06 février 2016

2016, année de La Marseillaise ?

 

- « 2016, année de La Marseillaise »
http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=98222

« L'hymne national, qui constitue le chant de rassemblement de tous les Français, a fêté en 2015 les 220 ans de son adoption (14 juillet 1795) »

« Un nouvel enregistrement de La Marseillaise par de jeunes choristes de la Maîtrise de Radio France sera disponible en ligne. Cette nouvelle version sera accessible début février 2016 sur la page Éduscol dédiée à La Marseillaise ainsi que sur le site Musiqueprim. Elle sera accompagnée d'un guide pratique proposé au format numérique visant à « bien chanter La Marseillaise ».


- Rouget de Lisle composant la Marseillaise, Auguste Pinelli 1875, MRF, Vizille
http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php?i=381
Wikipedia reproduit un tableau d'Isidore Pils en 1849

- La Marseillaise, article Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Marseillaise
avec lien vers une Marseillaise de la Commune, un texte de Mme Jules Faure en 1871


- « 2016, année de la Marseillaise », année de toutes les escroqueries
Bernard Girard - blog Histoire, Ecole et Cie  04.02.2016
http://blogs.mediapart.fr/b-girard/blog/040216/2016-annee-de-la-marseillaise-annee-de-toutes-les-escroqueries

 

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30 juin 2012

Révolution et cultures populaires

 

Mythologies contemporaines : Révolution française et cultures populaires dans le monde aujourd’hui, c’est le titre d’un colloque qui a eu lieu à Vizille en mars 2012. Martial Poirson et Alain Chevalier, les organisateurs veulent conduire une « histoire sociale et culturelle de l’imaginaire révolutionnaire contemporain » en étudiant les « réappropriations et détournements » des mythes (des mémoires ?) de la Révolution française dans différentes cultures.

Dans le compte rendu rédigé et mis en ligne le 5 mai 2012, Serge Bianchi souligne le choc entre l’héritage d’une vision républicaine de la Révolution et les nouveaux stéréotypes forgés par les fictions mâtinées d'histoire qui redonnent vie à la légende noire, celle d'un Dickens (A Tale of two cities). La Révolution n'est plus la matrice de la société et de la politique actuelle (les droits de l’homme, les débuts de la démocratie) mais une violence aveugle contre Marie-Antoinette et les aristocrates, mis en scène sur fond de victimisation et de frivolité.

Les participants du colloque ont souligné plusieurs chantiers urgents :
- « occuper les milieux et les médias qui ont consommé un divorce certain entre cultures populaires et patrimoine historique de la Révolution : le théâtre populaire, comme au temps de l’an II, de Romain Rolland, du TNP et de la Cartoucherie ; le roman populaire, à l’image du Quatre vingt treize de Victor Hugo en 1874 ou des Dieux ont soif d'Anatole France en 1912 ; le cinéma populaire de Napoléon (1925-, de la Marseillaise (1932), de 1788 (1978), de La Caméra explore le temps (1964) ».

- Reconquérir l’espace de l’enseignement. (cf la journée « Enseigner la Révolution française » à Ivry en mars 2011).

- Mettre à portée d'un large public l'érudition disponible et le travail des historiens d'aujourd'hui.

L’ampleur d'une refondation néessaire est considérable.Le bicentenaire suggère des pistes possibles. « La lutte est très inégale », mais ne pas l’engager serait une démission, un renoncement à des journées et des valeurs qui ont « changé la face du monde  et pesé sur le destin des nations écrit Serge Bianchi.


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