25 mars 2017

2005 - Le savoir des livres

 

savoir-livres

Le savoir des livres, Benoît Melançon (dir.) PU Montréal 2005
http://books.openedition.org/pum/1333


Les auteurs du Savoir des livres... ont voulu comprendre quelle a été l’évolution de la publication scientifique, de l’imprimé à Internet. Ils ont rencontré sur leur chemin des revues et des bases de données, des imprimeurs et des hommes de lettres, des savants et des vulgarisateurs. Ils se sont intéressés au statut des images dans la diffusion des connaissances... Ils ont surtout voulu rendre hommage à ces formidables machines que sont les livres.


Avatars et renaissances du livre savant
Christian Vandendorpe

extraits :
Le livre est...chargé d’une dimension mythique, qui tient à son histoire et à des facteurs d’ordre historique et sociologique.
il est lié à notre histoire personnelle, il est l’objet au moyen duquel nous sommes d’abord entrés individuellement en contact avec le monde de la culture et de l’imaginaire.

Depuis le personnage de Don Quichotte, chez qui la lecture des romans de chevalerie avait « desséché la moelle du cerveau », jusqu’à la pauvre madame Bovary, qui confondait la réalité avec le rêve issu de ses lectures sentimentales, on n’a pas cessé de dénoncer les méfaits d’un penchant excessif pour les livres et la lecture.

Aujourd’hui, cependant, l’écran est devenu le média par excellence, qui sert d’interface avec le monde de la culture, du savoir, de l’imaginaire, du jeu et de la communication. C’est vers ce « vitrail » – le mot est de Hervé Fischer (2002) – que les enfants sont attirés dès leur plus jeune âge. Et c’est en manipulant ses rutilantes icônes que nous effectuons désormais la majeure partie de nos activités de lecture


Le sommaire
Nicole Cardinal, Jean-Pierre Côté et Antoine Del Busso, Avant-propos
Benoît Melançon Qu’est-ce qu’un livre savant ?
Christian Vandendorpe Avatars et renaissances du livre savant
Michel Pierssens Revues savantes : quel avenir ?
Yvan Lamonde Trames et caractères de la culture de l’imprimé au Québec et au Canada aux XVIIe et XIXe siècles
Bibliographie

 

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27 août 2015

Du papyrus à l'hypertexte

 

- 25 août 2015 L'hypertexte a 50 ans. Olivier Ertzscheid, Affordance
http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2015/08/lhypertexte-a-50-ans.html

« En Mars 2014 nous avions célébré les 25 ans du web. Mais l'hypertexte, lui, vient de fêter ses 50 ans. Hier en fait. Le 24 Août 1965 Ted Nelson consignait dans un article pour l'Association for Computing Machinery, ce qui est aujourd'hui la première référence connue du terme "hypertexte" dans son acceptation actuelle ».
Olivier Ertzscheid a soutenu en 2002 une thèse intitulée « Les enjeux cognitifs et stylistiques de l'organisation hypertextuelle : le lieu, le lien, le livre ». Il a mis son avant-propos en ligne sur le blog Affordance.info


- En 1999, Christian Vandendorpe a mis en ligne puis publié
Du papyrus à l'hypertexte. Essai sur les mutations du texte et de la lecture, La Découverte, 1999

Une version est disponible en ligne :
http://vandendorpe.org/papyrus/PapyrusenLigne.pdf

Compte rendu de Bertrand Calenge, BBF mars 2000
http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2000-02-0145-013

Notes de lecture par Jean Clément (avec lien vers les fictions hypertextuelles citées)
http://hypermedia.univ-paris8.fr/Groupe/exposes/vandendorpe.htm

Christian Vandendorpe a également publié « De la textualité numérique : l’hypertexte et la fin du livre »
dans RS/SI, vol. 17 1997, nos 1-2-3, p. 271-286.
http://www.ruor.uottawa.ca/bitstream/10393/12811/1/Textualite%20num%C3%A9rique.pdf

« L’hypertexte est né sous le signe d’une double utopie rêvée par Vannevar Bush2, en 1945. La première était de lier dans un vaste réseau la totalité du savoir humain et de le rendre ainsi facilement accessible. La seconde était d’archiver les connaissances sur le modèle de l’esprit humain, par des jeux d’association entre des blocs de texte joints par des liens »

Il souligne l'opposition entre lecture linéaire et tabularité, entre lecture intensive et lecture extensive
L’imprimé est surtout linéaire, mais pas nécessairement (cf les dictionnaires et les encyclopédies, la littérature expérimentale). La linéarité a évolué : page, paragraphe (XI-XIIIe), page de titre vers 1480, pagination (2e moitié du XVIe).
Les magazines et les journaux ont en partie abandonné la linéarité avec une mise en page de type mosaïque
Hypertexte, des fragments reliés par des liens, des lectures personnalisées possibles.

[ Les magazines ont tous exploité la lamentation de Nicholas Carr sur Internet qui rend (encore) plus bête et la disparition supposée de la lecture profonde. Dans des articles obligatoirement courts. Sans mention de la diversité des lectures, entre la lecture linéaire d'un roman, la lecture d'une thèse et une recherche (approfondie) sur un sujet à la bibliographie très riche. Ils ont surtout oublié le rythme imposé par la TV et les publicitaires, la victoire de l'image sur le texte (sauf sur Internet), l'émotion préférée à la compréhension rationnelle.]


- Voir également
Une introduction à l'hypertexte, Hervé Le Crosnier BBF 1991
http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1991-04-0280-002

Pierre Lévy. L'hypertexte, instrument et métaphore de la communication.
Réseaux, 1991, volume 9 n°46-47. pp. 59-68.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reso_0751-7971_1991_num_9_46_1831

L’hypertexte comme hypermétaphore, Jacques Anis Linx 1999, Revue des linguistes Paris X
http://linx.revues.org/798?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lhypertexte-comme-hypermetaphore

Francis Pisani,  L'alchimie des multitudes
« Le lien est l’essence du web » : il évite de refaire ce qui existe déjà, il établit des relations entre des données mais plus encore entre des acteurs
http://clioweb.canalblog.com/archives/2008/07/12/9896993.html


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