Canalblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Clioweb, le blog
Publicité
meirieu
10 février 2016

Pour que le numérique fasse Ecole

 

Pour que le numérique fasse Ecole
conférence de Philippe Meirieu
38 minutes pour une longue introduction qui évoque entre autres
la querelle des modèles en 1833 : enseignement mutuel ou méthode simultanée.

Oui, le numérique peut faire Ecole, il faut s'y mettre.
"Pour commencer, il faut simplement du courage" V Jankelévitch
http://www.canal-u.tv/video/eduscol/conference_inaugurale_apprendre_avec_le_numerique_pnf_numerique_14_15_octobre_2015.19706

 

- Ecouter/voir plutôt André Tricot,
« Quelles pédagogies pour quels apprentissages à l'ère du numérique ? »

André Tricot est aussi intervenu à Nancy le 13.01.2016
« Innovation de la pédagogie par le numérique, oui mais… »
http://www.youtube.com/watch?v=6i0Ss6ZIJ34


cenon

 

- Apprendre avec le numérique, Cenon 33 14-15 octobre 2015

Les deux jours du PNF avaient un titre moins ambitieux que l'intervention de Philippe Meirieu.
On y parlé classes inversées, moocs et capsules, espaces et temps scolaires...
(en présence de bcp d'inspecteurs).

Le programme en pdf :
http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Numerique/20/0/Programme_PNF_14-15_oct-v2_du_8oct15_483200.pdf

les vidéos en ligne
http://www.canal-u.tv/video/eduscol/ouverture_du_pnf_numerique_14_15_octobre_2015.19758



pm8

Philippe Meirieu, conclusion




.

 

Publicité
7 mai 2015

Meirieu : Ecole et société

 

Sénat : Commission d'enquête sur le fonctionnement du service public de l'éducation, sur la perte de repères républicains que révèle la vie dans les établissements scolaires et sur les difficultés rencontrées par les enseignants dans l'exercice de leur profession
http://www.senat.fr/commission/enquete/fonctionnement_du_service_public_de_leducation.html
http://videos.senat.fr/video/commissions/commEDUC-p1.html


Audition de M. Philippe Meirieu, chercheur en pédagogie, professeur des universités émérite en sciences de l'éducation, 13.04.2013
http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20150413/ce_education.html#toc4

«... vous avez publié plus d'une vingtaine d'ouvrages parmi lesquels je citerai - sans être exhaustive
- L'École et les parents : la grande explication... (2001),
Faire l'école, faire la classe (2004),
ou encore Lettre aux grandes personnes sur les enfants d'aujourd'hui (2009) »..


Philippe Meirieu voit « dix indicateurs pour illustrer le hiatus entre ce qui est demandé à l'École et ce qui est dominant dans notre société :

- L'École se veut un lieu de pensée, de réflexion et de temps long, alors que la société promeut l'immédiateté et la satisfaction sans délai de la pulsion.
- Elle est le lieu de la construction de l'attention alors que nos enfants vivent dans une société qui pratique la surenchère de la sidération ;
- Elle enseigne la justification raisonnée quand les effets spectaculaires font autorité ;
- L'École se veut le lieu de l'appropriation et du transfert alors que nos enfants vivent dans un monde où la répétition mimétique et la création de réflexes conditionnés font la loi à travers la publicité et toutes les formes de propagande ;
- L'École promeut le respect de la compétence quand beaucoup de médias font triompher la dérision ;
- Elle valorise la parole tenue alors que les élèves font l'expérience au quotidien de la désinvolture généralisée ;
- Elle se veut le lieu de la culture désintéressée alors que, partout, règne l'utilitarisme immédiat ;
- Elle enseigne la richesse et la prééminence de la langue écrite structurée quand l'onomatopée et la « période sans scansion ni fin » alternent au quotidien, dynamitant l'unité sémantique de la phrase ;
- L'école se veut le lieu de l'égalité des droits - et, en particulier, du droit de toutes et tous à accéder aux fondamentaux de la citoyenneté - alors que la société ne propose qu'une trompeuse égalité des chances ;
- Enfin, elle est le lieu de la construction possible du collectif dans une société minée par l'individualisme forcené.

Face à cela, il n'est pas étonnant que les enseignants se sentent acculés à des tâches qu'ils jugent impossibles, et pensent même parfois qu'on leur demande de « vider l'océan avec une petite cuillère » ! Ainsi, pour sortir de cette véritable schizophrénie, je développerai devant vous trois idées fortes à partir desquelles je ferai quelques propositions simples ».

.

17 décembre 2014

JulesFerry 3.0 et les 2 progressismes

 

Le rapport Jules Ferry 3.0 publié par le Conseil National du Numérique en octobre parle d'école en réseau, d’innovation, de pédagogie du projet, d'open data. Il propose 40 recommandations déclinées en 8 axes, dont « Enseigner l’informatique, installer la littératie numérique, oser le bac humanités numériques, lancer un plan de recherche, écouter les profs… »
http://www.cnnumerique.fr/education/

Les réactions sont diverses.
A Rennes, Hervé Le Crosnier en a tiré un éloge du « progressisme pédagogique » (formule de Meirieu) : pédagogie de projet, célébration de la trans-disicplinarité (en finir avec les frontières imposées vers 1880), volonté de coopération et de partage des textes (cf. le précédent de l'imprimerie scolaire et le texte libre de C. Freinet).
http://culturedel.info/grcdi/wp-content/uploads/2014/10/JE-GRCDI_Support_H.LeCrosnier.pdf

D'autres réagissent à l'annonce d'un équipement de collégiens en tablettes. 
Le Figaro donne la parole au … SNALC : il faut que l’Etat (et les collectivités) cesse de jeter l’argent par les fenêtres.

A cela s’ajoute la minorité bruyante de ceux qui veulent débrancher l’Ecole et revenir aux fondamentaux (le thème latin et la version latine ?).
Une forme de schizophrénie existe chez les très médiatiques « pourrisseurs du web ».
Profs et lycéens/étudiants utilisent les mêmes outils connectés
(des profs envoient les messages sur les forums par smartphones,
des lycéens continuent en classe, par sms, les conversations amorcées à la récré).
Ne serait-il pas possible de repérer des situations scolaires
où ces outils pourraient avoir leur place aussi dans un travail intellectuel ?


Deux éléments pèsent très lourd dans les discussions autour du numérique à l'Ecole :

- Le poids du statut de celui qui parle est déterminant :
cf. une table ronde au salon Educatice, compte rendu rédigé par B. Devauchelle pour Le Café
. L'IGEN "note que les recommandations proposées dans un rapport de l'IGEN
   sur la filière du numérique avaient trouvé un commencement de mise en œuvre"
. Le délégué général de Cap Digital veut casser les frontières entre l'Ecole et les entreprises
. Le prof d'IUT vante l'informatique enseignée à l'IUT et la jonction forte entre l'entreprise et l'université (sic).
. La chef du MEN met en avant à l'option ISN au lycée et les micro-entreprises en collège.
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/11/28112014Article635527579474316361.aspx

Si tous ces acteurs se coltinaient les vraies questions au lieu de jouer leur rôle institutionnel, le débat avancerait peut-être.

- Les médias dressent un tableau apocalyptique de l’Ecole, et ramènent tout à une opposition binaire (supprimer les notes). Ils donnent l'impression de vouloir alimenter le fond de commerce des déclinistes, ceux qui ont intérêt à tout noircir aujourd'hui pour mieux démolir demain.

Il faudrait questionner des affirmations trop simplistes : ainsi, à lire Stiegler, un prof ne pourrait pas se servir intelligemment du numérique si un docteur n’a pas exploré au préalable la faisabilité ; pour d’autres, un prof ne saurait pas utiliser de manière pertinente internet s’il n’a pas validé son C2i2e.
Que de mépris ! La réalité du travail intellectuel n’est-elle pas beaucoup plus complexe ? Un prof sait faire preuve de souplesse, ne serait-ce que pour affronter à des situations impossibles dues à des choix politiques du MEN ? De plus, quand Allègre a torpillé la formation continue, il a détruit un levier essentiel de tout changement : la rencontre entre professionnels et les échanges sur le métier.

Le numérique (nom commode de l’informatique ou de la bureautique) est dans tous les programmes Chatel en HG.
Sans attention aux effectifs réels des classes ni aux programmes prétentieux à boucler en moins de 9 mois.
Peillon avait fait du numérique un chantier essentiel de sa refondation (avec la morale dite laïque). Pour l’instant, la page d’accueil Eduthèque sert surtout de vitrine aux grandes structures (IGN, CNRS, RMN…). Ne serait-il pas préférable de mettre la pédagogie et la classe au cœur du site web, à partir des vraies questions posées par les profs et les élèves, et témoigner des difficultés et des réalisations sur le terrain ?
Peu importe que cela soit avec un réseau d’ordis anciens, avec des tablettes ou avec des smartphones...


Un dernier mot : dans un compte rendu d’ouvrages de Jean Houssaye, Philippe Meirieu soulignait en septembre l’opposition entre « progressisme pédagogique » et « progressisme administratif ».

« Le « progressisme pédagogique », en effet, s’inscrit dans la tradition revisitée de l’Éducation nouvelle et promeut une transformation des pratiques de classe par la mise en place de situations d’apprentissage associant découverte et formalisation, cours magistraux, expérimentations, recherches documentaires, travaux de groupes, tutorat entre pairs, appropriations individuelles, exposés d’élèves, etc. ; il développe des projets interdisciplinaires et une évaluation fondée plus sur l’aide à la progression de chacun que sur le classement et la sélection »

« Le « progressisme administratif », lui, se pare de toutes les vertus de la modernité…il mobilise la « théorie des organisations », le management et les théories de l’apprentissage qui, comme le behaviorisme, en rendent les résultats facilement observables et quantifiables. Il gère des cohortes d’élèves et des carrières d’enseignants avec pour finalité essentielle « l’efficacité sociale » dans une perspective purement utilitariste … il regarde la pédagogie comme une sorte de « variable parasite »

Meirieu souligne un paradoxe : « les idées pédagogiques nouvelles ont eu un immense impact sur la rhétorique éducative des formateurs et des intellectuels, des journalistes et des politiques eux-mêmes, mais elles sont devenues progressivement lettre morte. Leur succès médiatique est symétrique de leur défaite pratique »
Alors, pourquoi le progressisme administratif l’emporte-t-il ?
« Parce qu’il a pu se couler dans le lit de la pédagogie traditionnelle, la digérer et la renforcer » !

http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2014/09/05092014Article635454973224499978.aspx
http://www.meirieu.com/actualite_8_09.html


.

 

10 décembre 2014

Meirieu : Socle et innovations

 

Philippe Meirieu assure une rubrique régulière dans Le Café pédagogique.
http://www.meirieu.com/actualite_8_09.html

- « Du bon usage des innovations » 19.09.2014
http://www.meirieu.com/ACTUALITE/chro_cafe_peda_2_V2.pdf
A partir de deux exemples cités dans le dossier « Eduquer au XX » (Sciences humaines 263) l’espace de la classe en maternelle, la classe inversée, il questionne la nature de l’innovation. Selon lui, il faut se méfier « des formules magiques et des simplifications colportées par des publicistes peu scrupuleux ».


- Socle commun et pédagogie : ne confondons pas le tableau de bord et le moteur ! 21.11.2014
http://www.meirieu.com/ACTUALITE/cafe_peda_chro_6.pdf
Dans un autre texte, il replace le socle dans la suite des pistes explorées pour lutter contre l’échec scolaire : les « classes spécialisées », le « soutien » et « l’individualisation ».


- Évaluation du socle : « De (gros) progrès, mais peut (encore) mieux faire… » 05.12.2014
http://www.meirieu.com/ACTUALITE/chro_cafe_peda_7.pdf
« La deuxième mouture du socle, publiée en juillet 2014, représente, au regard de cette première tentative, un progrès significatif ».


- CR  Jean Houssaye (U. Rouen), La Pédagogie traditionnelle (Fabert).
Jean Houssaye, Le triangle pédagogique (ESF, août 2014) - 05.09.2014

« Reste la question que pose Houssaye : pourquoi le progressisme administratif l’emporte-t-il sur le progressisme pédagogique ? « Parce qu’il a pu se couler dans le lit de la pédagogie traditionnelle, la digérer et la renforcer » !

Le « progressisme pédagogique », en effet, s’inscrit dans la tradition revisitée de l’Éducation nouvelle et promeut une transformation des pratiques de classe par la mise en place de situations d’apprentissage associant découverte et formalisation, cours magistraux, expérimentations, recherches documentaires, travaux de groupes, tutorat entre pairs, appropriations individuelles, exposés d’élèves, etc. ; il développe des projets interdisciplinaires et une évaluation fondée plus sur l’aide à la progression de chacun que sur le classement et la sélection ; il tient compte du niveau et des intérêts des élèves, non pour les y enfermer, mais pour les conduire, de manière exigeante, vers des objectifs culturels mobilisateurs.
Le « progressisme administratif », lui, se pare de toutes les vertus de la modernité et ne va guère chercher son inspiration dans la tradition pédagogique du début du XXème siècle. Il mobilise la « théorie des organisations », le management et les théories de l’apprentissage qui, comme le behaviorisme, en rendent les résultats facilement observables et quantifiables. Il gère des cohortes d’élèves et des carrières d’enseignants avec pour finalité essentielle « l’efficacité sociale » dans une perspective purement utilitariste : il faut montrer à l’opinion publique et aux enquêteurs internationaux que l’investissement éducatif est rentable. Il faut donc « rationaliser » la gestion de l’institution scolaire. Les « progressistes administratifs » regardent ainsi la pédagogie comme une sorte de « variable parasite » : ils préfèreraient « neutraliser » les facteurs humains aléatoires (qui constituent la relation pédagogique dans son essence même) pour n’avoir qu’à décider de l’usage des « méthodes scientifiquement validées » et à en évaluer tout aussi « scientifiquement » les résultats.
Reste la question que pose Houssaye : pourquoi le progressisme administratif l’emporte-t-il sur le progressisme pédagogique ? « Parce qu’il a pu se couler dans le lit de la pédagogie traditionnelle, la digérer et la renforcer » !
http://www.meirieu.com/ACTUALITE/cafe_peda_chro_1.pdf


- « Où vont les pédagogues ? »
Regards et perspectives à partir des travaux de Philippe Meirieu
journée d'études le 10 janvier 2015 à l'université Lumière-Lyon 2
« dans une posture de l'entre-deux entre cité savante et cité mondaine, l’oeuvre de Meirieu encourt des polémiques, parfois croisées, dont la violence est révélatrice de la valeur de la place ainsi occupée et de la manière singulière dont Meirieu l’occupe  ».
Le pédagogue des pédagogues
La République et la démocratie dans l’école
Le Pédagogue et la meute
La pédagogie est-elle encore d’actualité ?
http://conditionsenseignantes.fr/event/hommage-meirieu/
Aller en bas

 

2 décembre 2014

Socle commun et pédagogie

 

Socle commun et pédagogie, Philippe Meirieu, Le café péda, 21.11.2014 (source : aggior)
http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2014/11/21112014Article635521514572408974.aspx

« Le problème majeur de l’institution scolaire française était l’écart considérable entre « la démocratisation de l’accès » et la « démocratisation de la réussite ».
« Trois pistes vont être principalement explorées pour résorber cet écart : les « classes spécialisées », le « soutien » et « l’individualisation ». Cette dernière n’est pas récente (cf le plan Dalton aux USA en 1905) ; elle a des défauts : on donne l’impression que l’école passe son temps à évaluer les élèves pour voir s’ils ne seraient pas mieux ailleurs, on externalise le traitement des difficultés.
« Le socle est une autre réponse. Dans celui de 2014, « connaissances et compétences ne s’opposent plus mais contribuent, ensemble, à l’appropriation d’une culture commune ; le socle se présente clairement comme la matrice des programmes futurs ; l’élève est pris en compte dans toutes ses dimensions, y compris la maîtrise des émotions et la créativité ». Le socle fixe des objectifs, il ne dit nullement ce qui est susceptible de mobiliser les élèves ».
Meirieu dénonce le risque de prolétarisation des professeurs : « quand les personnes ne sont plus appelées à chercher et à inventer, mais réduites à obéir à des injonctions technocratiques ; quand les enseignants ne sont pas invités à partager la culture qui les fait vivre, mais réduit à cocher des cases et à remplir des tableaux Excel, quand ils ne sont plus en mesure d’utiliser les outils à leur service, mais doivent se mettre au service de ces outils »
Il plaide en faveur d’une « pédagogie du chef d’œuvre »


Le point de vue de J-M Zakhartchouk, 24.11.2014
http://blog.educpros.fr/Jean-Michel-Zakhartchouk/2014/11/24/

Gabriel Kleszewski suggère la lecture des programmes francophones belges
http://enseignement.be/index.php?page=0&navi=296


.

Publicité
2 décembre 2014

Conditions enseignantes

 

Condition(s) enseignante(s), Conditions pour enseigner : Réalités, Enjeux, Défis
colloque, Lyon, 8-10 janvier 2014

programme :
http://conditionsenseignantes.fr/


hommage à Philippe Meirieu « Où vont les pédagogues ? »
samedi 10 janvier 2015
http://conditionsenseignantes.fr/fr/hommage-meirieu/

14 février 2013

Rythmes : le non à tout ?

 

- Philippe Meirieu, Rythmes scolaires : mais pourquoi ne pas rouvrir l'école le samedi matin ? Le Monde, 12.02.2013

« Il faut d'abord rappeler que, si nous en sommes là, c'est en raison des décisions brutales et totalement irresponsables de Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy en septembre 2007 »

« Il y a bien un mal français dans la conduite de nos réformes scolaires : spécialistes de combats épiques sur les modalités, nous en oublions les finalités. Pris dans la frénésie des arrangements institutionnels, nous en oublions les questions de contenus et de méthodes... Les tensions actuelles montrent la limite de ce pilotage ».
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/12/rythmes-scolaires-mais-pourquoi-ne-pas-rouvrir-l-ecole-le-samedi-matin_1830899_3232.html


- Luc Cedelle, La machine infernale du « non à tout »
http://education.blog.lemonde.fr/2013/02/11/la-machine-infernale-du-non-a-tout/


- Les Activités Pédagogiques Complémentaires, un espace de liberté à investir
Stéphanie de Vanssay, UNSA
http://ecolededemain.wordpress.com/2013/02/13/apc-un-espace-de-liberte-a-investir/

.

21 novembre 2012

Rompre avec la pédagogie des préalables




Philippe Meirieu, Rompre avec la pédagogie des préalables, Liaisons laïques, no 277, Arts à l'école. sept 2005

cité en novembre 2012 sur le site de l'APSES.
http://www.apses.org/debats-enjeux/analyses-reflexions/article/la-pedagogie-des-prealables-trouve
http://www.apses.org/IMG/pdf/pedagogie_des_prealables_-_copie.pdf


« La pédagogie des préalables trouve toujours des prétextes pour reculer le moment de la confrontation avec la culture : « Il manque de bases ; il lui faut d’abord consolider ses acquis ; le temps fait défaut et il vaut mieux se concentrer sur le fondamental…»
Mauvais calcul : la pédagogie des préalables coupe, en réalité, les ponts qu’elle prétend construire. Elle empêche les enfants d’entendre la vie gronder derrière les connaissances fossilisées que l’École leur enseigne. Elle fabrique de la mort avec du vivant… quand il faudrait, à l’évidence, faire le contraire : restituer le projet culturel qui a donné naissance aux savoirs ».

« Ainsi rien ne peut remplacer cette expérience fondatrice d’un petit d’homme qui monte sur une scène. ... Expérience qui ne requiert aucun préalable, mais qui est toujours une occasion précieuse – infiniment précieuse – d’accéder à l’humain en l’homme ».

.

 

 

17 février 2012

Injonctions contradictoires

 

Deux cartes blanches récentes dans l'émission Rue des Ecoles

A écouter en fin d'émission (53e mn)
http://www.franceculture.fr/emission-rue-des-ecoles
ou lire la transcription sur le site Educpros.
http://blog.educpros.fr/les-debats-d-educpros/2012/02/



Le 8/02, Nathalie Mons pointe le choc des injonctions politiques contradictoires.

un ex, celui de l'évaluation
« D’un côté, au primaire, on nous explique qu’il faut développer des tests nationaux, administrés par le ministère, de façon à prendre du recul par rapport aux évaluations que pratiquent les enseignants dans leur classe, car un acteur externe à l’établissement s’avère avoir un regard plus objectif sur les acquis réels des élèves.
Mais si l’on s’intéresse à l’évaluation des enseignants, c’est le contraire qui est préconisé : la nouvelle réforme (veut) affaiblir le poids d’un jugement porté par un acteur externe à l’établissement - à savoir l’inspecteur - et reconnait l’intérêt d’un jugement interne, celui du chef d’établissement car il serait plus proche de l’enseignant.

Poursuivons par une ligne forte de la politique actuelle : l’individualisation des parcours des élèves et le traitement de la difficulté scolaire sont valorisés à travers des mesures comme l’aide individualisée au primaire et l’accompagnement personnalisé au lycée. Mais à l’inverse, contrainte budgétaire oblige, on supprime les RASED, ces brigades d’enseignants spécialisés dans le suivi personnalisé des élèves en échec scolaire au primaire ».
La transcription de la carte blanche

.
Le 15/02, « J’ai retrouvé les écoles normales » ajoute Benoît Falaize

C’était donc il y a quelques jours. L’IUFM était très vide, peu de personnel, peu d’administratifs. Aucun étudiant non plus … d’un côté, un IUFM vidé, laminé, obsolète ; de l’autre une cour de récréation où jouaient des enfants de l’ancienne école d’application. Deux visions de la  formation des maîtres : une France de la IIIe République où existait un lien fort entre une vision politique et une volonté scolaire ; une masterisation sans élan, sans âme et sans perspective, avec une quasi-disparition de la dimension pédagogique.

« Derrière toutes les réformes des cinq dernières années, c’est le sens même de l’école et de la formation de ses enseignants qui est atteint, qui a été liquidé…
La seule question qui vaille aujourd’hui : est-ce seulement rattrapable ?
»
La transcription


Le 8/02, dans la seconde partie, écouter Luc Cédelle et Louise Tourret sur Philippe Meirieu, ciblé comme adversaire principal (et bouc-émissaire) par les tenants d'un retour à l'école des 400 coups (le film de Truffaut), celle qui menait à la maison de correction et à la prison. L'émission du 08/02 au format mp3 :
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11192-08.02.2012-ITEMA_20343171-0.mp3

 

meirieu-cite

http://www.meirieu.com/

.

5 septembre 2011

Apprendre à penser

 

Comment réinventer l'école ? - Le Monde 02/09/2011 - source CR
http://www.lemonde.fr/idees/ensemble/2011/09/02/comment-reinventer-l-ecole_1566764_3232.html

Rentrée scolaire : Les nouveaux défis
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/02/rentree-scolaire-les-nouveaux-defis_1566840_3232.html

Contre l'idéologie de la compétence, l'éducation doit apprendre à penser
http://www.lemonde.fr/idees/2011/09/02/apprendre-a-penser

Débat entre Philippe Meirieu et Marcel Gauchet, le 13 juillet 2011, dans le cadre du Festival d'Avignon.

 

«... Nombre d'enseignants ont l'impression que la société défait le soir, après la classe, ce qu'ils ont patiemment tenté d'élaborer dans la journée ».
« On demande à l'école de résoudre par des moyens pédagogiques des problèmes civilisationnels résultant du mouvement même de nos sociétés [et de choix politiques], et on s'étonne qu'elle n'y parvienne pas... »


Lire les analyses sur la famille, ses mutations, ses attentes face à l'école, sur le comportement d'enfants désirés...

Vision très critique des référentiels behavioristes : « De même qu'aucun métier ne se réduit à la somme des compétences nécessaires pour l'exercer, aucun savoir ne se réduit à la somme des compétences nécessaires pour le maîtriser ».

Pour PM, le débat politique oppose « ceux qui chargent l'école de transmettre une somme de savoirs techniques garantissant à terme l'employabilité du sujet dans l'entreprise, et ceux pour qui l'école a une vocation culturelle qui dépasse la somme des compétences techniques qu'elle permet d'acquérir ».


PM - « Ce jeu entre contraintes et ressources relève d'un travail pédagogique irréductible à l'accumulation de savoir-faire et à la pratique d'exercices mécaniques. Il renvoie à la capacité à inventer des situations génératrices de sens, qui articulent étroitement découverte et formalisation. Or, nous nous éloignons aujourd'hui à grands pas de cela avec des livrets de compétences qui juxtaposent des compétences aussi différentes que savoir faire preuve de créativité et savoir attacher une pièce jointe à un courriel ».
« Que peut bien signifier alors l'élève a 60 % des compétences requises ? La notion de compétence renvoie tantôt à des savoirs techniques reproductibles, tantôt à des capacités invérifiables dont personne ne cherche à savoir comment elles se forment. Ces référentiels atomisent la notion même de culture et font perdre de vue la formation à la capacité de penser ».

MG - « Dans le travail comme dans le reste de l'existence, c'est avec de la pensée que l'on peut progresser, à tous les niveaux. La fonction de l'école, c'est tout simplement d'apprendre à penser, d'introduire à ce bonheur qu'est la maîtrise par l'esprit des choses que l'on fait, quelles qu'elles soient. C'est, de très loin, la démarche la plus efficace. L'illusion du moment est de croire qu'on obtiendra de meilleurs résultats pratiques en abandonnant cette dimension humaniste ».
 

meirieu

Philippe Meirieu - http://meirieu.com/ 
http://blogue.sdp-cmontmorency.ep.profweb.qc.ca/?p=248
http://www.meirieu.com/nouveautesblocnotes.htm


gauchet

Marcel Gauchet - http://gauchet.blogspot.com/
.

.

 

Publicité
<< < 1 2
Clioweb, le blog
Publicité
Archives
Publicité
Publicité