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histoire
8 mars 2016

BVA : Les Français et l’Histoire

 


Les Français et l’Histoire
sondage BVA pour la presse régionale (source : aggior)
http://www.bva.fr/fr/sondages/observatoire_de_la_vie_quotidienne_des_francais/

Général De Gaulle 61,9%
Napoléon Ier 55,8%
Louis XIV 31,1%
Louis Pasteur 19,6%

Marie Curie 59,8%
Simone Veil 59,2%
Jeanne d'Arc 48,6%
Lucie Aubrac 14,5

Il s'agit d'un sondage, qui en apprend autant sur les commanditaires que sur les représentations sociales de l'Histoire
Les grands hommes ?
A lire les questions posées par les sondeurs et la presse régionale,
les noms ont changé,
mais le travail des historiens depuis un siècle n'aurait eu aucun impact mesurable dans la culture populaire.


Relire Christian Amalvi L'exemple des grands hommes de l'histoire de France à l'école et au foyer (1814-1914)
In: Romantisme, 1998 - clioweb 23.11.2011
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/11/23/22761227.html
http://clioweb.canalblog.com/tag/amalvi

Le Panthéon national : Jeanne d'Arc, Henri IV, Bayard, du Guesclin, Turenne ...
Le Panthéon laïque, ou la « voie royale » de la Révolution : Voltaire, Rousseau, Hoche, Kléber, Lamartine, Gambetta ...
Les grandes figures modèles du catholicisme de 1814 à 1914 : St Vincent de Paul, Le curé d'Ars, sainte Geneviève ...


Transmission ?
Prime à l'Ecole,
en contradiction avec l'histoire qui ennuie selon les bonimenteurs de la radio et de la TV

De quelle manière vous intéressez-vous à l’Histoire ?
pas par l'Ecole

Les évènements depuis 1986 ?
> les attentats du 11 septembre 2001 (1er), la chute du mur de Berlin (2ème) et les attentats de janvier et novembre 2015 à Paris (3ème)
Poids de la couverture médiatique et de l'histoire événementielle ? du type de question posée ?

Rien sur l'évolution de la place des femmes, sur les mutations de l'éducation ou de l'emploi, sur le quotidien (place de l'internet, des smartphones)


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31 décembre 2015

P. Boucheron, Ce que peut l’Histoire 4

 

Patrick Boucheron, Ce que peut l’histoire
Leçon inaugurale, Collège de France, 17 décembre 2015

L'audio et la vidéo de la Leçon inaugurale sont en ligne.
http://www.college-de-france.fr/site/patrick-boucheron/inaugural-lecture-2015-12-17-18h00.htm


Le texte en accès libre sur Open Edition
http://books.openedition.org/cdf/4507



Notes (à relire et corriger) à partir de la leçon de Patrick Boucheron.
http://clioweb.free.fr/debats/notes-boucheron.pdf

http://clioweb.free.fr/debats/notes-boucheron.doc
Le texte officiel sera publié et disponible en ligne


« Nous avons besoin d’histoire car il nous faut du repos. Une halte pour reposer la conscience, pour que demeure la possibilité d’une conscience - non pas seulement le siège d’une pensée, mais d’une raison pratique, donnant toute latitude d’agir. Sauver le passé, sauver le temps de la frénésie du présent : les poètes s’y consacrent avec exactitude. Il faut pour cela travailler à s’affaiblir, à se désœuvrer, à rendre inopérante cette mise en péril de la temporalité qui saccage l’expérience et méprise l’enfance. « Étonner la catastrophe », disait Victor Hugo, ou avec Walter Benjamin, se mettre en travers de cette catastrophe lente à venir, qui est de continuation davantage que de soudaine rupture.

Voici pourquoi cette histoire n’a, par définition, ni commencement ni fin. Il faut sans se lasser et sans faiblir opposer une fin de non recevoir à tous ceux qui attendent des historiens qu’il les rassurent sur leur certitudes, cultivant sagement le petit lopin des continuités. L’accomplissement du rêve des origines est la fin de l’histoire - elle rejoindrait ainsi ce qu’elle était, ou devait être, depuis ces commencements qui n’ont jamais eu lieu nulle part sinon dans le rêve mortifère d’en stopper le cours. Car la fin de l’histoire, on le sait bien, a fait long feu. Aussi devons-nous, du même élan, revendiquer une histoire sans fin, parce que toujours ouverte à ce qui la déborde et la transporte, et sans finalité, une histoire que l’on pourrait traverser de part en part, librement, gaiement, visiter en tous ses lieux possibles, désirer comme un corps offert aux caresses, oui, demeurer en mouvement.»


01.01.2016
Boucheron, une histoire sans fin Le Monde 01.01.2016
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/01/une-histoire-sans-fin_4840746_3232.html

Boucheron, extraits
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/01/ce-que-peut-l-histoire_4840743_3232.html

 


rappel :
http://clioweb.canalblog.com/tag/Boucheron

articles et entretiens
http://www.college-de-france.fr/site/patrick-boucheron/Principaux-entretiens__1.htm

Les empires, vecteurs de la mondialisation, RDV histoire Blois 2015
« La recherche de l’identité est contraire à l’idée même d’histoire », Le Monde 24.09.2015
« L’hospitalité n’est pas un devoir, elle est un droit », La Croix, 17 septembre 2015
« Les historiens se doivent d’être indisciplinés », Télérama, 8 mars 2015
l'Atlas gobal (Les arènes) - Planète Terre 07.01.2015
« Combat avec une fresque dans un tunnel, la nuit », Le rideau, 26 mars 2014
«Un médiéviste est bien armé pour comprendre le présent » - Libération  26.12.2013
« L’histoire pour espacer le temps », Écrire l’histoire, 11, 2013
« Apologie pour une histoire inquiète », Nonfiction.fr, 12, 19 et 26 juin 2012 (entretien avec Pierre-Henri Ortiz)
« Entretien », Histoire pour tous, 25 janvier 2011
« L’invention de la mondialisation », La vie des idées, 19 mars 2010


Articles dans le magazine L'Histoire
http://lecercle.histoire.presse.fr/index/?motClef=&motClef2=&auteur=Boucheron

Jacques Le Goff, révolutionnaire heureux 409
Georges Duby a-t-il inventé Bouvines ? 399
Les gargouilles, ces monstres qui nous regardent 368
L'orientalisme est né au Moyen Age 367
Qui a inventé les Grandes Découvertes ?
Et Alberti inventa la peinture... 309
Florence au temps des Médicis 274
Rome, le pape et Michel-Ange n°234
Princes et architectes de la Renaissance 197
Machiavel, l'inquiétude en héritage, coll 4.3 et 44
Michelet, prophète de la nation coll 44


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23 décembre 2015

P. Boucheron, Ce que peut l’Histoire 3

 

Patrick Boucheron, une nouvelle histoire au Collège de France, Les Matins - FC - 23.12.2015
http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-patrick-boucheron-une-nouvelle-histoire-au-college-de-france-2015-12-23
http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-2eme-partie-0


rappel :
Histoire : le Collège de France vire à gauche, Rue 89 18.12.2015 (avec extraits de la Leçon)
http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20151218.OBS1634/histoire-le-college-de-france-vire-a-gauche.html
payant - http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20151217.OBS1584/patrick-boucheron-l-historien-qui-veut-monter-le-son.html

La magistrale leçon, Le Monde 19.12.2015
Etonner la catastrophe, Vigilance critique, chantiers historiographiques majeurs
http://www.lemonde.fr/culture/article/2015/12/19/la-magistrale-lecon-inaugurale-de-patrick-boucheron-au-college-de-france_4835207_3246.html


Gilles Fumey, Geographica 17.12.2015
http://geographica.net/2015/12/ce-que-peut-lhistoire-patrick-boucheron-au-college-de-france/
Les inrocks
http://www.lesinrocks.com/2015/12/21/idees/au-coll%C3%A8ge-de-france-la-le%C3%A7on-de-libert%C3%A9-de-lhistorien-patrick-boucheron-11794480/


Patrick Boucheron, L’histoire chevillée au corps, La Croix 17.12.2015
http://www.la-croix.com/Ethique/Sciences-humaines/Patrick-Boucheron-l-histoire-chevillee-au-corps-2015-12-17-1394117#link_time=1450359323

L'émotion est un ressort de connaissance et d'écriture La Croix 16.09.2015
http://www.la-croix.com/Culture/Livres-Idees/Livres/Patrick-Boucheron-L-emotion-est-un-ressort-de-connaissance-et-d-ecriture-2015-09-16-1356915
L'hospitalité n'est pas un devoir, elle est un droit, La Croix 17.09.2015
http://www.la-croix.com/Culture/Livres-Idees/Livres/Patrick-Boucheron-l-hospitalite-n-est-pas-un-devoir-elle-est-un-droit-2015-09-17-1357570


Telerama 18.12.2015
http://www.telerama.fr/idees/au-college-de-france-la-magistrale-lecon-inaugurale-de-l-historien-patrick-boucheron,135840.php
PB s'appuie sur Victor Hugo, Jules Michelet, Michel Foucault, Georges Duby, Jacques Le Goff, Marc Bloch, Fernand Braudel, Montaigne ou Dante...
PB aime à détricoter les chronologies trop pesantes, à réfuter les bavardages sur le déclin et à affronter « tous ceux qui répugnent à l’idée d’une intelligence collective »

Les mots de la riposte, Philomag
http://www.philomag.com/lepoque/breves/lhistorien-patrick-boucheron-prononce-sa-lecon-inaugurale-au-college-de-france-13448


Assouline, L'histoire 22.12.2015
http://www.histoire.presse.fr/actualite/infos/patrick-boucheron-au-college-france-22-12-2015-139475
Patrick Boucheron, l’historien qui veut rendre le passé habitable, Assouline, 18.12.2015
http://larepubliquedeslivres.com/patrick-boucheron-lhistorien-qui-veut-rendre-le-passe-habitable/



L'audio de la Leçon inaugurale est en ligne. La vidéo vient dans la semaine.
http://www.college-de-france.fr/site/patrick-boucheron/inaugural-lecture-2015-12-17-18h00.htm


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23 juin 2015

Non-Fiction : nation, écritures du réel

 

- Ivan Jablonka, L'histoire est une littérature contemporaine, CR Non-Fiction
« un manifeste pour les sciences sociales »
« l'auteur invite tous les historiens à inventer de nouvelles fictions de méthode : remonter du présent vers le passé, confronter des tranches de vie, associer des vidéos à un texte... »
« pratiquer une histoire qui est d’autant plus sensible et vibrante qu’elle est enquête, raisonnement, méthode, science sociale »
http://tinyurl.com/NF-jablonka-hlitt

- Les écritures du réel, dossier Non-Fiction
Fictions contemporaines
Le réel des écrivains
L'écriture des sciences et la littérature
http://tinyurl.com/NF-ecrit-reel

- La Nation dans tous ses États
Adorno, Lessing, Kelsen.
A venir Daeninck Cassin Libera  Noiriel
http://tinyurl.com/NF-nation

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2 juin 2015

Comment raconter l'histoire ?

 

816

 Comment raconter l’histoire ? - salon du livre Caen 2015
débat animé par Marie-Madeleine Rigopoulos, journaliste


Paula Jacques, Au moins il ne pleut pas, Stock
« Dans un roman inspiré de sa propre expérience, Paula Jacques revient sur l’Israël des pionniers
en s’attachant aux pas de deux orphelins juifs chassés d’Egypte ».


Elise Fontenaille-N’Diaye, Blue Book, Calmann-Lévy
« Enquêtant sur son arrière grand-père officier,
la romancière Elise Fontenaille-N’Diaye découvre une page sombre et oubliée (sic) de l’histoire coloniale allemande ».

http://www.liberation.fr/livres/2015/01/14/la-colonie-genocidaire_1180716
http://la-plume-francophone.com/2015/03/15/blue-book-elise-fontenaille-ndiaye/
Le génocide des Herreros et des Namas
http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_des_Héréros_et_des_Namas

Ivan Jablonka, L’histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales
CR Dimitri Julien - 10.03.2015 - http://ver.hypotheses.org/1338
CR Elara Bertho, Fabula, 04.02015 - http://www.fabula.org/acta/document9267.php
CR Serge Martin http://ver.hypotheses.org/1338


Paul Veyne et Ivan Jablonka : « L’histoire peut s’écrire pleinement », Le Monde 02.10.2014
http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/10/02/paul-veyne-et-ivan-jablonka
« Si l’on cesse un instant de réduire le littéraire au fictionnel [et à la fable], on s’aperçoit que la littérature est bien plus vaste que le roman. Elle n’a même aucun mal à accueillir, parmi « les écrits du réel » un type de récit comme celui que propose l’histoire.  
« L’histoire est d’emblée littérature, puisque c’est dans le texte qu’elle se fabrique ». Plus précisément, elle est une littérature contrainte par ses propres exigences, ses outils et ses méthodes
« Une fois brisé le vieux couple antagoniste littérature-histoire, usé par ses propres querelles, Jablonka peut souhaiter le mariage de l’histoire (et des sciences humaines) avec des quêtes formelles plus ambitieuses. Il peut revaloriser la forme de l’enquête et militer pour l’usage du « je ». Il peut aspirer à rattraper le rendez-vous manqué de l’histoire et de la modernité littéraire ».

L’historien comme écrivain et comme témoin - Vox Poetica 16.05.2014
http://www.vox-poetica.org/entretiens/intJablonka.html
extraits :
« J’essaie de produire des textes qui puissent être considérés comme littéraires, sans rien abandonner des exigences propres aux sciences sociales ».

« Je ne crois pas aux distinctions entre « historien », « écrivain », « littéraire ». Ces termes tendent à devenir des étiquettes. Dans mon enseignement comme dans ma pratique, je plaide pour une rencontre entre les genres – ce qui ne veut pas dire qu’il faille abolir les méthodes ou les disciplines. Je ne pense pas qu’il y ait des identités, des professions ou des postures dont les individus seraient prisonniers. La seule chose qui compte, ce sont les exigences intellectuelles et les manières d’écrire ».

« Depuis la dernière moitié du XIXe siècle, il y a une illusion scientiste qui consiste à prétendre que le savant est un être impersonnel, sans intérêt ni attaches, capable d’accéder à une neutralité apollinienne. Mais le chercheur n’a pas à rougir de ce qui fonde son individualité, du moment qu’il en a conscience, qu’il ne bascule pas dans la rancœur ou le dénigrement, qu’il s’efforce de montrer avec honnêteté en quoi son propos est situé, c’est-à-dire inscrit familialement, socialement, politiquement, intellectuellement. Le défi auquel nous sommes confrontés n’est pas d’abandonner notre enveloppe d’individu, mais d’assumer ce qui fait partie de l’histoire, notre présent, nos émotions, nos attendus, nos filiations dans tous les sens du terme. On ne doit être ni l’otage, ni la dupe de soi-même ».

« Ce qu’on appelle la « non-fiction » a été inventé par Rodolfo Walsh à la fin des années 1950, puis pratiqué par des journalistes et écrivains américains dans les années 1960-1970. Qu’est-ce qu’on entend par « non-fiction » ? Le contraire de la fiction, certes, mais aussi une écriture du réel, le factuel coulé dans le romanesque. Maintenant, je pose la question : quand je dis « Mon grand-père a été condamné à cinq ans de prison », est-ce de la non-fiction ? C’est de la non-fiction parce que c’est vrai. Mais pourquoi est-ce vrai ? Parce que je le prouve en m’appuyant sur des archives que je recoupe avec des témoignages. C’est cela qui fonde le rapport au vrai. L’« autorité de l’historien » provient de cette aptitude à démontrer, à prouver, à douter aussi, et non pas de ses diplômes ou de sa position académique ».

« On croit souvent que l’historien est tourné vers le passé. Mais l’histoire est actuelle, quelle que soit la période qu’elle se donne, car l’historien travaille toujours à partir de questionnements et de sources qui existent hic et nunc. Sa matière première, c’est un matériau qui existe dans le présent. Même si elle vient d’un passé très reculé, c’est toujours une trace qui a voyagé jusqu’à nous. L’historien est un individu, un petit-fils, un père, un citoyen sur lequel déteignent un certain nombre de problèmes et de débats du présent. Je suis fils d’orphelin, donc fils de mon siècle ».

Comment fonder des sciences sociales qui procurent du plaisir au lecteur et au chercheur ?
Jablonka analyse les formes multiples de la fiction.
« Au XIXe, Balzac et Zola s’intéressent à des questions que les historiens de l’époque n’avaient pas l’idée d’aborder. Ouvrons Germinal : on y parle de la sexualité, de la mort, des loisirs des ouvriers, de leurs conditions de travail, de leurs maladies professionnelles… A la même époque, les historiens écrivent une histoire qui nous paraît aujourd’hui désuète ».
La littérature ne se réduit pas au roman (cf le non-fiction novel aux USA - Truman Capote)

Jablonka propose de
1 - Faire de « la fiction de méthode» un élément du raisonnement (une question, une volonté d'expliquer le réel)
2 - Inventer de nouvelles formes littéraires pour les sciences sociales

Il dit son scepticisme sur l'objectivité et la neutralité prétendues de l'historien. Il préfère les termes de transparence et dhonnêteté : dire d'où l'auteur parle, exposer sa méthode, désacraliser son discours, faire une histoire qui refuse d'enlever les échafaudages et qui montre le travail en cours
Il veut remplacer l'histoire-résultat par une enquête vérité, entrer dans une double dimension d'écriture et de réflexivité
« L'histoire est d'autant plus scientifique qu'elle est littéraire »


- Ivan Jablonka, Histoire des grands-parents que je n'ai pas eus,
« J'ai tenté de libérer mes grands-parents de leur propre mort »
Ils ont raconté la shoah, Télérama 29.03.2015
http://www.telerama.fr/idees/ivan-jablonka

Ivan Jablonkla est rédacteur en chef du site La vie des idées

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2 avril 2015

Blois 2015 : Les empires

22 mars 2015

Bordas 1971 manuels d'histoire

 

bordas-3-1971

 

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bordas-5-1971

 

bordas-6-1970

 

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10 mars 2015

L'histgeobox : l'histoire en chansons

 

hgbox-carte

 

« La chanson populaire est un support formidable pour aborder un lieu, un événement ou une époque »
affirme Julien Blottière dans un entretien autour du blog l'histogeobox.
http://www.acim.asso.fr/2013/01/julien-blottiere-presente-le-blog-collectif-lhistgeobox-entretien-avec-un-hybride-7/

Ce blog collectif, conçu et alimenté par un groupe d'enseignants a pour ambition d'enrichir l'HG scolaire en prenant appui sur la musique. Plus de 250 chansons sont étudiées et proposées comme des documents pour accompagner ou prolonger les questions au programme.

Parmi les plus consultées récemment, La chanson de Craonne, L'affiche rouge, La tondue, Le déserteur

En 2015, les derniers billets concernent les Enfoirés ( « La chanson des restos » 1986 et « Toute la vie » 2015), Michel Sardou, En revenant de la revue (1887),  « Beans, bacon and gravy » (crise de 1929)
Un planisphère permet de localiser environ 230 chansons.

La variété des styles traduit les choix des contributeurs : deep soul américaine, musiques britanniques, variété française, music-hall, hip-hop, etc.

Le programme d'HG en musique
http://bricabraque.unblog.fr/le-programme-dhg-en-musique/

Histoire terminale en musique
http://lhistgeobox.blogspot.fr/2008/09/le-programme-dhistoire-de-terminale-en.html

Histoire première en musique
http://lhistgeobox.blogspot.fr/2011/08/le-programme-dhistoire-de-premiere-en.html

Programme de seconde en musique
http://lhistgeobox.blogspot.fr/2008/09/le-programme-dhg-de-seconde-et-de.html

HG en musique au collège
http://lhistgeobox.blogspot.fr/2011/07/les-programmes-dhistoire-du-college-en.html


Plusieurs blogs individuels ou collectifs sont mentionnés lors de l'entretien.
Samarra, l'ex Lire Ecouter Voir présente Le Choix, Désirée et Alain Frappier, Un roman graphique pour penser les droits des femmes
http://samarrablog.blogspot.fr/

 

8 février 2015

Presse locale et devoir de mémoire

 

1945-ml-granville

« Pendant 40 ans, je n'ai pas pu en parler » - LML 31.01.2015
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/1945-ml-granville.jpg


Plusieurs raisons pour mentionner cette page de la presse locale.

- L'omniprésence du discours sur le devoir de mémoire, sur les mémoires
avec l'écart habituel entre le 27 janvier (l'holocauste, le génocide, depuis 2002 en Europe)
et le dernier dimanche d'avril (la mémoire de la déportation, depuis 1954).
Pour ne rien dire de la postérité du 8 mai ou du 9 mai.

Le message essentiel, pour un journaliste qui travaille sur le vécu immédiat :
Le devoir de mémoire - « Ne pas oublier »
« Les témoignages touchent ».
« Le témoignage est authentique »
« Le témoignage vivant est plus porteur ».
« J'aurais aimé avoir plus de témoignages »
« Le témoignage nous permet de nous rendre compte ».


- « L'ouvrage est un texte ».
La critique est surprenante dans un titre de la presse écrite.
Ne pourrait-on plus lire Primo Levi ? Robert Antelme ? les historiens de la 2 GM ?

Dans cette pleine page, les photos (en couleur) occupent environ la moitié de l'espace
(deux grandes d'environ 15*10 et cinq petites pour l'enseignant et ses élèves).
L'info ne semble avoir d'intérêt que si elle peut être associée à un visage
(à la manière des micro-trottoirs de la TV).

Le texte doit être simple. Il peut même être répétitif (« Le témoignage »).

- 1997-1998 - « Les femmes dans la Résistance et la Déportation » - cercleshoah.org
Michèle Agniel témoigne pour le Cercle d'étude, tout comme Anise Postel-Vinay, également résistante et déportée au camp de Ravensbrück
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article414
http://clioweb.free.fr/camps/mullier.htm


agniel

L'article de Ouest-France 27.01.2015
http://www.granville-info.fr/une-rescapee-des-camps-rencontre-les-lyceens/



- Les déportés, témoins ou professeurs d’histoire ?
Annette Wieviorka, INA entretien 2006 chapitre 46
http://clioweb.canalblog.com/archives/2010/04/07/17491914.html

« Quand on fait venir Stéphane Hessel dans sa classe, on est honoré par sa présence... Mais je pense que cela ne remplace pas un cours d'histoire. Le vrai problème, c'est que si les enseignants ont une petite paresse à aborder cette question, ou une petite frayeur à l'aborder, et qu'ils se défaussent sur le témoignage du déporté, ils ne font pas face à ce qui est leur travail, qui est quand même de donner un cours d'histoire à des élèves. Et un ancien déporté ne peut pas donner un cours d'histoire ».

Question de vocabulaire : les résistants déportés ne sont pas seulement des « témoins ». Ce sont avant tout des démocrates et des « acteurs » de la lutte contre la barbarie nazie. Tous n'ont pas survécu à l’enfer planifié par les nazis. Mais ils sont tous beaucoup plus que de simples témoins.

- 3 questions :
. Que pourra écrire un journaliste sur l'histoire de la déportation dans 20 ans ?

. Pourquoi Michèle Agniel a-t-elle été arrêtée et déportée à Ravensbrück ?
La journaliste mentionne Himmler, le IIIe Reich, les SS, Auschwitz-Birkenau «l'usine de mort ».

Hitler, l'Allemagne hitlérienne, la désolation semée en Europe ?
Connais pas.
L'histoire scolaire ?
« Les questions historiques amènent naturellement au devoir de mémoire ».
Les manuels ? [Les ouvrages des historiens ??]
Mais « c'est du texte... » ! [comme une partie des journaux ?]

La meilleure garantie contre l'oubli, n'est-ce pas de Faire de l'histoire
et de l'Enseigner en donnant le temps et les moyens de le faire ?

. Le souvenir de la lutte contre le nazisme est absolument essentiel.
Mais est-ce la seule antidote pour combattre efficacement toutes les formes de barbarie et d'inhumanité ?

.

27 janvier 2015

La TV, les mémoires et l'histoire

 

« Climat de terreur à l’école de Sainte-Frousse.
Un individu aurait été remarqué en train de faire quelque chose juste devant le portail.
L’alerte a été donnée aujourd’hui vers 13h... »
https://edukactus.wordpress.com/2015/01/26/psychose-quelquun-aurait-ete-vu-en-train-de-faire-quelque-chose-devant-lecole/

Voilà une excellente parodie de la médiatisation de toute rumeur.
Et du fonctionnement de la TV actuelle : faire du faits divers à partir d'un accident ou d'une catastrophe, filmer un envoyé spécial du vide pour attester que la TV s'est déplacée (avant le ministre compatissant), faire venir des voisins devant la caméra pour dire qu'ils n'ont rien vu, mais que cela les révolte, déplacer les élus pour certifier qu'ils n'y sont pour rien, mais qu'une cellule d'aide psy va être mise en place...


Cette TV, publique ou commerciale, applique la même recette à l'histoire, - pardon à la mémoire et à l'agenda des commémorations -.
La TV doit se déplacer (aujourd'hui, être à Birkenau), filmer rapidement mais en direct quelques paroles d'un témoin (en se désolant du fait que dans dix ans cela ne sera plus possible), ne pas oublier de demander à la lycéenne (blonde de préférence) son ressenti du jour. Et ne pas négliger le couplet sur tous ceux qui refusent d'apprendre cette histoire mémoire.

Hier soir, sur BFM-TV, le déporté avait un défaut : il ne voulait pas prendre le rythme de la chaîne, la phrase ciselée pour parler comme l'animateur TV en 16 secondes. Et ce matin, sur France 2, Marceline Loridan-Ivens n'était plus que Marceline.. c'est plus familier et plus court.
La lire ou l'écouter plutôt dans A Voix Nue (avril 2012) : http://clioweb.canalblog.com/tag/loridan


Dans cette TV de l'instantané, pas le temps de lire, pas question d'inviter un historien,
pas question de s'interroger, de prendre le temps d'analyser et d'expliquer un processus.
Tout juste de diffuser des documentaires colorisés pour faire commerce de l'émotion.

Ensuite, il sera toujours possible de se lamenter sur les lacunes des lycéens en histoire...

 

A comparer avec le travail d'histoire fait par la presse écrite,
par exemple dans le dossier mis en ligne par Libération :
http://www.liberation.fr/auschwitz,100487

Annette Wieviorka : «Auschwitz est une métonymie pour tout, mais quel tout ?»
«Dans les camps, les différences sociales séparaient la vie de la mort»
Ces mots cachés arrachés au néant

2005 : Auschwitz, la mort industrielle
2005 Sylvie Lindeperg : «L'assassinat dans la chambre à gaz, hors champ terrible»

Au Lutetia, le silence des survivants

Henri Borlant : «Si je suis resté vivant…»
Addy Fuchs : : «Je veux que vous sachiez»

Israël et la Shoah, un lien quasi ombilical
Mémoire de l’Holocauste : un pavé dans la mare munichoise

.

 

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