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Clioweb, le blog
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lib-aut
23 octobre 2011

Objectif : Faire cours

 

- « J’ai atteint mon objectif : faire cours » - Libération
Journal de bord de Marine T., 36 ans, professeure d’anglais dans un collège réputé difficile
Deuxième épisode.
http://www.liberation.fr/vous/01012366880-j-ai-atteint-mon-objectif-faire-cours


- L’école condamnée à produire du capital humain - Libération
Suppressions de postes, résultats des élèves en baisse, enseignants désorientés… L'application agressive de la contre-réforme néo-libérale affaiblit gravement le système éducatif.

« Ces vingt ou trente dernières années, le néolibéralisme s’est imposé comme une norme aux gouvernements de droite comme de gauche. La droite a été la plus agressive dans la (contre)réforme néolibérale, jusqu’à affaiblir aujourd’hui gravement le système éducatif. La gauche ... n’a pas voulu comprendre que la transformation des systèmes publics par les principes du management était l’une des formes de déploiement du capitalisme contemporain. Celui-ci ne se contente pas de déréguler les marchés de biens, du travail et des capitaux. Il transforme aussi l’action publique. Il la « met en marché », c’est-à-dire y impose la logique de la compétition et le modèle de l’entreprise. Cette « marketization », comme disent les anglo-saxons, est aujourd’hui le cœur de la transformation de l’école et de l’université ».

« Ces mutations ont accentué et renouvelé les mécanismes de la reproduction sociale... Les classes favorisées assurent leur reproduction plus efficacement qu’avant ».

« Une école démocratique ne pourra vraiment se développer que dans une société où l’égalité sera promue comme valeur essentielle.
« Tout est revoir sous cet angle : les méthodes d’enseignement, les contenus, l’articulation des niveaux d’enseignement, la mixité scolaire des établissements. ... La lutte contre les inégalités sociales et économiques est inséparable de la lutte pour la démocratie politique effective. Cela suppose une société où le capitalisme ne régnerait pas en maître absolu comme aujourd’hui ».
http://www.liberation.fr/societe/01012367077-l-ecole-condamnee-a-produire-du-capital-humain


Dans Le Monde Educationhttp://www.lemonde.fr/education/

. « L'obsession évaluative », une maladie française ?
. Etre doctorant aujourd'hui (Jacques Comby)
. Les clés d'une bonne orientation, selon un géographe devenu délégué à l'information et à l'orientation auprès du premier ministre

 

- Archos, le retour.
Après avoir été bouté de l’offre Etudiant (la tablette à 1 euro par jour pendant 2 ans ) lancé par Orange avec la bénédiction des pouvoirs publics, André Crohas, la patron d’Archos, revient dans le jeu, au bras de Bouygues Télécom.
coût : 66 centimes d'euros par jour au lieu de 1 euro pour Orange.
http://www.ecrans.fr/Deni-d-Archos-epilogue,13397.html

 

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12 août 2011

Sur les ruines, enfin tout rebâtir


phynance

Le commencement de la fin

Frédéric Lordon, blog La pompe à phynance, jeudi 11 août 2011 - source LG
http://blog.mondediplo.net/2011-08-11-Le-commencement-de-la-fin

Sommaire de l'article : 
Quand les agences font de la politique
Les Etats-Unis à leur tour dans la lessiveuse
Le chaos cognitif de la finance
Le néolibéralisme, régime du surendettement généralisé
Fin de partie en Europe
L'illusion du « miracle fédéraliste »
Par où la sortie ? Création monétaire et révolution institutionnelle !

Frédéric Lordon évoque la voracité insatiable de la finance, le jeu politique de gribouille qui consiste à imposer l'austérité, mais à se lamenter devant la croissance disparue. Pour lui, « le néo-libéralisme est fondamentalement le régime du surdenttement généralisé », aggravé par la contre-révolution fiscale imposée par l'extrême droite (le Tea party aux USA).

« ... j
amais un groupe d’intérêt aussi puissant que celui qui s’est constitué autour de la finance lato sensu ne renoncera de lui-même au moindre de ses privilèges ... ».  [Seule]  « la puissance dévastatrice d’une catastrophe que son système aura lui-même engendré [ pourra refaire la finance ]

Il ne reste plus qu’à attendre que la catastrophe accomplisse pleinement ses virtualités…
pour en tirer le meilleur parti et : 
. Reconstruire les institutions de la création monétaire souveraine...  

. Réinventer des structures bancaires qui à la fois échappent aux prises d’otage de la banque privée et dépassent la forme « nationalisation » vers un système socialisé du crédit  ; 

. Réduire au minimum minimorum la structure des marchés de capitaux pour lui ôter tout pouvoir de nuisance et d’usurpation. 

Au total, sur les ruines, enfin tout rebâtir... »

En 2009, dans un excellent Arrêt sur images, Frédéric Lordon a analysé le traitement médiatique de la crise financière et l'agitation des tenants du libéralisme autoritaire :
http://clioweb.free.fr/debats/lordon.htm

.
- C'est le système qui est à bout de souffle
Jacques Julliard, éditorial de Marianne 13/08/2011

http://clioweb.free.fr/presse/1temp/marianne/julliard.JPG


La crise de 1929 a discrédité le libéralisme absolu [d'où l'obsession de faire disparaître 1929 de l'histoire scolaire ?]. Depuis 30 ans, l'idéologie de Bastiat et de Say eu une nouvelle chance. Elle a joué et elle a perdu. Ce sont naturellement les pauvres qui vont payer l'addition  [les pauvres ou l'ensemble de nos sociétés ?]

L'avenir ? Julliard le voit dans la reconquête par la société des centres nerveux de décision qui lui ont été dérobés, sous prétexte de [prétendu] libéralisme, par des ruffians et des aventuriers...

.
- En Grande-Bretagne, les émeutes urbaines découlent des inégalités sociales. Une approche strictement sécuritaire ne résout pas les problèmes de violence.
Point de vue d'Olivier Esteves -Lille-III- publié par Le Monde
http://tinyurl.com/esteves-emeutes


« En effet, en l'espace d'une journée, tous les efforts menés par Martin Baines et Phil Read en matière de community policing (police de proximité) ont été dilapidés par le déchaînement d'une violence provoquant l'envoi massif d'escadrons de police ne connaissant ni le terrain de Bradford ni le type de population qui y réside ».
 

marianne-08-2011

Marianne n° 747, 13/08/2011 - http://www.marianne2.fr/


.

6 août 2011

Aspirées par le vide ?



- Les Bourses mondiales sont aspirées par le vide (Le Monde)
 
- Le Cac40 essuie dix séances de baisse, du jamais vu (Le Figaro)

- La déprime investit les Bourses (Libération).
A part le répit providentiel du week-end, plus rien ne semble pouvoir arrêter la crise boursière...


dow-jones

Dow Jones Industrial (6 juillet- 5 août 2011) - source Le Monde
 

CAC40

Le CAC 40 de 2008 à 2011 - source Le Monde bourse

Londres FTSE 100 :  http://www.londonstockexchange.com/home/homepage.htm

Paris, le CAC 40http://www.euronext.com/landing/indexMarket-18812-FR.html


Trois points de vue dans Libération 06/08/2011

- « Ne pas asphyxier la zone euro »

Pour Peter Bofinger, conseiller d’Angela Merkel, il faut coordonner les politiques fiscales.
http://www.liberation.fr/economie/01012352963-ne-pas-asphyxier-la-zone-euro


« Il faut ignorer les fluctuations du marché »

Pour l’économiste américain Joseph White, la dépendance des politiques aux Bourses est irrationnelle. 

« Les hommes politiques sont perdants s’ils fondent leurs actions sur ce qu’ils pensent bon pour «les marchés». «Les marchés» ne sont pas un être rationnel qui appréhende pertinemment l’économie. Ils rassemblent tout un tas de gens différents, qui ne sont experts ni en macroéconomie ni en mécanismes gouvernementaux et sont aussi sujets à toutes sortes de paniques et exubérances. Dans les années 80, on a accusé le déficit fédéral américain d’être responsable tout à la fois du dollar fort… et du dollar faible. Les gouvernements devraient décider quelles politiques sont bonnes pour la demande ou le taux d’épargne, expliquer leurs politiques et s’y tenir, en ignorant les fluctuations du marché. Cela ne leur donnerait pas beaucoup plus de pouvoir sur les marchés, mais au moins les marchés n’en auraient pas non plus beaucoup sur eux ».
http://www.liberation.fr/economie/ignorer-les-fluctuations-du-marche


« Créons une fédération monétaire et budgétaire en Europe »

L’économiste Jean-Paul Fitoussi prévoit cinq ans de croissance en berne. Il estime que le manque de solidarité financière est responsable de la crise. 
http://www.liberation.fr/economie/creons-une-federation


« La dette explose en raison de la crise provoquée par le règne de la finance, la toute-puissance des banques et les avantages accordés (depuis 2007) aux privilégiés » Jack Dion, Marianne 06/08/2011


 

20 juillet 2011

Victoires des Acteurs publics

La LCP a diffusé dimanche 10 juillet la cérémonie dite des Victoires des Acteurs publics (sic)
http://tinyurl.com/victoires-ap
http://http2.infocast.yacast.net/player/player.php?idsequence=103829

http://www.acteurspublics.com/victoires-2011 
 

Les mots sont souvent faits pour endormir et duper : les ressources humaines n'ont souvent d'humaines que le nom, les services dits publics sont parfois gérés avec les mêmes brutalité règles que certaines entreprises privées : tout doit être rentable à très court terme, y compris en précarisant ou en licenciant les salariés, le plus souvent au mépris de la vie sociale et des discours répétés sur le durable et soutenable.

L'émission est donc à regarder avec la distance nécessaire, les images (visages, costumes, mimiques) étant à confronter aux les politiques suivies depuis 2002 et aux discours des cadres chargés d'appliquer la RGPP ... 

.
Relire Comment vendre à la découpe le service public
De l’Etat-providence à l’Etat managerl'article excellent de Laurent Bonelli et Willy Pelletier publié par Le Monde diplomatique en décembre 2009.

A propos des employés, les vrais acteurs, Bonelli et Pelletier écrivent :
« Mais la modernisation » de l’Etat entre dans les faits, car elle s’immisce dans les actes les plus anodins des employés du secteur public. Parce qu’indépendamment des sacrifices, des souffrances, du déboussolement et des tensions, les salariés qui la subissent n’ont d’autre choix que d’y participer et de la mettre en œuvre à tout instant. En l’habitant à leur manière. En s’en accommodant. Mieux : ils trouvent d’eux-mêmes les meilleures façons de faire, afin que tiennent des situations intenables, malgré la surcharge de travail... ».
http://www.monde-diplomatique.fr/2009/12/BONELLI/18585
http://clioweb.canalblog.com/tag/decoupe

Un article récent du Monde (11/07/2011) complète le dossier :
Non au dogme sur le nombre de fonctionnaires
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/07/11/

Non-remplacement de fonctionnaires : la théorie et la pratique
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/11/

A noter, lors des Victoires, un prix spécial attribué au ministère de l'Intérieur ... primé pour le passage accéléré des frontières... (on ne dit pas dans quel sens ...). 
 . 

vap

source : http://http2.infocast.yacast.net/player/player.php?idsequence=103829

11 juin 2011

Riches assistés


Stigmatiser le RSA pour mieux faire oublier l’ISF - Libération 09/06/2011

L’UMP accroît ses attaques contre les «assistés» et allège dans le même temps l’impôt des plus fortunés. Un avant-goût de 2012 ?
La fraude et les abus sont-ils importants ?
Qu’est-ce que ça coûte au budget de l’Etat ?
Combien de personnes sont-elles concernées ?
Privilégiés

... le gourdin s’abat sur 1,2 million de personnes touchant 411 euros par mois,
quand l’allégement de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) 
devrait conduire à accorder un nouvel avantage de 2 000 euros par an
aux 560 000 Français disposant d’un patrimoine supérieur à 800 000 euros. 
La réforme de l’ISF, pour la plus haute tranche (patrimoine supérieur à 16,5 millions), 
aboutira même à rendre, en moyenne, 175 000 euros à 592 contribuables…
http://www.liberation.fr/economie/

.
Une droitisation en forme de jeu de rôle - Gégroire Biseau, Libération 09/06/2011

La polémique sur les «assistés» vise surtout à créer de l’écume électoraliste.

extrait : 
dans un jeu de rôle parfaitement rodé, « un ministre de la droite dite sociale, à la réputation plutôt centriste, ose l’expression de cancer de la société pour dénoncer un supposé assistanat. Hurlements à gauche, division à droite. Un président de la République qui s’essaye à la posture du rassembleur, défendant le bilan exceptionnel du RSA» et réaffirmant l’absolue nécessité «de ne pas pousser les divisions dans la société . Tout le monde est gagnant 
»

L’ennui pour NS, c’est que le téléscopage entre stigmatisation du RSA et cadeaux faits aux plus riches ne devrait pas améliorer l’image de président des riches qui colle aux semelles
 

isf-rsa

Libération 9 juin 2011


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29 mai 2011

2030 : sans hôpitaux et sans profs ?

Lors d'une journée sur les communautés d'enseignants initiée et organisée par Isabelle Quentin à l'ENS de Cachan, Eric Bruillard a exploité un fichier en powerpoint Lire et apprendre avec les ressources numériques au CDI déjà présenté à des documentalistes (Versailles, 3 avril 2011)

La présentation à télécharger au format pdf
:
http://www.cddp92.ac-versailles.fr/drupalCddp/?q=system/files/diaporama_conference.pdf

.
p 32-34 - Eric Bruillard résume une vision prospective appliquée au système de santé, à l'horizon 2030, au sein du programme Prospective pour la Recherche : Education et recherche à l'horizon 2030 (PREA2K30)
http://prea2k30.risc.cnrs.fr/

René Amalberti y envisage l'effondrement du nombre des hôpitaux publics (ils passeraient de 1250 à 400) et un changement total de culture dans le système de soins en liaison avec des choix politiques, des facteurs économiques, techniques et sociaux (p 29).
Cette rupture sans précédent chamboulerait tous les métiers, sans véritable débat public préalable sur les choix faits et à faire, sans formation anticipant les mutations. Selon lui, il suffit de dix ans pour écrouler un système, le comportement des patients y contribuant en partie.

eb-sante

.
Quel pourrait être l'équivalent pour l'Education ? interroge Eric Bruillard
[ Une école avec des machines mais sans professeurs ?
Une société sans Ecole (cf Illich) ?
Des universités sans amphis ? dans Le Monde, Murdoch proposait de mettre en ligne les cours du "grand professeur de la nation", à lire sur du matériel Apple. En médecine, il semble que certaines universités aient suspendu en 1ere année les cours en amphi. Certaines diffusent ces cours par dvd, ou sur internet. D'autres utilisent plusieurs amphis, un en présentiel, les autres en diffusion vidéo ]

Quelle école en 2030 ?
La question se pose aux pionniers des technologies éducatives, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent à l'éducation.
Eric Bruillard cite Allan Collins, Richard Halverson, Rethinking Education in the Age of
Technology: The Digital Revolution and Schooling in America,  Teachers College Press, New York, 2009

L'Ecole a bâti un système stable qui a accompagné efficacement l'urbanisation.

Les ferments du changement y sont présents (p 35), mais il n'existe aucun modèle unique simple à imiter ou à transposer (p 39). Les technicistes mettent en avant la personnalisation et l'interactivité, [ le monde des médias vante le ludo-educatif... ] . Les technologies peuvent aider à gérer le changement, mais leur instabilité ne facilite pas le choix d'une stratégie pertinente. Selon lui, L'avenir reste à écrire (et à débattre ?)

[ Il faut y ajouter les choix politiques des ultra-libéraux (thatchériens), obsédés par la privatisation intégrale, l'individualisation (there is no society) et la chasse aux fonctionnaires et aux services publics. ]

eb-collins

 

9 février 2011

Le marché et les prisons

Dans Place de la Toile (06/02/2011), Xavier de la Porte recevait David Dufresne.
- L'émission au format mp3
Entre l'utopie du web indépendant et le cauchemar du libéralisme autoritaire ...

L'écouter raconter l'égo-techno-histoire du web indépendant des « hacktivistes », celui que les pionniers libertaires pensaient comme une alternative aux médias commerciaux traditionnels, l'écouter évoquer la crise durable de la presse (comparée à celle de la sidérurgie), les sans-papiers et Saint-Bernard, « La Rafale », Uzine et l'interface SPIP ...

Dès 1996, l'arrivée massive de l'argent et de la pub l'effraie et lui donne l'impression de revivre le sort des radios libres dix ans plus tôt.
Le « modèle économique » ? Il déteste cette expression ; elle empêche toute création. « Demandez à un poète et à un peintre quel est son modèle économique !! »

En février 1997, le Minirezo rédige et publie le manifeste du web indépendant
« …le Web indépendant et contributif est menacé ; menacé …par les mastodontes de l’info-spectacle, des télécommunications, de l’informatique et de l’armement, menacé par la fuite en avant technologique, … menacé par l’écrasante puissance publicitaire du Web marchand … »
.
« Nous invitons donc les utilisateurs à prendre conscience de leur rôle primordial sur l’Internet : lorsqu’ils montent leur propre site, lorsqu’ils envoient des commentaires, critiques et encouragements aux webmestres, lorsqu’ils s’entraident dans les forums et par courrier électronique, ils offrent une information libre et gratuite que d’autres voudraient vendre et contrôler. La pédagogie, l’information, la culture et le débat d’opinion sont le seul fait des utilisateurs, des webmestres indépendants et des initiatives universitaires et associatives ».
http://www.uzine.net/article60.html

David Dufresne fait le dos rond pendant qq années, bosse à I-Télé (au moment des émeutes de 2005), fait du télétravail en Normandie (entre Paris et Dreux), rejoint qq temps Médiapart, le site payant (2007) ... Il est en partance pour le Canada.
- David Dufresne, journaliste indépendant et documentariste. http://www.davduf.net/

.
Avec Philippe Brault, il réalise le webdocumentaire interactif Prison Valley produit par Upian, co-produit & diffusé par Arte.tv, avec l'aide du CNC. Sorti le 22 avril 2010 (pas de course au scoop et à l'info d'après demain). A explorer pour le fond et pour les techniques numériques mises au point.

Canon City (Colorado), c'est 36.000 âmes et 13 prisons.
Dans une économie dominée par la spéculation et les financiers, même la prison est privatisée, et « l'industrie de la prison, ce serait le meilleur moyen d'échapper à la récession » dit un intervenant. « Prison Valley, c’est un road movie interactif dans une ville-prison où même ceux qui vivent dehors vivent dedans ».

Après les morts de Tucson (la députée Gabrielle Giffords, une des cibles de Sarah Palin, vient de partir en rééducation à Houston), est-ce une autre anticipation de la société voulue par les idéologues et les chantres du libéralisme autoritaire (cf Le « There is No Alternative », le tina de MT) ? « Une version clean de l'Enfer ? »

- Une industrie lucrative ? (Slate 17/11/2009)

- Voir le dossier en six parties dans Libération (dont Les prisonniers marchandise).
http://www.liberation.fr/prisonvalley,99887

- Le site du webdocumentaire : http://prisonvalley.arte.tv/?lang=fr

- Le blog : http://prisonvalley.arte.tv/blog/fr/

- Il y a même une adresse twitter : #prisonvalley

- Eva Dominguez, A Digital Experience

- Entretien avec Pascale Clark (Inter, 20 avril 2010)
http://www.dailymotion.com/video/xd1f0t_david-dufresne-realisateur-du-webdo_news


canoncity

Canon City, Colorado Prison Valley, source : Google Earth

30 janvier 2011

Le wagon fantôme

- Le wagon fantôme de la ligne Cherbourg - Caen - Paris - Ouest-France - mardi 25 janvier 2011

« Nouvel exemple avec les vraies-fausses réservations du Paris - Cherbourg.
Sur ce sujet, les témoignages des voyageurs se multiplient. La mésaventure est toujours la même. Une réservation souvent en 1re dans un train du matin. Trois voitures sont prévues. Régulièrement, il n’y en a que deux. Résultat, la réservation est inutile. Le voyageur cherche sa voiture et sa place. Elles n’existent pas. Les agents de la SNCF connaissent le problème. Ils utilisent l’expression du « wagon fantôme ». La direction régionale de la SNCF reconnaît le problème et explique qu’elle travaille à sa résolution ».

Pas de TGV entre Paris et Caen, un trajet qui est souvent plus long que celui des années 1970. Par contre, un TGV électoral a été annoncé entre Neuilly-sur-Seine et la mairie du Havre.

La direction ne manque pas d'accuser les syndicats (Sud-Rail accusé à tort à Dijon, à la place de l'UNSA). La source des problèmes est connue : mode de gestion de l'entreprise, vieillissement du matériel ou mauvais choix techniques... Sans parler de la politique des tarifs tirés vers le haut. Les ultra-libéraux savent aussi préparer le terrain pour pouvoir un jour présenter la privatisation comme inévitable... malgré l'expérience récente des Britanniques...

14 janvier 2011

Qui veut la peau des Services Publics ?

cotta_sp

 

Qui veut la peau des Services Publics ?

Un ouvrage et une émission souvent mal nommée d'Isabelle Giordano (France Inter, jeudi 13 janvier 2011). A archiver et écouter en différé en mp3
ou
http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10765&BD=13012011
http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10207.xml
 

 

Selon l'animatrice, il faudrait se résigner à la dégradation actuelle et se soumettre à la privatisation généralisée :
- Il n'y a plus d'argent dans les caisses (un déficit de 1600 Mds),
- C'est la politique mise en place chez tous nos voisins
( lire dans la presse, l'appel au refus de laisser brader l'Hôtel de la Marine)
 

37 Jacques Cotta :
« Pourquoi faudrait-il considérer comme moderne et inéluctable, non pas des réformes mais des contre-réformes  qui consistent à s'emparer de ce qui est socialisé pour le confier à des intérêts privés ? Pourquoi toujours prendre l'argent dans la poche du plus grand nombre ? Ne pourrait-on pas prendre l'argent là où il est ?
Je ne résigne pas, je m'indigne...  »

« C'est un discours de vieux », lui rétorque Olivier Pastré qui caricature le propos en le réduisant à un discours sur le « Toujours Plus ».

La rhétorique de Pastré semble très révélatrice.
A une affirmation qui déplait, il prétend opposer « un fait »,
mais à « un fait » qui ne lui convient pas, il répond par une caricature
( « mettre un hôpital à tous les coins de rue ? je voudrais bien, mais c'est hélas impossible »
ou encore « Thatcher est allée trop loin...  heureusement aujourd'hui nous ne sommes pas aussi brutaux »

.
IG fait tout son possible pour laisser le dernier mot à Pastré, en espérant une formule choc, du genre « Comment faire Mieux avec beaucoup Moins », « Travailler plus pour gagner...»

En fait, c'est à J Cotta que ce dernier mot revient. Il propose de
. Prendre l'argent là où il est et arrêter de siphonner les fonds publics,
. En finir avec les directives européennes qui imposent de démembrer les services publics au nom d'une concurrence supposée libre et non faussée...
. Déclarer que le bien social est au dessus de tout, notamment au dessus de l'intérêt à court terme des actionnaires.

cotta
Jacques Cotta, source Marianne 2

.
-- Le coût du conseil en politique :

Ecouter  Pascal Clark sur France Inter
ou lire Pierre Haski sur Rue 89
http://clioweb.canalblog.com/


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