10 août 2014

Trois siècles de célébrité

 

Trois siècles de célébrité, de Voltaire à Kristen Stewart, Télérama idées, 04.08.2014
http://www.telerama.fr/idees/trois-siecles-de-celebrite-de-voltaire-a-kristen-stewart,115363.php


Dans Figures publiques, un ouvrage à paraître chez Fayard, Antoine Lilti estime que « la célébrité s'invente vers 1750, avec Voltaire et Rousseau. Un vrai « star-système », bien différent de la gloire (souvent acquise par des faits héroïques) ou de la simple réputation (circonscrite et cousue de morale) ».
« Les images commencent aussi à essaimer, levier majeur de la célébrité (axiome de base : c'est l'icône qui fait le saint) ».
cf le physionotrace : http://clioweb.canalblog.com/tag/physionotrace

« Au siècle suivant, on commence à se méfier de la popularité. Son ambivalence est connue, analysée. Barbey d'Aurevilly dénonce la « célébrité de vitrine », Flaubert refuse d'être pris en photo, Maupassant dézingue les vedettes qui cabotinent. « Nos oeuvres appartiennent au public, pas nos figures », s'insurge l'auteur du Horla ».


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16 octobre 2012

Telerama : P. Boucheron et l'histoire enseignée

 

L’enseignement de l'histoire aujourd’hui
Patrick Boucheron répond aux questions de Gilles Heuré (Télérama 3275 - 20.10.2012)
A venir en ligne sur http://www.telerama.fr/idees/

extraits :
« … le retour à la chronologie n'est pas l'alpha et l'omega de l'enseignement de l'histoire... la nostalgie du Petit Lavisse est toujours mauvaise conseillère ».

L'histoire du monde au XVe et le cours en classe ?
« Je ne veux pas imposer des pratiques universitaires au secondaire mais ne je ne veux pas non plus me désintéresser de la façon de faire passer quelque chose des avancées de la recherche ».

le 2e page, mise en ligne tempo
http://clioweb.free.fr/presse/1temp/tr-boucheron.jpg

Le Petit Lavisse est souvent pris pour cible. On peut comme ce site web en dénoncer le chauvinisme en 1919. 
Olivier Loubes rappelle que ce n'était pas le seul manuel utilisé, ni le plus vendu à certaines dates. Il montre, à travers six exemples, l'évolution de la pensée des auteurs.  Lavisse, l'instituteur national, dans 1500 ans d'histoires de France, L'Histoire, coll n° 44, jt-sept 2009
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/03/10/20592929.html


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16 septembre 2011

L'égalité, une coquille vide ?

 

Télérama 3218 comporte un entretien avec Pierre Rosanvallon, qui vient de publier La Société des Egaux (Le Seuil).
Entretien sans doute à venir en ligne dans Télérama - http://www.telerama.fr/idees/

Extraits, avec l'aide de Google Docs : Micro-Hebdo hors série 64 explique page 25 comment récupérer le texte à partir d'une photo (en noir et blac, de bonne définition) ou d'un scan. Deux lignes ont été laissées en l'état : le fl, le l'é et le Unis passent mal (cf les copies d'écran en fin d'article).
 

Selon PR, « l’idée démocratique a trois dimensions :
. Elle se matérialise d’abord dans des institutions représentatives censées exprimer la volonté générale.
. Elle s’incarne aussi dans une culture publique (le débat et l’interpellation des pouvoirs).
. C’est aussi une forme de société, le projet de créer un monde de semblable …
Or le peuple fait aujourd’hui moins corps, le citoyenneté sociale régresse. L’insupportable croissance des inégalités est à la fois l’indice et le moteur de ce déchirement ».

PR évoque ensuite la société des égaux pensée par les révolutionnaires américains et français.

Q - Comment l’idée d’égalité se transforme-t-elle au XIXe ?
R - « Face à la remise en cause radicale de la conception de l'égalité version 1789 , on voit d’abord apparaître une vaste entreprise de justification. C’est la construction de l'idéologie bourgeoise : elle rationalise le retour en arrière en se référant à de fumeuses théories de l’inégalité naturelle, racistes et autres ; ou bien elle considère les inégalités comme résultant des seuls comportements individuels, simple affaire de vertu ou de talent. C’est nier que les inégalités peuvent avoir une dimension sociale.

Q - D’autres vont pourtant défendre le principe de l'égalité, mais en élargissant la dimension de « semblables » que lui avaient donnée les révolutionnaires...
R - On le constate d’abord avec 1e socialisme utopique, qui définit Pégalité comme intégration dans un collectif : dans les fameuses communautés utopiques des années 1840, qui fleurissent jusqu’aux Etats-Uiiis : il n’y a plus d’inégalités, plus de distinction entre les hommes puisqu'il n'y a plus d'individus. C'est le retour à une société de corps. Mais cette idée n’aura pas sur le long terme le succès escompté.

Une autre conception de l’égalité voit le jour en Europe, c’est l’égalité conçue comme homogénéité, qui se fonde sur des idées nationalistes et xénophobes, et trouve en Barrès son héraut français (Contre les étrangers, son premier livre, est publié en 1893).

 Mais c’est une troisième philosophie de l’égalité qui va heureusement s’imposer, celle des républicains sociaux et des sociaux-démocrates de la fin du XIXe siècle. Eux ne pensent pas l’égalité comme une identité sur tous les
points, mais cherchent avant tout un moyen de refaire société.
Pour y parvenir, disent-ils, il faut réduire les inégalités économiques, protéger l’individu contre les aléas de l’existence - bref, créer l’Etat-providence. On assiste ainsi, au même moment et partout en Europe et aux Etats-Unis, à la naissance de 1’impôt progressif sur le revenu, aux lois sociales protectrices du travail et aux assurances sur les accidents : en moins de trente ans, on est passé du capitalisme triomphant à un taux d’impôt sur le revenu de 50 %, voire plus. C’est une véritable révolution des mentalités ».

Selon PR, face au retour des rentiers, il est grand temps de repenser la participation au bien-être collectif.

rappel :
- Lecture de l'ouvrage La Société des Egaux par Julie Clarini pour Le Monde des livres (02/09/2011),
- Entretien de Libération avec l'auteur :
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/08/28/21880345.html

 

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Le texte dans la photo source

 

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Le texte, après la reconnaissance de caractères (OCR) par Google Docs.

 
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24 août 2011

SOS Ecole primaire

La bataille du primaire, Fanny Capel, Télérama 3215, 27/08/2011

(en ligne sur http://www.telerama.fr/

« Réformes inapplicables, suppressions de postes… Face à une institution qui fait peu de cas d’eux, les enseignants du premier degré sont désorientés. Ce qui les fait tenir ? La passion du métier et l’expérience.

Fanny Capel rappelle les bilans alarmants et explore les causes d'échec, dans une école où trop souvent « le scolaire se dilue dans le social, voire dans le récréatif »

« Liberté contre autorité, activité contre passivité ... les pratiques des enseignants sont plus mélangées que les modèles (les caricatures ?) auxquels les idéologues tentent de les réduire pour mieux les opposer… »


Face à une telle situation, « chaque enseignant bricole donc sa méthode, en fonction de son expérience et de ses convictions » .
Que fait l’institution ? Elle détruit la formation initiale en alternance (le prétexte : faire l’économie de 16 000 postes), elle supprime les postes (9000 en 2011, 16000 en 2012), elle fait disparaître les relais efficaces (Rased),
elle ne finance plus une formation continue pourtant essentielle.
« Nous voilà revenus en arrière, pas à la politique de Ferry (Jules) mais à celle de Thiers (Adolphe) » !

« L’école primaire doit revenir au cœur du projet démocratique » .

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L'article n'a pas du tout plus à JF Launay :
http://deblog-notes.over-blog.com/article-fanny-capel-chroniqueuse-brighellienne-de-telerama-82526152.html

 

Articles antérieurs :
Alors, cette réforme du lycée, mesdames les professeures ? Télérama - 6 septembre 2009
Entretien croisé entre Fanny Capel, Sauvez les lettres - Nathalie Mons, Sc Po
http://www.telerama.fr/monde/quel-lycee-pour-demain,46559.php

Grammaire amère - Télérama - 30 avril 2011
http://www.telerama.fr/idees/grammaire-amere,68267.php

Sauver l'école, c'est élémentaire, Télérama - 18 mai 2011
http://www.telerama.fr/monde/sauver-l-ecole-c-est-elementaire,68935.php


rappels :
. Chatel en visite en Finlande veut y 
voir du chatel à l'oeuvre ...
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/08/20/21822362.html

. Plus de décentralisation ? plus d'autonomie pour les chefs d'établissements ? 
La question de l'école n'est pas principalement administrative (ni affaire de bureaucratie).
C'est une question de volonté pédagogique et de pédagogie
dit en substance François Bayrou invité de France Inter le 19 août.
http://www.franceinter.fr/player/videos?dmid=xki7bm
 

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11 février 2010

Halte à la France moche !

Enquête de Xavier de Jarcy et Vincent Remy sur « l'urbanisme à la française ».
Article et commentaires en ligne sur le site de Télérama.

L’empire du hangar : à l’extérieur des villes, « c’est partout le même alignement de cubes en tôle ondulée, le même pullulement de pancartes et d’enseignes », la succession des parkings conçus pour l'auto et les achats, pas pour la vie sociale au quotidien. « La logique des grandes surfaces a vidé les centres villes de leurs commerces, favorisé la mal-bouffe… fabriqué des emplois précaires et des chômeurs ».

« On tartine du lotissement au kilomètre, c’est facile et pas cher  :  ... dans un rayon de 40 km autour de Limoges, tous les villages ont construit dix, quinze, vingt maisons pour des habitants qui ne se rendent jamais dans le bourg, car ils travaillent tous.. à Limoges ».

Cette péri-urbanisation vorace s’opère dans le silence. Les revues d’architecture l’ignorent. Elle a été peu visitée par le roman, le documentaire ou la fiction…

L’article met en cause deux évolutions politiques au début des années 1980 : l’Etat s’est mis au service du privé (un RER pour Eurodisney) ; la décentralisation a placé au niveau de la commune la politique urbaine).

L’impératif écologique supplantera-t-il l’impéritie politique ? La France peut-elle retrouver un projet urbain collectif, celui d’une « ville passante », « une ville hybride, métissée où chacun mettrait un peu du sien » ?

Certains manuels de seconde traitent la question des entrées de ville (étude de cas sur Chartres dans un Belin, à opposer avec Nowhereville, le modèle imité des Etats-Unis)

moche

 

 

 

"Télérama s'attaque à cette urbanisation laide à coups de centres commerciaux, de ronds-points et de zones pavillonnaires. La France des campagnes disparaît, les centres-villes se vident : trop chers, plus de commerces (ils sont tous en périphérie). "Nos villes, écrivent Vincent Rémy et Xavier de Jarcy, ressemblent à une soirée TF1 : elle commence par un long tunnel de pubs (la zone commerciale et ses pancartes) suivi d'une émission guimauve (le centre-ville transformé en musée)".
(pas encore en ligne sur Télérama)
La France moche : c'est un bon résumé de la presse, ce matin...
(revue de presse de Bruno Duvic sur France-Inter, 10/02/2010)
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/larevuedepresse/

La spéculation a bon dos, commente Bruno Judde de Larivière, un prof de géo dans deux écoles militaires trouve beaucoup de défauts à cette enquête... « Mais je ne vais pas démolir complètement cet article » écrit-il... :-):-)

 

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