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education
3 novembre 2011

Le Monde de l'Education au Qatar

 

Dans Le Monde de l'Education (03/11/2011), délocalisé au Qatar...

« Le Monde croit qu'il y a urgence à changer de regard. A penser l'école autrement. Et pour innover, il faut échanger. Comprendre comment d'autres secteurs réussissent à changer. A se repenser, même...
Il faut sortir des modèles du XXe siècle. Casser la classe ? Qui sait ! En tout cas aider l'écolier à développer une pensée complexe, à la hauteur des enjeux du début de troisième millénaire, le sortir d'un savoir cloisonné, étriqué parfois, pour lui permettre de penser plus global un monde qui l'est devenu. La clé de notre avenir est là. C'est pourquoi Le Monde a choisi d'être partenaire de l'initiative qatarie du WISE, le World Innovation Summit for Education ».


extrait du sommaire (4 pages en français, 4 pages en anglais) :

- Un défi planétaire - A global challenge
Le monde met l'école au défi de s'adapter. L'école met le monde au défi de lui en offrir les moyens.

- Jouer à apprendre, l'idée utile - Making school useful and fun

- Le savoir est au bout du fil - Knowledge est a phone call away
Dans le district de Comilla, à quatre heures de route de Dhaka, les hameaux éparpillés utilisent le téléphone pour accéder aux cours d'anglais de BBC Janala (Janala pour fenêtre ouverte en bengali)

- Six leçons d'innovation - Six lessons in innovation
Ancien journaliste au Financial Times et à The Independent, ex-conseiller de Tony Blair, Charles Leadbeaters prépare l'ouvrage Innovation in Education : Lessons from pionneers around the world (janvier 2012)

baraniuk

Richard Baraniuk - source : TED 2006

- Your very own textbook - Chacun cherche son manuel
Richard Baraniuk est à l'origine de Connexions, une plate-forme d'éducation open source : 19000 modules disponibles gratuitement. « A ce jour, le fond a reçu 15 millions de $ de diverses structures, dont la Fondation Hewlett ». L'article évoque 2 catégories d'auteurs : les pros sont payés, les autres (les profs) le font pour le plaisir d'être lus (sic). En français, « Connexions n'offre que de mauvaises traductions, inutilisables » écrit Yann Vouchez.
http://cnx.org/ 

http://en.wikipedia.org/wiki/Richard_Baraniuk
http://en.wikipedia.org/wiki/Connexions

An "Atlantic Creole" Case Study: Olaudah EquianoModule by: Robin Sager
http://cnx.org/content/m33641/latest/
A la différence de Wikipedia, Connexions fournit le nom et l'email de l'auteur.

En août 2006, au TED, le très médiatique Richard Baraniuk, professeur à l'Université Rice, explique et met en scène sa démarche en 20 mn : un groupe d'auteurs, du xml, un contenu modulaire, une impression à la demande ...
http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/richard_baraniuk_on_open_source_learning.html 
Google connaît d'autres interventions http://tinyurl.com/6zt6fot

 

- Le Prix Wise, un " Nobel " de l'éducation 
- Fazle Hasan Abed - Un pragmatique éclairé - An enlightened pragmatist.
- Le BRAC (Bengladesh Rural Advancement Committee) voit le développement en grand
" Nous ne construisons pas de ponts ni d'aéroports, mais nous faisons quasiment tout le reste ! " boutade de Fazle Hasan Abed


abed

Fazle Hasan Abed - soucre wikipedia.


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23 octobre 2011

Texas : L'éducation en coupe réglée

 

L'éducation mise en coupe réglée - Le Monde Géo-Politique - 23/10/2011
à venir en ligne : http://www.lemonde.fr/ameriques/

Le plan du gouverneur du Texas a amputé les crédits de l'éducation de 4,5 milliards de dollars, plus d'un huitième du budget.

« Avant de licencier les profs, les écoles ont mis à pied les assistants d'éducation ainsi que les gardiens de sécurité. Le ménage n'est plus fait qu'un jour sur deux, ou... par les profs eux-mêmes. « Nous n'avons plus que deux bibliothécaires pour tout le district, dit Dan Powell, un autre responsable scolaire. Et on ne peut plus garantir une infirmière par école ».
« Les éducateurs partants ne sont pas remplacés, alors que le système accueille 80 000 nouveaux élèves chaque année, en raison de l'augmentation démographique. Les dérogations à la loi de 1984, qui interdit les classes de plus de 22 élèves, se distribuent maintenant à tout-va ».

La sénatrice Wendy Davis, 48 ans, a combattu cette politique.
Elle affronte maintenant les représailles de ses adversaires. Sa circonscription a subi les coups de ciseaux des républicains qui contrôlent le redécoupage électoral consécutif au recensement de 2010.

 

23 octobre 2011

Objectif : Faire cours

 

- « J’ai atteint mon objectif : faire cours » - Libération
Journal de bord de Marine T., 36 ans, professeure d’anglais dans un collège réputé difficile
Deuxième épisode.
http://www.liberation.fr/vous/01012366880-j-ai-atteint-mon-objectif-faire-cours


- L’école condamnée à produire du capital humain - Libération
Suppressions de postes, résultats des élèves en baisse, enseignants désorientés… L'application agressive de la contre-réforme néo-libérale affaiblit gravement le système éducatif.

« Ces vingt ou trente dernières années, le néolibéralisme s’est imposé comme une norme aux gouvernements de droite comme de gauche. La droite a été la plus agressive dans la (contre)réforme néolibérale, jusqu’à affaiblir aujourd’hui gravement le système éducatif. La gauche ... n’a pas voulu comprendre que la transformation des systèmes publics par les principes du management était l’une des formes de déploiement du capitalisme contemporain. Celui-ci ne se contente pas de déréguler les marchés de biens, du travail et des capitaux. Il transforme aussi l’action publique. Il la « met en marché », c’est-à-dire y impose la logique de la compétition et le modèle de l’entreprise. Cette « marketization », comme disent les anglo-saxons, est aujourd’hui le cœur de la transformation de l’école et de l’université ».

« Ces mutations ont accentué et renouvelé les mécanismes de la reproduction sociale... Les classes favorisées assurent leur reproduction plus efficacement qu’avant ».

« Une école démocratique ne pourra vraiment se développer que dans une société où l’égalité sera promue comme valeur essentielle.
« Tout est revoir sous cet angle : les méthodes d’enseignement, les contenus, l’articulation des niveaux d’enseignement, la mixité scolaire des établissements. ... La lutte contre les inégalités sociales et économiques est inséparable de la lutte pour la démocratie politique effective. Cela suppose une société où le capitalisme ne régnerait pas en maître absolu comme aujourd’hui ».
http://www.liberation.fr/societe/01012367077-l-ecole-condamnee-a-produire-du-capital-humain


Dans Le Monde Educationhttp://www.lemonde.fr/education/

. « L'obsession évaluative », une maladie française ?
. Etre doctorant aujourd'hui (Jacques Comby)
. Les clés d'une bonne orientation, selon un géographe devenu délégué à l'information et à l'orientation auprès du premier ministre

 

- Archos, le retour.
Après avoir été bouté de l’offre Etudiant (la tablette à 1 euro par jour pendant 2 ans ) lancé par Orange avec la bénédiction des pouvoirs publics, André Crohas, la patron d’Archos, revient dans le jeu, au bras de Bouygues Télécom.
coût : 66 centimes d'euros par jour au lieu de 1 euro pour Orange.
http://www.ecrans.fr/Deni-d-Archos-epilogue,13397.html

 

19 octobre 2011

Requiem pour l'IGEN

 

Requiem pour l'Inspection générale de l'Education nationale -
Blog Le Mammouthologue, Rue 89
http://blogs.rue89.com/le-mammouthologue

22 rapports de l'IG ont été publiés en 2001, 23 en 2006 et 16 en 2007.
En 2010, le site du ministère n'en propose plus que deux.
http://www.education.gouv.fr/pid267/les-rapports-igen.html

« En décidant de ne plus rendre publics les rapports de l'Inspection, Luc Chatel a neutralisé toute possibilité d'évaluation critique de son action, voire d'évaluation tout court. On n'a pas encore trouvé mieux en matière de communication politique ».

De plus, fin 2010, le ministre a nommé à la tête de l'inspection son ancien conseiller ; « le nouveau doyen n'a encore jamais eu l'autorisation de s'exprimer dans la presse ... »


A comparer avec le fonctionnement d'un autre ministère :
Justice : Mercier laisse sa marque sur le parquet - Libération 17/10/2011
Le plus proche conseiller du garde des Sceaux
va-t-il prendre la tête du parquet de Paris, le plus sensible de France ?
Michel Mercier a en effet proposé le nom de son directeur du cabinet,
au poste délicat de procureur de Paris - la capitale réunit les pôles financier et antiterroriste...
http://www.liberation.fr/societe/01012366038-justice-mercier-laisse-sa-marque-sur-le-parquet

 

 

27 septembre 2011

Caen - 27 septembre 2011

 

Caen 27 septembre 2011

 

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26 septembre 2011

L'ordinateur en guise de prof ?

 

- 27 septembre 2011 : grève nationale dans l'Education
Suppressions de postes, gel des salaires, suppression de la formation professionnelle des enseignants et CPE, aggravation des inégalités scolaires ... c'est la version Education de la découpe des services publics. Avec une dettequi dépasse 1650 Mds d'euros, c'est le bilan d'un quinquennat prévu pour durer dix ans.
http://www.caen.snes.edu/spip.php?article680

http://sections.se-unsa.org/14/
http://sgenbn.free.fr/spip.php?article503

Le Monde Education consacre 3 articles à l'Ecole, à la veille de la grève :

. Touché, l'enseignement privé se mobilise aussi
. "Nous ne contestons pas l'effort à fournir " affirme le secrétaire général de l'enseignement catholique
. Des innovations (!) pour faire des économies sans réduire l'offre de formation

Pourquoi l'enseignement catholique est-il le seul concerné ? Parce que les coupes y seraient plus brutales ? Parce que ses responsables ont mieux su communiquer ? Le Monde n'est pas le seul dans cette démarche ; plusieurs médias font de même, comme si la grève ne concernait que le privé confessionnel. Une exception notable cependant : lundi midi, les caméras de TF1 étaient à Chilly-Mazarin et à Draveil, dans des écoles publiques !! (JT 26/09 13 h, 8e mn, après la pub).

- Les ordinateurs à la place des profs ?

ordi-prof


Dans le troisième article, Le Monde semble avoir choisi de participer à la chasse aux postes lancée par le MEN et ses DRH. Comment faire des économies sur le dos des élèves et de leurs enseignants ?

La journaliste met en avant 3 pistes utilisées dans des établissements catholiques :

- Calibrer les cours sur 45 mn, pour récupérer un maximum d'heures.
- Annualiser le temps de travail des profs.
- Remplacer le prof par des ordinateurs, notamment pour les options à petit effectif où Internet permet de faire cours à distance : il suffit d'un surveillant pour s'assurer que les élèves sont assis en classe.

Un détail : quel sens les titreurs du quotidien donnent-ils au mot "innovations" dans le domaine de l'éducation ??

Si la journaliste veut ouvrir sa boite à malices, d'autres suggestions peuvent être avancées :
- Naguère, Illich avait envisagé une société sans Ecole...
- Certaines Facs de médecine ont fermé les amphis et remplacé les cours par des dvd.
Et bien entendu une formule lue lors de manifs :
- « L'Ecole coûte trop cher ? »
- « Essayez l'ignorance pour tous !! »


L'Ecole n'a pas de chance avec les médias dominants : elle s'y réduit souvent à la mise en scène des annonces ministérielles successives, elle occupe parfois les pages Faits divers et sert de prétexte à la vente de caméras de vidéo-surveillance, elle est top souvent caricaturée et réduite à une pseudo-polémique qui opposerait républicains (conservateurs) et pédagogues.

Si la presse avait pour fonction de rendre compte du réel et non de détourner des vrais enjeux, elle aurait mieux à faire, à l'heure de l'internet et des ordis. Elle pourrait enquêter sur le terrain, donner la parole aux acteurs, s'interroger sur le rôle de l'Education dans une démocratie ...


21 septembre 2011

Grading the Digital School

 

Grading the Digital School : Technology in Schools Faces Questions on Value
Matt Richtel, New York Times - September 4, 2011
http://www.nytimes.com/2011/09/04/technology/technology-in-schools-faces-questions-on-value.html
cité par Pierre Mounier - http://twitter.com/#!/piotrr70
http://www.nytimes.com/pages/education/


Un article récent du New York Times permet de revisiter
ce que Serge Pouts-Lajus a qualifié naguère de « question impossible » :
comment prouver l’intérêt pédagogique des usages de l’ordinateur en classe ?

http://clioweb.free.fr/peda/impossible-spl.htm


En 2005, dans le district de Kyrene (Arizona) les autorités ont convaincu les électeurs de soutenir un plan ambitieux d’équipement des écoles : « classrooms are decked out with laptops, big interactive screens and software that drills students on every basic subject ». Le plan septennal n’est pas encore achevé, mais les responsables ont décidé d’anticiper et de consulter à nouveau les habitants sur l’opportunité de poursuivre cet effort.

Matt Richtel a mené une enquête approfondie et interrogé de nombreux acteurs. Il mentionne des exemples d’applications en classe : écriture d’un blog accompagnant l’étude d’une pièce de Shakespeare, analyse des 14 points de Wilson, leçon sur la Guerre de Sécession, et pour les plus jeunes pratique du calcul mental ou de la lecture sur TNI. L’article s’intéresse à l’évaluation des usages, au choc des argumentaires, à la communication mise en oeuvre.

Pour tenter de mesurer les acquis des élèves, une approche simpliste consiste à faire appel aux tests standardisés. Or à Kyrene, les résultats récents sont médiocres : « since 2005, scores in reading and math have stagnated in Kyrene, even as statewide scores have risen ».
Les tenants du numérique les relativisent : dans ce district, les résultats aux tests étaient déjà élevés en 2005. Ils préfèrent questionner l’opportunité et la nature des tests : « l’obsession évaluative » est un aspect de la gestion néo-libérale de l’école ; les critères retenus portent sur l’école du siècle dernier, ils ignorent les compétences nouvelles : « We cannot keep educating kids for the efficiencies of 1914 (when the multiple choice test was invented) » écrit Cathy Davidson (Duke University) sur son blog.
Une étude menée dans l’état du Maine suggère que des progrès en écriture et en maths ont suivi un effort d’équipement ; mails elle ne permet pas de distinguer ce qui tient aux machines de ce qui revient aux professeurs et à la pédagogie. D’autres études menées sur des territoires plus restreints existent mais elles peuvent alimenter des lectures opposées, et les conclusions ne sont pas généralisables.

Faute d’étude sérieuse permettant de trancher avec certitude, le débat se résume souvent au choc des opinions chez les différents acteurs, avec deux positions antagonistes : certains exaltent la coopération, d’autres font de la compétition (« la concurrence ») le dogme unique.

Pour les technophiles, le choix de la modernité est essentiel : il est impensable de former les élèves d’aujourd’hui avec les méthodes d’hier, mais il faut tenter d’anticiper les évolutions prévisibles.
Selon eux, le recours aux technologies éducatives peut aider à développer la curiosité, le goût du travail en équipe, le sens de l’autonomie, le regard critique sur les médias. Pour les plus engagés, le numérique peut changer radicalement le rôle de l’enseignant : « teachers should go from being “a sage on the stage to a guide on the side ».
Pour une génération née au milieu des écrans, de la TV ou des jeux vidéo, une enseignante estime que « computers play an important role in helping students get their ideas down more easily, edit their work so they can see instant improvement, and share it with the class ».
« We are not responsible as educators unless we are teaching not just with technology but through it, about it, because of it. We need to make kids understand its power, its potential, its dangers, its use. That isn't just an investment worth making but one that it would be irresponsible to avoid » poursuit Cathy Davidson.

« Do we need technology to learn ? » A l’opposé, les réfractaires estiment que « the push for technology is to the benefit of one group : technology companies ». Ils craignent que la course permanente à la nouveauté ne soit épuisante et coûteuse à l’excès. Ils estiment que les machines perturbent l’attention, qu’elles sont davantage source de distraction que d’instruction. Selon eux, les technologies absorbent une énergie qui serait mieux appliquée à l’apprentissage des « fondamentaux ».
Les conséquences de la crise économique et la politique de la chasse aux impôts renforcent leur analyse. Dans plusieurs états, dont le Texas, le financement de l’éducation est mis en cause : les effectifs des classes gonflent, des enseignants sont licenciés et le salaire des autres est gelé. « We have Smart Boards in every classroom but not enough money to buy copy paper, pencils and hand sanitizer » constate une mère de famille.


La technologie sert la communication de deux groupes : les industriels et les politiques.
Les premiers sont attirés par un marché très lucratif : « I joke I should have an office here, I’m here so often » dit un vendeur de vidéoprojecteurs. Les industriels suscitent des effets de mode et exploitent l’obsolescence du matériel : ordinateur portable à un euro par jour, netbooks, tablettes numériques. Mais pour eux comme pour certains médias, la pédagogie se résume souvent à la seule dimension ludique (cf l’edutainment, le croisement de l’éducation et de l’industrie du divertissement).

Pour certains politiques, la technologie devrait servir à imposer « une transformation révolutionnaire de l’école ». Aux Etats-Unis, en 1997 un comité mis en place par Bill Clinton a incité les écoles à s’équiper d’urgence, sans attendre les résultats des premières expérimentations. En 2010, le National Education Technology Plan vante le numérique qui peut « enable, motivate and inspire all students ».
La technologie sert également de vitrine. C’était une des dimensions de l’opération « Un collégien, un ordinateur portable » dans les Landes. Ou de la promotion du Tout Numérique dans les Yvelines : une plaquette de mai 2008 vante l’exemple d’Elancourt (78), une commune dont le député-maire a, par la suite, été chargé d’une mission sur la modernisation de l’école par la technologie.
A Kyrene, dans un contexte démographique défavorable, l’équipement a permis d’attirer de nouveaux élèves et d’obtenir une dotation plus importante. L’expérience a attiré l’attention : en 2008, une centaine d’éducateurs venant de 17 états sont venus observer sur place les mutations opérées.
Quel choix feront les électeurs et contribuables du district de Kyrene ? Une société sans numérique et sans impôts ou un futur technologique maîtrisé dès l'Ecole ?

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- Stagnant Future, Stagnant Tests: Pointed Response to NY Times "Grading the Digital School"

Dans la version en français pour InternetActu le21/09/2011 Hubert Guillaud cite Cathy Davidson pour sa critique d'une école qui se mettrait à la remorque des tests standardisés et des QCM, comme au temps de la Ford T : « We cannot keep educating kids for the efficiencies of 1914 (when the multiple choice test was invented) ».
« We are not responsible as educators unless we are teaching not just with technology but through it, about it, because of it.   We need to make kids understand its power, its potential, its dangers, its use.  That isn't just an investment worth making but one that It would be irresponsible to avoid » répond Cathy Davidson (Duke U, Caroline du N)

La fondatrice de Hastag a publié :
The Future of Thinking:  Learning Institutions for a Digital Age
Now You See It:  How the Brain Science of Attention Will Transform the Way We Live, Work, and Learn


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A lire également sur le New York Times - Education ou Technology 

What Will School Look Like in 10 Years? 
5 points de vue :
Karen Cator, director of educational technology, United States Department of Education
Tom Vander Ark, managing partner, Learn Capital
Larry Cuban, emeritus professor, Stanford University School of Education
Eileen Lento, education strategist, Intel
David Silvernail, director, Center for Education Policy, Applied Research and Education
http://bits.blogs.nytimes.com/2011/09/03/what-will-school-look-like-in-10-years/

Teaching as a Second, or Even Third, Career
http://www.nytimes.com/pages/education/

Digg Introduces Genre-Specific Newsrooms


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19 septembre 2011

A quoi sert le secondaire ?

 

- Non, les profs ne peuvent pas tout - Marianne, 17/09/2011

L’urgence pour le public : la maîtrise du français et la discipline
L’urgence pour les profs : la maîtrise du français et les effectifs par classe.
C’est un sondage Ipsos réalisé par internet du 21 au 27 juillet qui le dit.

- Ecole : retour aux fondamentaux
extrait de l'éditorial de Jacques Julliard dans Marianne n° 752, 17/09/2011

« J’en viens à la question de l’enseignement secondaire. Au risque cette fois d’être incompris de vous, cher échantillon, je me dois de déclarer ici ma conviction profonde : sous sa forme actuelle, l’enseignement secondaire - je pense surtout au deuxième cycle - ne sert à rien. Ou à pas grand-chose. Pas plus que la prostate ou l’Académie française. Il est la survivance d’un monde ancien, qui n’a pas trouvé, je le déplore, sa place dans le monde nouveau. Il avait été conçu à l’origine pour donner une  culture générale élitiste aux enfants de la bourgeoisie. Il n’a pas résisté à la concurrence de la télévision, d’Internet, de la démocratisation du livre. Ce sont des sources non scolaires que les adolescents d’aujourd’hui tirent l’essentiel de leur savoir et de leur culture. Si l’on interroge un échantillon d’élèves sur leur programme de l’année précédentes on sera surpris du résultat.  Il n’en reste à peu près rien. L’enseignement secondaire est un moteur à rendement si faible qu’on préfère ne pas le mesurer. S’il ne jouait pas, a l’égard des adolescents, qui sont aux yeux de beaucoup la nouvelle classe dangereuse de la société, le rôle de parking et de sas de décompression, on l’aurait déjà supprimé. S’il n’existait pas, on ne l’inventerait plus. En dépit du dévouement des enseignants - cela n’est pas une formule, mais une réalité - cet enseignement fantôme est couronné par un examen fantôme, le baccalauréat.

Je n’ai ni la place ni le loisir de m’étendre sur ce que pourrait être une école centrée sur ses deux missions essentielles : l’apprentissage des langages, l’approfondissement scientifique, technique et professionnel des savoirs. J’y reviendrai, c’est sûr. Et la culture ? C’est comme la tolérance, il y a des maisons pour ça. Celle de la rue de Valois n’est pas un ministère de la Culture, mais un secrétariat d’Etat aux Beaux-Arts. Une chose est sûre : la culture ne saurait être désormais un simple produit dérivé de l’enseignement secondaire et des institutions des Beaux-Arts. Il faut la réinventer de fond en comble, dans toute sa dimension anthropologique, car elle est le seul barrage qui puisse tenir face à la barbarie moderne ». 

[ dans cette condamnation brutale et sans nuance, aucune mention de la démolition en cours (la suppression de la formation professionnelle en alternance a pris pour prétexte les critiques répétées contre les IUFM) ].  


- La prolétarisation des enseignants, au-delà du salaire - 
Guy Dreux et Francis Vergne (FSU) - Libération 16/09/2011

La concurrence, le «new public management», l’utilitarisme dans la définition des programmes scolaires ... ces machines font émerger un travail de plus en plus sous contrôle. Longtemps restés des artisans, reconnus par leur statut, les enseignants deviennent des prolétaires, c’est-à-dire des travailleurs exerçant un métier dont l’intelligence et le sens passent du côté ... de l’Etat-entreprise (corporate state)...


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15 septembre 2011

Les mots ont un sens

 

Le débat sur l'Ecole est faussé par le poids excessif pris par une communication experte dans le brouillage des enjeux. Sur son blog, Claude Lelièvre, un acteur engagé, propose des éléments pour décoder ces discours.
http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/060911/des-expressions-detournees


Quelques exemples :

- Compétences. De quoi parle-t-on ? d'une logique du travail intellectuel ou de la dérive technocratique des livrets de compétences ?

- L'autonomie. Que concerne-t-elle ? les établissements ? les équipes pédagogiques ? les seuls chefs d'établissement ?

- La personnalisation. S'agit-il de figer les différences ou de les prendre en compte pour les surmonter ?

- La révolution (toujours silencieuse) pour saper les bases du service public
ou la refondation , en repartant des fondements et en les mettant à hauteur de notre temps et de notre société ?


Les autres articles du blog :
http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/

 

 

7 septembre 2011

L'école à bout de souffle

 

L’école est à bout de souffle : les raisons d’une crise inédite - Lucie Delaporte, Médiapart, 2 septembre 2011
copie : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article4923

… des classes surchargées, un métier dévalorisé qui ne s'apprend que sur le tas, des remplacements plus aléatoires que jamais (dogme d'un fonctionnaire sur deux non remplacé), depuis 4 ans les choix politiques ont donné une inflexion nouvelle à une crise ancienne de l'école

L'application d'un libéralisme méthodique, par la mise en concurrence généralisée du système, a modifié profondément l'école : assouplissement de la carte scolaire, internats d'excellence ou établissements ECLAIR (ex-ZEP) … L'ensemble dessine une école qui, sous couvert d'élitisme républicain, assume comme jamais sa mécanique inégalitaire.

Pour compenser les dégâts de cette nouvelle école capitaliste, la logique sécuritaire est mise en avant : portiques de sécurité, vidéosurveillance, présence policière... L'enseignement passe après la lutte contre la violence dans des collèges bunker, coupés de leur quartier, souvent zone de relégation sociale.

Leçon de morale, punitions par des travaux d'intérêt général, les annonces ministérielles se suivent. « Pathétique déconnexion avec le terrain ou cynisme de celui qui sait que ces fumigènes font toujours leur petit effet sur la machine médiatique (et sur les futurs électeurs) ? »

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