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Clioweb, le blog
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4 décembre 2009

Clermont ou Oshkosh ?

La France qui change, le spot du parti majoritaire
vers 1 mn 38 :
des maisons avec panneaux solaires,
plus d'école le samedi matin grâce à ...,
des enfants de toutes les couleurs...

Le même spot décodé par Yann Barthès (Le Petit Journal, repris dans le Zapping du 3/12/2009)
vers 2 mn 10
En fait, les images ont été achetées à une agence américaine.
Elles montrent des maisons d'Escondido en Californie  (au Sud-Est de Los Angeles)   
et des enfants d'Oshkosh dans le Wisconsin (une ville de  60 000 habitants au nord de Chicago)...
http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid1830-c-zapping.html

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3 décembre 2009

Non à la suppression de l'HG

 Non à la suppression de l’histoire-géo en terminale S
Jacques Sapir
http://culturevisuelle.org/icones/154

Communiqué rédigé lors de l'AG nationale et Pétition de l'APHG

Yvette Veyret intervient au début de l'émission Rue des écoles
http://tinyurl.com/ruedesecoles-veyret

.
Les sciences sociales au lycée, un enjeu démocratique. Tribune dans Le Monde

La réforme des lycées fait l'économie de la série ES. Véronique Soulé cite la réduction horaire, la mise en concurrence avec la gestion, le lobbying durable d'un groupe du medef... http://www.liberation.fr/education,99763

Vidéo de la manifestation du 2 décembre 2009

Le site de l'APSES

.
Quand les lycéens nantais ne semblent pas convaincus par la communication tous azimuts du ministre... ne cherchez pas l'info sur la TV commerciale... mais sur
http://www.nantes.indymedia.org/article/18910?print_page=true.

.
La réforme du lycée selon Luc Châtel
(Décembre 2009)

Le site du Ministère

La lecture de la réforme par le SNES  (fichier pdf)

Sud-Education :  http://www.sudeducation.org/

UNSA : http://www.se-unsa.org/spip.php?article1910

Côté lycéens : la FIDL - l'UNL

La FCPE - actualités

Le Café : site web

Le site de l'APMEP



3 décembre 2009

A quoi sert l'histoire ? La Fabrique

Dans la Fabrique du vendredi, une question répétée par Emmanuel Laurentin :
à quoi sert l'histoire ?
(en général réponse de la 2e mn à la 7e)

30/10 - JC Martin
A qui sert l'histoire ?
"L'histoire, c'est une source de questionnements infinis sur l'incompréhension de la vie qui nous entoure et l'obligation de fournir des réponses modestes".
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/FABRIQUE/FABRIQUE20091030.ram

6/11 Pascal Ory
L'histoire ne sert à rien, à la différence de la sociologie qui peut servir de bréviaire aux maîtres du monde, ou de l'anthropologie qui embaume les sociétés en phase terminale. Hier l'histoire a servi à justifier les dynasties, puis les nations, puis les impérialismes... elle a fait de la politique... L'histoire sert à quelques individus, les historiens, à satisfaire cette curiosité,  et le hasard fera que d'autres individus affectés du même défaut y trouveront des réponses à des questions que l'historien ne se sera pas posées.
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/FABRIQUE/FABRIQUE20091106.ram

13/11 Claire Lemercier
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/FABRIQUE/FABRIQUE20091113.ram

20/11 Régine Robin
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/FABRIQUE/FABRIQUE20091120.ram

27/11 Maryline Crivello
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/FABRIQUE/FABRIQUE20091127.ram

4/12 Annette Becker
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/FABRIQUE/FABRIQUE20091204.ram

3 décembre 2009

La conférencière et les twitters

De la difficulté de parler en public à l’heure de Twitter

Sur son blog, Francis Pisani renvoie à un article de Danah Boyd dont l'intervention à la Web 2.0 Expo a été massacrée par le flux et le contenu des twitters affichés dans son dos.
http://pisani.blog.lemonde.fr/2009/12/

danahboyd

" Yes, I cried. Yes, I left Web2.0 Expo devastated.
I hate giving a bad talk but I also felt like I was being laughed at".
http://www.zephoria.org/thoughts/archives/2009/11/24/spectacle_at_we.html

" The stream was not a way for the audience to communicate to the speaker, but for the audience to communicate with itself."

En conclusion, elle écrit : " So I have a favor to ask... I am going to be giving a bunch of public speaking performances  at web conferences in the next couple of months : Supernova and Le Web in December, SXSW in March, WWW in April. I will do my darndest to give new, thought-provoking talks that will leave your brain buzzing. I will try really really hard  to speak slowly. But in return, please come with some respect. Please treat me like a person, not an object.Come to talk with me, not about me.
I'm ready and willing to listen, but I need you to be as well.And if you don't want to listen, fine, don't. But please don't distract your neighbors with crude remarks. Let's make public speaking and public listening an art form. Maybe that's too much to ask for, but really, I need to feel like it's worth it again."

d'autres observations pourraient compléter le constat de Danah Boyd, aussi bien pour le comportement des adolescents comme de celui des adultes. A chaque fois la question est moins la technique que ses usages, donc une question de socialisation et ... d'éducation...

 

2 décembre 2009

Ainsi s'envole la dette française

- Ainsi s'envole la dette française - Le Monde 01/12/2009
« D'abord, des chiffres, des zéros jusqu'au vertige. Le déficit du budget atteindra 115 milliards d'euros en 2009. La dette de l'Etat accumulée au fil des ans totalise 1 140 milliards et, en y agglomérant les collectivités territoriales et la Sécurité sociale, la dette publique dépasse 1 400 milliards ».
La France devra trouver près de 80 milliards d'euros pour ramener son déficit à 3 % en 2013

- Lire entre les lignes du jargon d'entreprise  : « ce patois du business dont font usage les mauvais consultants ne sert qu'à camoufler le vide, à la manière du médecin de Molière »

- Les sciences sociales au lycée, un enjeu démocratique - Le Monde 01/12/2009
Il faut repenser la réforme
Point de vue de Sylvain David, Baudelot, Cohen, Nonna Mayer, Meirieu, Rosanvallon

- Les pièges de l'égalité des chances
La méritocratie vue par François Dubet

- Que reste-t-il de l’universel européen ?
http://www.liberation.fr/tribune,23

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Dans les dossiers de Sciences Humaines,
http://www.scienceshumaines.com/

- Les nouvelles capitales du monde dont T Sanjuan sur Shanghai
 Plusieurs articles sont en accès libre :
L'archipel des villes globales
Los Angeles - Capitale mondiale du cinéma
Hong Kong - De Bruce Lee à Wong Kar-Waï
Dubaï - Jeu, luxe et volupté

- Le web : La force de l'utopie, Xavier Molénat
« Internet n’est donc pas devenu ce cocon libre, égalitaire et non marchand que certains auraient rêvé qu’il soit. Mais cet idéal continue de marquer les esprits, comme le montrent actuellement les longs et difficiles débats sur le téléchargement illégal ou le basculement, très progressif et très prudent, des sites de presse vers des modèles payants. Et puis le Web est ainsi fait qu’il semble qu’il y aura toujours quelqu’un, quelque part, pour inventer, produire et partager gratuitement les fruits de sa création. Pourvu que ça dure ! »
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1 décembre 2009

Le pouvoir des maths

- Le pouvoir des maths  dossier de La Recherche,
dont Explorer les frontières et changer d'échelle, un entretien avec Wendelin Werner
http://www.larecherche.fr/content/parution/article.html?id=26668

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- Non à la suppression de l’histoire-géo en terminale S
[Ce qui suit n'a rien à voir avec un corporatisme de base, mais avec une lecture politique de certaines décisions et calculs à courte vue ]

La Term S montre que le cabinet du ministre a appris de ses échecs précédents. La décision en cours, plusieurs décideurs influents l'ont tentée depuis Fontanet vers 1973. Ainsi, sous Giscard finissant, déjà,nos prédécesseurs avaient dû se battre contre des projets peu favorables à l'HG. En juin 1980, un colloque sur "L'enseignement de l'Histoire nationale à la jeunesse" avait été organisé à Paris. Le contexte politique était bien sûr radicalement différent, et ces décideurs n'avaient alors réussi à convaincre ni les élèves, ni les parents et les profs.

En ce moment, la réaction la plus vive à la suppression (directe ou différée) de l'HG en Term a été celle de Jacques Sapir.
Le texte de l'économiste a connu un écho important sur le web ; de nombreux blogs en ont repris une version. Parmi les commentaires, une suggestion importante : face à un MEN obsédé par le nombre des postes à supprimer, il faut éviter de raisonner "utilitariste".
Ce texte vérifie aussi une intuition : une initiative personnelle pertinente et forte, un bon carnet d'adresses, et une connaissance des techniques du web sont parfois plus efficaces que de lourdes machineries. http://culturevisuelle.org/icones/154

Le sort des modules devrait mobiliser plus encore tous les profs conscients de l'intêrêt du travail de groupe. Nos collègues de SES ont tout de suite vu l'enjeu du torpillage financier de ces heures. Des tenants des technologies éducatives devraient en faire un casus belli. Du moins s'ils sont convaincus de la justesse de leur militance.

L'opinion ne réagira pas : les médias, souvent simples copier-collers de la communication ministérielle, lui font miroiter les charmes supposés des cours particuliers à l'oeil et de l'école en vacances (au temps de Darcos, une journaliste du Monde avait fait le déplacement de Reims et y avait appris que 5 mn d'attention un 25 août, cela valait mieux que 3 ans de travail patient au lycée !)

Les spécialistes de l'éducation ont-ils mené une étude comparative sérieuse sur les avantages respectifs de ces 2 formes de travail, l'individualisé et le groupe ?

.
En ligne, le communiqué suivant et une pétition de l'APHG :

L'Assemblée Générale de l'Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie (APHG), réunie le dimanche 29 novembre 2009 au Lycée Saint Louis à Paris.

- Condamne et rejette tout projet de réforme des Lycées aboutissant à la disparition de l'Histoire et de la Géographie dans les classes de Terminale scientifique

- Exige le maintien d'un enseignement obligatoire en Terminale scientifique débouchant sur une épreuve au Baccalauréat

- Souligne combien l'Histoire et la Géographie éclairent fondamentalement les débats contemporains sur les identités, les cultures, les territoires et la mondialisation.


L'APHG invite toutes celles et tous ceux qui approuvent cet appel à le signer et à le faire signer.

1 décembre 2009

Jean Peyrot

jean


L'hommage rendu par Hubert Tison :

Jean Peyrot, Président d’Honneur de l’APHG, est décédé

Nous avons la grande douleur de vous apprendre le décès brutal de Jean Peyrot survenu le samedi après-midi 28 novembre 2009. C’est dimanche en fin de matinée que nous avons appris de Mme Peyrot le décès de son mari. Il devait assister à l’Assemblée Générale de dimanche pour défendre le maintien d’un enseignement obligatoire de l’Histoire et de la Géographie et rappeler le sens d’un grand combat dont il avait été l’âme pendant les vingt ans de sa présidence. Son décès a semé la consternation et a suscité une grande émotion chez tous les participants de l’Assemblée Générale.

Jean Peyrot, Maître de Conférences honoraire à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon, avait aussi enseigné dans le secondaire à Lyon ; il avait été un des premiers à enseigner dans les classes de sciences économiques et sociales et à  préparer au bac international. C’était un grand professeur, un chercheur qui n’avait pu en raison de ses multiples activités mener à bien ses travaux sur l'histoire du textile sous l’Ancien régime, c'était un excellent pédagogue, attaché au savoir et à la manière de le transmettre.

C’était aussi un meneur d’homme. Président de la Régionale de Lyon, membre du Conseil de Gestion, il avait été élu Président de l’APHG en 1975. Il avait mené un grand combat contre la réforme Haby, mobilisant autour de l’APHG toutes les forces vives de la Nation attachée à la présence d’un enseignement d’Histoire-Géographie donnant des repères dans le temps et l‘espace à tous les élèves, permettant de comprendre le monde contemporain et ses complexités. Il avait été une cheville ouvrière de la grande Commission présidée par Jacques Le Goff et René Girault. Il avait toujours défendu brillamment avec une grande énergie, une grande éloquence et une grande plume la place de l’Histoire et de la Géographie dans le cursus scolaire depuis l’école  primaire jusqu’au lycée et affirmé le principe que ces deux disciplines devaient figurer dans toutes les Terminales, des séries générales comme des séries techniques. Que tous les élèves issus des milieux défavorisés puissent y accéder. Attaché aux valeurs républicaines, il n’a cessé en particulier de prôner les valeurs de liberté et de laïcité dans le milieu enseignant et la société civile. Son engagement dans le Club Jean Moulin en était une illustration.

Jean Peyrot était un homme indépendant des pouvoirs. Il n’avait peur de rien : c’était un redoutable bretteur qui maniait superbement l’ironie. Il insufflait de l’énergie à toute l’APHG. Il avait contribué au rayonnement national et international de notre association par son action et par ses écrits. Tous les lecteurs d’«Historiens et Géographes » lisaient et savouraient ses éditoriaux, admiraient la force de sa pensée, sa clarté d’esprit, ses formules toujours percutantes et son style. Mais Jean Peyrot avait aussi contribué au développement des relations internationales. Les rencontres entre les associations de professeurs d’Histoire et de Géographie allemands et français, autour de l’Institut Georg Eckert de Braunschveig (RFA), avaient abouti à des recommandations à destination des autorités politiques, des éditeurs de manuels scolaires et de leurs auteurs. L’Europe était aussi une de ses préoccupations. Il a participé à Prague à la naissance d’Euroclio qui regroupe des associations de professeurs d’Histoire de chaque pays de l’Europe. Il avait noué des relations étroites avec les anciens déportés de l’Amicale d’Auschwitz et de Mauthausen. Il siégeait dans le jury du Prix Corrin qui récompense chaque année des travaux sur la Shoah et devait présenter en janvier 2010 à la Sorbonne un des deux dossiers retenus. Dans le cadre du Centenaire de l’APHG, à l’Assemblée nationale, Jean Peyrot devait exposer en novembre  les grandes étapes de son histoire.

Jean Peyrot était un homme modeste, attaché à son terroir, à ses vignes, à sa famille, mais ouvert aux autres, à la connaissance de l’histoire nationale, de l’Europe et du monde. Homme d’une foi libre, il récusait tous les autoritarismes, les sectarismes, les replis dogmatiques, les refus de la modernité.

Nous avons perdu un grand président de l’APHG : homme d’honneur, de culture et d’action au service des autres, du service public en particulier de l’école, un homme de son temps profondément fraternel.

A son épouse, à sa grande famille, enfants et petits enfants, nous exprimons toute notre vive sympathie et notre soutien. Jean, tu resteras dans nos coeurs et dans nos esprits. Ta ligne d’action tracée dans les années 1980 et 1990 n’a rien perdu de sa vigueur et de sa vitalité. Ton exemple doit nous servir aujourd’hui pour de nouveaux combats.

Le Secrétaire Général                         
Hubert Tison    

                            Voir également http://clioweb.canalblog.com/archives/2009/11/30/15979791.html

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