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Clioweb, le blog
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education
3 mars 2012

Education : l'embrouille

 

- Education : le bilan du premier quinquennat de dix ans.
Démolition de la formation, suppression de postes, collèges ghettos, suppression de l'HG en Term S ... 


- 26 heures pour les profs: l'embrouille de Sarkozy - blog C'est classe.
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2012/03/les-26-heures

« Que ce soit faisable ou pas est finalement assez secondaire. L'important est de frapper les esprits …»
« NS a multiplié les heures sup à mesure qu'il supprimait des postes de profs ».
Heures de cours ou heures de présence, professeurs polyvalents, un bureau par prof ... Véronique Soulé commente les annonces du sortant et conclut : « le candidat sait-il lui-même où il va précisément ? Tout se passe comme s'il voulait surtout faire du bruit et de la fumée. Alors mieux vaut s'arrêter là et en finir une fois pour toutes ».


- Sarkozy conjugue l'éducation au passé recomposé - Libération Education analyse les réactions des acteurs.

La suppression du collège unique ? Comme 1968, c’est un marronnier très porteur pour faire campagne à droite.
Les profs polyvalents en 6e-5e, les PEGC, le retour ?
La réforme du bac (avec notes éliminatoires ?)
Pour Claude Lelièvre, «Sarkozy veut installer deux barrages : l'un à la fin de la cinquième et un autre avec le baccalauréat. C'est passé complètement inaperçu, mais c'est très important comme réforme.
http://www.liberation.fr/societe/01012393458-sarkozy-conjugue-l-education-au-passe-recompose


- Un professeur qui fait son travail est un fainéant...
blog Activistes 2012

Pour Jean-Michel Gaulon, le discours illustre une profond mépris et une réelle méconnaissance du monde de l'éducation, pris en compte seulement à la veille d'une élection.

« Dans une Ecole où les élèves sont hystérisés par la Réussite, où cette dernière est entièrement de la responsabilité du professeur, où l'enseignant est devenu un « fournisseur d'accès » aux examens avec obligation de réussite - eh bien oui, le professeur qui fait son travail dans l'horaire prévu par le métier est considéré comme un fainéant et un tire-au-flanc ».
http://activistes2012.blogs.liberation.fr/blog/2012/03/discours-%C3%A9ducatifs.html


- Education : quand NS recycle ses promesses de 2007 - Libération Education
Intégration de tous les handicapés en classe, revalorisation des salaires des enseignants... Sur l'éducation, les mots sont presque les mêmes, 5 ans après.
http://www.liberation.fr/politiques/06014932-2007-2012-sarkozy-reprend-les-memes-promesses

NS, les profs et l’argent, de 2007 à 2012 - Sujet équivalent traité par Le Monde Education
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/29/


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29 février 2012

Education : le maigre bilan

 

lce-petillon-promesses

Le Canard - Pétillon - Il ne tient pas le rythme de mes promesses...

3 sources principales pour cette revue de presse Education et politique :
. le discours du président-candidat aux familles de France. A décoder ...
. l'article de Véronique Soulé (Libération)
. l'article de Maryline Baumard (Le Monde) en février 2011


- NS propose aux professeurs de travailler plus pour gagner … Le Monde, 29.02.2012
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/28/professeurs-de-travailler-plus

- Le texte du discours de Montpellier, [écrit par Guaino comme celui de 2007 sur l'homme africain ?]
« Toutes les familles de France veulent … »
« cette folie égalisatrice, cette folie du nivellement qui nourrit cette folie fiscale qui s’en prend au travail, au talent, à la réussite et à l’esprit d’entreprise »
« l’échec scolaire recule »
 « En dévalorisant le baccalauréat, on n’a rendu service à personne »
« l’Ecole doit désormais être notre priorité » (sic),
« Nos enseignants sont mal payés parce qu’ils sont trop nombreux » (paupérisation !),
« On ne peut plus laisser des jeunes enseignants livrés à eux‐mêmes devant des classes de plus en plus difficiles » (resic),
« Et si tout d’un coup, la République faisait confiance à ses enseignants »
Version word : http://clioweb.free.fr/debats/ns-edu-montpellier.doc
Sur le forum Neoprofs, lire les commentaires sur les incohérences et les contradictions du discours.
http://www.neoprofs.org/t44444-l-integralite-du-discours-de-sarkozy-sur-l-education
 
A Montpellier, le butin scolaire de Sarkozy - Libération 
des propositions destinées à séduire les électeurs de droite et d’extrême droite :
8 heures de travail de plus par semaine pour les profs  (le travailler plus pour gagner moins) ,
une orientation des élèves dès la 4eme,
des profs polyvalents en 6e,
un chef à la tête du collège avec pouvoir de recruter ses profs, les familles contre les profs... 
http://www.liberation.fr/politiques/01012392908-a-montpellier-le-butin-scolaire-de-sarkozy
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http://www.midilibre.fr/2012/02/28/la-lecon-de-maitre-sarkozy,464026.php

- Les réactions critiques affluent.
Ainsi, le SGEN parle d'un marché de dupesLibération
http://www.liberation.fr/societe/01012392936-enseigner-plus-pour-gagner-plus-un-marche-de-dupes

- « NS ne connaît vraiment rien au boulot de prof»
déjà beaucoup d'heures sup, des réunions multipliées,
plus les préparations, les corrections ...
des bureaux ? visitez un établissement...
Les tablettes ? L'équipement informatique ?
500 euros, donc environ 300 euros net pour 8 heures par semaine de plus ...
http://www.liberation.fr/societe/01012393007-sarkozy-ne-connait-vraiment-rien-au-boulot-de-prof

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- Cinq ans de promesses et de volte-face
- Véronique Soulé, Libération
Le quinquennat est marqué par les 66 000 suppressions de postes dans l’Education.
à lire sur le blog de V Soulé ou jeudi en ligne sur le site du quotidien
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2012/02/ns-ecole-parole-parole-et-toujours-des-paroles.html
http://www.liberation.fr/societe/01012392910-cinq-ans-de-promesses-et-de-volte-face

« Si on avait écouté Sarkozy, les élèves de CM2 parraineraient aujourd’hui un enfant juif exterminé durant la Shoah, les lycéens liraient chaque année la lettre du jeune communiste Guy Môquet écrite peu avant son exécution par les Allemands en 1941, les parents choisiraient l’école de leur enfant, l’échec scolaire serait divisé par trois en fin de primaire, les collèges en difficulté auraient moins d’élèves et plein de moyens en plus, les jeunes quitteraient bilingues le lycée…
NS est- sans doute un des présidents qui a le plus parlé de l'Ecole ... A peine élu, il a publié une Lettre aux éducateurs, un fascicule de 32 pages publié à un million d'exemplaires et envoyé à tous les profs de France... Puis il a enchaîné les discours, a annoncé des réformes, grandes et petites, a fait des promesses, chiffrées ou non...  il en a aussi beaucoup oubliées en route et il s'est aussi pas mal renié ... »

Beaucoup de promesses, mais un bilan désastreux : mépris du métier d'enseignant et du travail intellectuel (cf la Princesse de Clèves), démolition de la formation professionnelle initiale, 66 000 postes supprimés, et 14 000 autres à détruire en année électorale, dégradation des conditions de travail dans les établissements ghettos, disparition des moyens qui permettaient le travail en groupe, aggravation de l'échec scolaire. Rien qui puisse être mis en avant, sauf peut-être dans un article du Figaro. « Le candidat s'adressera aux familles et se refusera à dresser l'opinion contre le corps enseignant » écrivait hier la nouvelle pravda.


- Education : le maigre bilan du quinquennat
- Le Monde - 05.09.11
http://www.lemonde.fr/societe/2011/09/05/education

Un maigre bilan, si la référence ce sont les promesses de 2007 non tenues.
Par contre, si les paroles servent à masquer une casse programmée de l'Ecole publique, alors la première partie d'un quiquennat de dix ans a déjà beaucoup démoli.
Un exemple révélateur : la suppression de l'HG obligatoire en Term S. Le gain horaire pour le MEN est modeste (1 h par classe), mais cette mesure a permis de déstructurer l'ensemble de la discipline au lycée, aussi bien pour les contenus que pour l'examen final et de dégrader les conditions de travail (effectifs en 1ere). Les profs de SES, confrontés aux exigences de la droite dure du Medef, auraient aussi beaucoup à dire sur une politique de casse méthodique.
Sur tous ces éléments, relire Maryline Baumard :
L'école française est-elle en train de changer de modèle ? Le Monde Education - 11.02.2011

- Les internats d'excellence, une deuxième chance au coût prohibitif - Le Monde, 28.02.2012
une illustration de l'écart entre les discours et la réalité.
http://www.lemonde.fr/societe/2012/02/28/education-les-internats

 

- Ecole, les faux-semblants de François Hollande - Libération rebonds
« On connaît désormais un peu mieux les projets de François Hollande pour l’enseignement et la recherche. Force est de constater qu’ils ne sont pas à la mesure ». Tribune de Gérard Aschieri, Choukri Ben Ayed, Bertrand Geay et Christine Passerieux, tous membres du conseil de campagne du Front de gauche.
http://www.liberation.fr/societe/01012392832-ecole-les-faux-semblants-de-francois-hollande


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28 février 2012

Education : néo-évaluation et politique

 


- A New York, tollé après la publication des évaluations de 18 000 enseignants - Le Monde AFP 27.02.2012

« Le principal syndicat d'enseignants de New York a dénoncé lundi 27 février la publication inédite des notes d'évaluation de 18 000 enseignants, estimant que ces données n'étaient absolument pas fiables. Après une bataille judiciaire de près de 18 mois, ces notes ont été publiées ce week-end, avec le nom des enseignants et leur école, par plusieurs médias new-yorkais, au grand dam de la Fédération unie des enseignants.
Les notes, qui oscillent entre 0 et 99, sont établies selon un mode de calcul complexe, basé notamment sur les progrès de leurs élèves du CM1 à la 4e, lors de tests standard en maths et anglais ».


- SES : programme chatel-medef, bac chatel

. sur le site SES de l'académie de Grenoble, un CR d'une réunion du 19 janvier à Paris et un powerpoint fait par l'IG. http://www.ac-grenoble.fr/disciplines/ses/index.php?lng=fr
. le site SES-ENS propose un nouveau service : un forum pour les enseignants de SES.

Le point de vue de l'APSES :
« ... Il existait donc des marges de manœuvre pour améliorer l’existant, en affinant et cadrant mieux les consignes données aux équipes concevant les sujets officiels par exemple, et ce sans déstabiliser à ce point l’esprit des épreuves de baccalauréat. On aurait même pu imaginer, soyons audacieux, que l’Inspection générale organise une enquête auprès des professeurs de SES, voire des lycéens eux-mêmes. On aurait pu imaginer qu’à partir des conclusions de cette enquête, soient mis sur pied des groupes de travail afin de s’appuyer sur l’intelligence collective des enseignants de SES ...

... la méthode empruntée pour modifier les épreuves autant que le résultat ne sont pas de nature à rassurer une communauté enseignante déjà préoccupée par le caractère encyclopédique, désincarné et morcelé des nouveaux programmes ».
Marjorie Galy, présidente de l’APSES
http://www.apses.org/tout-sur-l-apses/publications-apses/la-lettre-de-l-apses/article/lettre-de-l-apses-sur-les

 

- Vincent Peillon : «Pour l’école, on met tout sur la table»

Médiapart : http://www.mediapart.fr/article/offert/17794c395347183a09be62d2d73a1d9a
Copie sur le blog Sauvons l'Ecole - http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-vincent-peillon


- Ce que M. Hollande se prépare à garder de l'héritage Sarkozy (s'il est élu), selon Le Monde 27.02.2012
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/

EDUCATION
La Loi LRU. Tantôt critiquée, tantôt saluée comme une réussite, la réforme des universités que M. Sarkozy ne cesse de mettre en avant semble embarrasser le PS. "Ce n'est pas pour nous le sujet majeur, même s'il est emblématique", estime Vincent Peillon, chargé du pôle éducation, qui voit dans la question de son abrogation "un faux débat". "Ce qui est important, c'est ce par quoi on remplace, en l'occurrence une loi-cadre qui interviendra assez rapidement après une courte consultation", plaide-t-il.

La suppression de la carte scolaire. Cette réforme fut combattue par la gauche. Elle n'a pourtant pas entraîné de révolution sur le terrain. Pas sûr que le PS revienne sur ce dispositif, M. Peillon estimant lui-même que "les modèles précédents n'étaient pas formidables".

La formation des enseignants. Le gouvernement de François Fillon a ouvert la voie à une suppression des IUFM, au profit d'une (dé)formation en master des enseignants. Le PS annonce qu'il "reviendra entièrement sur la réforme de la formation des enseignants, qui a été détruite", selon M. Peillon.


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25 février 2012

Appel du 23 février 2012

 

Appel de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
aux candidats à l’élection présidentielle
et aux citoyens
http://appel-enseignement-sup-et-recherche.fr/

Le pouvoir actuel se vante d'avoir réussi la réforme de l'Université et parle
d'« Excellence » ?
de « Meilleure formation des enseignants » ?
Tout cela est faux.
« Le monde de la recherche est au bord de l'asphyxie ».

« C’est pourquoi nous, enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs, bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, personnels sociaux et de santé, étudiants, lançons un appel solennel pour que soit mis un terme à toutes ces réformes, dont les effets sont dévastateurs ».

« Nous entendons défendre des valeurs républicaines  :
- droit à la connaissance pour tous
- droit de choisir sa filière sans discrimination financière ni territoriale
- droit de s’engager dans des études ou de mener des recherches qui ne sont pas immédiatement rentables ».

« Nous demandons une nouvelle politique ... reposant sur dix principes et objectifs ... »


Mise en contexte de cet appel sur le blog Sciences 2 (Sylvestre Huet)
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/02/

 

20 février 2012

L'Ecole bat la campagne

 

cours-fort

source  : Laviemoderne.net : http://www.laviemoderne.net/
http://www.laviemoderne.net/la-carte-du-site.html
http://www.laviemoderne.net/pics/20120205/  - Pour ne plus rien capter à l'école

 

- Un député UMP du Nord transmet un courrier au recteur de Lille, la prof est exclue 15 jours - Rue 89
http://www.rue89.com/2012/02/19/le-depute-transmet-un-courrier-au-recteur

Dans le régime des libéraux-autoritaires (libéraux au sens de privatisation intégrale, dans l'intérêt de quelques-uns),
on peut combattre Hadopi, à condition de ... ne pas être salarié de TF1,
se moquer d'une secrétaire d'Etat, à condition de ne pas ... être vendeuse,
dénoncer la casse de l'Education, à condition de ne pas être prof dans certaines académies.
http://www.liberation.fr/medias/0101566534-albanel-suspend-un-collaborateur

La Rectrice est connue. Sur le député, lire l'article titré « Porte-flingue de l'UMP » par la Voix du Nord, qui cite les expressions «  moustique de l'UMP », « Radio-perroquet » ou « sniper » ...
http://tinyurl.com/voixdunord-perroquet


- L’école tremble sur sa Base - Libération Education
Le fichage des élèves par Bese élèves révolte les enseignants. 393 enseignants, dont 114 directeurs d’école ont, à ce jour, signé l’«appel à la résistance contre le fichage de l’enfance» lancé le 7 décembre 2011.
http://www.liberation.fr/societe/01012390707-l-ecole-tremble-sur-sa-base


- L’école bat la campagne - Libération Education
Professeurs, élèves et parents poursuivent leurs actions contre les suppressions de postes et les baisses de moyens.
http://www.liberation.fr/societe/01012390080-l-ecole-bat-la-campagne
Dans au moins un cas, une suppression en primaire a été évitée,
4 mois avant les législatives. Le candidat ump local s'est félicité.
Le fera-t-il à nouveau en février 2013 ?


- Le faussaire, menteur et calomniateur soutient ... Sciences 2, le blog de Sylvestre Huet.
Le prochain ministre de l'Education ou de l'Environnement nucléaire ?
http://sciences.blogs.liberation.fr/

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17 février 2012

Injonctions contradictoires

 

Deux cartes blanches récentes dans l'émission Rue des Ecoles

A écouter en fin d'émission (53e mn)
http://www.franceculture.fr/emission-rue-des-ecoles
ou lire la transcription sur le site Educpros.
http://blog.educpros.fr/les-debats-d-educpros/2012/02/



Le 8/02, Nathalie Mons pointe le choc des injonctions politiques contradictoires.

un ex, celui de l'évaluation
« D’un côté, au primaire, on nous explique qu’il faut développer des tests nationaux, administrés par le ministère, de façon à prendre du recul par rapport aux évaluations que pratiquent les enseignants dans leur classe, car un acteur externe à l’établissement s’avère avoir un regard plus objectif sur les acquis réels des élèves.
Mais si l’on s’intéresse à l’évaluation des enseignants, c’est le contraire qui est préconisé : la nouvelle réforme (veut) affaiblir le poids d’un jugement porté par un acteur externe à l’établissement - à savoir l’inspecteur - et reconnait l’intérêt d’un jugement interne, celui du chef d’établissement car il serait plus proche de l’enseignant.

Poursuivons par une ligne forte de la politique actuelle : l’individualisation des parcours des élèves et le traitement de la difficulté scolaire sont valorisés à travers des mesures comme l’aide individualisée au primaire et l’accompagnement personnalisé au lycée. Mais à l’inverse, contrainte budgétaire oblige, on supprime les RASED, ces brigades d’enseignants spécialisés dans le suivi personnalisé des élèves en échec scolaire au primaire ».
La transcription de la carte blanche

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Le 15/02, « J’ai retrouvé les écoles normales » ajoute Benoît Falaize

C’était donc il y a quelques jours. L’IUFM était très vide, peu de personnel, peu d’administratifs. Aucun étudiant non plus … d’un côté, un IUFM vidé, laminé, obsolète ; de l’autre une cour de récréation où jouaient des enfants de l’ancienne école d’application. Deux visions de la  formation des maîtres : une France de la IIIe République où existait un lien fort entre une vision politique et une volonté scolaire ; une masterisation sans élan, sans âme et sans perspective, avec une quasi-disparition de la dimension pédagogique.

« Derrière toutes les réformes des cinq dernières années, c’est le sens même de l’école et de la formation de ses enseignants qui est atteint, qui a été liquidé…
La seule question qui vaille aujourd’hui : est-ce seulement rattrapable ?
»
La transcription


Le 8/02, dans la seconde partie, écouter Luc Cédelle et Louise Tourret sur Philippe Meirieu, ciblé comme adversaire principal (et bouc-émissaire) par les tenants d'un retour à l'école des 400 coups (le film de Truffaut), celle qui menait à la maison de correction et à la prison. L'émission du 08/02 au format mp3 :
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11192-08.02.2012-ITEMA_20343171-0.mp3

 

meirieu-cite

http://www.meirieu.com/

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16 février 2012

L'Ecole selon François Hollande

 

Le discours de François Hollande sur l’Education
Orléans - jeudi 9 février 2012




Mesdames, Messieurs, chers amis,

Je suis venu ici à Orléans pour vous parler de la France, de ce qui la rassemble, et donc de l’Ecole, fondement de notre République.

J’ai mis la jeunesse au premier rang de mes engagements dans cette campagne présidentielle.

Parce que c’est l’atout de la France. Nous sommes le pays le plus jeune d’Europe. Notre jeunesse n’est pas une charge, un danger ou un risque. C’est une chance, un levier, une opportunité.

Parce que c’est la condition de notre redressement. La compétitivité, ce n’est pas seulement une comparaison entre des coûts, c’est la capacité technologique, c’est l’investissement humain, c’est le savoir-faire, c’est le niveau de formation d’une Nation. Notre jeunesse nous fournit les meilleures armes dans la mondialisation.

 Parce que c’est l’enjeu de notre cohésion nationale, notre jeunesse est diverse. Par ses origines, ses conditions, ses territoires. Elle porte des aspirations communes. Mais il est de notre devoir de l’unir autour des mêmes valeurs, celles de la République, de la laïcité, du civisme, de l’engagement.

C’est aussi la responsabilité de l’Ecole.

La campagne présidentielle est un moment majeur de notre vie démocratique. Elle est l’occasion pour les Français de désigner un chef de l’Etat pour les représenter, et conduire pendant cinq ans le destin de notre pays. C’est aussi le choix d’un projet. C’est-à-dire des orientations qui vont être autant d’engagements à respecter dans un contexte éminemment difficile. Une crise financière, économique, budgétaire et sociale. J’ai proposé le redressement dans la Justice. Mais cette élection est aussi une conception de la société française et même de la République.

Je veux vous livrer la mienne.

Nous sommes un grand pays, avec une longue histoire et qui ne se résout pas à n’être qu’une Nation parmi d’autres. Non par arrogance, mais par fidélité à notre message universel. Nous ne nous vivons pas comme une exception mais comme une construction qui peut s’inspirer de ce qui se fait ailleurs mais qui n’a pas vocation à l’alignement et encore moins à la soumission de la Finance, aux marchés ou à des disciplines sans perspective qui n’a pas besoin qu’on lui impose un modèle, même estimable.

Je sais que les doutes se sont installés sur la place de la France , son destin, son avenir. Comment en serait-il autrement quand le chômage est au plus haut, la croissance au plus bas, quand le déficit commercial atteint un niveau record et quand la Cour des Comptes annonce que la dette publique va atteindre près de 90% du PIB en 2012, contre 60% en 2002. Elle doit donc reprendre confiance en elle. Elle n’y parviendra que si au plus haut sommet de l’Etat, on lui parle de ses atouts, de ses forces, de ses capacités, et si on mobilise tous ses acteurs publics (Etat, collectivités locales), privés (entrepreneurs, salariés, chercheurs), dans un pacte productif qui n’appelle pas des bricolages fiscaux de dernière heure mais une stratégie cohérente autour de la transition technologique, numérique, énergétique, écologique.

Les Français n’adhéreront à des efforts que s’ils sont justes. Ils ne peuvent accepter le creusement des inégalités, l’indécence des rémunérations, la précarisation des plus fragiles (8 millions de pauvres) quand l’injustice fiscale vient s’ajouter à l’arrogance de l’argent, j’entends certains qui menacent de leur propre exil si des sacrifices leur étaient demandés.

Voilà pourquoi j’ai proposé une réforme fiscale qui s’attache à mettre de l’équité, de la transparence et de la simplicité dans nos prélèvements qui épargnent les plus modestes et les classes moyennes, lesquelles ont été victimes du quinquennat qui s’achève.

Voilà pourquoi si des économies sont à faire, elles ne peuvent pas porter sur l’Ecole et sur la préparation de l’avenir.

 Le redressement dans la Justice, mais aussi l’Espérance dans la République.

La République, c’est bien plus que des Institutions, qu’il conviendra d’ailleurs de rénover pour donner plus de pouvoir au Parlement, plus de libertés aux collectivités locales, plus d’indépendance à la Justice, plus de droits aux partenaires sociaux. Car la République, ce n’est pas le pouvoir d’un seul décidant de tout sur tout. Le pouvoir d’un seul parti qui devient vite un clan.

La République ce sont des valeurs qui nous permettent de vivre ensemble, qui nous élèvent autour d’un projet au service de l’intérêt commun.

La République c’est un combat. Elle nous unit autant qu’elle nous sépare, chacun a sa sensibilité. Elle nous permet, par le mouvement qu’elle imprime, par les valeurs qu’elle porte, de faire avancer la France. Elle exige de traduire ses valeurs proclamées : Liberté, Egalité, Fraternité, dans la réalité de chaque jour. Nous en sommes loin. Education, emploi, logement, santé, sécurité.

Elle suppose une volonté de progrès, de développement, de croissance. D’où l’enjeu du sursaut. Comme à d’autres époques de notre Histoire.

La République est rassembleuse. Je ne distingue pas les Français selon leur sensibilité ou leur vote. Je veux unir plutôt que séparer, apaiser plutôt que brutaliser. Chaque fois que la gauche a su se mettre à la hauteur de la France, elle l’a fait avancer.

Je m’adresse à ces Français négligés, abandonnés, angoissés pour eux-mêmes et surtout pour leurs enfants, soucieux de l’avenir de notre pays. Je leur dis : « Retrouvons ensemble le chemin des valeurs de la République et de notre Histoire qui nous rend si fiers ».

Le quinquennat qui s’achève aura été celui de la discorde, de la division, du désordre. Stigmatisation des populations les plus fragiles, les chômeurs, les assistés, les étrangers. Polémique blessante sur l’identité nationale, discours choquant sur la nationalité, déclarations provocatrices sur la hiérarchie entre les civilisations, opposition entre les Français, entre le public et le privé, entre les générations, entre les catégories sociales.

Mise en cause des rouages essentiels de l’Etat que sont les magistrats, les hauts fonctionnaires, les enseignants.

Voilà pourquoi notre pays aspire à retrouver confiance, sérénité, apaisement. Surtout avec cette crise qui mine les mécanismes de solidarité, qui appelle à des efforts et qui exige une mobilisation collective.

J’entends un candidat qui ne l’est pas encore et un président qui ne le sera peut-être plus dans quelques mois, évoquer des referendum sur de nombreux sujet, dans l’hypothèse où il serait reconduit. Pourquoi n’y a t-il pas pensé plus tôt, sur le paquet fiscal, sur les retraites, et même sur la TVA ? J’imagine la réponse que lui aurait adressée le peuple français. Mais je vais vous dire le fond de ma pensée sur la meilleur façon de consulter les citoyens sur leur avenir. Nous sommes à la veille de deux scrutins majeurs, l’élection présidentielle d’abord, les législatives ensuite. Que chaque candidat présente son projet, donne ses intentions, précise ses engagements, donne sa vision. Et que les Français choisissent. Le prochain referendum c’est l’élection présidentielle. Veut-on continuer la politique menée depuis cinq ans ou veut-on en changer ? Veut-on poursuivre avec le candidat sortant, ou veut-on changer de président ? Veut-on prolonger le présent ou changer d’avenir ? Alors venez voter le 22 avril puis le 6 mai.

Je veux renouer avec la promesse républicaine. Et la première promesse de la République, c’est l’Ecole.

Je veux que la France retrouve les chemins de l’avenir avec confiance, avec puissance, avec tranquillité.

Je veux le redressement de la France. C’est ce que je vous propose. Ce redressement, il est bien entendu économique, budgétaire, industriel, mais il est aussi et surtout moral et intellectuel. Tout se tient.

La connaissance, le savoir, l’Ecole, ce ne sont pas seulement des dépenses, ce sont des investissements. En termes économiques, la France n’a pas les résultats éducatifs lui permettant de préparer son avenir. De même qu’il y a une corrélation étroite entre la qualification et l’emploi, il y a une corrélation étroite entre les performances scolaires et le niveau de croissance.

Les dernières années n’ont pas été bonnes. Les classements internationaux sont inquiétants. Derrière ces chiffres, il y a une réalité humaine, et je la connais. Des parents inquiets, des élèves parfois en souffrance et trop souvent en difficultés, des professeurs fatigués qui ont le sentiment de ne pas être soutenus par la République. Des classes surchargées, des enfants encore trop souvent laissés sans enseignant, des manuels scolaires pas imprimés à temps, le manque d’équipements sportifs de proximité...

Et, surtout, l’échec scolaire, inacceptable, une forme de scandale, un incroyable et inadmissible gâchis national : 150000 jeunes qui sortent chaque année sans qualification ni diplôme, des inégalités sociales parmi les plus fortes des pays industrialisés, et qui s’accroissent, des performances en lecture et en mathématiques qui régressent, près de 40% des élèves qui arrivent au collège avec une trop faible maîtrise de la langue écrite.

Il y a là une grave injustice et une plaie pour notre démocratie : comment imaginer que tant de jeunes sortent du système éducatif avec ce que l’on a appelé un sentiment de « vaincus » sans que cela n’entame notre cohésion sociale, notre civisme, notre pacte républicain ? De surcroît, en faisant des économies sur l’école, en l’affaiblissant, on a amputé notre potentiel de croissance à moyen terme.

 Je ne peux l’accepter.

Non l’échec scolaire n’est pas une fatalité ! Non, la performance des uns ne se nourrit pas forcément du recul des autres ! On veut trop souvent nous faire croire que pour que les uns réussissent les autres devraient trébucher ! Les raisons de l’ampleur de l’échec scolaire en France sont ailleurs, dans cette “machine à trier” qu’est devenue notre Ecole. Il faut désormais lancer la bataille culturelle sur la question, pour faire évoluer les mentalités.

Pour être vraiment une Ecole de l’excellence, alors l’école française doit être plus égalitaire.

Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’avant, tout était parfait. Ce serait là un argument paresseux auquel je me refuse. Il ne s’agit pas pour moi d’entretenir une nostalgie, de cultiver l’illusion d’un âge d’or qui n’a jamais existé.

Je veux inventer du neuf. Je veux une refondation.

Ces cinq dernières années, la France a perdu beaucoup de temps et de force. Nous héritons d’une dette éducative au même titre que d’une dette financière, et de la même ampleur.

Chacun le sait : les premières années de la scolarité sont déterminantes. Lorsque des difficultés ne sont pas traitées dès les premiers apprentissages, il est très difficile de les corriger ensuite. Les élèves qui peinent à la fin du CP ou du CE1 éprouvent des difficultés tout au long de leur scolarité et leur insertion professionnelle sera la plus compromise.

Certes, la France dispose d’écoles maternelles qui nous sont enviées dans le monde entier. C’est une excellence française. Celle-ci a été attaquée. Le taux d’accueil des enfants de moins de trois ans est passé depuis 2000, de 35 à 13%. La formation initiale et continue, si nécessaire, et le respect dû aux maternelles, à leur personnel, à leur pédagogie, ont été aussi mis à mal.

Mais la France connaît un encadrement trop faible dans son enseignement primaire : 15% de moins en moyenne que les pays développés. Cette situation n’a pas été corrigée. Elle a même été aggravée.

S’ajoute à cela la suppression, en 2008, d’une demi-journée de classe en primaire, ce qui conduit à une année scolaire sans équivalent dans aucun autre pays, avec seulement 140 jours de classe par an. Mais des journées plus longues, auxquelles on a rajouté désormais des cours à la pause du déjeuner, en contradiction totale avec toutes les recommandations sur les rythmes d’apprentissage.

 C’est pourquoi j’ai décidé de faire de l’école maternelle et de l’enseignement primaire une priorité de mon action. Il faut commencer par le commencement. Il faut investir là où l’action éducative est la plus efficace.

Je remonterai le taux de scolarisation chez les enfants de moins de trois ans, en priorité dans les zones de grande difficulté scolaire.

 De manière à protéger l’école maternelle, qui ne doit plus jamais être une simple variable d’ajustement budgétaire, comme cela a malheureusement été le cas ces dernières années, je créerai une réelle obligation d’accueil pour le service public à partir de l’âge de trois ans et je la ferai respecter.

 L’encadrement scolaire doit être renforcé en particulier dans les écoles qui cumulent le plus de difficultés et aux moments-clés de la scolarité ; pour cela, je m’engage à ce que le principe dit “de plus d’enseignants que de classes” soit adopté et mis en oeuvre.

Je ferai en sorte que les enseignants des classes charnières et décisives pour les apprentissages fondamentaux soient les plus expérimentés.

Les rythmes scolaires devront être réformés pour donner aux élèves le temps d’apprendre, en allongeant le temps scolaire sur l’année et sur la semaine et en diminuant les surcharges journalières, sans diminuer le temps passé à l’école.

Les évaluations permanentes, qui aujourd’hui accablent les professeurs, les empêchent d’enseigner, angoissent les enfants et leurs parents, seront supprimées.

Je suis favorable à l’évaluation de l’Ecole, mais à une évaluation indépendante et incontestable ; c’est ce principe que je ferai adopté.

Les pédagogies doivent évoluer, le travail en équipes doit être encouragé, le recours aux exercices, à l’implication des élèves, le changement des modes d’évaluation, tout ce qui concourt à enseigner différemment, à favoriser l’épanouissement de chaque élève, à organiser la progression et la réussite de tous, tout cela sera développé. Je veux la coopération plutôt que la compétition. C’est ainsi que l’Ecole sera une Ecole de l’excellence.

Il existe désormais un socle commun de compétences et de connaissances, inscrit dans la loi. Nous ne reviendrons pas sur ce principe. Les programmes de l’école primaire et ceux du collège devront, en concertation avec les personnels, être revus afin d’être en cohérence avec ce nouveau socle qui devra lui-même être repensé.

Les systèmes éducatifs les plus performants sont ceux qui assurent une formation initiale et continue des professeurs de qualité. L’actuel gouvernement l’a presque entièrement détruite. Pour des raisons budgétaires, à l’évidence. Pour des raisons idéologiques aussi, n’en doutons pas. Mesurons la gravité de ce geste, et ce qu’il en coûte à la Nation. La Cour des Comptes vient d’en faire le procès.

 Je rétablirai donc une formation initiale et continue des professeurs digne de ce nom.

 Les universités conserveront la responsabilité de cette formation. Au sein de ces universités, les actuels IUFM se transformeront en Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education. Je souhaite que tous les professeurs, quels que soient leurs niveaux de recrutement, qu’ils se destinent à enseigner en maternelle ou à l’université, partagent un moment de formation commun dans ces nouvelles Ecoles Supérieures. C’est cela aussi, la République. Dans ces Ecoles, les enseignements théoriques et pratiques, mais aussi la recherche pédagogique, à laquelle nous donnerons de nouveaux moyens, seront réunis.

L’année de stages sera rétablie.

Pour remédier à la crise du recrutement, mais aussi pour redonner à l’Education nationale son rôle exemplaire de promotion sociale et républicaine, pour permettre aux étudiants de milieux modestes qui souhaitent devenir enseignants mais ne peuvent financer des études longue de le faire, une filière de prérecrutements sera mise en place. Dès la licence, les étudiants intéressés pourront se présenter à ces recrutements.

Le collège concentre, depuis longtemps, bien des difficultés. Mais il y a longtemps qu’il n’est pas, contrairement à ce que j’entends, un collège unique et uniforme où tous les élèves seraient passés à la toise.

Les difficultés, je l’ai dit, il faut les résoudre en amont : comment réussir le collège si 40% des élèves qui entrent en sixième sont déjà en difficulté ?

Ne rallumons pas de fausses oppositions qui ont fait tant de mal à l’Ecole, qui n’ont pas de justification, ni pratique ni théorique, qui trop souvent ne font que refléter le goût de la polémique et de la querelle.

 Il n’ y a pas d’un côté l’instruction, et de l’autre l’éducation ; il nous faut les deux, nous voulons les deux, parce que l’Ecole doit former tout à la fois un travailleur, un citoyen, un homme.

Il s’agit là d’un véritable choix de société.

Ce qui fait la force des systèmes éducatifs qui marchent le mieux, c’est l’importance et la durée du tronc commun. C’est pourquoi je refuse totalement les orientations précoces proposées par l’actuel gouvernement. Vouloir orienter les élèves dès la fin de la cinquième, c’est accentuer les défauts de notre système, c’est trier encore et plus tôt, c’est aggraver encore les inégalités, c’est abaisser le niveau général d’éducation, c’est faire le contraire de ce que font toutes les nations dont les écoles sont performantes et justes, c’est renoncer à la belle ambition que portait le collège unique, c’est revenir en arrière de près d’un demi-siècle. Bref, c’est entrer dans l’histoire à reculons.

Je m’y refuse.

Ce qu’il faut, ce que je veux, c’est l’inverse : permettre à chacun de construire ses choix positivement, lui donner la possibilité d’acquérir les moyens de sa culture, de sa citoyenneté, de sa liberté dans un collège qui réunit tous les enfants de la République, et faire de nos filières professionnelles des vraies filières d’excellence, avec des orientations positives et des débouchés assurés. Aujourd’hui ce n’est pas le cas.

C’est pourquoi je veux une réforme de l’orientation, qui puisse conduire à respecter le premier choix et à garantir le second, si nécessaire. Je veillerai à ce que les élèves de l’enseignement professionnel, ainsi que leurs enseignants trouvent le soutien et la reconnaissance d’une nation qui a besoin de développer ses capacités productives et qui a besoin d’eux. Du CAP au diplôme d’ingénieur, c’est bien une élite professionnelle que nous devons former avec énergie et enthousiasme.

Je veux que les lycées d’enseignement général, technologique, agricole et professionnel, se rapprochent et que les jeunesses se mêlent.

Je réserverai aux bacheliers des filières technologiques et professionnelles les formations du supérieur qui étaient prévues pour eux et qui aujourd’hui leur sont trop souvent fermées.

Jean Zay était ministre de l’Education, mais aussi des Beaux-Arts, car, et c’est bien ce que disaient les instructions de 1938, ce sont des travailleurs, des citoyens, des hommes complets qu’il convient de former dés l’enseignement primaire en leur donnant « (...)le goût de l’action et l’exaltante admiration des belles oeuvres ». Chaque élève doit y avoir accès, quel que soit son milieu social, le quartier ou la commune où il vit, quel que soit son degré et sa filière d’enseignement.

C’est ce que Jean ZAY nommait un « enseignement humaniste ». C’est bien dans cette tradition que nous devons inscrire notre action.

C’est pourquoi je lancerai un grand plan pour l’éducation artistique. Je le conçois comme fondé sur des partenariats entre tous les établissements scolaires et des institutions culturelles ou des artistes, comme dispensant un enseignement à l’histoire des arts intégrés aux programmes scolaire, avec un volet de formation des enseignants et des espaces dédiés à la pratique artistique dans les établissements scolaires.

C’est pourquoi je développerai la culture scientifique, qui ne doit pas être seulement un instrument de sélection mais une culture de l’expérience, de la recherche, de l’observation, de la créativité.

C’est pourquoi je favoriserai la pratique du sport et, pour cela, le développement d’équipements sportifs aujourd’hui en nombre très insuffisant.

C’est pourquoi je veux aussi un grand progrès et un grand effort pour les nouvelles technologies qui ne doit pas porter que sur les matériels mais sur leurs usages, leurs contenus, leurs ressources pédagogiques.

C’est pourquoi je demanderai aux collectivités locales, dont je rappelle le rôle précieux, que je conforterai, aux mouvements d’éducation populaire, dont les valeurs, la présence, l’engagement et les compétences sont indispensables, de s’engager à nos côtés dans cette oeuvre de refondation.

Artistes, savants, sportifs, toute la Nation doit participer à ce mouvement de redressement, de justice et d’espérance auquel je vous invite autour de notre jeunesse.

Enfin, je ne néglige pas le redressement moral.

Le savoir doit être valorisé. Personne ne doit être jugé indigne de lire “La Princesse de Clèves”.

Le mérite ne sera pas un héritage qui se transmet mais un effort qui sera encouragé et récompensé.

Le respect doit être exigé, de tous et partout. L’exemple doit être donné, surtout par ceux qui occupent les plus hautes fonctions.

L’Histoire ne doit pas être manipulée mais enseignée.
Je rétablirai l’enseignement de l’histoire en terminale scientifique.


L’autorité doit être restaurée. Une véritable autorité fondée sur les qualités morales et intellectuelles, reconnues, et sur l’exemplarité de celui qui la détient.

La sécurité doit être assurée. Malheureusement, et en dépit de trop de gesticulations, ce n’est pas le cas aujourd’hui. Tirant la leçon de toutes les études dont nous disposons, j’ai proposé d’augmenter la présence des adultes dans les établissements, de permettre le nécessaire travail en équipe et surtout la stabilité de ces équipes, et enfin la création d’un nouveau métier chargé de la sécurité et de la prévention. Je traiterai cette question sans jamais céder à la démagogie ou à la facilité, mais avec la plus implacable intransigeance face à la violence.

La morale doit être enseignée, la même morale pour tous. Parce que chacun doit mesurer qu’il a des droits mais aussi des devoirs ; et qu’il appartient à tout citoyen de savoir concilier sa liberté avec celle de tous les autres. Pour enseigner cette morale commune, je fais confiance aux enseignants que je ne crois pas en cette matière inférieure aux hommes de religion.

La laïcité doit être expliquée, revendiquée, réfléchie. Une laïcité qui n’a pas besoin d’épithète. Mais qui s’applique dans les lieux scolaires. Pour préserver la liberté de chacun et assurer la protection de tous.

Mes chers amis,

Ce que je vous propose, c’est un nouveau contrat entre l’école et la Nation, un pacte éducatif.

Cela a un sens précis : l’Ecole est l’affaire de toute la Nation, parce qu’elle prépare la Nation de demain. Elle n’est pas une politique sectorielle, elle n’est pas un simple domaine d’action de l’Etat, elle n’est pas l’affaire des seuls professionnels.

 C’est pourquoi je veux qu’elle engage toute la Nation ; les professeurs bien entendu, les grands mouvements d’éducation populaire, les parents et les familles, les collectivités locales, les forces vives de la Nation.

Je veux la concertation, la concertation jusqu’au bout. Avec tout les personnels de l’école, avec les parents, avec les élèves aussi.

 Lorsque l’enseignant pénètre dans sa classe, il doit se souvenir que tout élève est éducable, que tout élève à son droit, et il doit, selon la magnifique formule d’Alain,« donner d’abord ».

Il n’y a pas ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas, il y a en chacun une puissance qu’il faut délivrer, une lumière qu’il faut allumer, un désir qu’il faut éveiller, un droit qu’il faut honorer, une dignité qu’il faut respecter.

La politique aussi est une pédagogie.

Je sais que tous les acteurs de l’Ecole mesurent aujourd’hui l’importance de ce que nous avons à faire, ensemble, pour notre patrie ; je sais aussi leurs préventions, leurs défiances, et comment pourrais-je ne pas les comprendre quand je vois toutes les attaques, parfois appelées réformes, qu’ils ont dû subir ? Je respecte tous les points de vue, toutes les expériences, et je propose à chacun d’entrer dans cette concertation sans exclusive et sans a priori.

 Mais de même que l’apprentissage consiste à abandonner son point de vue pour s’ouvrir à celui des autres, à voir les choses du plus grand nombre de point de vue possible, nous devons faire effort pour construire, à partir de là, une perspective commune.

 Notre seul guide doit être l’intérêt des élèves et l’intérêt de la Nation.

Viendra le moment, j’annonce une méthode : une large concertation puis une loi. J’ai fixé un calendrier. Négociations durant l’été, loi d’orientation et de programmation à l’automne. C’est le rythme que nous devrons tenir.

Je prendrai toutes mes responsabilités.

La belle tâche d’enseigner et d’éduquer notre jeunesse, nous la confions aux professeurs. C’est une tâche difficile et c’est une tâche importante.

Nous sommes et nous serons à leurs côtés. Et je demanderai aux Français de se tenir à leurs côtés.

Pour former des citoyens libres, il faut des professeurs libres, libérés de toutes les tutelles et de toutes les Eglises, des modes, de l’argent. Il faut, comme le disait déjà Jules FERRY, « que vous ayez autant de liberté que de responsabilité ».

Ce n’est pas là l’autonomie de la droite, celle des chefs d’établissement transformés en patrons, des écoles en entreprises, la concurrence s’installant entre professeurs, élèves, établissements.

Je leur donnerai aux enseignants la confiance qu’ils attendent avec la responsabilité qui est la leur. La confiance ne peut se restaurer en opposant les uns aux autres selon les niveaux en payant à la tâche.

 Elle ne peut revenir si, obsédé par le statut, on laisse ainsi entendre que les piètres résultats de notre système seraient liés à l’insuffisance d’engagement des professeurs. C’est inexact, et c’est injuste.

Quel avenir a un pays qui a tant maltraité ses professeurs qu’il se trouve incapable aujourd’hui d’en recruter suffisamment pour assurer ses besoins d’instruction et d’éducation ?

Refuser d’entrer dans la discussion du statut, ce n’est pas pour autant considérer que le métier ne doit pas évoluer, que ses missions ne doivent pas être discutées. Si nous voulons réformer les rythmes scolaires, si nous voulons permettre un meilleur travail en équipes, si nous voulons que les cycles, les transitions, l’orientation se passent mieux, si nous sommes prêts alors à reconstruire une formation des professeurs, initiale et continue digne de ce nom, alors pourquoi ne pas discuter aussi du métier d’enseignant pour le faire évoluer, le rendre plus attractif, plus heureux, plus efficace et qu’il puisse atteindre ses nouveaux objectifs ?

Je veux que cette discussion soit conduite franchement, dans la sincérité, le sérieux, la transparence, car elle est au coeur de la réussite que nous voulons construire ensemble. Notre capacité à améliorer les résultats de l’école, à vaincre l’échec scolaire, à corriger les effets de reproduction sociale, à améliorer nos performances dépendent d’abord des femmes et des hommes qui font vivre au jour le jour notre institution et de leurs pratiques.

Depuis longtemps, la France accumule sans cesse des réformes, bouleverse son école, mais la vision d’ensemble manque, et les progrès ne sont pas au rendez-vous. Les professeurs, les différents personnels sont fatigués de cette remise en cause permanente, de ces injonctions, de ces dispositifs, de cette accumulation d’obligations nouvelles sans grand dessein et qui finissent par donner l’impression de n’être là que pour habiller des renoncements et des manques.

C’est pourquoi j’ai fait le choix de la refondation. Les Français l’attendent. Ils y sont prêts. Je sais que les professeurs le sont aussi.

 On me dit : “Vous courez un risque”. Peut être, mais le risque pour la France, si nous ne faisons pas cette réforme, sera beaucoup plus grand. Peut-être, mais c’est un beau risque à courir.

J’ai annoncé que je rétablirai les postes supprimés ces cinq dernières années dans l’Education nationale : 60000 sur les 77000.

Cela a fait débat. Mais c’est la condition.

Comment rétablir une formation des enseignants, initiale et continue, comment mettre la priorité sur la lutte contre l’échec scolaire et en particulier dans les quartiers où se concentrent les plus grandes difficultés, sans rétablir les moyens nécessaires ?

 Il faudra relancer une politique d’éducation prioritaire sérieuse et dotée de moyens véritables : équipe pédagogique, temps de travail, affectation, déroulement de carrière et pérennité des équipes, coordination avec les autres institutions, formation continue spécifique....

Les réseaux d’aides aux enfants en difficulté ont été laminés. Je les rétablirai.

Les personnels nécessaires à l’accompagnement des élèves en situation de handicap n’ont pas été renouvelés. Des auxiliaires de vie scolaire seront nécessaires.

La médecine scolaire est laissée en jachère. Les postes ne sont pas pourvus, et la prévention ne peut faire son office.

Comment fera-t-on tout cela sans créer de postes ? Professeurs, personnels d’encadrement et de direction, médecins, psychologues, infirmières, auxiliaires de vie scolaire : nos enfants ont besoin d’eux.

Nous aurons besoin aussi de mieux organiser la transition entre nos lycées et notre enseignement supérieur. Trop d’élèves se retrouvent désorientés en entrant à l’Université et, finalement, abandonnent leurs études. Il n’est pas acceptable que nous ayons de moins en moins d’étudiants et un tel échec dans nos premiers cycles. J’accorderai une part de l’effort de la Nation à l’Université pour réussir cette transition.

Je suis prêt à tous les débats. Mais je refuserai toutes les hypocrisies.

La France a besoin de clarté, de raison et de justice. Elle a besoin de retrouver la volonté de progresser, de réussir.

En venant ici, à Orléans, honorer la mémoire de Jean ZAY, je ne suis pas venu seulement honorer une mémoire, même si elle le mérite ; je suis venu me ressourcer à une tradition, y puiser le sens et l’énergie de la tâche qui est la nôtre pour demain.

Je veux agir pour la France à cinq ans, à dix ans, à vingt ans. C’est le temps de la véritable action publique.

 Cette tâche je veux l’énoncer simplement, et je veux réunir l’ensemble des Français autour d’elle : c’est la promesse républicaine qu’il nous faut reprendre, c’est la priorité à la jeunesse, c’est la refondation de notre école et du pacte éducatif.

Je sais que tous les républicains de progrès peuvent se réunir autour de ce projet s’il est conduit avec rigueur, sincérité, obstination.

La France est un grand pays, qui a de grandes ressources ; elle peut surmonter la crise d’avenir qui la ronge et l’affaiblit. Il y faudra des efforts. Nous en ferons, ensemble.

Il y faudra de la constance. De la précision, de l’exigence, du respect aussi. Ils seront présents au rendez-vous. Pas besoin de bousculer les choses, pas besoin de déprécier les autres.

La France a besoin d’un vrai débat, et non de fausses querelles.

Je pense à ces déclarations brutales, prétendant briser les consensus en se présentant comme la voix du “bon sens”, et qui ne sont que des provocations semant la discorde et ternissant notre image nationale.

Et le courage, ce n’est pas l’injustice, alors qu’il n’est qu’agitation et virevolte.

Dans une tourmente financière qui déstabilise les Etats, devant une récession économique qui s’installe, face à une crise politique et morale, les manoeuvres visant à diviser, à opposer les Français les uns aux autres sont à la fois dérisoires et dangereuses.

Les Français ont besoin de rassemblement.

Le rassemblement, ce n’est pas l’union nationale ! Il y aura toujours des sensibilités, des histoires personnelles. Il y aura toujours des hiérarchies à établir dans les priorités d’une Nation. Il y aura toujours de grands choix à faire, quelle que soit la gravité de la situation, et des grands choix à faire en fonction de ses convictions, de la vision que l’on se fait de son pays et de son avenir. Il y aura toujours -et c’est tant mieux !- la gauche et la droite. Cela est nécessaire.

Le rassemblement, c’est le respect de ces différences, c’est l’écoute attentive de tous, c’est la volonté d’avancer ensemble, c’est l’affirmation tranquille de ses convictions, mais c’est d’abord la recherche obstinée de l’intérêt général, la reconnaissance de l’intérêt supérieur de la Nation.

Je veux, pour la France, l’unité, le rassemblement, la réconciliation, la concorde.

 Devant l’ampleur de la tâche à accomplir, face à la gravité des défis à relever ensemble, je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour ne jamais attiser d’inutiles dissensions.

Je m’engage, devant et pour les Français à toujours agir avec volonté, à travailler avec méthode.

Oui, avec méthode.

Commencer par le commencement, c’est la bonne méthode, quand d’autres veulent commencer par la fin.

Or le commencement, c’est l’Ecole.

En faisant de l’Ecole une priorité de mon action, je veux redonner à notre pays une ambition et une espérance.

Le moment est venu.

Vive la République ! Vive la France !

10 février 2012

Refonder l'Ecole

 

jeanzay

Jean Zay (1904-1944), Mémoire d'un homme, modernité d'une oeuvre -
http://www.cndp.fr/crdp-orleans-tours/jean-zay/
Oublier l'adresse http://aegir.cndp.fr/crdporleans/crdp/jean-zay/ qui ne répond plus
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Zay



- Débarrasser l'école du sarkozysme
Hollande était en campagne à Orléans où il a rendu hommage à Jean Zay, l'ex-ministre de l'éducation nationale assassiné en 1944 par la Milice.

- mettre la priorité sur l'école primaire
- allonger l'année scolaire
- atténuer les moments de rupture
- refonder la formation des enseignants.
http://www.lemonde.fr/education/2012/02/09/debarrasser-l-ecole-du-sarkozysme


- Hollande passe l'Ecole en tête, V Soulé Libération.
Le candidat a confirmé le vote d'une loi de programmation sur l'Ecole à l'automne.
Il a promis de rétablir l'histoire en Terminale scientifique.
http://www.liberation.fr/societe/01012389073-hollande-passe-l-ecole-en-tete

http://www.liberation.fr/education,99763


- Le sort de l'histoire scolaire.
Ce matin, dans la seconde partie de la Fabrique, écouter Johann Chapoutot (vers la 43e mn) :

« … j'ai vécu une scolarité dans des zones très défavorisées, où j'avais des profs incandescents qui nous montraient toujours pourquoi on allait faire ça, quel sens politique, existentiel et humain cela avait... A cette époque-là, voilà 15-20 ans, ces professeurs avaient les moyens de travailler.
depuis quelques années (la situation a fortement changé) ...
nous sommes responsables parce nous ne sommes pas assez éclairants sur l'intérêt de ce que nous faisons,
mais en face, il y a aussi les autres.
Des autres qui ont une conception très différente de ce que c'est que la citoyenneté et la République,
des autres qui ont fait le choix de ne plus donner à l'Ecole les moyens de fonctionner (normalement) ».

l'émission au format mp3 :
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-10.02.2012-ITEMA_20343706-0.mp3

 

Vers la 8eme mn, allusion à une photo :
L'homme qui refusa de faire le salut nazi
Marie Simon, L'Express, 09/02/2012
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/l-homme-qui-refusa-de-faire-le-salut-nazi_1080771.html




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5 février 2012

TED 2010 - Changing Education paradigms



Changing Education paradigms - Sir Ken Robinson

TED - Technology, Entertainment, Design - octobre 2010
http://www.ted.com/talks/ken_robinson_changing_education_paradigms.html

« For twelve years, Sir Ken Robinson was professor of education at the University of Warwick in the UK. In 1998, he led a national commission on creativity, education and the economy for Tony Blair and the UK Government. All Our Futures: Creativity, Culture and Education (The Robinson Report). The videos of his famous 2006 and 2010 talks to the prestigious TED Conference have been seen by an estimated 200 million people in over 150 countries ».
SKR, Out of Our Minds : Learning to be Creative (Capstone/Wiley)
http://sirkenrobinson.com/skr/


Dans cette intervention très tonique voir notamment l'opposition entre l'école organisée sur le modèle de l'usine fordiste

ted-ecole-usine

L'école, une autre usine ? -  source : Sir Ken Robinson  - TED 2010

et l'évocation du divergent thinking, an essential capacity for creativity (7 mn 44).


ted-kr-divergent

Divergent thinking - source : Sir Ken Robinson  - TED 2010
L'éducation comme un dressage au conformisme
ou une formation intellectuelle à l'exploration d'idées non conventionnelles ?

 

« Don’t look !
Don’t copy
That ‘s cheating !
Outside school ? That’s called collaboration ... »

 

ted-adhd

Ken Robinson propose une lecture du recul de la capacité d'attention (ADHD) aux USA,
un recul qui ne se soigne pas par les médicaments et la chimie ...

Voir également l'opposition faite entre l'apprentissage en groupe et l'individualisation forcée.

ted-groups

« Most great learning happens in groups »
« Collaboration is the stuff of Growth »
« if we atomize people and judge them separately,
we create a sort of disjonction between them and their natural learning environment »


Voir également :
Sir Ken Robinson - Bring on the learning revolution ! TED - May 2010
http://www.ted.com/talks/sir_ken_robinson_bring_on_the_revolution.html

Ken Robinson says schools kill creativity - TED 2006
http://www.ted.com/talks/ken_robinson_says_schools_kill_creativity.html


TED :
http://www.ted.com/pages/about
« TED is a nonprofit devoted to Ideas Worth Spreading. It started out (in 1984) as a conference bringing together people from three worlds : Technology, Entertainment, Design. Since then its scope has become ever broader. Along with two annual conferences -- the TED Conference in Long Beach and Palm Springs each spring, and the TED Global conference in Edinburgh UK each summer ».

C'est là qu'Hans Rosling a fait connaître le très excellent Gapminder et la présentation dynamique des données statistiques.
http://www.gapminder.org/world/



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2 février 2012

Une double formation au métier

 

 

- Rapport Grosperrin : coup de force contre le service public d’éducation !

Parmi les actions de Marie-Hélène Amiable, députée :

. Le 1er février 2012
extraits :
« Aujourd'hui, vous vous faites la plume du ministre pour contourner la décision du Conseil d'Etat du 28 novembre 2011 et directement modifier le code de l'éducation »

« Je peux néanmoins vous dire notre opposition résolue à la dissolution des missions des IUFM, à une possible privatisation de la formation des enseignant-e-s, au remplacement du cahier des charges auquel est actuellement tenue de répondre la formation des maîtres par un simple référentiel même si, preuve de votre hâte, vous nous proposez un amendement aujourd'hui. Nous nous opposerons aussi à l'abrogation des références faites aux formations théorique et pratique, aux formations initiale et continue des maîtres - car enseigner est un métier- ainsi qu'à l'obligation de formation après leur recrutement des enseignant-e-s des établissements d'enseignement technologique ».
http://mhamiable.fr/site/document/20120201_intervention_commission_amiable_pn_formation_maitres.pdf

. Le 7 décembre 2011
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5194


- Contestation !
Communiqué de presse de La Conférence des directeurs d’IUFM - 31 janvier 2012
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?page=backend
http://www.cdiufm.fr/

cdiufm22

La Conférence des directeurs d’IUFM a formulé 22 propositions pour mettre en place une véritable formation au métier d'enseignant. « Les 22 propositions font le choix initial de définir le terrain. C’est celui de la formation universitaire professionnelle des enseignants et c’est à partir de lui que se construit la démonstration ».
http://www.cdiufm.fr/billets-du-president/article/les-22-propositions-de-la-cdiufm

 

Une formation universitaire et professionnelle des enseignants
Les 22 propositions de la conférence :
http://www.cdiufm.fr/IMG/pdf/CDIUFM-22-propositions.pdf

Proposition 1
: Dissocier le recrutement et la formation universitaire des enseignants.
Proposition 2 : Construire un dispositif piloté par la formation et non par le concours.
Proposition 3 : Confier à l’Université la formation des enseignants des premier et second degrés et des conseillers principaux
d’éducation dans toutes ses dimensions, académiques, professionnelles et de recherche.
Proposition 4 : La formation initiale est placée sous la responsabilité de l’Université. L’année d’entrée dans le métier qui lui fait suite est placée sous la responsabilité de l’employeur.
Proposition 5 : Assurer une formation continue des enseignants qui soit certifiante ou diplômante et prise en compte par l’employeur dans la carrière des personnels.
Proposition 6 : Intégrer des stages en établissement de façon progressive tout au long du cursus, dans une véritable alternance
avec les enseignements, notamment disciplinaires, dispensés à l’Université.
Proposition 7 : Intégrer la recherche de façon progressive tout au long du cursus dans une véritable articulation avec les problématiques d’enseignement.
Proposition 8 : Intégrer la mobilité internationale sur des durées non contraintes par des épreuves de concours.
Proposition 9 : Organiser un dispositif en quatre années, de la deuxième année de licence à la fin du master.
Proposition 10 : Diversifier les conditions et modalités d’entrée en formation et favoriser les passerelles.
Proposition 11 : Mettre en place, à partir de la deuxième année de licence (L2), des parcours dédiés aux métiers de l’enseignement.
Proposition  12 : Gérer les flux par une orientation progressive dès la fin de première année de licence (L1) en fonction d’un plan pluriannuel de recrutement des enseignants et conseillers principaux d’éducation établi par l’employeur.
Proposition 13 : Mettre en place un référentiel national de formation des enseignants que les universités doivent respecter dans l’élaboration des diplômes. Ce référentiel structure le cahier des charges organisant la contractualisation des formations.1
Proposition 14 : Créer une mention « enseignement, éducation, formation » dans la nomenclature ministérielle.
Proposition 15 : Créer une commission pédagogique nationale, qui inclut nécessairement des représentants des ministres
concernés, des professions et de l’Université. Cette commission pédagogique labellise les formations et a en
charge la responsabilité du cahier des charges et son adéquation au référentiel. Elle veille à la cohérence de la
carte nationale des formations et peut alerter les autorités de tutelle.
Proposition 16 : Renforcer les conditions de fonctionnement d’équipes pluri catégorielles de façon à favoriser le caractère professionnalisant de la formation. La mission de contribution à la formation des enseignants, sous la responsabilité de l’Université, doit être réaffirmée dans le statut des enseignants du scolaire.
Proposition 17 : Consolider les IUFM comme écoles universitaires professionnelles au sein de l’Université, à vocation interuniversitaire et académique. Ces écoles relèvent d’une structuration nationale (réseau des écoles, respect du cahier des charges) ; elles relèvent par ailleurs d’une structuration locale relative à la formation, à la recherche et à l’insertion professionnelle pour les métiers de l’éducation, de l’enseignement et de la formation.
Proposition 18 : Les ressources humaines et financières affectées à l’université pour la formation des enseignants sont celles qui
permettent de répondre au cahier des charges défini sur la base du référentiel national.
Proposition 19 : Développer le continuum de formation des enseignants par des initiatives en lien avec la spécificité des territoires.
Proposition 20 : Mettre en place une offre coordonnée de formation au sein de chaque région et sur le territoire national.
Proposition 21 : Instaurer une contractualisation entre universités, Éducation nationale et collectivités territoriales dans chaque
académie, précisant de manière pluriannuelle les besoins à couvrir, les objectifs à atteindre et les moyens
complémentaires alloués.
Proposition 22 : Accompagner financièrement les étudiants inscrits dans les divers cursus d’accès au métier d’enseignant.


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