09 juillet 2015

Colos, société et politiques

 

st-denis-sthil

Les jeux dans le parc - Caisse des Ecoles de la Ville de Saint-Denis
Colonie de vacances à Saint-Hilaire-de-Riez
http://www.retro-colo.fr/cartes/les-jeux-dans-le-parc-colonie-de-vacances-a-saint-hilaire-de-riez.php
http://www.retro-colo.fr/

 

Les colos des cocos, Le Monde 07.07.2015
http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/07/07/les-colos-des-cocos_4674497_3224.html

La volonté d'offrir des vacances aux enfants fut une vraie bataille pour les municipalités [de la banlieue rouge : Ivry, Romainville, Argenteuil, Saint-Denis, etc.]. Plus de 60 000  enfants seront envoyés dans 586 établissements de vacances en 1954. Une politique qui a longtemps fait leur fierté... à la fois, une « machine à fabriquer la santé » et un « lieu de sociabilité militante ». Aujourd'hui encore, les anciens colons racontent leur émerveillement quand ils ont découvert l'océan, le dépaysement loin des parents et les plaisirs des jeux au grand air

« Il a fallu moderniser ces bâtiments au fil des années. Parfois vendre un bout de terrain pour construire un autre édifice. Se diversifier en proposant des séjours familiaux. La physionomie des centres a changé. Puis la fréquentation a baissé, les restrictions budgétaires sont arrivées, mais surtout le destin de ces colonies a basculé au gré des alternances politiques, selon que la ville propriétaire était toujours aux mains du PCF ou de la droite ».

Le centre de Saint-Denis ressemble encore à une ruche : il est ouvert toute l’année, altenant colonies et classes  vertes, accueillant stages et week-end d’intégration. http://centresdevacancessaintdenis.fr/saint-hilaire-de-riez5/


[ L'article met davantage l'accent sur les affrontements politiques que sur la place des colonies dans une société urbaine et industrielle.
Des allusions trop rapides sur « l'apprentissage d'une sociabilité militante » ne soulignent pas assez la mutation des modes de vie.
Et les moniteurs n'étaient pas seulement des surveillants de baignade. Ils avaient un rôle important dans la mise en place des activités et dans la vie collective. Pour au moins une génération, les colos ont permis la diffusion des méthodes actives (cf. les CEMEA) et elles ont participé à une formation très concrète des futurs enseignants. Un élément qui manque aux ESPE actuelles.
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01 mars 2013

BFM et l'AFP ont piégé Peillon

 

Vacances d'été : comment BFM et l'AFP ont piégé Peillon - source PW
Treize secondes fatales, sorties du contexte
Arrêt sur images,  
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5651

extraits :
Question 1 de la journaliste Farida Setiti sur les rythmes scolaires
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« Peillon, droit dans ses souliers de maître d'école en chef, rappelle qu'il a proposé cette grande réforme au cours des concertations avec les enseignants et qu'il l'a écrit dans son livre ».

Second round : la journaliste fait allusion au livre et aux six semaines de vacances

« Oui, ce serait ce qui est bon » lâche Peillon

Troisième round : « Répétez-moi ce que vous dites dans le livre : quel est le bon rythme de l'année scolaire ? ».
Peillon plaide pour six semaines de vacances en deux zones.


18h47 urgent de l’AFP : Peillon préconise six semaines de vacances d'été avec deux zones.
18h51 l’AFP étoffe l’urgent
19h02 vidéo de 13 secondes sur le site de BFM, reprise par Le Figaro et Rue 89 (réponse à la question 4)

Quatrième question. « C'est en revisionnant la séquence que Peillon réalise qu'on essaye de lui faire dire une annonce dont il n'avait pas l'intention ».

« Et voilà comment avec quatre questions, on obtient une fausse annonce et un faux rétropédalage.
Le tout, avec la complicité de l'AFP ».


L'UMP s'engouffre dans la brèche dès dimanche soir : « Sans aucune concertation, il balance ça, comme d'habitude, à la Peillon », ironisé Bertrand sur RTL.

[ Le propre d'un ministre, même quand « il apprend son métier » (Antoine Prost), n'est-ce pas d'anticiper les pièges tendus par les médias commerciaux ? Se tromper sur la tactique, n’est-ce pas prendre le risque de dévaloriser la politique menée et de redonner un semblant de crédit à des adversaires au lourd passif ?
Ce qui s’annonce en mars à propos de la morale laïque ne rassure pas davantage : pourquoi vouloir ajouter une discipline à un mille-feuilles déjà bien épais ? Pourquoi alourdir les horaires des élèves ? Dans l'intérêtdesenfants ? N'est-ce pas d'abord une obsession de prof de philo ? ]


- Rythmes scolaires : Les professionnels du tourisme demandent que cette réforme soit menée à son terme et dans sa globalité - source NP.

 



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29 décembre 2011

L’Ecole à contretemps

 

L’école à contretemps - 16 Mars 2011
Conférence d’Antoine Prost à Lodève, transcription par Sébastien Rome
http://blogs.mediapart.fr/edition/changer-les-rythmes-scolaires-lodeve/article/160311/l-ecole-contretemps

Les temps scolaires ont toujours été des temps sociaux ; les choix économiques et culturels ont souvent pesé plus lourd que la pédagogie et l’intérêt des élèves.

Pour Antoine Prost, les vacances concernent d'abord exclusivement le secondaire.
Au XIXe, les vacances d’été allaient du 15 août au 1er octobre. Il n’était pas question de foin et de travaux des champs, mais de sociabilité des classes dirigeantes, et notamment de chasse. Il n’y avait pratiquement pas de petites vacances, à cause du coût et de la lenteur des transports.
En un siècle, les vacances d'été vont remonter dans l'année.
En 1891 elles commencent le 1er août.
En 1912 : elles vont du 14 juillet au 1er octobre.
En 1959, les grandes vacances passent du 1er juillet au 15 septembre ( peu avant l’ouverture de la chasse).
L’industrie touristique s’en mêle en 1972, avec la création des (petites) vacances d’hiver par zones.
En 1986, le couple 7 semaines/2semaines est tenté mais aussitôt abandonné.

La situation est différente pour le primaire.
« Au XIXème, les enfants des paysans et des ouvriers vont en classe quand ils n'ont rien de mieux à faire. Ce qui est normal, en quelque sorte, ce n'est pas qu'ils soient en classe, c'est qu'ils soient ailleurs, occupés à aider leurs parents. La question n'est pas de savoir quand il faut leur donner des vacances, c'est de les faire venir ». La fréquentation scolaire est donc une bataille menée par les républicains.
Le jeudi sans classe n’a pas été inventé en 1882 ; il existe pour le primaire depuis 1858. C’est en 1972 qu’il est remplacé par le mercredi, pour équilibrer la semaine jusqu’au samedi midi (4 demi-jounées avant, 5 après). En 2008, Darcos impose la semaine de 4 jours, choisie alors par seulement ¼ des écoles.

Pour Antoine Prost, le volume horaire annuel est passé de 1128 h en 1939 à 840 en 2008. Réclamer un retour à des méthodes massivement répétitives est doublement contestable : elles ont montré leurs limites à la fin des années 1950 ; elles consomment un temps considérable dont l’Ecole d'aujourd'hui ne dispose plus.
AP aborde aussi l’organisation du travail dans la journée scolaire.

Au temps des vacances scolaires – Claude Lelièvre – blog Médiapart - 26/12/2011
http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/261211/aux-origines-des-vacances-scolaires

 

 

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