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education
3 novembre 2010

Voilà pourquoi je démissionne

Monsieur le ministre, voilà pourquoi je démissionne

L'itinéraire et la décision d'une prof de physique-chimie, TZR, après 10 de carrière et malgré d'excellentes appréciations.
... Elle joint le rectorat : « Histoire de parler à quelqu'un, j'ai toujours eu affaire à un écran d'ordinateur. » Et tombe sur la chef du service affectations « qui me propose trois mois à Cambrai en... mathématiques. Et me dit que ça va s'arranger d'ici quatre ou cinq ans pour les profs de physique. Que faire ?  » ...

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2010/11/02/

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7 octobre 2010

La galère des stagiaires chatel

France-Inter, Intertreize, 2e minute, mercredi 6 octobre 2010
http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10491&BD=06102010
ou
http://clioweb.free.fr/radio/1temp/demissionnez.mp3

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- « Ils sont 16.000 à avoir fait leur rentrée sans aucune formation préalable… Certains de ces professeurs stagiaires sont en grandes difficultés, et on ne peut pas dire que l'Education Nationale fasse de son mieux pour les aider. C'est ce que l'on verra dans un instant, à travers un cas très concret ».

Laurence, une stagiaire chatel 18 heures vient de recevoir une lettre de son IA :
«  Si le métier vous semble trop dur, si vous ne supportez pas ses contraintes,  il ne faut pas persévérer, il faut démissionner. Les élèves ont le droit d'avoir chaque semaine un professeur fiable devant eux. Si vous pensez ne pas y arriver, ne le faites pas. Il vous reste maintenant à bien réfléchir à la décision que vous allez prendre. Vous êtes la seule à pouvoir le faire. Mais si vous décidez d'enseigner, il faut le faire correctement, par respect pour vos classes ».

Daniel Robin (SNES) juge ce type de courrier totalement inadmissible. Selon lui, il est intolérable de faire porter sur le dos du stagiaire les difficultés auxquelles il est confronté alors que l'institution n'a rien fait pour l'accompagner (et les anticiper).

Le cabinet du ministre n'a pas souhaité réagir ...

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- dossier France-Inter : La galère des profs stagiaires
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1442

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- La galère annoncée des profs stagiaires - Laurent Mouloud, L’Humanité, 5 octobre 2010
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article4069

Extraits :
Sur le terrain, la mise en place de la réforme Chatel s’est faite en catastrophe...
… Une fois dans l’établissement, beaucoup de ces jeunes profs stagiaires ont découvert que l’accompagnement pédagogique promis par le ministère n’était pas vraiment au rendez-vous…
... Promise également par le ministère, la formation « filée » tout au long de l’année prend parfois des allures de blague. Le premier jour de formation de Pierre, le prof de lettres, est prévu le 15 octobre prochain. Intitulé : « Comment organiser sa première séance et sa première séquence ». « Un mois et demi après la rentrée, c’est vraiment se moquer du monde ! » lâche le jeune homme...
Emmanuel Mercier (SNES) est inquiet :« C’est terrible pour l’avenir, on casse ces jeunes profs dès leur entrée dans le métier. »

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- Ces Jeunes profs qui craquent - La Dépêche 04/10/2010
« Voilà quarante ans que l'Éducation nationale oscille entre prolétarisation et professionnalisation des enseignants »
« Les solutions sont connues : ... faire évoluer le concours et remettre en route une année de formation en alternance ».

Novembre sera un cap critique.
Le SNES mène en ce moment une enquête nationale sur les conditions de rentrée (voie techno ?)

 

1 octobre 2010

2011 : 16 000 suppressions

En France, la répartition des 16 000 suppressions de postes dans l'Education (le point de vue du MEN cité par l'AFP) :

- 8.967 postes d'enseignants seront supprimés dans les écoles primaires publiques (maternelles et élémentaires), dont 5.600 au titre d'une "résorption" d'un actuel "surnombre" d'enseignants, selon le ministère.
- 4.800 postes d'enseignants de collèges et lycées publics.
- 600 postes au sein des personnels administratifs (le mammouth ??)
- 1.633 postes dans l'enseignement privé sous contrat.

Au ministère, on précise que pour la première fois, le choix des postes supprimés va être fait "au plus près du terrain", académie par académie, en s'appuyant sur les critères suivants:
- Possible augmentation de la taille des classes dans les écoles et les collèges "qui ne relèvent pas de l'éducation prioritaire".
- Les enseignants actuellement affectés en dehors des classes vont être ramenés devant les élèves. Mais l'activité des "Rased", ces enseignants spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire qui suivent quelques élèves à la fois, "n'est pas remise en cause", assure le ministère.
- Suppression à terme dans les écoles des intervenants extérieurs de langues étrangères, qui devront être enseignées "à 100%" par les professeurs eux-mêmes.
- Regroupements possibles d'établissements scolaires.
- Diminution des décharges des services d'enseignement.
- Adaptation de l'offre de formation des lycées généraux et professionnels, par exemple en mutualisant certaines options rares entre différents lycées.
- Poursuite de la diminution de la scolarisation en maternelle des enfants âgés de deux ans, sauf dans les établissements de l'éducation prioritaire "ambition réussite" et "réussite scolaire".
- Adaptation des dispositifs de remplacement des enseignants absents, notamment en organisant la formation continue des professeurs en dehors de leur temps de service.
- "Rationalisation" des moyens en personnels administratifs.

29 septembre 2010

diplo : A quoi sert le secondaire ?

A quoi sert l'enseignement secondaire ?
Dossier à lire dans Le Monde diplomatique d'octobre 2010.
Présentation sur le site du journal et extraits choisis.

  Son rôle fait débat. « Doit-il fournir des compétences de base pour les nouveaux emplois non qualifiés, comme le suggère la Commission européenne, ou constitue-t-il un véritable enjeu de réduction des inégalités sociales et culturelles ? »
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/10/
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/10/A/19781

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- Feu sur les enseignants, Gilles Balbastre
Après EDF, la SNCF et France-Telecom, c'est l'Education nationale qui est la cible des thatchériens français.
Alors qu’aux Etats-Unis certains dirigeants critiquent la mise en compétition des établissements et l’évaluation des élèves, cette logique inspire les dirigeants français. Le gouvernement tente d’affaiblir le statut des enseignants, un corps traditionnellement revendicatif, en individualisant les carrières.
GB cite le programme Clair (Collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite, une centaine d’établissements) : ce dispositif donne la possibilité aux chefs d’établissement de « recruter les professeurs sur profil »

« Précariser le statut des professeurs pour enseigner à des populations précarisées. Et si c’était cela, le « projet » ? »
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/10/BALBASTRE/19740

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- Volte-face d’une ministre américaine, Diane Ravitch

Why I changed my mind, l'article originel a été publié par The Nation (27-05-2010)
http://www.thenation.com/article/why-i-changed-my-mind

« Aujourd’hui, j’ai changé d’avis : je considère désormais que la qualité de l’enseignement que reçoivent les enfants doit primer sur les problèmes de gestion, d’organisation ou d’évaluation des établissements ».

D’après l’article, la Floride vient de voter une loi qui interdit le recrutement d’enseignants débutants, fait dépendre la moitié du salaire des résultats des élèves, supprime les budgets alloués à la formation continue… »
« The legislature in Florida recently passed legislation that would have denied tenure to new teachers, based 50 percent of teachers' salaries on gains in student scores, removed any credit for teachers' experience and education … »

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- Et si l’école servait à apprendre... Sandrine Garcia

   Au moment où l’Etat demande aux enseignants de faire mieux avec moins de moyens, les débats s’intensifient autour de l’idée d’efficacité scolaire.
« sous couvert de reconnaissance des parents et de leur rôle éducatif se profile une double logique d’externalisation des missions de l’école et de renvoi vers les familles - et donc vers les inégalités d’héritage culturel - des causes de l’échec scolaire ».

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- Quand les lycées japonais découvrent la gratuité, Emilie Guyonnet

« En 2008, le Japon était le plus mauvais élève en matière de dépenses publiques consacrées à l’éducation, avec seulement 3,4 % de son produit intérieur brut (PIB), contre 6,1 % en moyenne dans les pays de l’OCDE ». Tout juste votée, la gratuité de l’enseignement dans les lycées nippons ne résout pas tous les problèmes que pose un système à la fois profondément inégalitaire et violemment compétitif.

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En Europe, les compétences contre le savoir, Nico Hirtt
  Pour la Commission européenne, un objectif : préparer un vivier de main-d’œuvre flexible pour répondre aux besoins des entreprises en travailleurs peu qualifiés.

28 septembre 2010

La vidéo, faute de vraie formation

Les jeunes enseignants apprennent à gérer leur classe grâce à des vidéos. Luc Cédelle pour Le Monde 27/09/2010

16 000 jeunes enseignants ont été envoyés par le ministre dans les collèges et les lycées sans formation professionnelle préalable.
Depuis la rentrée, le CNDP, l’INRP (Néopass@ction ) proposent aux jeunes profs de se débrouiller en... regardant des vidéos censées leur enseigner les rudiments du métier… « Les thèmes abordés vont de « l’utilisation du tableau » à la « posture de l'enseignant » en passant par la « mise au travail des élèves en début de cours » ou la « cohérence des sanctions ». Une palette de sujets qui révèlent l'immensité des défis professionnels que rencontrent les nouveaux profs ».

A défaut de formation par alternance, le ministère a fait le choix de thèmes sécuritaires et demande à la vidéo de fournir des réponses toutes faites (Le JT de France 2 montrait la version dvd fournie aux stagiaires 18 h à Créteil). Il n'en finit pas d'inventer des succédanés à défaut d'avoir la volonté et les moyens de répondre au vrai besoin de formation professionnelle.

Les communicants du ministère annoncent d'autres formations, dont une sur « la gestion de crise »... toujours en vidéo...

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27 septembre 2010

Le désarroi d'un TZR

Prof de philo, Pierre est TZR depuis dix ans. Cette année il a été nommé sur trois lycées autour de Saint-Dizier : 6 heures de cours ici, 7 heures là et 4 heures là-bas, sans compter 8 heures de route par semaine.

Véronique Soulé publie des extraits d’une lettre « à l'humour légèrement désespéré » adressée au recteur de l'Académie de Reims.

« Trois établissements, c'est le même métier en trois fois mieux: 3 codes pour la photocopieuse, 3 codes d'accès aux ordinateurs, un trousseau de clefs à faire pâlir les matons, 3 CPE que je ne verrai sans doute jamais, 36 collègues et 3 proviseurs-adjoints qui ont réussi à peaufiner à la dernière minute un magnifique emploi du temps, en casant très ingénieusement mes heures aux limites improbables de l'après-midi, dans les créneaux dont personne ne veut, de 16 h à 18 h ».

« Me voici donc pion à ma façon, pièce détachable, réajustable, interchangeable (...). Je ne boude pas ma chance, j'aurais pu travailler dans une entreprise plus sévère avec ses employés, comme France Télécom ; j'aurais été enfermé dans un bureau,  condamné pour seule distraction à regarder par la fenêtre, d'où j'aurais fini par me jeter. Au moins chez nous, on respecte les employés et leur travail.

Veuillez recevoir, sous le masque de cette ironie, l'expression de mon profond désarroi »

25 septembre 2010

Pris de cours

- Pris de cours
Un stagiaire chatel 18 heures décrit son quotidien
http://secondaire.blogs.liberation.fr/prof/

- La rentrée dans un lycée des Yvelines
" "Ce sont les directives", dit la proviseure lorsqu'elle est à court d'arguments..."
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/

19 septembre 2010

Sauver l'INRP ?

À compter du 1er janvier 2011, l’INRP devient un institut interne de l’ENS de Lyon. Il conserve son nom, perd sa personnalité juridique et sa gestion dépend d’une délégation de l’ENS de Lyon... La bibliothèque de l’INRP et ses collections deviennent propriété de l’ENS de Lyon...
Le CA de l’INRP sera informé, sans délibération, des modalités de l’intégration, que seul le CA de l’ENS de Lyon votera.

http://sauvonslinrp.blogspot.com/

Lire également Le centre de recherche jetable (05/09/2010)


 

15 septembre 2010

L'Education, un service public ?

- L'absence de formation des jeunes enseignants est absolument injustifiable, selon Bernard Toulemonde, Le Monde 15/09/2010

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- Dans Le Monde Education (15/09/2010) :
dossier L'école, un service public EN DANGER (sans point d'interrogation...)

. Antoine Prost : « On s'éloigne du service public d'éducation »
« Un service public se définit par deux traits : l'égalité de l'offre, quels que soient le domicile et les ressources des familles, et une qualité garantie par l'Etat et non par le jeu de la concurrence. On s'en éloigne.
Parler de service public est en outre un piège. La Poste est un service public, mais nul n'est obligé de mettre des lettres à La Poste. L'enseignement, lui, est obligatoire. C'est une institution, que la société charge d'assurer sa propre continuité, de faire que les petits-enfants comprennent leurs grands-parents, et les ruraux les citadins. Sa raison d'être est de créer... un socle commun. C'est beaucoup plus qu'un service, même public. »

. L'enseignement est-il encore un service public ?
« Coauteur d'un très polémique Main basse sur l'école publique (Démopolis, 2008), Eddy Khaldi est même persuadé de cette volonté de saper le service public de l'éducation de l'intérieur : « Le ministère de l'éducation nationale met en avant les problèmes de l'école publique, échec et violence scolaires, absentéisme des élèves, coût élevé du système, pour la rendre impopulaire et valoriser le secteur privé. Il ne faut pas nier les problèmes. Mais pas les exagérer non plus. »

Parmi les autres articles :
. Professeurs : les anciens en charge des jeunes
8600 postes ont été préemptés pour les stagiaires Chatel, au détriment de leurs éventuels tuteurs...
. « Une idée très floue du niveau de mes élèves »

. Enseignant : un métier plus intello, moins pédago
(La hausse du niveau de diplôme - bac + 5 - ne peut masquer le calcul politicien à court terme : récupérer 16 000 postes d'un coup. La politique actuelle fait éclater le cadre national de formation et met en danger les élèves et par contrecoup l'ensemble du système. « Notre priorité, c'est la qualité du service éducatif » affirme pourtant la DRH ! Pour l'instant, ce sont les officines privées qui se frottent les mains (600 euros le stage intensif, 990 euros par an pour des cours du soir...).

« C'est précisément cette année de transition vers le métier qui a été supprimée par la réforme, d'où d'intenses protestations depuis 2009. Outre l'économie de postes ainsi réalisée, le gouvernement a réduit le rôle des IUFM, qu'il suspectait de propager une pédagogie soixante-huitarde. Depuis leur lancement en 1990, ces instituts essuyaient des reproches contradictoires : pas assez de « recettes » pour faire classe ou, au contraire, trop de prescriptions précises. Ils étaient pourtant lancés dans un processus d'amélioration et souffraient surtout de devoir effleurer en une seule année tous les aspects du métier. Mais la réforme, en supprimant l'année d'alternance, équivaut à jeter le bébé avec l'eau du bain ».
« Désormais, tout lauréat des concours commence directement à enseigner, lors de son année de stage, dans le cadre d'un service complet. L'aspect professionnel de la formation, c'est-à-dire tout ce qui n'est pas lié aux connaissances disciplinaires, est censé être apporté par différents modes de " tutorat " du nouvel enseignant par des collègues aguerris. Personne ne conteste l'utilité du tutorat, qui existait d'ailleurs avant la réforme. En revanche, le doute règne sur sa pertinence comme principale voie de formation au métier : il implique de " bien tomber " et se trouve, par définition, restreint à l'échange entre deux individus ».
« La réforme a fait éclater le cadre national de la formation des enseignants »

. Des cursus homogènes, mais des stages qui ne se ressemblent guère
. Les préparations privées s'adaptent aux besoins (sic...)
. La botte secrète des premiers de la classe
. Le succès scolaire repose sur le plaisir
. L'option très contestée du "chèque éducation"
. Dauphine, l'université qui joue à la grande école

14 septembre 2010

L'histoire scolaire en débats - 2

Plusieurs nuances par rapport à l’article du Monde

L’approche est y globale (école primaire et collège - lycée) comme si la société (et les élèves) n’avait pas évolué depuis 1880.  Le programme de 1923, est-ce seulement des débats sur le surmenage ? N’est-ce pas aussi une approche active et stimulante de la réalité ?

Pour le secondaire, un débat entre 2 lignes a été récurrent : Faut-il plutôt concevoir 2 programmes distincts pour 2 publics très différents (collège-« petit lycée » et lycée classique ), ou bien tenir compte de l’allongement de la scolarité et imaginer un programme en continuité chronologique de la 6e à la Terminale (de la 6e à la 1ère dans le projet JC Martin en 1992).  Il faut y ajouter l’affrontement entre une approche chronologique et une étude donnant davantage de place à une histoire thématique.
La solution actuelle ressemble à un gag : l’histoire est traitée en doublon, avec des questions totalement clonées d’un cycle à l’autre. (jadis, c’était le cas de l’étude de la Révolution en 3e et en 2de, la répétition permettant parfois de varier les approches pédagogiques). Dans le futur programme de 1ere, la 1GM est une guerre totale, la 2 GM une guerre d’anéantissement (tout comme dans le libellé du futur programme de 3eme).  Par contre, la guerre d’Algérie ne semble pas être une guerre... :-):-)
Pour les défauts des IO comme pour les manuels, on pourra s’abriter derrière la course folle imposée par un spécialiste libéral du marketing ... :-)

A propos de la protestation contre la réforme Haby, Le Monde évoque « la perspective d’une dissolution de l’histoire dans un ensemble disciplinaire plus vaste intitulé « sciences sociales ».  C’est passer un peu vite sur la création des SES et sur le sort de l’histoire sociale. Ne faudrait-il pas aussi rappeler l’affrontement pour le primaire entre les tenants des activités d’éveil et les chantres d’une version du  récit national à faire apprendre ?

Sauf erreur, depuis 1980, les libellés des programmes sont devenus de plus en plus directifs, aussi bien pour les indications horaires que pour les contenus (en 2de, cela a failli être Hildegarde et rien d’autre ; la romanisation, ce sera la Table claudienne…  Point à la ligne.
La hiérarchie aurait-elle si peu confiance dans la formation des profs de collège et de lycée ?

Au moins à 2 reprises, les profs ont marqué leur préférence pour l’événementiel : lors du programme Braudel, l’étude de la période 1914-1945 a occupé tout l’espace et réduit les civilisations à la portion congrue. A nouveau en 1980, l’Afrique, l’Asie, le monde musulman pouvaient être étudiés en fin de seconde. Dans les faits, le mois de mai n’avait déjà que 31 jours...

Chatel a supprimé l’HG en Term S. Il a envoyé 16 000 jeunes profs au boulot sans formation professionnelle préalable. Au risque de nier la réalité d’un métier et de rayer d’un seul coup tout l’acquis de plusieurs générations de recherches sur la pédagogie.
Pourtant, à ce jour, personne ne songe à supprimer l’histoire scolaire.  Juste à la faire passer sous des fourches caudines (pour satisfaire tous les groupes de pression, il faudrait des manuels de 2000 pages disait LW dans C dans l’air), - pitié pour les élèves...

Il faut donc beaucoup d’énergie à nos collègues du secondaire pour continuer à travailler dans un tel climat.  Au fait, la chimie enseignée soulève-t-elle autant de polémiques ?

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