans un contact rugueux, lui reproche de laisser trop d'espace aux communistes

http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Ravanel


Jean-Pierre Vernant (1914-2007)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Vernant

En février 1942, il entre dans la Résistance, rejoignant le réseau Libération-Sud, fondé par Emmanuel d'Astier de la Vigerie. Il est nommé responsable départemental de l'Armée Secrète en novembre 1942.
Au moment du débarquement de Normandie (6 juin 1944), il passe au maquis ; il est alors le « colonel Berthier », commandant des Forces françaises de l'intérieur de Haute-Garonne5 ; organise la libération de Toulouse (19 août) sous les ordres du colonel Ravanel, chef régional des FFI. Après l'accident de moto de celui-ci (septembre 1944), Jean-Pierre Vernant devient chef régional.

 

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23 août 2018

Libération de Toulouse

 

psm-74

 

 

psm-4005

 

Marcel Langer (1903-1943)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Langer_(1903-1943)

 

psm-4022


« Notre responsabilité est immense, a résumé le secrétaire général de la préfecture, Jean-François Colombet.
Nous devons faire notre devoir ensemble : transmettre la mémoire et le témoignage.
La mémoire est le ciment de notre unité nationale. Le combat contre l'oubli est donc notre combat permanent.»
http://www.ladepeche.fr/article/2018/08/19/2853667-devoir-de-memoire-une-responsabilite-immense.html


Devoir de mémoire ? La presse régionale continue d'utiliser l'expression.
Peut-être serait-il possible de rappeler aux journalistes et aux élus
que le rempart le plus efficace contre l'oubli, c'est l'enseignement de l'histoire.



psm4026

Les Garibaldiens participaient à la cérémonie
Leur drapeau vert et rouge rappelle leur lutte contre les dictatures (source NM)
http://garibaldienstoulouse.free.fr/anniversaire_suite.html

 

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27 juillet 2018

Rencontres déconnomiques 2018 vidéos

 

deconnomiques2018


Rencontres déconnomiques 2018

La monnaie dans tous ses états

Vidéos en ligne
http://www.youtube.com/channel/UCd2sODjpk-z-QDj8_j42oKg


Jean-Louis Odekerken - La création monétaire ou le mystère de la monnaie
31:17

Thomas Lagoarde-Segot : "Finance et soutenabilité : de l'idéologie à l'utopie"
41:31

David Cayla - Comment l'euro et le marché unique détruisent l'Europe
http://www.youtube.com/watch?v=4DDiJU82wy8

Coralie Delaume - Comment l'euro et le marché unique détruisent l'Europe
30 :
http://www.youtube.com/watch?v=tSh9Qc7RZRo&t=21s

Eric Toussaint - Le système dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation
31:59

Olivier Bonfond - Il faut tuer TINA. Les alternatives existent, les victoires possibles
31:14
http://www.youtube.com/watch?v=EYnI7AmlZTQ


Thomas Guénolé - L'antisocial va-t-il détruire le modèle social français ?
http://www.youtube.com/watch?v=oRGrEeaFQVA&t=20s

Patrick Saurin - Emprunts toxiques : escroquerie bancaire, complicité politiques et judiciaires
41:12


René Teboul - retour sur la dette publique et ses conséquences
http://www.youtube.com/watch?v=6YFZMj3ySi0

Christian Cauvin - Le carcan de l'euro
48:57

Virginie Monvoisin - Les nouvelles monnaies entre réappropriation des outils monétaires
et contestations des institutions financières

Jean-François Ponsot - La monnaie, un enjeu politique
42:28

Liêm Hoang Ngoc - Tout ce que vous avez voulu savoir sur la monnaie...
38 : 03
http://www.youtube.com/watch?v=f4r02W64ObI

Fabrice Aubert - La financiarisation de la société : une approche marxiste
26 : 58
http://www.youtube.com/watch?v=7hIvR75PmRw

 

Thomas Guénolé - Les médias mainstream font-ils de la propagande antisociale ? (1/2)
http://www.youtube.com/watch?v=r2EVrCqWUSw

Thomas Guénolé - Les médias mainstream font-ils de la propagande antisociale ? (2/2)
http://www.youtube.com/watch?v=7P2Y-MXbm3M

 
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10 juillet 2018

Marc Bloch 1886-1944), le combattant

 

asso-marcbloch

 

Marc Bloch (1886-1944), l'homme, le combattant
association Marc Bloch via Internet Archive

Marc Bloch, 1886-1944 une biographie impossible
un livre d'Étienne Bloch
avec la collaboration d'Alfredo Cruz-Ramirez.
Préface de Jacques Le Goff
Éditions Culture & Patrimoine en Limousin.

http://web.archive.org/web/20101217035304/http://www.marcbloch.fr/homme.html


Etienne Bloch, Berlin 25 avril 1997
version en pdf :
http://clioweb.free.fr/dossiers/historiens/mb-combattant.pdf



Communication au colloque de Berlin, 25 avril 1997

Il y a quelque chose d'inhumain chez les grands hommes. Leurs qualités, quelquefois leurs défauts aussi se présentent avec des dimensions si différentes des nôtres qu'on ne sait trop comment appréhender leur personnalité. On peut seulement les situer dans le temps, mais on ne dispose pas des moyens permettant de les connaître et de les comprendre pleinement. C'est sans doute l'obstacle le plus redoutable au dessein de tracer un portrait fidèle et complet de Marc Bloch. A la vérité, il en existe bien d'autres que je pointerai au passage.

Il est normal, lorsqu'on se propose de raconter la vie d'un homme, de distinguer entre la vie publique et la vie privée, sans pour cela vouloir élever des barrières trop étanches entre ces deux aspects de la vie. La vie privée doit-elle être une chasse gardée entourée de barrières infranchissables ? Les proches et les amis doivent-ils s'interdire de dévoiler la vie privée de l'homme qu'ils ont connu? Les opinions divergent. Par exemple, deux de mes frères estiment que toute révélation sur la vie intime de leur père constitue un viol. Pour eux le secret doit se poursuivre au delà de la mort. Ils sont convaincus aussi que l'oeuvre d'un créateur doit s'apprécier à travers son oeuvre et que la personne de son créateur importe peu ; l'oeuvre vit par elle-même ; elle se suffit à elle même. Seule elle apporte à son auteur le renom ; il est inutile de connaître les ressorts qui ont conduit à sa naissance. La conséquence d'une telle opinion est qu'il ne faut attendre de mes deux frères aucun témoignage public sur leurs rapports avec leur père et sur leurs sentiments ; ils sont opposés à la publication de tout document de caractère privé, par exemple la correspondance échangée entre Marc Bloch, ses enfants, sa femme ou ses parents.


Ils ont ainsi bonne conscience lorsqu'ils se dispensent de témoigner. Lorsqu'il s'agit d'une vie banale (et dans mon esprit vie banale n'équivaut pas à vie médiocre ; je veux simplement dire par là que la cette vie , fut-elle celle d'un grand savant, ne se détache pas par des traits particuliers de la vie de ses contemporains), je partage l'avis de mes frères, non pas par respect de leur vie privée, mais parce qu'à mes yeux cette vie n'offre aucun intérêt particulier. Tout change, lorsque, comme dans le cas de Marc Bloch, l'oeuvre, mondialement reconnue, se combine avec une vie et un destin exceptionnels. Alors, selon moi, on doit s'intéresser à tous les aspects de cette vie et chercher à la connaître dans tous ses compartiments. Mon ambition quasiment irréalisable serait de pouvoir faire revivre le citoyen, l'enseignant, le chercheur, le père de famille, le savant et l'homme intime quasi secret, celui le plus difficile à atteindre, mais le plus profond.

J'ai toujours pensé que pour ceux qui ont côtoyer Marc Bloch au cours de sa vie, c'était un devoir de témoigner ; ses proches, ses amis et ses collègues n'ont guère ressenti ce sentiment. Je suis l'un des seuls à avoir éprouvé ce besoin de témoigner. A Chicago, en 1948, j'ai voulu jeter sur le papier les quelques souvenirs que j'avais de mon père , de notre vie quotidienne ; je l'ai fait maladroitement ; j'ai réalisé, après avoir obtenu l'avis de camarades que mon essai ne méritait pas la publication. Quelques une des information contenues dans ce petit mémoire me sont encore utiles aujourd'hui. mais ce n'est pas du tout dans l'esprit de cet essai que j'ai préparé cette communication.

Depuis des années, au moyen de mes souvenirs et de quelques recherches, je m'efforce, par touches successives, de dessiner les contours de la personnalité et de la vie de Marc Bloch. A Paris, il y a une dizaine d'années, j'ai surtout fait appel à mes souvenirs et j'ai tenté de tracer un portait de l'homme et du paterfamilias aux côtés duquel je vivais. La même année, à Chicago, j'ai étendu le tableau à l'enseignant et au patriote. L'année dernière, à Rome, j'ai insisté sur le couple indissoluble que mon père formait avec ma mère et sur leur destin tragique parallèle. Bien entendu je n'ai pu éviter de me répéter, mais à chacune de mes communications publiques sur mon père, j'ai adopté un autre point de vue. Il en sera de même aujourd'hui, en Allemagne.

J'adopte un tout autre point de vue : je me place dans la position de l'observateur qui, d'un, point surélevé, domine toute la scène et embrasse d'un coup d'oeil la vie de son héros. Dans cette vie je reconnais deux zones obscures et entre les deux une zone un peu plus claire mais, seulement partiellement éclairée. C'est ce découpage que je vais utiliser pour parler de la vie de Marc Bloch. Mais avant de pénétrer plus avant dans ces différentes zones, je vais vous donner un aperçu général de cette vie. Selon nos critères actuels, cette vie fut courte : 58 ans ; elle s'est essentiellement déroulée pendant la première moitié du XXe siècle. Sur ces 58 ans, mises à part l'enfance et la jeunesse, vingt ans seulement d'une vie que l'on peut qualifier d'ordinaire : la vie d'un homme qui s'écoule dans la paix auprès d'une femme chérie et d'enfants aimés, en contact étroit avec quelques amis très chers, une vie de travail partagée entre le bureau, les salles de cours, les bibliothèques et les archives, entrecoupée par des loisirs variés et de quelques voyages ; une vie aussi peuplée de deuils : en l'espace de dix ans, perte d'un frère aîné, mort à l'âge de 42 ans, un père mort l'année suivante, une beau-père et une belle-mère décédés à un an d'intervalle, à la fin des années 1920. Vingt ans dont la diversité et la plénitude donnent à cette vie un caractère exceptionnel : une oeuvre considérable : quatre ouvrages écrits de son vivant et deux ouvrages posthumes, des centaines d'articles dans de multiples revues, la fondation et la codirection d'une revue, trois résidences successives, à Strasbourg, en dix sept ans, une résidence à Paris et une résidence secondaire dans la Creuse ; pour couronner le tout, ce grand savant a eu six enfants.


Aux deux extrémités de la vie d'adulte, encadrant ces vingt ans, deux ruptures dans la vie de l'intellectuel : cinq ans de guerre 1914-1919, expérience partagée par des millions de contemporains, puis, à la fin de la vie, à nouveau cinq ans occupés par la guerre et un lendemain de guerre ayant provoqué un bouleversement du genre de vie, achevé par une année entière d'engagement total dans la Résistance et de vie clandestine et active, expérience quasi unique pour les hommes de la génération de Marc Bloch.



I - La période de crise 1939 - 1944

J'ai préféré employer le terme de crise et non celui de rupture que j'avais annoncé ; je trouve celui de crise beaucoup plus expressif. Ces cinq ans d'une période de crise qui s'achèvent par la mort débutent par une zone de relative clarté : la séparation avec sa famille et la guerre 1939-40. C'est l'un des moments de la vie de Marc Bloch où les informations sont les plus détaillées, simplement parce que Marc Bloch les a données lui-même, dans l'ouvrage qu'il a rédigé pendant l'été 1940 et qui a été publié sous le titre de L'étrange défaite. Dans le premier chapitre Présentation du témoin, figure son seul texte autobiographique ; il y raconte qui il est, ce que fut sa vie jusqu'à la seconde guerre mondiale et raconte tout ce qui lui est arrivé depuis son départ de la Creuse le 26 août 1939. Ce récit permet de retracer avec beaucoup de fidélité son itinéraire. Les chapitres suivants, complétés par les lettres qu'il m'a écrites pendant la drôle de guerre et que j'ai fait publier, permettent de se rendre compte assez bien des sentiments qu'il éprouvait tant à l'égard de sa famille que devant les événements dramatiques qu'il vivait. Ce tableau serait encore plus complet si ses lettres écrites à ma soeur Alice avaient été publiées mais, pour des raisons que j'ai signalé plus haut, deux de mes frères se sont opposés à cette publication. Je me contente ici de résumer les étapes de son parcours : capitaine de réserve du service d'état-major, on le trouve d'abord à Strasbourg dans un état-major de subdivision où il s'occupe de la mobilisation, puis son petit groupe se déplace à Molsheim, et enfin à Saverne ; de là il obtient de rejoindre une position plus exposée, celle de l'état-major de la première armée, stationné à Bohain (dans le Nord) ; après avoir été affecté quelque temps en qualité d'officier de liaison à l'état-major de l'armée britannique, il change de fonctions et est chargé, au 4e bureau, du service de ravitaillement en carburant ; à ce poste, il participe à toute la campagne du Nord et se déplace au fur et à mesure du recul des armées françaises ; c'est ainsi qu'il fuit le 28 mai vers Dunkerque et réussit à s'embarquer pour l'Angleterre le 31 mai ; le lendemain ou le jour même, il embarque de Plymouth pour Cherbourg où il débarque le 2 juin ; pendant la première quinzaine de juin, il est au repos à Thury-Harcourt, dans le Calvados, où l'on tente de reconstituer une armée ; le 17 juin, lors de l'entrée des troupes allemandes dans la ville, il est à Rennes ; il revêt des vêtements civils, s'inscrit sous son nom à l'hôtel et vit ainsi jusqu'à l'armistice ; il rejoint ensuite des amis à Angers et de là se dirige vers Guéret et retrouve ses enfants au début de juillet à Fougères. Pendant sa convalescence de la fièvre typhoïde , en 1915, Marc Bloch avait éprouvé le besoin de raconter ses premiers mois de campagne ; il reprend son récit, interrompu à son retour au front, en 1917 et l'abandonne bientôt définitivement (ce sont Les Souvenirs de guerre, publiés dans un des Cahiers des Annales et repris dans Ecrits de guerre - 1914-1918). En 1940, Marc Bloch a éprouvé le même besoin qu'en 1915, mais cette fois-ci, il l'a mené à son terme.

Les quatre ans qui se suivent peuvent se diviser en trois périodes : Clermont-Ferrand, Montpellier et Lyon de mars 1943 à juin 1944. Clermont-Ferrand est celle de l'installation dans une nouvelle vie, marquée par l'inconfort, les préoccupations d'organiser un départ pour les Etats-Unis, les graves ennuis de santé de ma mère, les attaques successives subies par ma grand-mère et son décès en mai 1941. C'est celle aussi de la polémique avec Lucien Febvre sur la publication des Annales, polémique qui avait si cruellement blessé mon père. C'est aussi une certaine atonie intellectuelle et beaucoup d'angoisses. Imaginez un instant ce qu'a pu être la vie d'un homme, habitué à un certain confort, enfermé dans un appartement exigu où s'agglutinaient neuf personnes, sans aucune aide domestique, où la chambre de mes parents servait aussi de salle à manger et où mon père ne disposait d'aucun espace pour travailler ; la vie d'un professeur , dans une ville étrangère, privé de ses notes et de sa bibliothèque ; de ce Français rejeté de la communauté nationale et qui voyait l'avenir bouché devant lui, essayant vainement de partir pour les Etats-Unis avec toute sa famille dont il ne voulait laisser personne. Et, à toutes ses angoisses s'ajoutaient de constantes inquiétudes pour la santé de sa femme.

Curieusement, au cours de l'été 1941, on assiste à une espèce de renaissance qui va se poursuivre au cours de l'année universitaire 1941-42, à Montpellier et l'été 1942, à Fougères. C'est pendant cette période que Marc Bloch rédige la première version d' Apologie pour l'histoire ou métier d'historien, qu'il reprendra entièrement au cours de l'été 1942 et dont il continuera la rédaction jusque dans les premiers mois de 1943. En mai 1942, il avait retrouvé ses notes et ses dossiers scientifiques qui avaient été transportés de Paris à Montpellier par une camionnette du secrétariat d'état à l'Instruction publique. En dépit du mauvais accueil qu'il reçoit à la Faculté des lettres de l'université de Montpellier, il y professe deux cours que j'ai suivis qui prolongeaient des cours commencés l'année précédente à l'université de Strasbourg et qui illustraient son implication de plus en plus profonde dans l'histoire économique : un cours sur la monnaie, du sou carolingien au franc de germinal (ce et un cours sur l'évolution économique de la France de 1848 à 1880. Les cours sur la monnaie auxquels Fernand Braudel a joint un cours de 1937-38 ont servi à l'élaboration du Cahier des Annales, n°9, intitulé Esquisse d'une histoire monétaire de l'Europe. Par contre, le cours sur l'évolution économique de la France a disparu ( j'ai expliqué ailleurs dans quelles circonstances) et je considère que c'est une perte irréparable. Outre ses activités d'enseignant et de chercheur, à Montpellier, Marc Bloch avait des activités dans la Résistance dont on ne connaît pas l'ampleur ; elles semblent avoir consisté essentiellement dans la réflexion et la préparation des réformes envisagées pour les lendemains de la libération de la France et sans doute aussi, à organiser les mouvements de résistance dans la région méditerranéenne.

La dernière année de cette période est celle de la Résistance et de l'exécution. J'ai peut-être un souci excessif de la preuve dans les détails et je vais sans doute vous surprendre en insistant sur un détail de l'exécution de Marc Bloch , qui apparemment ne porte pas à conséquence. Je tiens pourtant à tordre définitivement le coup à une légende, ce qui est peu probable : George Altman a écrit dans l'avant-propos de l'Etrange défaite : "Marc Bloch est tombé le premier en criant "Vive la France". Il n'en savait rien. Le seul témoin de l'exécution qui s'est exprimé, est l'un des deux survivants du massacre ; il a déposé au cours de l'instruction devant le tribunal militaire de Lyon qui avait abouti à la condamnation à mort par contumace de Klaus Barbie ; il n'a jamais mentionné Marc Bloch. Les conditions même de l'exécution, rapportées par ce témoin, rendent peu vraisemblable le cri qu'aurait poussé Marc Bloch. En effet, voici ces circonstances : une camionnette dans laquelle se trouvent 30 détenus extraits de la prison de Montluc, précédée d'une conduite intérieure occupée par des officiers et sous officiers allemands appartenant au S.D. (Siecher Dienst - service de sécurité de la Gestapo), suivie d'une autre conduite intérieure, s'arrête, à la tombée de la nuit, sur une petite route, à hauteur d'un pré clôturé par de hauts buissons. Quatre tueurs, dont deux civils et deux militaires, armés de mitraillettes se placent à l'entrée du pré. Les détenus descendus de la camionnette quatre par quatre son démenottés et reçoivent l'ordre d'entrer dans le pré. Au fur et à mesure de la pénétration de ces hommes dans le pré, tournant le dos à leurs bourreaux, ils sont abattus à la mitraillette. Sans doute attendaient-ils la mort ? Il est possible que certains d'entre eux aient crié. Ce qui est sûr, en tout cas est que le survivant, qui n'a identifié personne, ne pouvait imputer à personne en particulier le ou les cris qu'il aurait entendus. Le succès de la légende qui a entouré l'exécution de Marc Bloch est révélateur de la force de certains clichés. On croit ajouter à la gloire d'un homme une dernière touche lorsqu'on met dans sa bouche des paroles aussi éclatantes que celles de "Vive la France". Ce cri rappelle aussi toutes les images de la cérémonie de la fusillade par un peloton d'exécution, popularisées par la littérature et, aujourd'hui, par les films et les media, à tel point que, même ici, dans le cas du massacre de Saint-Didier-de-Formans, sans crainte de falsifier la vérité, on utilise, pour évoquer la mort de ces 28 résistants, le terme pudique de "fusillés". Une mort anonyme sans manifestation extérieure en perd-elle pour cela sa grandeur ? Je dis anonyme, il vaudrait mieux dire sous un nom d'emprunt. Marc Bloch est en effet mort sous le nom de Maurice Blanchard, nom sous lequel il était connu dans la vie officielle. C'est du reste pour moi une question à laquelle on ne m'a jamais proposé de réponses satisfaisante. Pourquoi, connaissant sa véritable identité, que, selon le témoignage de mon cousin germain que personne n'a jamais confirmé, il aurait révélé lui-même à ses tortionnaires, les autorités allemandes ont-elles continuer à l'identifier par le nom qui figurait sur ses fausses pièces d'identité ?

L'exécution de mon père fut le terme du moment le plus extraordinaire de sa vie : la Résistance ; c'est pourtant le plus mal connu. Il est évident que, de par sa nature même, la vie clandestine laisse peu de traces, mais ce n'est pas la seule explication de ce manque d'informations : les témoins n'ont pas parlé ou peu parlé, et les historiens ont trop attendu pour s'intéresser à la Résistance et recueillir la documentation orale ou écrite. A mon avis, aujourd'hui il est trop tard et le tableau s'il pourra être améliorer, ne sera jamais complet. En ce qui concerne Marc Bloch, pour Clermont-Ferrand, on ne sait rien; pour Montpellier, l'information est squelettique : quelques documents conservés du Cercle de Montpellier et les souvenirs d'un de mes frères et les miens. Nous croyons tous deux qu'il occupait un poste de responsabilité dans le mouvement Combat ou celui qui l'avait précédé le mouvement Liberté ; cette conviction repose sur le fait que nous avons toujours eu l'impression que mon père était au courant de nos activités aux groupes francs Combat, dont j'ai appris, après la guerre, que nous faisions partie, alors qu'il n'était jamais question entre notre père et nous de nos activités clandestines réciproques. Pour Lyon, les travaux de Dominique Veillon et les témoignages montrent que les activités de Marc Bloch ont été assez variées : il a fait partie du comité directeur du mouvement Franc-Tireur ; dès juillet 1943, il a été désigné par son mouvement comme délégué au directoire régional des M.U.R. (Mouvements unis de la Résistance) ; il a joué un rôle important dans la revue du Comité Général d'Etudes Les Cahiers politiques, où il a fait paraître plusieurs articles ; il a collaboré à plusieurs revues clandestines : le journal Franc-Tireur, La Revue libre, Le Père Duschene ; en 1944, il est devenu coresponsable de la diffusion du journal Franc Tireur dans la région ; il a été chargé de la préparation du Jour J pour la région lyonnaise ( jour de l'insurrection et de la mise en place des nouveaux pouvoirs). Jean-Pierre Lévy, fondateur et chef du mouvement Franc-Tireur qui, semble-t-il, l'a peu connu, avait un profond sentiment d'admiration pour Marc Bloch. Il avait été frappé par "la modestie du professeur à la carrière si brillante, qui acceptait de se placer sous l'autorité clandestine de l'homme de 30 ans sans carrière derrière lui, que j'étais à l'époque". Comme bien d'autres camarades, il lui reconnaissait aussi des qualités exceptionnelles d'organisateur, de précision et d'exactitude. Résumant l'engagement dans la Résistance et les activités de Marc Bloch, voici ce que déclarait Jean-Pierre Lévy au cimetière du Bourg d'hem, le 14 octobre 1977, lors de la cérémonie organisée pour le transfert des cendres de Marc Bloch de Saint-Didier-de-Formans au Bourg d'hem : "Démocrate, Républicain, Marc Bloch sut à la fois accomplir avec un dévouement total les tâches les plus humbles, les plus modestes, celles qui étaient le pain quotidien de chacun d'entre nous et être un des dirigeants de la Résistance. Pour aider à rétablir l'honneur de cette France à laquelle Marc Bloch était si attaché, et contribuer à lui faire retrouver l'indépendance perdue, il sut mettre à son service ses qualités d'homme d'action et la richesse exceptionnelle de sa pensée et de sa plume en même temps que son expérience d'historien".


II - L'enfance, la jeunesse et la formation

Enjambons les vingt ans de vie normale et venons en maintenant aux premiers temps de la vie qui précèdent la première crise. D'une manière un peu artificielle, qui se justifie, faute d'autres repères, je distingue deux périodes : le temps qui s'écoule de la naissance à l'entrée à l'Ecole Normale supérieure, à 18 ans, 1886-1904 et les dix ans qui suivent, le temps de la formation dans lequel j'englobe les deux ans d'enseignement secondaire . Sur l'enfance et la jeunesse, aucun témoignage, aucune correspondance, le black-out total. Quelques photos du jeune garçon avec ses parents ou son frère aîné auquel il vouait une grande admiration. Une plus grande clarté sur le lycéen pour les cinq dernières années de sa scolarité à Louis-le-Grand, grâce à deux documents : son palmarès au lycée et surtout son livret scolaire, rapatrié de Moscou. A la lecture de ces deux documents, Marc Bloch apparaît comme un élève hors pair, toujours premier de sa classe et collectionnant les prix aussi bien au lycée qu'au concours général. Il est assez remarquable que si le futur historien a obtenu en classe de philosophie le premier prix d'histoire, la même année, déjà lauréat du premier prix d'histoire naturelle dans sa classe, il était à nouveau lauréat du premier prix d'histoire naturelle au concours général. On peut supposer, mais sur ce point je ne possède aucun renseignement, que tout au long de sa scolarité, dans les petites classes, il ait toujours été un élève brillant. J'imagine que l'enfant Marc Bloch devait être un petit garçon timide, réfléchi et studieux qui ne devait guère s'éloigner du cocon familial et qu'il a du être élevé, surtout par sa mère, dans une grande discipline et avec une certaine rigueur, dont il n'a jamais du souffrir. Si j'en crois mon expérience de lycéen, il ne devait pas avoir beaucoup d'amis au lycée ; en effet les premiers de la classe, s'ils sont jalousés et enviés, n'attirent guère la sympathie de leurs camarades moins doués et moins travailleurs. Néanmoins, je crois que la profonde amitié qui liait Marc Bloch à Jacques Massigli, devenu avocat au Conseil d'Etat et à Paul Lévy, mathématicien, devenu professeur à l'Ecole Polytechnique, datait du Lycée Louis-le-Grand.

Le même flou entoure sa scolarité à l'Ecole normale supérieure, interrompue par un an de service militaire, son séjour en Allemagne et ses trois ans comme boursier de la Fondation Thiers. On connaît avec une certaine précision les dates des moments les plus importants qui ont jalonné ces années, mais cela ne va pas beaucoup plus loin. Bien entendu, on sait que le séjour en Allemagne a eu beaucoup d'importance dans sa formation et sa réflexion. Peter Schöttler, sur ce dernier point vous en dira beaucoup plus ; il vous parlera certainement de l'importance de son bagage germanique avant son arrivée à Berlin et de l'influence que ses maîtres allemands ont eu sur son oeuvre. Les trois années à la Fondation Thiers ont certainement été des années de travail intensif, surtout centrées, je crois, sur les recherches nécessaires à l'élaboration de sa thèse sur Les paysans de l'Ile-de-France à l'époque du servage. Dans un ouvrage récent, Madame Suzan Friedman a essayé de montrer quelle importance avait eu sur la pensée sociologique et géographique de Marc Bloch la fréquentation de ses camarades de la Fondation. D'autres historiens ont cru pouvoir affirmer que l'intérêt de Marc Bloch pour Les rois thaumaturges était aussi venu des rencontres de Marc Bloch à la Fondation Thiers. Pour moi, ces opinions, parfaitement légitimes ne sont que des hypothèses, car il n'existe ni document, ni témoignage pour les confirmer ou les infirmer.

Sur les deux années d'enseignement au lycée, d'abord à Montpellier et ensuite à Amiens, rien ne permet de se faire une idée de la vie de Marc Bloch. Sur son enseignement et ses méthodes, il pourrait être intéressant pour les spécialistes de consulter les cours qu'il a professés, rapatriés, comme le livret scolaire, de Moscou et qui se trouvent maintenant aux Archives nationales.



III - La Grande Guerre

La première crise qui bouleversa la vie de Marc Bloch fut la grande guerre. En réunissant des documents qu'il avait mis de côté et en y ajoutant deux de ses écrits concernant directement la guerre, Les Souvenirs de guerre et l'article sur les Fausses nouvelles de la guerre, nous avons rassemblé, Stéphane Audoin-Rouzeau et moi tout ce qui est relatif à la grande guerre de Marc Bloch. Ce livre, (Ecrits de guerre 1914-1918), s'il permet de connaître avec beaucoup de précision le parcours de Marc Bloch de 1914 à 1918 et ses activités d'officier de renseignements, s'il contribue à montrer l'importance que l'expérience de la guerre a eu dans l'oeuvre de Marc Bloch, ce qu'avait déjà bien mis en lumière Guinzburg et plus récemment Ulrich Raulff, ne donne qu'une idée incomplète de la manière dont Marc Bloch a vécu la guerre. Par contre, ses deux testaments successifs écrits en 1915 et 1917 révèlent l'intensité du sentiment patriotique, mais si la forme littéraire qu'il en donne n'était pas particulièrement remarquable, ce sentiment apparaîtrait très banal, car il était partagé par les combattants de tous les pays et constituait, je crois, l'un des moteurs du soldat allemand, russe, anglais, français, serbe, autrichien, italien ou turc qui a permis à des millions d'hommes de supporter pendant cinq ans les horreurs de la guerre. A ce sentiment patriotique, il faut ajouter cette croyance absurde que la victoire de l'ennemi mettrait en péril la civilisation et le mode de vie du pays dont on était le ressortissant.


Peut-être la guerre de Marc Bloch revêt-elle aux yeux des militaires un caractère exemplaire. Comment expliquer autrement les hommages que ces deux dernières années les militaires lui ont rendu ? Je les rappelle : en mai 1995, la promotion des E.O.R (élèves officiers de réserve) des Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan), jeunes gens accomplissant une partie de leur service national dans une école d'officiers, a choisi comme nom de baptême "capitaine Marc Bloch" ; en août 1996, la promotion des ORSEM (officiers de réserve du service d'état-major), de l'Ecole supérieure des ORSEM, a choisi, elle aussi, le nom de Marc Bloch, comme parrain de leur promotion. Certes, les deux fois, l'initiative du choix est venue de jeunes historiens, mais la hiérarchie militaire qui doit donner son accord, a approuvé le voeu des élèves et lui a donné la force d'une décision. Les militaires ont reconnu Marc Bloch comme l'un des leurs et comme l'un des plus valeureux. Ils ont salué en lui le patriotisme, le courage et le mépris du danger, qui sont des qualités particulièrement mises en valeur dans chacune des citations de Marc Bloch. Ils ont aussi rendu hommage à une carrière, sortant, à leurs yeux, de l'ordinaire ; le colonel, historien de l'armée, qui avait préparé la cérémonie de baptême à l'Ecole Militaire, le 23 août 1996, me disait qu'il ne connaissait pas d'autres exemples d'un sergent en 1914 devenu, en 1918, capitaine adjoint du commandant de son régiment.


Cette insistance des militaires, cinquante ans après sa mort, à annexer Marc Bloch, paraît un peu paradoxale lorsqu'on se souvient des jugements sévères de L'étrange défaite sur les chefs militaires auxquels il reproche leur étroitesse d'esprit, leur manque d'imagination et leur ignorance de la société dans laquelle ils vivent. Mais ce paradoxe n'est peut-être qu'apparent, pour la bonne raison que la carapace des généraux est comme la peau du rhinocéros qu'aucun projectile ne peut transpercer : les critiques glissent sur eux ; et si, par exception, l'un de nos généraux actuels avait la peau plus tendre, il pourrait toujours se dire qu'il est différent de ses prédécesseurs, que l'armée a changé depuis 1940 et que les critiques pertinentes de Marc Bloch ne le concernent pas.


IV - Les vingt ans de vie normale.

1919-1939, période de maturité et de plein épanouissement : 17 ans à Strasbourg, 3 ans à Paris ; obtention d'un poste à l'université, mariage, fondation d'une famille et production d'une oeuvre considérable. L'oeuvre est de mieux en mieux connue ainsi que les conditions de son élaboration. Curieusement, je suis le seul à avoir donné quelques renseignements sur l'homme et sa vie quotidienne. Grâce à la publication de la correspondance entre Marc Bloch et Lucien Febvre, on peut se faire une idée du directeur d'une revue et de la place très importante que cette fonction a tenu dans la vie de Marc Bloch entre 1929 et 1939. Cette correspondance éclaire aussi l'étroitesse des liens qui unissaient les deux hommes, encore que, même aidée de cette correspondance, la nature exacte de ses liens est difficile à percevoir. Sans aucun doute, malgré certaines divergences il existait entre les deux amis une communauté d'objectifs intellectuels, une conception analogue de l'histoire, un intérêt réciproque pour la vie familiale de l'autre, mais en dehors de cela on n'a pas l'impression qu'il existait beaucoup d'autres points communs. Parmi ses collègues, seul Lucien Febvre a témoigné, même s'il s'est mis tout autant en scène que celui sur lequel il informait. Selon moi, le silence des collègues tient à plusieurs raisons : la plus probables, sans doute, est la paresse ; une autre s'explique par l'incapacité où se rencontrent beaucoup de personnes, même s'ils sont de grands savants ou de distingués professeurs, de savoir parler d'un autre homme. Je crois aussi que la plupart des contemporains de Marc Bloch, qui l'ont connu et lui ont survécu, n'ont jamais eu conscience qu'ils avaient été en contact avec un être exceptionnel. Ils n'ont donc jamais éprouvé le besoin de témoigner. Seuls ses élèves ont ressenti ce besoin et ils ont été nombreux à le faire, mais deux seulement ont su parler de l'homme et non pas uniquement du professeur : Henri Brunschwig, qui a tracé de lui le portrait le moins révérencieux, mais qui, grâce à ce ton libre, donne de son maître une image sincère et fidèle. L'autre est son élève à l'Ecole primaire supérieure de Saint-Cloud, Monsieur Pierre Goubert. Je ne peux résister au plaisir de citer un passage des quelques pages qu'il lui consacre dans son livre de mémoires, Un parcours d'historien : "Nous découvrions aussi son regard, l'un des plus beaux regards d'homme que j'ai jamais reçu : lumière, intuition, profondeur, rigueur."

A plusieurs reprises, j'ai déploré l'absence de témoignages, de documents et de correspondance aidant à mieux connaître la vie de Marc Bloch. Pendant longtemps, j'ai pensé que ce vide , en ce qui concernait les lettres reçues par mon père, s'expliquait par les circonstances parvenues dans nos résidences pendant l'occupation : réquisition de l'appartement de Paris et son occupation par des troupes allemandes ; réquisition de la bibliothèque de mon père et son transport en Allemagne ; occupation et pillage de notre maison de Fougères par un maquis creusois, pendant l'été 1944. Il n'est pas douteux que des documents et des papiers ont disparu au cours de ces différents épisodes. Mais, aujourd'hui, je suis moins sûr que là réside la véritable explication de ces lacunes. Je me demande si véritablement la réponse à l'absence de toute correspondance de caractère privé ne réside pas plus simplement dans l'habitude de mon père de ne pas conserver les lettres de ses correspondants, sauf celles auxquelles il attachait une importance particulière. Je trouve confirmation de cette hypothèse dans deux observations : d'une part, on trouve sur certaines lettres de Lucien Febvre la mention manuscrite de la main de mon père, "à garder" - ce qui n'exclut pas qu'il ait conservé de ce correspondant des lettres où ne figurent pas la mention - , d'autre part, il existe dans les dossiers de mon père un dossier intitulé Souvenirs des disparus, où sous des chemises différentes figurent des lettres de la mère de Marc Bloch aussi bien que des lettres de Pirenne ou celles de Fritz Roerig qui ont été publiées dans le premier numéro des Cahiers Marc Bloch.



Conclusion

En guise de conclusion , je vais tenter d'imaginer ce qu'aurait été le destin de Marc Bloch, après la guerre, s'il avait survécu.

Était-ce une simple boutade ou une hypothèse parfaitement plausible, lorsqu'il évoquait avec Maurice Pessis, auquel il promettait le poste de proviseur de lycée, sa future fonction de ministre de l'éducation nationale ? En supposant, la réalisation de cette hypothèse, à la Libération, je suis persuadé que Marc Bloch n'aurait pu être qu'un ministre éphémère du général De Gaulle. Si, en effet, à certains égards, les deux hommes partageaient une certaine analyse de la société française d'avant-guerre et avaient des idées voisines sur les causes immédiates et lointaines du désastre de 1940, je ne crois pas qu'il existât beaucoup de points communs entre eux sur les remèdes à apporter aux défauts de cette société et sur la manière de construire une nouvelle démocratie.

Comme beaucoup de résistants, Marc Bloch aurait-il été tenté par la politique ? Cette hypothèse n'est pas à exclure, mais rien ne permet de la retenir.

Aurait-il remis ses pas dans leurs empreintes antérieures, en d'autres termes, aurait-il repris sa chaire à la Sorbonne? S'il l'avait souhaité, son remplaçant, Ernest Labrousse se serait-il retiré volontairement, rien ne peut l'assurer ; l'exemple du recteur de l'académie de Strasbourg, Terracher, révoqué par Vichy, qui a dû avoir recours au Conseil d'Etat pour évincer un résistant qui avait pris sa place, a de quoi faire réfléchir.

Même si, selon Maurice Pessis, Marc Bloch se plaisait à dire que, comme historien, il était fini, je suis convaincu que, poursuivant ou non sa carrière dans l'université, il aurait certainement écrit d'autres livres. D'abord, il aurait certainement achevé Apologie pour l'histoire ou métier d'historien, et, dans sa forme définitive, le livre se serait sans doute appelé : Métier d'historien. S'il avait surmonté le différend qui l'avait opposé à Gallimard pendant l'occupation, il aurait poursuivi la publication d'autres volumes dans la collection Le Paysan et la Terre qu'il dirigeait chez cet éditeur et aurait fait paraître dans cette collection, soit une édition rénovée des Caractères originaux de l'histoire rurale française, soit un nouveau livre sur l'histoire rurale. Peut-être même, si la vie lui en avait laissé le temps, aurait-il réaliser son programme , établi en décembre 1940 : Le Premier Empire allemand - Histoire de la monnaie française - Le peuplement des Etats-Unis - son roman policier. Pour ma part, je suis persuadé que Marc Bloch aurait encore beaucoup donné à la science historique, si sa vie n'avait pas été brutalement interrompue.

Je pense que mon père aurait très mal supporté son veuvage, mais sur ce chapitre de la vie privée, nous entrons dans un sujet où toute prévision est exclue et qu'il est vain d'explorer.

Une dernière observation avant d'en terminer : mon père s'est toujours présenté comme un débiteur et non comme un créancier : débiteur à l'égard de sa famille, débiteur à l'égard de son pays, débiteur à l'égard de la science, débiteur à l'égard de l'humanité. Il a toujours éprouvé le besoin d'apurer sa dette. Il a toujours voulu donner à sa vie un caractère utile.

Cette position de l'homme s'oppose à celle du repos et de l'indifférence. Elle exprime l'exigence de mettre au service de la cause pour laquelle on lutte toutes ses qualités et même, s'il le faut, sa vie. Chez Marc Bloch, il ne s'agit pas d'une cause unique, mais de plusieurs causes de diverse nature : la science et en particulier l'histoire ; le pays ; et même il ne faut pas hésiter à employer le mot : l'humanité.

 

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30 juin 2018

L'archéologie préventive, un business

 

- Archéologie préventive - Debout, les damnés de la terre
Tribune de Laurent Olivier dans Libération 27.06.2018
liberation.fr/debats/2018/06/27/debout-les-damnes-de-la-terre_1662372

L'archéologie préventive est devenue un business.
La loi de 2003 a ouvert l'archéologie au secteur privé...
- on a transformé un acte de sauvetage du patrimoine en « offre commerciale » : vous payez et on vous débarrasse.
- La loi n’a pas prévu l’étude et la publication scientifique des données. Elle a vidé l’archéologie de son coeur et de sa substance.
- La concurrence entre opérateurs est un des facteurs de précarisation de l’emploi et de dégradation des conditions de travail.
- L’université forme des jeunes à des métiers que la logique comptable vide de leur sens, au risque de créer du désespoir et de menacer l’équilibre de la société.


Archéologie préventive - Les nouveaux damnés de la terre
Libération 22.06.2018
La loi de 2003 a permis de créer des emplois mais a dégradé les conditions de travail.
Rencontre en Haute-Savoie avec les prolétaires de la poussière
(l’article mentionne 12 entreprises privées agrées en 2018)

Le métier continue d’attirer : 400 nouveaux diplômés chaque année. Mais l’archéologie préventive doit aller de plus en plus vite, au risque de perdre les connaissances scientifiques et de se contenter de rapports amassés sur des étagères.

- « Appel. L’archéologie préventive doit être réformée ! », Les nouvelles de l'archéologie 128 | 2012
http://journals.openedition.org/nda/1690
http://journals.openedition.org/nda/1606


- Archéologie préventive - wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Archéologie_préventive


- L’archéologie préventive : une démarche responsable
Actes des Rencontres à la BNF 21-22 novembre 2012
http://www.culture.gouv.fr/var/culture/storage/pub/actes_des_rencontres_autour_de_l_archeologie_preventive/files/docs/all.pdf

dont
Panorama,
Apports à la connaissance du passé,
Une discipline entre recherche et conservation,
Partenariat et valorisation des résultats,
Archéologie et mécénat

2 000 hectares aux portes de Caen - Comment se renouvelle l’histoire d’un territoire, des premiers hommes à l’époque antique
François Fichet de Clairfontaine et Cyril Marcigny


3556

Four de potier / tuilier - fouilles INRAP 2018 , villa gallo-romaine de Vire
http://clioweb.canalblog.com/archives/2018/06/18/36497116.html

 

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26 juin 2018

Nantes - De quoi l'esclavage est-il le nom ?

 

mulato

 

De quoi l’esclavage est-il le nom ? (XV-XXIe)

Université d’été du 25 au 28 juin 2018 à Nantes, Château de Ducs de Bretagne
http://www.iea-nantes.fr/fr/actualites/de-quoi-l-esclavage-est-il-le-nom_801


Lundi 25 Juin

Catherine COQUERY-VIDROVITCH - Université Paris Diderot - "Les routes de l’esclavage"
Ibrahima THIOUB - Université Cheick Anta Diop (Sénégal) / Institut d’études avancées de Nantes) / Projet européen SLAFNET -
                                "Identités chromatiques en Afrique : histoires, héritages et actualité"


Mardi 26 Juin
9H30-12H30 : Atelier 1
Traite et esclavage : diversité des formes et des significations, de l’évidence à l’« incertitude »

Adjé Séverin ANGOUA - Université Felix Houphouet-Boigny, Côte D’Ivoire - "Mise en gage et esclavage chez les Akan de la Côte de l’Or (XVIIe et XVIIIe siècles)"

Sara BARRIOS DÍAZ - Universidad de la Laguna - "Domestic Slavery and Atlantic Trade. (Tenerife, XVIII century)"

Cândido Eugênio DOMINGUES DE SOUZA - Universidade Nova de Lisboa - "Um comércio de grosso trato: traficantes de escravos, poder e riqueza na Bahia (século XVIII)"

Michele BOSCO - ÉHESS, Paris - "Esclaves et rédempteurs. Le rachat de captifs en Médi­terranée entre charité et raison d’Etat (XVIIIe siècle)"

Bruno POMARA - Universitat de València - "The "Moriscos affair" around Western Mediterranean.Between slavery and freedom (1609-1650)"

Gildas BI KAKOU – Université de Nantes - "La représentation de l’esclavage sur le rivage des Quaqua et dans son hinterland (XVIIIe-XIXe siècle)"

Citlalli DOMINGUEZ DOMINGUEZ - Université Paris - Sorbonne -
                "Réseaux sociaux, économiques et familiaux des noirs et mulâtres libres dans la ville de Veracruz, Mexique (1570-1650)"


Discutants : Yaovi AKAKPO, Krystel GUALDÉ, Suleiman MOMURAD Gerd SPITTLER et Ibrahima THIOUB



Mercredi 27 JUIN
9H30-12H30: Atelier 2
Abolitionnisme et liberté. Etre libre. Diversité des modalités et des statuts, le poids du passé et la notion de stigmates

Giulia BONAZZA - European University Institute - "Abolitionism and the moments (or degrees) of coercion of slaves and captives in Italian States (1750-1850)"

Ruth ÁLVAREZ LONDOÑO - Universitat de Barcelona - "Las poblaciones negras del Darién en el siglo XVIII. Sus rastros en las expediciones y en los informes"

Juliana FARIAS - Universidade de Lisboa - "Entre signares et nharas : genre, esclavage et liberté en Sénégambie (1750-1880)"

Giacomo GHEDINI - Università di Bologna - "L’affaire des « Moretti », jeunes africains libérés de l’esclavage par l’Église au XIXe siècle"

Julieta PINEDA ALILLO - El Colegio de Michoacán, A.C. -
               "El vivir cristianamente: adoctrinamiento de los esclavos de origen africano por parte de la Compañía de Jesús en Nueva España, siglos XVI-XVIII"


Paola Andrea REVILLA ORÍAS - La Universidad de Chile - "A propósito de la libertad en entredicho: chiriguanos cautivos en Charcas (Bolivia), siglos XVI-XVIII"

Discutants : Parfait AKANA, Marie-Pierre BALLARIN, Abderrhamane N’GAIDÉ, Felwine SARR, Salah TRABELSI


Mercredi 27 JUIN
17H-20H : CONFÉRENCES
Modérateur Pierre MUSSO - Université Rennes 2 / Institut d’études avancées de Nantes

Parfait AKANA - Université de Yaoundé II (Cameroun) / Institut d’études avancées de Nantes -
         "La couleur des savoirs. Mémoire, violences et résistances épistémiques en Afrique"


Marie-Pierre BALLARIN - IRD (Nice) / Projet européen SLAFNET et Samuel NYANCHOGA - U. Catho d’Afrique de l’Est (Kenya) / Projet européen SLAFNET -
          "Héritage de l’esclavage, marginalisation et conflit sur la Côte kényane"


Felwine SARR - Université Gaston Berger (Sénégal) / Institut d’études avancées de Nantes - "Pour une écologie des savoirs"

Céline LABRUNE-BADIANE - Université Paris Diderot / IEA Nantes - "Retours au pays des ancêtres : Antillais et Guyanais au Sénégal (années 1960)"


Jeudi 28 JUIN
9H30-12H30 : Atelier 3
Constructions identitaires, approches intellectuelles, race et questions mémorielles


Diana BERRUEZO-SÁNCHEZ - University of Oxford - "The musical and Literary Legacy of Black slaves in Early modern Spain"

Ana HONTANILLA - The University of North Carolina at Greensboro - "Race in the Archive: Thee Hispanic Atlantic (1770-1821)"

Sahira Schisell JOAQUIN MENA - Université Bordeaux Montaigne - "La présence socioculturelle d’Haïti dans le cinéma en République dominicaine"

Sara MONTOYA MONTOYA - Université de Perpignan - "La construction identitaire des nouvelles générations de femmes afro-descendantes à Medellin (Colombie, XXIe siècle)"

Aldones NINO SANTOS DA SILVA - Universidad de Granada - "Colonialidad y cuerpo: las relaciones entre poder, performance y pensamiento decolonial"

Urchelin ONHIMA - Université de Nantes - "Les Sûdan dans l’imaginaire arabo-musulman du VII jusqu’à la fin du Xe siècle"

Allan YVART - Université de Nantes - Catégories raciales et discours d’appartenances sur les côtes de Sénégambie (XVIe-XVIIIe siècle)

Discutants : Céline LABRUNE-BADIANE, Samuel NYANCHOGA, Jocelyn OLCOTT, Gerardo SERRA, Deresse WOLDETSADIK

14H30-16H
Nicolas DELPRAT - Académie de France à Madrid - Casa Velazquez - "Une peinture d’Histoire(s)"

17H-20H : CONFÉRENCES
Modérateur Yaovi AKAKPO - Université de Lomé (Togo) / Institut d’études avancées de Nantes

Myriam COTTIAS - CNRS, CIRESC - "2018 : 170e commémoration de l’esclavage. Un bilan"

Abderrhamane N’GAIDÉ - Université Cheick Anta Diop (Sénégal) / Institut d’études avancées de Nantes) / Projet européen SLAFNET - 
          "Saint-Louis et ses environs comme espaces de “dilution” identitaire. Histoire partielle des Haratins du Sénégal (XIXe-XXIe siècle)"


Vijaya TEELOCK - Université de l’île Maurice) / Projet européen SLAFNET -
            "Traites, esclavage et transition vers l’engagisme : perspectives nouvelles sur les Mascareignes et l’Océan Indien"


Salah TRABELSI - Université Lumière Lyon 2 - "Etre esclave dans les sociétés arabo-musulmanes. Perspectives de longue durée"


CONLUSIONS : António DE ALMEIDA MENDES - Université de Nantes / IEA Nantes) / Projet européen SLAFNET -
            "Esclavage et couleurs en Europe. Lectures de longue durée"

 

- Atelier numérique « Base de données » 3 et 4 juillet 2018

L’esclavage en Afrique : dialogue entre l’Europe et l’Afrique

Université de Nantes - campus Tertre - Chemin de la Censive du Tertre
Centre des Archives diplomatiques de Nantes - 17, rue du Casterneau

http://www.crhia.fr/doc_upload/Affiche_Atelier%20numerique%20base%20de%20donnees_vf.pdf

 

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7 juin 2018

Caen 1944 : l'hôtel d'Escoville

 

#Caen_Eté44

La reconstruction de l'Hôtel d'Escoville après 1944 : histoire d'un conflit
Patrice Gourbin, Annales de Normandie 2001, via Persée
http://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_2001_num_51_1_1300

 

caen-44-escoville

L'hôtel d'Escoville après les bombardements de juin et juillet 1944

 

caen-53-escoville

(tradition et modernité ? :-)

http://clioweb.free.fr/art/caen/caen16.htm

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27 mai 2018

Journée de la Résistance 2018

 

- Journée nationale de la Résistance 27 mai 2018
le programme sur le site de la Fondation de la Résistance
http://www.fondationresistance.org

12 juin : journée d'étude - « Parcours individuels dans la Résistance »


- Résister à Hitler - Résistants et Résistance
Liens 2007 actualisés en 2016
http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/resistants.htm
http://clioweb.canalblog.com/archives/2016/05/27/33875204.html


- Les valeurs de la Résistance
Cercleshoah mai 2017
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article607

 

lucieaubrac

Lucie Aubrac, Vannes 2000
http://clioweb.canalblog.com/tag/aubrac
ajouter Lucie de tous les temps, le documentaire de Julie Pierron
http://julieperron.net/film/lucie-de-temps/



turmeau

Avranches, sur la plaque :

turmeau-plaque

A Jean Turmeau
responsable FTPF de la Manche
chef du groupe d'Avranches
héros de la Résistance
fusillé par les Allemands
à Saint-Lô le 10 mai 1944
à l'âge de 22 ans
http://www.wikimanche.fr/Jean_Turmeau

 
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12 mai 2018

L'arbre aux sabots

 

sabots

L'arbre aux sabots
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Arbre_aux_sabots


L'arbre aux sabots est un film réalisé par Ermanno Olmi en 1978.
Il a obtenu la palme d'or à Cannes.

Le film raconte l'histoire de familles pauvres dans une grande ferme en métairie du côté de Bergame, à la fin du XIXe siècle. Pour permettre à son fils d'aller à l'école, un père abat un arbre pour lui tailler des sabots neufs. WP

Revue de presse de « L'Arbre aux sabots » (Ermanno Olmi, 1978)
Véronique Doduik - 30 mars 2015
http://www.cinematheque.fr/article/844.html

L'albero degli zoccoli
http://it.wikipedia.org/wiki/L%27albero_degli_zoccoli

Ermanno Olmi (1931-2018)
http://it.wikipedia.org/wiki/Ermanno_Olmi
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ermanno_Olmi
http://en.wikipedia.org/wiki/Ermanno_Olmi

 

arbre-sabots-cheval

http://www.mauvaisenouvelle.fr/?article=cinema-musique-larbre-aux-sabots-la-palme-dor-de-la-sobriete--1236

 

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21 mai 2018

Japonismes / Impressionnismes

 

japo-aj

http://twitter.com/AlazardJ 

 

japo-mdig

Japonismes / Impressionnismes
Musée des impressionnismes Giverny  
Du 30 mars au 15 juillet 2018

dossier de presse :
geishas
les peintres collectionneurs
l'estampe impressionniste
le code a changé
http://www.mdig.fr/sites/default/files/pdf/dossier-de-presse-exposition-japonismes-impressionnismes-mdig.pdf


Hiramatsu à Giverny
Musée des impressionnismes Giverny  
du 30 mars au 4 novembre 2018

 

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13 mai 2018

13 mai 1968

 

13mai68-convergence
Manifestation parisienne le 13 mai 1968
http://www.humanite.fr/13-mai-1968-la-convergence-devient-maree-humaine-655154

Le 13 mai 1968, les syndicats ouvriers (CGT, CFDT) déclenchent une grève générale
et appellent à rejoindre les étudiants qui manifestent depuis le début du mois.

Une foule de 800 000 personnes (170 000 selon la police) envahit les rues de Paris
aux cris de "10 ans, ça suffit !",
en allusion au dixième anniversaire du retour au pouvoir de De Gaulle à la suite du 13 mai 1958 (Linternaute)


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alennn

28 avril 2018

carto : Reka à St-Etienne

 

La cartographie - Journées d'études avec Philippe Rekacewicz
Lycée Claude Fauriel de Saint-Etienne 24 et 25 Avril 2018
http://storify.com/arnalgeo/journees-d-etudes-sur-la-cartographie

http://twitter.com/arnalgeo

 

carto-je-fauriel-2018

 

à partir de 2 interventions de Philippe Rekacewiz à Rouen et à Verneuil en 2014,
plusieurs comptes rendus mis en ligne :
clioweb.free.fr/carto/reka/rek

clioweb.canalblog.com/archives/2013/

clioweb.canalblog.com/tag/reka

Philippe Rekacewicz, Entre imaginaire et réalité : l’intention cartographique
Revue 303 - novembre 2014
http://clioweb.canalblog.com/archives/2014/12/09/31107762.html

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8 avril 2018

MBA Dijon - Les ducs de Bourgogne

 

ducs-bourgogne

Les ducs de Bourgogne, fiche MBA Dijon
http://beaux-arts.dijon.fr/sites/default/files/musee/pdf/les_ducs_de_bourgogne.pdf

 


MBA Dijon Collections Moyen-Age
http://beaux-arts.dijon.fr/moyen-age

L'héritage des ducs de Bourgogne
La chartreuse de Champmol - Les tombeaux des ducs de Bourgogne (fiche)
Les tombeaux des ducs de Bourgogne (livret)
Les tombeaux des ducs de Bourgogne (diaporama) Les tombeaux des ducs de Bourgogne, destruction et restauration
Jacques de Baerze et Melchior Broederlam, Le retable des saints et martyrs et le Retable de la Crucifixion, 1390-1399
Bourgogne, Le Retable de saint Georges, v. 1450Une Fête champêtre à la cour de Bourgogne
Souvenirs de la Toison d'Or à Dijon

Bourgogne
La peinture en Bourgogne aux XIVe et XVe siècles
La sculpture en Bourgogne de la fin du XIVe au début du XVIe siècle
Bourgogne, Le Retable de l'ancienne Chambre des Comptes de Dijon, v. 1500
Bourgogne, Un jeune saint, v. 1470
L'Europe de l'art; trois parcours pour découvrir les échanges artistiques en Europe

Italie
Les primitifs italiens, des élèves de Giotto au gothique international

Flandre
Maître de Flémalle, La Nativité, v. 1435
http://histoire-geographie.ac-dijon.fr/spip.php?page=plan
Les retables sculptés de la fin du Moyen ÂgeAlbrecht Bouts, Le Christ couronné d'épines, v. 1495

Allemagne
Maître de la Passion de Darmstadt, Sainte Dorothée et sainte Catherine, v. 1450Maître des Ronds de Cobourg, Le Retable de sainte Marguerite, v. 1480

Suisse
Le Maître à l'oeillet de Baden, Le Retable de la Passion, v. 1490.

 

7 avril 2018

Washington 1963 : Jobs and Freedom

 

 


mow-mall

March on Washington for Jobs and Freedom - 28 août 1963
http://en.wikipedia.org/wiki/March_on_Washington_for_Jobs_and_Freedom


 « I have a dream »
l’accès au discours est compliqué par la gestion des droits d’auteur
http://en.wikipedia.org/wiki/I_Have_a_Dream

« I have a dream », la formule est employée 10 fois à partir de la 12e minute
L'audio du discours
http://freedomsring.stanford.edu/?view=Speech
http://freedomsring.stanford.edu/?view=Index


« I have a dream that my four little children will one day live in a nation
where they will not be judged by the color of their skin,
but by the content of their character ».
http://www.archives.gov/files/press/exhibits/dream-speech.pdf

« Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie
les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves
pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi,
un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression,
sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation
où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau,
mais sur la valeur de leur caractère (leur personnalité ?).
Je fais un rêve aujourd’hui  ! »


En 1968, dans un article du Monde du 30.08, allusions à la Marche du 28 août :
« les participants à la marche venaient chercher
par la respectabilité de leur campagne le respect qui leur est dû »

il y a encore beaucoup de « progrès à accomplir pour que le rêve de fraternité lyrique
évoqué par le pasteur King en conclusion du meeting commence à prendre substance »
http://www.lemonde.fr/archives/article/1963/08/30/la-dignite-et-l-ampleur-de-la-manifestation
-ne-suffiront-pas-a-rompre-l-indifference-de-la-majorite-des-americains_2222543_1819218.html

 

mow-Randolph

Asa Philip Randolph

mow-Rustin

Bayard Rustin + Cleveland Robinson

 

photos de la MOW 1963
http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:March_on_Washington_for_Jobs_and_Freedom

photos des 50 ans de la MOW en 2013
http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:50th_Anniversary_of_the_March_on_Washington_for_Jobs_and_Freedom


ML King Where Do We Go from Here: Chaos or Community Boston 1967

August 16 1967 - http://www.youtube.com/watch?v=GHJQCzv3dko
http://www.beaconbroadside.com/broadside/2017/08/martin-luther-king-jrs-where-do-we-go-from-here-sermon-50-years-later.html

 

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18 mars 2018

Darnton, Lumières et livres pirates

 

Robert Darnton, "L'âge d'or des livres pirates", in L'Histoire, n°443, janvier 2018
http://www.paris-iea.fr/fr/les-publications/l-age-d-or-des-livres-pirates
http://www.lhistoire.fr/parution/mensuel-443

L'article de Darnton prend appui sur les archives de la STN (société typographique de Neufachatel)
avec 50 000 lettres et les livres de comptes de la Société.

L’éditeur est un marchand en gros de livres, ceux qu’il imprime, ceux qu’il vend (obtenus par troc). La plupart des livres qui se vendaient étaient des contrefaçons, des versions pirates d’ouvrages autorisés.
voir la liste des best-sellers sur le site http://www.robertdarnton.org

Deux secteurs coexistent :
les livres populaires (almanachs, livre de dévotion, bibl bleue) pour un public villageois (quand il sait lire),
les livres philosophiques souvent interdits et les pamphlets...

 

favarger-1778

JF Faverger, tout de France des librairies et imprimeurs, 1778
http://www.robertdarnton.org/literarytour/maps

Darnton s’appuie aussi sur le carnet de voyage de jean-François Faverger et sa correspondance avec la STN.
En 1778 il effectue un tour de France des libraires et des imprimeurs.
http://www.robertdarnton.org/literarytour/favarger


« Les Lumières se sont répandues dans un monde capitaliste
où les gens faisaient de l’argent en vendant les ouvrages de Voltaire et de Rousseau... »

RD milite en faveur d’une histoire de la lecture, d’une sociologie des lecteurs et des modes d’appropriation des textes.
Les livres philosophiques sont lus par une élite cultivée.
Mais les gens du peuple ont accès aussi aux livres, et il existait des lectures publiques.

Comment ces ouvrages étaient-ils lus ? au pied de la lettre ? avec distance ?  
La lecture est-elle capable d’entraîner des révolutions ?

http://robertdarnton.org/publications

25 mars 2018

Pacifisme & internationalisme XVII-XXe

 

pacifisme-merle-colin

 
Pacifisme et internationalisme - XVII-XXe
anthologie présentée par Marcel Merle  (université de Bordeaux)
Armand Colin, idées politiques 1966

- Les différents types de pacifisme
(vertu, droit, politique, progrès, révolution, équilibre)

- L’évolution des idées pacifistes
(Ancien Régime, Révolution, XIXe, XXe...)

- Table des matières de l’anthologie

http://clioweb.free.fr/dossiers/paix/pacifisme-merle1966.pdf


Pacifisme et internationalisme. XVII-XXe siècles
Textes choisis et présentés par Marcel Merle
CR René-Jean Dupuy, Revue française de science politique 1966
http://www.persee.fr/doc/rfsp_0035-2950_1966_num_16_6_392985_t1_1184_0000_002

 

Peace Studies - études sur la paix
http://clioweb.canalblog.com/archives/2017/01/11/34790540.html

Peace Research Institute Oslo (PRIO)
http://www.prio.org/Research/Groups/
http://www.prio.org/Education/

Paix
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paix
Pacifistes célèbres
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacifisme


Pacifism
http://en.wikipedia.org/wiki/Pacifism
Peace
http://en.wikipedia.org/wiki/Peace

Peace Education
Conflict resolution training, democracy, human rights, worldview, balance of powers
http://en.wikipedia.org/wiki/Peace_education

Léon Tolstoï
Gandhi
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_peace_activists

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16 mars 2018

La cartographie de la Renaissance

 

oronce1553

Oronce Fine, Nova totius Galliae descriptio 1553

 

La cartographie à l'époque moderne, Catherine Hofmann, BNF 07.12.2018
(dont les 10 premières minutes, avec exemples de cartes)
http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_conferences_2017/a.c_171207_paysages_hofmann_bezes_palsky.html


La cartographie imprimée de la Renaissance
par Catherine Hofmann, URFIST 06.12.2015
http://urfist.chartes.psl.eu/sites/default/files/ab/boudoirs/URFIST_Boudoirs_2014_12_05_Hofmann.pdf

techniques de gravure
mappemondes,
pays et régions
atlas
rue Montorgueil

Cartes-portulans 2011
http://www.bnf.fr/documents/HOFMANN_jp_num_portulans_2011.pdf

Braun et Hogenberg, Civitates orbis terrarum, Cologne, 1572-16.., 6 volumes
Plan de Paris de Germain Truchet et Olivier Hoyau, 1553,


- Artistes de la carte
http://www.letemps.ch/culture/cartes-inventaient-monde-0

Cartes et figures du monde, Catherine Hofmann
http://cartogallica.hypotheses.org/author/catherinehofmann

http://production-scientifique.bnf.fr/CV/hofmann-catherine

 

Les  programmes  MeDIan - les sociétés méditerranéennes et l’océan Indien (http://median.hypotheses.org)
et d’Anville (http://danville.hypotheses.org) ont chacun  leur  «carnet  de  recherche»  
Le programme Portulans comprend trois volets : le recensement, la description et l’identification des cartes nautiques sur parchemin, dites portulans (XIII-XVIIIe), la numérisation
http://www.bnf.fr/documents/chroniques59_dossier_cartes.pdf


L'âge d'or des cartes marines, dossier de presse
http://www.bnf.fr/documents/dp_cartes_marines.pdf

Livret pédagogique
http://www.bnf.fr/documents/livret_pedago_cartes_marines_livret.pdf

14 mars 2018

Enseigner la géo aujourd'hui ?



geo-07122018

Enseigner le territoire : comment enseigner la géo de la France à l'école aujourd'hui ?
M Lussault, M Reghezza-Zitt, S Kahn
vidéo réalisée et mise en ligne par la BNF
http://bit.ly/2Gp600d


Michel Lussault rappelle qu’il a milité en faveur d’une disparition de la géo scolaire.
H-Français, sept 2009 - http://bit.ly/2petSvo

L’AFDG avait publié un point de vue d’Yvan Carlot.
Pour y accéder, il faut faire le détour par l’incontournable Internet Archive
http://web.archive.org/web/20080509232253/http://www.afdg.org/spip/article.php3?id_article=3
http://clioweb.free.fr/debats/carlot.htm


Pour Lussault, réduire l'école à  Lire Ecrire Compter Respecter autrui,
c'est une démarche très paresseuse.
Jules Ferry n'a jamais formulé une vision aussi simpliste et aussi utilitariste.
L'école proposait des leçons de choses,
avec un réel apprentissage de l'observation, une mise en questions, un apprentissage de la réflexion...
Aujourd'hui, le rapport au monde dépend largement de la médiatisation et des écrans.


La géo, un mode de questionnement (utilisé par l'ensemble des sciences sociales).
Quelle spécificité pour la géo scolaire ?
(la maîtrise de soi, les relations aux autres en société, le rapport à l'espace et au monde)
choc entre cultures nationales et approche conceptuelle :
la géo de la France, ce ne peut être qu’en 3e, en liaison avec le brevet. Pour Lussault, c’est dommage.


Dans les 20 dernières minutes (Q-R), une double critique très vigoureuse des médias
qui font écran et empêche de voir la société et le monde dans sa réalité.
Pas d'intention maligne, mais 1 médiocrité générale au service d'une info low cost
(cf Irma et tous les silences sur St Martin et St Barth - sans Johny :-)

Comment échapper à une telle dégradation ?
En ouvrant la fenêtre ? (de la classe quand c'est possible,  matériellement, financièrement et administrativement ?)


Le 7 décembre, c’est aussi :
Territoires et paysages : quelles France ?
http://calenda.org/424707
liens vidéos indiqués dans la colonne de droite de la page de la BNF

Le dépaysement : tout mérite un détour
Décrire le paysage : évolution, formes, usages, rôle de la carto du MA à GMaps et au Géoportail
Habiter le paysage : l'art d'habiter le monde
La frontière
Politiser le territoire : l'utilisation politique et sociale de la carte
Habiter le paysage : de la campagne à la ville
Territoires et paysages : quelles France ?

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13 mars 2018

ADIR - Voix et visages

 


Twitter : Une nouvelle méthode (?) historique : l'insinuation sans preuve
(à propos des calomnies sur les Aubrac lors du procès Barbie)
page 31 et suivantes - source Cécile Vast, Twitter 12.03.2018
http://argonnaute.parisnanterre.fr/ark:/14707/a011446668041i5JlDb/9e4b0404aa

ADIR - Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance



Voix et Visages, l'organe de liaison de l’ADIR
a été numérisé et archivé dans la bibliothèque umérique L’Argonnaute
292 bulletins, entre juin 1946 et décembre 2005
http://argonnaute.parisnanterre.fr/ark:/14707/a011446470693cPoMQe
http://argonnaute.parisnanterre.fr/Blog-des-collections/p62/Voix-et-visages



2015 - Colloque Femmes en déportation
Le colloque a été organisé par la BDIC les 9 et 10 décembre 2015
le programme :
http://calenda.org/350021
http://www.bdic.fr/images/journal/BDIC_Journal_39.pdf



Les archives de l'ADIR à la BDIC - note Anne-Marie Pavillard
http://www.bdic.fr/images/zooms/femmes_resistance/archives_adir.pdf

« Les archives de l'ADIR (Association nationale des déportées et internées de la Résistance) à la BDIC »,
Anne-Marie Pavillard, Histoire@Politique, no 5, mai-août 2008
http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=05&rub=sources

Femmes en Résistance à Ravensbruck
http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=05


L'ADIR, ou une certaine histoire de la déportation des femmes en France
Philippe Mezzasalma
Matériaux pour l'histoire de notre temps 2003
http://www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_2003_num_69_1_402439

 

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3 mars 2018

La carte Boulard (1947)



1947-fr-pratique

Carte de la pratique religieuse dans la France rurale
chanoine Boulard, Atlas de la France contemporaine, A Colin 1965
http://clioweb.free.fr/dossiers/1905/1905.htm



boulard-cuchet

La pratique pascale des adultes en 1966 - LegendesCartographie

La carte du chanoine Boulard, Guillaume Cuchet, uPEC, L'Histoire 443 - janvier 2018 + biblio


Carte de la pratique religieuse dans la France rurale, Boulard + Le Bras carte de 1947 (en projet depuis 1931)
(2e édition 1952, 3e édition 1966)
Depuis 1968, il existe une carte de la France urbaine

3 ensembles : 
A - les paroisses dites chrétiennes, avec une pratique pascale supérieure à 45 % chez les adultes de > 21 ans
B - les paroisses indifférentes
C - les pays de mission ( 20 % d’enfants non baptisés ou non catéchisés)
+ cantons protestants, au moins 500 adultes déclarés tels

La France catholique repose sur 3 pôles majeurs :
Le Grand Ouest, L’Est lorrain, alsacien ou jurassien, le rebord sud-est du Massif Central.


L'auteur associe cette carte avec celle de Timothy Tackett sur la géographie des prêtres (assermentés ou réfractaires).
Il suggère deux explications possibles :
La Révolution aurait révélé des clivages durables installés dès le XVIIe
Avec la nationalisation des biens du clergé et le serment exigé, la Révolution aurait provoqué de nouveaux clivages.
Au XIXe, l’Eglise s’est surtout voulue l’héritière des prêtres réfractaires
(à consulter la bibliothèque de l'ex-séminaire de Coutances, elle a surtout formé des prêtres de combat contre la République laïque).


La carte aide à comprendre la répartition des troubles liées aux inventaires en 1906-1907
http://clioweb.free.fr/dossiers/1905/1905.htm

Elle précède et anticipe la chute des pratiques religieuses dans le monde rural après 1965


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A rapporter avec la carte Timothy Tackett, la géographie des prêtres (assermentés ou réfractaires)

2 explications possibles :
La Révolution aurait révélé des clivages installés dès le XVIIe
Avec la nationalisation des biens du clergé, la Révolution aurait provoqué de nouveaux clivages.
Au XIXe, l’Eglise s’est surtout voulue l’héritière des prêtres réfractaires
(à consulter la bibliothèque de l'ex-séminaire de Coutances, elle a surtout formé des prêtres de combat contre la République laïque).



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