13 février 2012

Google et la vie privée

 

- Hadopi
« Hadopi a voulu pénaliser les pratiques.
Pour quels résultats ?
Les artistes ont-ils gagné quoi que ce soit en termes de reconnaissance et de rémunération ?
Cette loi a-t-elle rapporté un sou à la création ? »

A gauche, un projet alternatif prévoit l'abandon du « fichage généralisé des utilisateurs » et une garantie  du « financement de la création ainsi que la plus large diffusion des oeuvres à tous les publics ».
http://www.ecrans.fr/Francois-Hollande-abolira-Hadopi,13906.html


- Acta, l’accord anticontrefaçon est jugé « déséquilibré »
par Martin Schulz, le président du parlement européen
http://www.ecrans.fr/Acta-est-desequilibre-pour-le,14066.html


- Chez Google, la vie privée tombe dans le panel
par Camille Gévaudan - Libération Ecrans
La firme de Mountain View lance un nouveau service de traçage, proposant aux internautes de vendre leur vie privée en ligne pour une poignée de bons d’achats.
http://www.ecrans.fr/Chez-Google-la-vie-privee-tombe,14046.html


- Pourquoi je ferme mon compte Google
Je ne suis pas un anti-Google primaire : certains des services de la firme de Mountain View sont indispensables parce qu'ils sont bons. Mais puisque la promesse de départ (« Don't be evil ») n'est plus respectée, je vais m'en détourner de plus en plus. Je ne vous invite pas non plus à en faire autant par pure idéologie : pesez le pour et le contre, jugez, et prenez votre décision en votre âme et conscience. Je ne me fait néanmoins aucune illusion : rien n'arrêtera l'évolution de Google en une immense sangsue pompant tout ce qu'elle peut.
http://www.metrozendodo.com/2012/01/pourquoi-je-ferme-mon-compte-google/


- Un projet de statue à Nogent-sur-Marne fait rire sur Internet
http://www.franceinfo.fr/societe/un-projet-de-statue-de-carla-bruni-sarkozy-a-nogent-sur-marne-fait-rire-sur-in
https://twitter.com/#!/search?q=%23AidonsNogent

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08 mars 2011

Facebook : attention danger

Facebook a décidé de laisser fuiter encore un peu plus de données personnelles hors de son réseau social.

Camille Gévaudan (Libération Ecrans) alerte encore une fois sur une fonctionnalité de Facebook : quand vous commentez un article, sur un site tiers, en passant par la technologie Facebook Connect, toutes les informations que vous avez accepté de fournir à Facebook peuvent se retrouver publiquement visibles sur n’importe quel site de la Toile, à votre insu.

Par défaut, la configuration standard fait passer l'intérêt du marchand avant les droits normaux de l'internaute.
Sans que les politiques ne s'en émeuvent. Pourquoi mettraient-ils des obstacles aux profits de leurs amis ?

Alors, prudence, et pensez à paramétrer la confidentialité de votre compte.

NB : TF 1 cherche des « victimes d'internet » pour une énième émission sur « les effroyables dangers » de la Toile ..

http://www.ecrans.fr/Facebook-lache-ses-coms,12147.html

 

 

 

 

 

 

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31 décembre 2010

Qui a peur d'internet ?

Patrice Flichy (Le sacre de l'amateur) et Dominique Cardon (La démocratie Internet : Promesses et limites) répondent aux questions de Julie Clarini (Le grain à moudre du 16/12/2010) et de François Armanet (Le Nouvel Obs).
http://www.laviedesidees.fr/_Flichy-Patrice_.html
http://www.laviedesidees.fr/Internet-nouvel-espace.html
http://cems.ehess.fr/document.php?id=155

Le texte est paru dans le Nouvel Observateur, mais ne semble pas encore en ligne.
L'émission est à archiver au format mp3

Un des intérêts de cet entretien à 4 voix, c'est le jeu de rôle, avec des questions à sens unique imaginées par les animateurs et une analyse très nuancée faite par les deux experts.

Les questions, en substance :
La transparence absolue n'est-elle pas un danger pour la démocratie ?
Les hackers ne vont-ils pas remplacer les journalistes et les experts ?
Internet ne suscite-t-il pas de failles qui mettent en péril la démocratie ?
Avec internet, n'y a-t-il pas pour la vie privée un risque de Big Brother ?
Ne surestimez-vous pas la capacité d'auto-régulation d'internet ?
La fragmentation de l'espace public en innombrables agoras n'est-elle pas une menace pour la démocratie ?

Entendu dans l'émission :
Wikileaks ?
Pourquoi avoir peur de la circulation d'une information publique (la diplomatie ?)
Pourquoi en faire un risque plutôt qu'une opportunité ?
Crier à la transparence absolue, c'est monter trop vite en généralité.
La démocratie repose sur le contrôle, la demande d'informations est une sorte de contre-feu face aux excès de la communication entre les mains du pouvoir. On est dans la foulée du journalisme d'investigation, où des sources privilégiées pouvaient marquer leur distance par rapport à une politique suivie.
PF cite l'exemple des papiers du Pentagone en 1971, au temps de la photocopie.

Des menaces sur la vie privée ?
Big Brother, ce sont les Etats (la Stasi) ou les entreprises. Les dangers sont connus, et le droit peut être mobilisé.

DC : Les individus choisissent de s'exposer, ils ne sont pas aussi naïfs. Sur Facebook, ils savent distinguer le mur et les infos protégées (sauf du propriétaire). Jongler entre la parade et la dissimulation, c'est un nouveau jeu dans les pratiques sociales...
Utiliser la vie privée comme arme stratégique, les politiques n'ont pas attendu internet pour le faire. Ils ont commencé avec la TV et la Téléréalité.

Les sites extrémistes ?
PF ne veut pas exagérer leur audience.
Il préfère la solution américaine (liberté et contradiction portée par les autres citoyens) à la solution française (une loi pour chaque dérive possible)

L'autorégulation ?
DC :  L'idée de l'autorégulation est au coeur d'internet, elle fait un pari : dès qu'on donne à la société civile des pouvoirs d'expression et de coordination autonome, on a l'impression qu'entre l'Etat et le marché, il n'y a pas d'espace. Or ce qui est en train de s'inventer - et c'est très présent dans la culture des amateurs - c'est l'idée d'un troisième modèle. Il y a une société civile qui s'auto-organise, qui produit des biens communs. Il y a des formes d'association dans lesquels on n'est pas obligé, pour remplir des services pour le public ou des services communs (Wikipedia ou le logiciel libre), de passer par le marché ou l'Etat. Cette auto-organisation est encore très fragile et imparfaite, mais elle monte en puissance.

Dans cet espace, le filtrage des informations n'est pas fait à priori par des journalistes de métier (qui jouent le rôle de gatekeepers), mais à postériori par les internautes. Donc internet n'est pas cette vaste poubelle si souvent dénoncée. Bien sûr un journaliste pourra lancer une rumeur et lui donner crédit. Mais ce que font les internautes (et aussi le Page Rank de Google), c'est de voter. Collectivement, les internautes produisent une crédibilité commune,  et ils sont généralement très vigilants quant à l'intérêt et à la véracité de l'information.

Une fragmentation de l'espace public ?
P Flichy - dans le débat public, il y a toujours une multitude d'agoras. Les premiers lieux où l'on parle de politique sont les lieux privés, la famille, les amis, à table...
L'éclatement de l'espace public via internet a au contraire qq chose d'extrêmement positif. S'il n'y avait qu'un seul espace, le débat serait limité aux grands messes électorales des présidentielles, au face à face de deux candidats. L'espace politique est une multitude de lieux qui s'ancrent dans la vie locale...

flichy
Patrice Flichy

                                                 

cardon
Dominique Cardon

 

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22 juillet 2010

Le web et la vie privée, suite

La vie privée sur la toile, une notion dépassée ?
La grain à moudre, 14/07/2010
en podcast mp3
realplayer : http://www.tv-radio.com/

Un sujet intéressant, une émission avec un jeu de rôles plutôt caricatural :
le député vante la sagesse des autres députés,
la directrice des relations célèbre la vigilance de la CNIL
le directeur des Relations assure que tout baigne dans le meilleur des Google mondes...

Un exemple, en toute fin d'émission, à propos des données récupérées par Google Street View à partir de bornes wifi non sécurisées : « Google a joué la transparence et dévoilé (proactivement ?) son erreur »... «  dès que la CNIL nous le demandera on effacera ces données » (ce qui veut dire qu'elles sont toujours archivées chez Google) !

Le journaliste (Jean-Marc Manach) déplace utilement la question, tout comme il l'avait déjà fait dans Place de la Toile (16/07/2010) à propos de son ouvrage La vie privée, une affaire de vieux cons ?

Selon lui, le véritable enjeu ce sont moins les réseaux sociaux (un des thèmes de propagande de l'ump) que le fichage et le flicage policiers, avec une justice qui ne se donne pas les moyens humains et techniques nécessaires pour mettre à jour ses bases de données (rendre public un jugement qui blanchit un inculpé...)

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