13 août 2022

La griffe du peintre

 

- La griffe du peintre, La valeur de l’art (1730-1820),

Charlotte Guichard , Le Seuil, « L’univers historique »

Paroles d’histoire 38 49 minutes

https://parolesdhistoire.fr/index.php/2019/02/06/38-la-signature-des-peintres-au-xviiie-siecle-avec-charlotte-guichard/

 

Résumé par André Loez

Le titre du livre, la « griffe » entre métaphore animale, geste auctorial, et dispositif technique (1:40) ;
la signature médiévale ou renaissante comme marque de l’atelier (4:15) ;
le monogramme de Dürer, affirmation de l’auteur mais pas encore autographe (5:45) ;

les raisons qui font émerger la signature dans le tableau au XVIIIe siècle (6:55) ;
les transformations du statut de « l’auteur » dans la période, et sa manifestation dans la signature (7:45) ;
l’émergence d’un public qui sait regarder différemment les tableaux et leurs signatures (10:20) ;
en retour, la complexité des choix d’emplacements pour les signatures, chez Chardin ou Boilly (11:50) ;
les conditions nouvelles de la notoriété des peintres via les Salons notamment (13:05) ;
le jeu de la singularité et de la répétition pour de mêmes tableaux (15:30) ;
un jeu de répétitions et d’échos encore compliqué par la gravure (18:00) ;

la peinture de Fragonard comme « performance » visible dans sa signature (20:10) ;
la signature, “signe défaillant” et indice non fiable, suivant les analyses de Carlo Ginzburg (23:00)
la nouveauté de la logique du nom au XVIIIe siècle, en l’absence de cartel ou de cartouche sur le cadre,
le contexte « démocratique » de la naissance du cartel au moment de la Révolution française (24:10) ;
la « forme tableau » elle-même non encore stabilisée au XVIIIe siècle, qui n’est pas seulement une image, et dont il faut faire l’histoire (26:25) ;

signer de son nom, une forme d’émancipation pour un artiste d’atelier, à travers l’affaire Casanova-Loutherbourg (29:45)
et la signature de femmes pourtant mineures juridiquement comme Élisabeth Vigée-Lebrun (33:30),

la signature monumentale et personnelle à la fois de David (36:15) ;
les réorganisations révolutionnaires du rapport au nom et à la signature (39:40) ;
plus largement la nécessité de faire dialoguer l’histoire de l’art
avec une histoire matérielle et sociale de la culture, où les artistes contribuent à définir la valeur de leurs œuvres (43:20).

 

- La Griffe, titres et sous-titres, 4eme de couverture

recherche à partir de David, la gloire du nom - Stanford

https://searchworks.stanford.edu/view/12819236

La valeur du nom

Une histoire pragmatique de la signature
Une anthropologie du tableau
De Pline à Vasari : l'héritage humaniste
Les premiers héros grecs
Le nom et la fana
Les contes exemplaires de Vasari
Saillance d'un détail
Marques et monogrammes
Signatures détaillées
Le regard de l'expert
La Griffe et la marque : esthétique de la marchandise
Présences de la signature
Chardin, la griffe et l'empreinte
L'original multiple
L'espace du tableau : intériorité et matérialité
La marque de François Boucher
Autographie et performance: la main du peintre
Des savoirs graphiques à l'autographie
La main à l'oeuvre
Frago : geste et performance
Hubert Robert ou la dissémination de la présence
La patrimonialisation du nom
Réputations au Salon
Cadre, cartouche, cartel
Expertise et attribution
Le nom et le canon
Le nom des femmes
Auctorialité et autorité
"Il faudra bien qu'ils croient quand ils auront vu"
Une conscience collective ?
Des stratégies individuelles
David et la gloire du nom
"David & compagnie"
Inscrire son nom dans l'histoire
David contre David : la propriété du nom
L'amour de l'objet
Signatures en Révolution
Identités de papier
La griffe et l'assignat
Politiques de la signature
Fac-similés et trompe-l'oeil : l'art de Louis-Léopold Boilly.


- Une histoire à partir de l’art ? Autour de trois ouvrages récents en histoire de l’art

par Séverine Sofio · Publié 18/10/2020 · Mis à jour 17/12/2021

Le carnet du Mouvement social N°276 (juillet-septembre 2021) / Notes de lecture

https://lms.hypotheses.org/11466

. Charlotte Guichard, La griffe du peintre. La valeur de l’art (1730-1820),
Paris, Éditions du Seuil, « L’univers historique », 2018, 368 p.

. Anne Lafont, L’art et la race. L’Africain (tout) contre l’œil des Lumières,
Dijon, Les Presses du réel, « Œuvres en sociétés », 2019, 476 p.

. Hannah Williams, Académie royale. A History in Portraits, Farnham-Burlington, Ashgate, 2015, 358 p.

 

- Le doigt dans l’œil

par Pierre Senges 13 juin 2019

https://www.en-attendant-nadeau.fr/2019/06/13/doigt-oeil-guichard/


APHG, audio 3 déc 2021 ( 1 h 30 )

https://www.aphg.fr/Cafe-virtuel-avec-Charlotte-Guichard-pour-La-griffe-du-peintre


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07 décembre 2011

Orléan : Refonder l'économie

 

- Le futur n’est pas objectif - Libération  03/12/2011
http://www.liberation.fr/economie/01012375301-le-futur-n-est-pas-objectif

André Orléan a publié  L'empire de la valeur, refonder l'économie
Pour les économistes classiques, tout peut être mesuré, et de façon objective, la valeur pouvant dépendre du travail ou de l’utilité. Et les néo-libéraux avaient une telle confiance dans l'efficience des marchés financiers qu'ils ont activement milité pour une dérégulation totale.

Pour André Orléan, ils n'ont pas seulement fait une erreur de prévision. C'est tout leur cadre conceptuel (rationalité, utilité, équilibre) qui a conduit à la faillite extrême actuelle.

Pour lui, la valeur (économique) répond aux mêmes règles que les autres valeurs (morales, religieuses, esthétiques) : elle dépend de l'interaction sociale et des représentations. Il ne suffit donc pas d’introduire davantage de transparence pour espérer réduire l’incertitude économique.

La théorie classique fait l’hypothèse d’un homo œconomicus au comportement rationnel. « En réalité, l’individu mimétique est un être foncièrement social, constamment façonné par les interactions. C’est seulement lorsque ses préférences se stabilisent que l’hypothèse de l’homo œconomicus devient valide. En cela, la théorie que je propose se veut générale. Elle ne rejette pas l’homo œconomicus mais en fait un cas particulier. Ce qui est premier est l’interaction avec les autres. Les goûts ne sont pas une donnée naturelle mais résultent d’un apprentissage social ».
 

- Refonder la science économique, entretien avec Regards.
http://www.regards.fr/economie/refonder-la-science-economique


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Il faut définanciariser l'économie - Le Monde  05/12/2011

« ... nous avons été habitués au cours des vingt dernières années à nous en remettre aveuglément aux estimations des marchés... alors qu'ils sont incapables de produire une juste valorisation des activités productives...». C'est au nom de cette aptitude supposée des marchésà produire des prix justes que l'on a promu l'intense dérégulation qui est à l'origine du capitalisme financiarisé. Des contre-pouvoirs sont à inventer pour sortir de la crise. 
http://www.lemonde.fr/idees/2011/12/05/

Quel rôle pour les banques centrales ?
http://lemonde.fr/idees/2011/12/05/

 orlean

source : http://www.parisschoolofeconomics.com/orlean-andre/

 

- Karl Polanyi, La Subsistance de l'homme. La place de l’économie dans l’histoire et la société, Flammarion.
Pour Polanyi, le marché est une invention moderne. Ce "désencastrement" de l'économie menace la société et l'environnement.
A l'heure où l'on se demande comment desserrer l'emprise des marchés financiers, KP rappelle combien une action des Etats, s'inscrivant dans la durée, est primordiale.
http://tinyurl.com/lm-polyani-subsistance



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