22 novembre 2013

HG Term S : épreuve de bac 2015+

 

Épreuve d'histoire-géographie en Terminales S à partir de 2015

La durée totale de l'épreuve est de trois heures.

L'épreuve est composée de deux parties :
- dans la première partie, le candidat rédige une composition en réponse à un sujet d'histoire ou de géographie ;
- la deuxième partie se compose d'un exercice portant sur la discipline qui ne fait pas l'objet de la composition :
. en histoire : analyse d'un ou de deux document(s) ;
. en géographie : soit l'analyse  d'un ou de deux document(s), soit la réalisation d'un croquis d'organisation spatiale d'un territoire.

http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=74955


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16 juillet 2012

HG : Une réforme qui ne passe pas


Une réforme qui ne passe pas
par Françoise Gour, professeure d’histoire, lycée Racine - L’Ours 416 - mars 2012
version en pdf sur le forum Aggiornamento ou sur Clioweb

Enseigner l’histoire ne procure plus autant de plaisir au professeur que je suis. Précisément, ce plaisir est terni par le sentiment de bâcler mon travail, sentiment nouveau, mêlé de colère, qui ne cesse de croître depuis que j’ai à mettre en application la dernière réforme des programmes. Cette réforme, dont peu de professeurs comprennent la nécessité, semble en fin de compte ne répondre qu’à une seule : détruire ce qui tenait encore de la transmission de l’histoire aux élèves dont ils ont la charge.

Inscrite dans le cadre plus général de la réforme des lycées, celle des programmes s’est faite dans la plus complète improvisation. On réformait le cadre, il fallait modifier les contenus. On a donc innové, dans l’urgence. L’innovation a consisté à introduire un enseignement par thèmes. En seconde, les contenus de ces thèmes ne s’éloignaient pas vraiment de ceux des années précédentes. Malgré certaines nostalgies, les enseignants s’y retrouvaient et n’ont pas forcément perçu le changement à l’oeuvre. Les consignes étaient vagues, les directives rares. L’inspection pataugeait autant que nous, pire, elle courait après la réforme, tentant au jour le jour de trouver les formes pour la mettre en pratique. Dans la précipitation, les éditeurs ont sorti des manuels que les élèves n’ont eu en mains qu’au bout d’un trimestre de cours et qui ne disaient rien des types d’épreuves auxquelles nous devions les préparer. Comment l’auraient-ils pu ? Les inspecteurs, très occupés à les imaginer, n’en savaient rien eux-mêmes. Pour ce qui concerne les programmes de 1ère dont l’élaboration a disposé de plus de temps, les professeurs de l’académie de Paris n’ont été informés de la nature des épreuves de 1erS et des attentes de l’inspection en matière d’évaluation que fin décembre dernier. C’est peu dire que cette réforme n’a pas été préparée. Ni réfléchie.

Les programmes de 2de mis en oeuvre en 2010-2011 comme ceux de 1ère en chantier cette année présentent un allègement drastique des contenus. Critique récurrente à chaque réforme. Il semble bien néanmoins que cette fois-ci, on ait atteint l’os : 10 h pour « Croissance économique, mondialisations et mutations des sociétés de 1850 à nos jours », 17 pour « la guerre au XXe siècle ». Pour que les élèves de S puissent passer une épreuve anticipée en fin de 1ère, il a fallu ramasser ce qu’on étudiait en deux ans en un seul. Les élèves doivent donc étudier une période très longue et difficile, et la seule façon, d’y parvenir est de la survoler. D’où le découpage par thèmes.

L’HISTOIRE PAR THÈME : LA SIMPLIFICATION
Qu’est-ce qu’un thème ? C’est un fourre-tout qui balaie la période. Celui sur la guerre au XXe rassemble les deux guerres mondiales, la guerre froide et les « nouvelles conflictualités », ce qui conduit à des amalgames inévitables de la part des élèves et dont l’approche est réduite à une série d’études de cas : Berlin, Cuba et guerre du Vietnam pour la Guerre froide. L’intention, me semble-t-il, est de déclencher un réflexe pavlovien chez l’élève le jour de l’examen : Guerre froide = un lieu + une crise + une guerre. Ce goût du schéma se retrouve dans les exercices de l’examen ; en géographie, ils pourront avoir à en faire un.

Pléthoriques et superficiels, schématiques et simplifiés, ces programmes ont renoncé à l’ambition de former les élèves à réfléchir. L’étude de la Première Guerre mondiale se résume à présent à l’expérience combattante, contraignant le professeur au récit convenu de l’effroi de l’assaut, de la brutalisation et de la solidarité qui, s’il suscite immanquablement l’empathie chez les élèves, ne leur apporte pas grand-chose dans la perception des enjeux de ce conflit. Les préoccupations (mais qui donc a conçu ce programme ?) sont autres : semer le graine du bon sentiment, faire psalmodier les élèves : « Comme la guerre est affreuse ! Comme il faut tout faire pour l’éviter ! » Nous pourrions leur rappeler comment, en 1914, les hommes n’ont pas su ou pas voulu l’éviter, rappeler la parole de Jaurès, par exemple, oubliée dès sa mise en terre. Mais au logos on préfère le pathos.

DES PROGRAMMES DANS L’AIR DU TEMPS
Et le ludique. Dans le programme des futures TS, il est prévu d’étudier la mondialisation au travers du football. Pourquoi pas ? Mais pourquoi pas au travers du marché de l’art ? Parce que l’argument est toujours le même, il faut partir de ce que sont censés aimer les élèves. En réalité, on les rive à leur clou. Le rôle de l’école et particulièrement du cours d’histoire est de les mener dans des chemins qu’ils n’ont pas l’habitude de fréquenter. Obligés de séduire, les programmes sont soumis à des effets de mode : nombre d’entre nous se souviennent avec agacement d’avoir eu à enseigner les « aires de civilisation » à la sauce Hungtington dans le programme de Terminale qui vit sa dernière année et se livrer à des contorsions pénibles. Aujourd’hui, la mode est au développement durable…

Last but not least, ces programmes subissent une empreinte idéologique forte. Ainsi, au fil des ans, l’expression « révolution industrielle » est devenue un gros mot que nous avons été sommés de remplacer par industrialisation car, c’est un « processus lent et cumulatif », surtout pas une révolution. En 2de, on aborde cette question par le biais ludique et attrayant de la machine à vapeur. Si on apprend ainsi comment une invention devient une innovation, passent à la trappe les concentrations de maind’oeuvre, la naissance de la classe ouvrière, de la question sociale et des doctrines socialistes. Quid du socialisme ? Il a disparu des programmes (le XIXe est le siècle sacrifié de la réforme). Il surgit, dans le cours de 1ère, au chapitre des totalitarismes, sous la forme du stalinisme version années 1930.

LES PROFESSEURS NE S’Y RETROUVENT PAS
La question des contenus est au coeur du malaise des professeurs d’histoire, éloignée cependant des nostalgies exprimées par les parents ou par une classe politique en peine de roman national. L’entrée des Annales dans les collèges et les lycées a fait un bien fou. Mais l’enseignement qui en découle n’a pas trouvé de cadre chronologique satisfaisant. D’où la difficulté pour la grande masse des élèves de se repérer dans le temps (et dans l’espace). Ce n’est pourtant pas le découpage en thèmes longitudinaux balayant le dernier siècle et demi qui aidera les élèves de 1ère à mieux s’y repérer. Au contraire, les ravages en sont visibles au quotidien. Mettre ces programmes en application est d’une difficulté folle : transmettre un contenu de plus en plus léger requiert en amont une préparation de plus en plus lourde. Il faut établir des passerelles entre le cours et les études de cas en évitant les redites, multiplier les activités tout en veillant à ce que nos élèves prompts à « zapper » ne perdent pas le fil et boucler un programme trop lourd. Les professeurs de 1ère S s’arrachent les cheveux pour y arriver, les mêmes qui n’ont pas de difficulté particulière à enseigner la totalité de celui de terminale.

Ces programmes, tels qu’ils sont conçus, privent l’enseignant de liberté, son temps est compté, minuté. Empêché de « dériver », il n’a plus le droit au récit qui, lorsqu’on n’en abuse pas, porte les élèves, leur donne à comprendre, parce qu’a priori un professeur sait ce qu’il dit et comment le dire, toute chose qu’avec la meilleure volonté, les élèves ne parviennent ni à formuler, ni à percevoir au travers de l’étude, forcément rapide, de documents. Au tabou du cours magistral répond en miroir le culte du document. Le document est la panacée. Les classes butinent de texte en graphique, de carte en photo, sans oublier les immenses perspectives de l’ENT (environnement numérique de travail). Lentement, pesamment, sans que pour autant les élèves se métamorphosent en historiens. La dernière réforme ne crée pas un « certain émoi ». Les professeurs ne s’en remettent tout simplement pas.


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26 juin 2012

Rentrée 2012 : + 6000 postes

 

 
- Rentrée 2012 : Peillon annonce la création de 6 000 postes dans le secondaire.
Le Monde Education (26.06.2012) détaille des pistes envisagées pour le recrutement.

La suppression de la formation initiale par Chatel répondait à un double calcul : à très court terme, supprimer de nombreux postes ; à moyen terme, démolir un métier. D'après les calculs du Monde, rétablir cette formation professionnelle "coûte l'équivalent de 1500 postes". 


- Vincent Peillon - Lettre à tous les personnels de l'éducation nationale
MEN - 26/06/2012
http://www.education.gouv.fr/cid60743/lettre-a-tous-les-personnels-de-l-education-nationale.html

Extraits :
« La mise en œuvre de la réforme du lycée se poursuit à la rentrée 2012 selon les dispositions arrêtées en 2010. Les principaux enjeux et objectifs initiaux de la réforme - mieux accompagner chaque élève, mieux le préparer à l'enseignement supérieur, permettre une fluidité des parcours - sont maintenus, mais les modalités de leur application pourront être modifiées ultérieurement. […]

« Pour la prochaine année scolaire, et dans l'attente du rétablissement de l'enseignement d'histoire-géographie en terminale scientifique, l'enseignement facultatif d'histoire-géographie prévu par les textes en vigueur sera proposé à tous les élèves de terminale de cette série ».

« C'est pourquoi, pour répondre au manque de formation pratique des jeunes enseignants, et avant la refondation d'une véritable formation professionnelle, des mesures d'aménagement de service et des formations spécifiques pour les stagiaires nouvellement recrutés en septembre 2012 seront mises en place.
Dans le cadre de la future loi, nous créerons des écoles supérieures du professorat et de l'éducation qui seront opérationnelles dès 2013. Tous les professeurs, quel que soit le niveau d'enseignement auquel ils se destinent, partageront un moment de formation commun dans ces écoles supérieures ».


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23 juin 2012

TS : polemique et lueur d'histoire

 

- Terminale S : polémique et lueur d'histoire.
double page dans Libération Education 23.06.2012
5 sources principales : l'APHG, Aggiornamento et 3 syndicats.


Pourquoi cette obsession française, 
Enseigner Marignan-1515 ?
L'hexagone premier de la classe
La géo est-elle le parent pauvre ?


Des arguments déjà lus ici (l'HG dans les classes technos ...)
La Term S a servi de prétexte à une casse tous azimuts.
Il y aurait un vrai débat à mener dans la sérénité,
malgré des positions très (trop) tranchées sur l'histoire scolaire.


A lire en ligne
http://www.liberation.fr/education,99763
ou
en 
version temporaire au format word
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/lib/


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13 juin 2012

rentrée 2012 : L'HG en Terminale S

 

- Réforme du lycée. Au lycée, la réforme est maintenue.
Mais les ministres entendent rétablir l'histoire-géo en terminale S : « L'enseignement facultatif d'histoire-géographie prévu par les textes en vigueur sera obligatoirement proposé à tous les élèves de terminale de cette série ».


Formation des enseignants - "des mesures d'aménagement de service pour les stagiaires nouvellement recrutés en septembre 2012 seront mises en place dès cette rentrée, les écoles supérieures du professorat seront opérationnelles dès la rentrée 2013".
L'Express - http://www.lexpress.fr/education/ce-qui-va-changer-a-la-rentree-scolaire-2012_1125896.html


- Rentrée 2012 : pas de profs débutants en CP et de l'histoire proposée en terminale S - Le Monde

Pour tenir un engagement de François Hollande, l'histoire-géographie, qui était devenue optionnelle en terminale scientifique, va le rester mais sera obligatoirement proposée à tous les élèves de cette série ".
De quoi amuser les proviseurs en train de concocter les emplois du temps de rentrée ! écrit  Le Monde Education



Une autre voie est possible pour la Maison de l'histoire de France 

 

« Ce projet de Maison de l'histoire de France a été mené de manière si partisane, avec une brutalité administrative élevée, dans l'exclusion d'une majorité de spécialistes de la recherche en histoire et de la connaissance des musées, en faveur des seuls intérêts politiques de l'ancien gouvernement

... seuls l'examen de tous ces problèmes, l'élaboration d'un savoir critique sur l'ensemble des questions soulevées et la définition d'une ambitieuse politique culturelle et scientifique, sous l'égide de tous les ministères compétents en la matière, donneront aux nouvelles perspectives muséographiques une légitimité autant qu'une efficacité. C'est l'unique moyen, selon nous, de sortir par le haut d'une telle situation de tension et de conflits.
Une autre voie est effectivement possible. Elle est urgente... »

 

Isabelle Backouche, Ariane James-Sarazin, Gérard Noiriel, Le Monde Opinions


 

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30 mai 2012

HG - 3 motions de l'APHG

 

A lire en ligne, trois motions votées par le Comité national de l'APHG, le 13 mai 2012

- Les épreuves anticipées d’histoire- géographie de 1ere S,
  retour sur les sujets de Pondichéry 2012
http://aphgcaen.free.fr/aphgn/2012-05/m1-bac-anticipe.pdf

- Rétablissement de l’Histoire-Géographie en Terminale S
http://aphgcaen.free.fr/aphgn/2012-05/m2-terminaleS.pdf

- Réfonte des programmes et consultation des enseignants
http://aphgcaen.free.fr/aphgn/2012-05/m3-programmes.pdf

 

 

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25 mai 2012

Repenser l'histoire chatelisee



Une méthode à fabriquer des cancres

Le Nouvel Observateur publie un article sur le sort et les enjeux de l'histoire enseignée, après une réforme très controversée en lycée. (source LDC)
Copie temporaire :
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/obs/hg-cancres1.jpg
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/obs/hg-cancres2.jpg
Un article trop vite écrit ? - Le Journal de Lubin


En deux pages, Claude Soula rappelle l'essentiel des débats récents : polémique autour de l'ouverture en collège aux autres civilisations, déstructuration de l'HG en lycée à la suite de la suppression de l'HG en Term S.
L'accent est mis sur la faiblesse de ce qui est assimilé et maîtrisé par les élèves (pour certains, l'Everest serait le plus haut sommet de la France), en contradiction totale avec des intentions ambitieuses (prétentieuses ?).
L'article cite beaucoup de monde : Laurent Wirth, l'APHG, l'UNSA, plusieurs profs, qq élèves.
Mais il ignore la pétition du SNES contre un programme insoutenable, qui dénature la discipline et le métier


Le journaliste cogne contre les manuels (de beaux emballages), contre les programmes, contre la démarche (l'étude de cas).
Mais rien n'est dit sur la colère des profs et l'inquiétude des élèves, sur les conditions de travail réelles en première (examen en fin d'année, nouvelles épreuves non testées au préalable, suppression de postes, destruction de la formation initiale et continuée). cf l'interrogation Est-ce qu'il y a quelqu'un ? sur le site Aggiornamento en décembre 2011, ou les messages sur la liste H-Français, dont un récent de Cécile de Joie.
Rien n'est dit l'écart entre les discours (enseigner avec le numérique) et les décisions du ministre (suppression des travaux de groupes). Rien n'est dit sur les conditions d'élaboration des programmes, sur le refus de prendre en compte les avis formulés par les profs.Si la concertation avait été réelle, la mise en oeuvre des programmes aurait été moins catastrophique.


Que va-t-il se passer demain pour l'histoire et la géographie ?

« Je rétablirai l'enseignement de l'histoire en terminale scientifique »
L'enjeu dépasse bien sûr le sort des seuls Terminale S.
Mais la promesse du candidat Hollande en février sera-t-elle tenue ?
Quels acteurs seront associés à la décision du nouveau ministre et de ses conseillers ?
http://clioweb.canalblog.com/tag/orleans

Le ministère précédent a joué des divisions entre profs, entre associations et syndicats. Il a surfé sur l'allergie à la pédagogie. Il a démoli énormément et dans la précipitation, avec l'espoir secret d'interdire toute évolution alternative.

Face à une telle situation, les attentes sont considérables.
Les choix politiques ou idéologiques sont souvent difficilement conciliables
(voir ce qu'écrit le forum Neoprofs sur les conseillers de V. Peillon).

« Le ministère serait bien avisé d'évaluer la mise en oeuvre des programmes » estime la syndicaliste.
S'agit-il seulement de la mise en oeuvre ?
Est-il possible de corriger à la marge un ensemble si contesté ?
Entre l'accomodement et le maximalisme, n'y aurait-il pas place pour une annonce rassurante rapide et pour la poursuite d'une réflexion d'ensemble dans la durée ?


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