27 juin 2016

L'impossible dialogue

 

Yves Gingras, L'impossible dialogue PUF, 2016

L’auteur est l’invité de Sylvain Bourmeau, La suite dans les idées 25.06.2016

présentation par SB :
« Depuis une trentaine d’années, nombreux sont ceux qui plaident pour une nouvelle alliance entre science et religion, tentant de nous convaincre qu’il n’y aurait entre ces deux manières de voir le monde aucune espèce de contradiction ou de conflit.

Cet œcuménisme béat, qui n’hésite pas à réécrire totalement, en l’édulcorant, l’histoire violente des relations entre institutions religieuses et institutions scientifiques, s’insinue dans l’espace public, servant les intérêts de groupes de pression aussi puissants qu’organisés qui entendent peser sur…la pratique scientifique. Il est plus que temps d’en prendre conscience et d’y résister de manière à préserver l’autonomie des institutions scientifiques, condition nécessaire à la poursuite de son ambition de connaissance rationnelle du monde ».


gingras



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06 février 2014

Les chercheurs et Twitter

 

[Le texte qui suit a été caricaturé en rejet viscéral du numérique.
Merci d'y voir aussi une lecture distanciée de choix politiques et techniques autour des médias sociaux.

La tendance à la marchandisation de la recherche est objet de débats, sur le poids de la bureaucratie, sur l'évaluation chiffrée, etc... Pas seulement un plébiscite et une compétition entre usagers de Twitter, de Facebook, de Scoop.it...]


Twitter et les chercheurs, l'exception française ?
Le Monde 05.02.2014
Sylvain Deville (chargé de recherche CNRS)
« Voilà quelques jours, je me demandais sur Twitter pourquoi, en comparaison avec nos collègues anglo-saxons, si peu de chercheurs français se servent de cet outil… » « Twitter me permet de me joindre aux discussions sur les pratiques de la recherche »
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/02/05/twitter-et-les-chercheurs-l-exception-francaise_4360491_1650684.html

La version en anglais évite quelques raccourcis et cite une sélection de partenaires pros sur Twitter.
http://sylvaindeville.net/2014/01/08/communicating-science-whats-wrong-with-you-france/


Le titre de la tribune publiée par Le Monde est trompeur : Twitter, c'est trois paragraphes (environ 1200 signes dans un long article - plus de 8000 caractères - l'équivalent d'une moitié de page dans le quotidien).
Un sourire : que donnerait cette argumentation en 138 caractères ?
"Pas de science sans twitter" ?
ou encore "Si à 50 ans, t'as pas eu une tribune dans Le Monde, t'as raté ta vie..."
http://sylvaindeville.net/2014/02/07/le-jour-dapres/
]


« Le CNRS fait des efforts remarquables à travers ses journaux, son site Web refondu et les réseaux sociaux. La plupart des instituts du CNRS sont désormais sur Twitter, partageant leur actualité et celle de leur communauté ».
Quel est l'objectif de ce long article ?

- Célébrer la nouvelle communicaton du CNRS ? (Combien coûte-t-elle ?)
- Vanter la marchandisation de la recherche et la priorité parfois donnée aux pros de la communication ?
- Rassurer les financiers inquiets devant le cours de l'action Twitter ?
« Mauvais résultats pour Twitter en 2013, l'action s'effondre - Fièvre boursière pour le réseau social Twitter »
Ce matin, dans toute la presse, le sujet est omniprésent. Comme si Internet n'avait d'intérêt que dans les recettes générées par la pub ... Que dire des lamentations habituelles sur le poids de google et de facebook ? Serait-ce une simple marque d'hypocrisie chez des concurrents ?)

> « Les Américains prennent la communication très au sérieux, et les chercheurs ne font pas exception »
> « En France, la majorité des chercheurs semble ne pas percevoir l’importance de la communication »

Commentaire de Marc RobinsonRechavi (@marc_rr), sur le site http://sylvaindeville.net :
« institutional communication serves a purpose, but it does not replace direct interaction by scientists ».

L'auteur n'évite pas les poncifs : le powerpoint illisible, la recherche et la danse, la tour d'ivoire, les sites web pitoyables ...L'informatique fournit des outils, la qualité du résultat dépend du travail des chercheurs qui les utilisent.
A l'argument principal, l'éloge de la communication industrielle (cf. les portraits géants des chercheurs sur les bus), il est possible d'opposer plusieurs arguments.
De quoi parle-t-on ?


S'agit-il de la relation des chercheurs avec le grand public ?
La vulgarisation, la radio sait faire (La tête au carré, Continent Sciences, La marche des sciences, etc. ).
A la TV, les émissions scientifiques, à une heure de grande écoute, ont disparu de l'écran. Pourquoi la TV (publique ou commerciale) donne-t-elle tant d'écho aux délires irrationnels et si peu à la science rigoureuse ? En d'autres temps, Georges Duby l'historien, les physiciens Georges Charpak et Pierre-Gilles de Gennes ont prouvé que l'on peut intéresser (et instruire) le public sans le mépriser.

La science a-t-elle intérêt à imiter le marketing, à multiplier les coups de com et les opérations de pub ? Faut-il mettre en compétition deux physiciens en comparant leur nombre de suiveurs ou de likes ?

- En politique, la communication est l'autre nom de la propagande. Les communicants ont investi le terrain. Ils font passer la forme avant le débat d'idées et la manipulation de l'émotion avant l'importance des convictions. C'est une des sources de la désaffection à l'égard de la politique et des politiciens. La presse n'est pas épargnée, surtout quand elle se contente de servir de porte-voix aux annonces d'un ministre, sans se soucier de suivre leurs effets sur le terrain.

- A la TV, la promotion d'un prochain téléfilm ou docufiction ne recule devant aucun hyperlatif. La promotion des films est aussi caricaturale : défilé obligé des acteurs sur tous les plateaux de TV, répétition des mêmes anecdotes pour tenter de faire croire que le tournage a été une partie de rigolade et le film une source inépuisable d'éclats de rire. Que deviendrait la TV sans ces talk-shows autour de quelques bandes annonces ? L’industrie du divertissement qui sait produire du buzz et vendre le vide de la téléréalité souhaiterait imposer ses représentations à la société et à l’Ecole : tout devrait être ludique, les contenus seraient fragmentés sur le modèle de la publicité et la compétition deviendrait omniprésente (combien de followers pour telle actrice, pour tel journaliste ?). La science a-t-elle besoin de de lancer dans la course à l'audience ?

- La publicité commerciale est à l'origine de cette logique : comment vendre avec brio des produits dont les téléspectateurs n'ont pas besoin (ou qu'ils n'ont pas les moyens pour les acquérir). L'illustration de cette tactique du push, de cette com' descendante, ce sont les appels téléphoniques qui perturbent un repas, c'est le spam que l'on laisse encombrer Internet... Faudrait-il aussi spammer aussi les avancées de la science ?

Une institution ou une entreprise peuvent trouver leur compte dans ces techniques commerciales. Pour la science, l'essentiel n'est-il pas ailleurs ? Par exemple, dans une éducation à l'esprit scientifique, dans la circulation ouverte et informée du travail des scientifiqus, de leurs questions, de leurs hypothèses, de leurs découvertes, provisoires ou définitives...


S'agit-il de la circulation de l'information (non bureaucratique)au sein de l'univers des scientifiques ?

Au moins dans les sciences humaines, cette circulation se fait grâce à l'édition, à la  publication des livres spécialisés, à la diffusion des articles dans des revues à comité éditorial. Elle alimente les réseaux professionnels entre spécialistes d'un domaine (cf les bibliographies, imprimées ou électroniques). Elle débouche sur des nominations, du moins quand les moyens sont prévus pour créer des postes universitaires.
Cette circulation n'a pas attendu Twitter. Elle était déjà au coeur des listes de diffusion et des forums spécialisés, bien avant l'arrivée des publicitaires. Le numérique prolongeait les rencontres physiques et les débats amorcés lors des colloques. Ces échanges artisanaux entre pairs sont souvent discrets mais efficaces ; ils continuent d'être meilleurs que la bouteille à la mer industrielle, même colorisée par les marchands de la pub.

En sciences humaines, le problème, c'est moins l'insuffisance de l'information que la gestion de son abondance.
Pour échapper au buzz et au bruit documentaire, les réseaux ont leur intérêt : ils aident à repérer les personnes ressources, les revues et les blogs dont les analyses méritent le détour, et donc à sélectionner les articles et les ouvrages à lire (cf les noms cités dans la version en anglais : Andrea Taroni, Pep Pamies, Stuart Cantrill, Robert Garisto, Joerg Heber, en sciences humaines, Marin Dacos, Pierre Mounier, André Gunthert, etc...).
D'autres font aussi la distinction entre l'internet comme support de publication scientifique et l'internet comme espace de conversation (mail privé, les listes de diffusion, les commentaires des articles de presse).


Sur le numérique, l'interaction entre scientifiques emprunte des canaux multiples
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Facebook (ignoré dans cette tribune) a des avantages et des défauts (qui va bientôt proposer au Monde une tribune sur Facebook et les chercheurs) ? Qui va vanter les trombinoscopes pour professionnels (cf. Linkedin...)

Pour Twitter comme pour les listes de discussion, chaque internaute sait faire son choix : il découvre rapidement les collègues actifs, il repère les sources fiables et actualisées (d'où l'intérêt du retweet. Il apprend à faire la différence entre les échos des existences privées et les informations liées à un métier ou à un sujet de recherche. Il sait relativiser et prendre ses distances avec l'emballement d'un buzz.

Twitter est excellent pour faire connaître un article (en faisant le choix d'un titre percutant, avec un lien compacté et actif vers un site web ou un blog) :
.. 2012 : Claire Lemercier : Ce que le numérique fait à l’historien.ne, Diachronie - http://t.co/oAshXvirrP

L'ensemble des tweets expédiés peut servir de support au travail d'un chercheur, sur le modèle de l'analyse par Martin Grandjean des interactions entre chercheurs internautes lors du colloque #dhiha5 - Digital Humanities 2013)

Mais Twitter ne manque pas de défauts. Comme les autres médias, il refuse de faire la distinction entre ce qui ressort de la vie privée (la machine à café, les gestes du quotidien) et ce qui tient au métier et au travail intellectuel. Il favorise les réactions d'humeur, l'expression en deux lignes de jugements péremptoires et d'opinions non argumentées.

De plus, utilisé en prise de notes lors d'un colloque, il incite à hacher en phrases menues (les "petites phrases" de la TV) une argumentation qui ne peut pas tenir en 138 caractères. Il peut aussi diffuser des versions multiples de ces mêmes condensés. Il n'a pas la qualité de certaines outils qui permettent une prise de notes vraiment collective.

En sciences humaines, d'autres supports jouent un rôle essentiel :

Les interventions à TED-X ont fait connaître le travail d'Hans Rosling ou la vision de l'éducation de Ken Robinson.
De plus en plus de colloques ont des prolongements, avec une mise en ligne de fichiers audios ou vidéos, de powerpoints dont le contenu a été réfléchi, même si la forme laisse à désirer. (cf. les RDV de Blois sur Canal C2, la Forge numérique à Caen, les fichiers de Slideshare...).

Les carnets de recherche jouent un rôle très important, tout comme l'indexation des contenus par les moteurs.
La plate-forme OpenEdition donne accès à plus de 800 carnets de recherche, dont 647 en français, 247 en histoire).

Enfin, même en com', les outils gagnent en efficacité quand ils sont adaptés au message et au public visé.
Où est-il préférable de faire de l'histoire de la peinture ?
En audiodescription à la radio ? A la TV (même en 75 secondes) ? Au musée ? En classe ?

Devant une caméra, un chercheur peut être passionnant pour ce qu'il dit, même sans devoir faire les cent pas.


Sites web universitaires, une question répétée :
Pourquoi le suffixe .edu est-il fréquent pour les universités aux USA, pays fédéral alors que la France, pays accusé de jacobinisme centralisateur, a laissé proliférer les syntaxes multiples (u-bourgogne, unicaen, univ-lille, etc.) ?

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20 janvier 2014

E. Eisenstein : the Printing Revolution

 

Élisabeth Eisenstein, The Printing Revolution in Early Lodern Europe - 1979, en poche en 1983, 2e edi en 2005. http://en.wikipedia.org/wiki/Elizabeth_Eisenstein
Élisabeth Eisenstein, La Révolution de l’imprimé dans l’Europe des premiers temps modernes, Paris : Éditions La Découverte, 1991 - lu par Dominique Varry ENSSIB


Elizabeth L. Eisenstein, la culture de l'imprimé, Le Débat 22, 1982/5 (un montage de 15 pages en pdf)
http://epi.univ-paris1.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHE=50397&OBJET=0008&ID_FICHIER=137396

Selon elle, l'imprimé bouleverse au XVIe les conditions du travail intellectuel : l’édition incite à contrôler le texte ou refaire la traduction (cf Erasme), à enrichir le texte d’une édition à l’autre. Pour elle, cette démarche permet un progrès par accumulation, alors que le travail des copistes médiévaux produisait souvent des erreurs, volontaires ou involontaires.

extraits : Le gros livre d’Elizabeth Eisenstein s’intéresse au changement culturel lié au livre. « Commencée au début des années 1960, et d’abord conçue comme une réponse raisonnée aux prophéties de Mac Luhan, sa recherche a bientôt pris la forme d’une vaste enquête sur les formes de la modernisation culturelle que connaît l’Europe à partir de la fin du XVe siècle pour aboutir, en fin de parcours, à une interrogation sur la notion même de modernisation.

Fondé sur une très lourde bibliographie, l’ouvrage propose un plan simple (et qui n’évite pas toujours les redites). Après avoir caractérisé dans leur plus grande généralité les transformations culturelles liées à la production, à la circulation et à la consommation de l’imprimé, l’auteur en détaille les formes dans trois secteurs d’application : la culture humaniste, la double réforme protestante puis catholique, la « révolution scientifique » des XVIe-XVIIe siècles. Autant dire qu’un tel programme ne laisse de côté aucun des grands débats de l’histoire culturelle européenne sur trois siècles. E. Eisenstein, qui ne craint ni les grands sujets, ni la polémique, ne cherche jamais à les éviter.
La thèse est simple : l’imprimé ne marque pas seulement une évolution, mais bien une rupture culturelle fondamentale et dont les conséquences, parce qu’elles sont cumulatives, ne peuvent être appréciées que dans la longue durée. L’importance de la mutation doit nous inviter à repenser les notions cardinales qui fondent la modernité : Renaissance, Réforme, Révolution scientifique.
Un lieu incarne, pour Elizabeth Eisenstein, la nouvelle culture du livre : c’est l’atelier de l’imprimeur dans lequel coexistent des activités inédites, ou encore jusque-là séparées. On y rencontre la production et la commercialisation de l’imprimé, bien sûr, mais aussi l’innovation technologique et surtout des formes neuves de circulation et de sociabilité culturelles. Sans doute on l’a récemment noté . l’évocation vaut-elle plus ici pour de très grandes maisons, celles d’Alde Manuce à Venise, de Christophe Plantin à Anvers ou des Estienne en France, que pour le tout-venant des imprimeurs de la Renaissance. Mais pour l’auteur, l’atelier est d’abord le symbole du nouveau « Commonwealth of Learning » »

« La thèse est donc claire et obstinément répétée : c'est l'imprimé qui est au coeur du processus de modernisation culturelle que connaît l'Europe à partir de la fin du XVe siècle, et parce qu'elle crée les conditions d'un progrès cumulatif, les effets de cette rupture n'ont pas fini de s'en faire sentir jusqu'à nous ».
« Derrière le mouvement général de modernisation, elle sait pourtant repérer des décalages, des disparités. Décalages géographiques : avec le livre naît la censure, plus rigoureuse et plus aveugle dans l’Europe catholique que dans le monde protestant ; on a peut-être là une clé pour comprendre, d’une aire à l’autre, l’inégalité du développement scientifique dans la longue durée. Décalages culturels : nés d’un semblable désir de réflexion critique que le livre a rendue possible, l’examen des textes sacrés et le travail scientifique ont eu des destins divergents, voire contraires ».

http://epi.univ-paris1.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHE=50397&OBJET=0008&ID_FICHIER=137396

 

 

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27 mai 2013

Faire de l'histoire des sciences

 

Dominique Pestre était l'invité des Lundis de l'histoire 27.05.2013 pour son ouvrage
A contre-science : politiques et savoirs des sociétés contemporaines
http://www.franceculture.fr/emission-les-lundis-de-l-histoire-faire-de-l-histoire-des-sciences-2013-05-27
http://www.franceculture.fr/oeuvre-a-contre-science-politiques-et-savoirs-des-societes-contemporaines-de-dominique-pestre-0

Avec les Science studies, ou les social studies of knowledge, l'historien change le regard et l'échelle : l'épistémologie postulait un monde hors du monde. Les science studies insistent sur le caractère inéluctablement social des activités scientifiques et des résultats auxquels les chercheurs arrivent. Partir des controverses, sans préjuger de leur résultat, c'est un moyen de mieux étudier la fabrication des savoirs


Dominique Pestre a publié une Introduction aux Science Studies 2006
CR Mathieu Quet - http://lectures.revues.org/324

« Science et politique (4) », La Fabrique du 20.11.2008
transcrite par Taos Aït Si Slimane.
http://www.fabriquedesens.net/La-Fabrique-de-l-Histoire-Science,199

Une approche française des science studies - L'Humanité
http://www.humanite.fr/culture/une-approche-francaise-des-science-studies-515837


Comment fonctionne vraiment la science aujourd'hui ? La suite dans les idées, 09.02.2013
http://www.franceculture.fr/emission-la-suite-dans-les-idees-comment-fonctionne-vraiment-la-science-aujourd-hui-2013-02-09

pestre

Sylvain Bourmeau, Dominique Pestre, photo F-Culture


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11 avril 2013

Les flammes qui ont réveillé Naples


Les flammes qui ont réveillé Naples - Libération Grand Angle 11.04.2013

Le 4 mars, la Città della scienza partait en fumée. Un acte criminel touchant le seul bâtiment en activité sur l’ancien site industriel de Bagnoli dont l’impossible réhabilitation symbolise les lenteurs de la ville. Mais l’incendie pourrait aussi avoir agi comme un électrochoc.

http://www.liberation.fr/monde/2013/04/10/les-flammes-qui-ont-reveille-naples_895233


nap-science


http://www.cittadellascienza.it/science-centre/

 

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23 septembre 2012

La raison en danger ?

 

- Qui a peur des vérités scientifiques ? - Le Monde Science et Techno

« Le sociologue Bruno Latour,  critique féroce de l'institution scientifique, propose un armistice entre relativistes et rationalistes. Mais la science bataille sur un autre front : la confusion entre faits et opinions ».
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/09/20/qui-a-peur-des-verites-scientifiques_1763270_1650684.html

Le Monde Science et Techno consacre plusieurs articles
à La raison en danger, à partir de l'ouvrage du sociologue Bruno Latour
Enquêtes sur les modes d'existence. Une anthropologie des modernes
lecture critique dans Le Monde des livres 21.09.2012 : qui a peur de Bruno Latour


- Nous appelons vrai ce qui correspond à la réalité
Jean-Jacques Rosat est MC en philo au Collège de France.
Il a coordonné avec Thierry Discepolo le numéro 44
de la revue Agone sur le thème  Rationalité, vérité et démocratie

extrait :
« Le constructivisme et l'antiréalisme en philosophie des sciences ne datent pas d'hier. Au début du xxe siècle, un Édouard Le Roy défendait des positions de ce genre, au nom de l'idée que la science est construite par l'esprit humain. Vient ensuite Gaston Bachelard, qui mêle à son travail philosophique un regard d'historien. Insistant sur le travail d'élimination des obstacles épistémologiques et de création de nouveaux concepts, il affirme que la science « construit ses objets ». Si on veut dire par là que, pour concevoir l'idée d'un certain microbe et réussir à le voir dans un microscope, il faut avoir un esprit déjà construit d'une certaine manière, c'est évidemment très important. Mais le terme d'« objet » peut vite conduire à des formulations floues : est-ce du concept « microbe » que l'on parle, ou bien du microbe lui-même ?
On arrive alors à cette idée de Bruno Latour : Ramsès II est mort il y a plus de 3 000 ans, mais sa mort par tuberculose ne peut avoir eu lieu avant 1882, puisque c'est à cette date seulement que la science a construit le bacille responsable de cette maladie. C'est oublier que, si son concept a été créé par Koch, le bacille lui-même n'a eu aucun besoin de la science pour exister et pour tuer le pharaon.
Il y a chez certains constructivistes une telle insistance sur la construction de l'objet scientifique qu'ils finissent par gommer le réel, en le remplaçant par sa représentation ou par les discours qu'on tient sur lui  ».

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/09/20/nous-appelons-vrai-ce-qui-correspond-a-la-realite_1763272_1650684.html


- Le rationalisme, au risque du biais  anti-écolo
L'AFIS (Association fse pour l'information scientifique), un lobby pro-OGM ?
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/09/20/le-rationalisme-au-risque-du-biais-anti-ecolo_1763271_1650684.html

 

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10 août 2012

UE : La science en rose

 

Science, it is a girl thing
La science pour fille ? C'est en rose...

29 juin 2012 - CLICHÉ – La Commission européenne voit la science en rose pour les filles
http://tinyurl.com/ue-sc-rose

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/06/29/cliche-la-commission-europeenne-voit-la-science-en-rose-pour-les-filles/

Commentaire d'Agnès Giard :
« Le site de la campagne ne vole guère plus haut. On y apprend qu’une exposition itinérante (menée, entre septembre et décembre 2012 en Autriche, Allemagne, Italie, Pays-Bas et Pologne), sera accompagnée d'ateliers où les jeunes filles seront par exemple invitées à réaliser elles-mêmes un baume à lèvres, ou visiter un 'bar à oxygène' dans lequel elles devront identifier différents arômes tels que la menthe, le chocolat ou la fraise.  Ben oui, les filles c’est que les cosmétiques et les glaces chocolat ou fraise qui les intéressent. Un détail : la campagne coûte 102 000 euros » aux contribuables européens.



- Inde - La faible mousson met à sec les greniers.
Des millions de paysans souffrent du déficit de pluies. Le gouvernement
débloque des premiers fonds d'urgence
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/07/la-faible-mousson-met-a-sec-les-greniers-de-l-inde_1743276_3244.html

- Philippines. Les pluies de mousson font 68 morts
http://www.ouest-france.fr/Philippines-68-morts

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15 mars 2012

CSV - Le génie de la Renaissance

 

csv-128-renaissance


- Le génie de la Renaissance - Cahiers de Science & Vie 128

Le sommaire n'est pas encore en ligne : http://www.science-et-vie.com/Sommaire.asp?Type=CSV

A feuilleter : http://www.journaux.fr/les-cahiers-de-sciences-vie_histoire_art-et-culture_89905.html

dont
Un grand souffle venu d'Italie
Nouvelles perspectives
La science, la fabrique du progrès
Musée imaginaire, visite privée
Le pluralisme émerge en Europe, entretien avec Nicole Lemaître,

Le plan de la Catena, attribué à Rosselli (version couleur du XIXe)
version noir&blanc, grâce à Internet Archive
version couleur sur museicivicifiorentini.it
http://clioweb.canalblog.com/archives/2009/11/13/15780561.html


firenze-catena-d

Florence, plan dit de la Catena, vers 1471-1482 (détail)

 

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28 mars 2011

Japon : les titres de Sciences2


Sciences 2, le blog de Sylvestre Huet.
Les titres en flux rss : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/index.rdf


Fukushima : la Tepco dans une impasse - mardi 29 mars 2011 19:37

Un tchat sur Fukushima et l'accident nucléaire - mardi 29 mars 2011 17:26

Découverte de plutonium à Fukushima - lundi 28 mars 2011 20:04

Radioactivité de Fukushima : l'IRSN répond à la CRIIRAD - lundi 28 mars 2011 18:07

La radioactivité de Fukushima en France - dimanche 27 mars 2011 17:39

Fukushima : la radioactivité retarde les opérations - 
samedi 26 mars 2011 10:19

Fukushima: trois techniciens hospitalisés - samedi 26 mars 2011 09:46

Le Japon dans le noir depuis le tsunami - vendredi 25 mars 2011 12:03

Fukukshima : danger accru au réacteur 3, évacuation sur 30 km - vendredi 25 mars 2011 09:42

Une mesure indépendante de radioactivité à Tokyo - jeudi 24 mars 2011 12:30

Les pompiers de Fukushima en action - jeudi 24 mars 2011 08:46

Premières photos de l'intérieur de la centrale de Fukushima - mercredi 23 mars 2011 19:38

Un feu à la centrale nucléaire de Fukushima - mercredi 23 mars 2011 12:39

Un séisme de magnitude 6 à Fukushima - mercredi 23 mars 2011 11:04

Accident nucléaire de Fukushima et santé: l'avis d'un radiobiologiste - mardi 22 mars 2011 18:46

Fukushima : tous les réacteurs reliés au réseau électrique - mardi 22 mars 2011 11:33

Radioactivité et accident nucléaire : comment en parler ? - lundi 21 mars 2011 20:12

Centrale nucléaire de Fukushima : le mystère des fumées - lundi 21 mars 2011 18:21

Panache radioactif de Fukushima : quels dangers ? - lundi 21 mars 2011 08:07

Nucléaire : le point sur Fukushima - dimanche 20 mars 2011 20:15

Nucléaire : le panache radioactif de Fukushima - dimanche 20 mars 2011 08:57

19 : progrès fragiles

18 : le Japon classe l'accident au niveau 5

18 : l'électricité arrive. Pourra-t-elle servir ?

17 : un très léger mieux

17 : les trois mystères de Fukusjima

17 : F le point de la situation par l'IRSN

17 : radioactivité, une mesure près de Tokyo

17 : le combat continue à Fukushima

16 : où en est la menace nucléaire

16 : cartes des dégâts du séisme et du tsunami

16 : une mesure indépendante de la radioactivité au Japon

16 : le dernier communique de l'ASN

16 : incendie et bouffée de radioactivité à F

15 : doutes sur le réacteur n°2

16 : crise nucléaire : le CNRS rapatrie tous ses chercheurs

15 : Crise nucléaire au Japon : le pire scénario en marche ?

15 : l'accident nucléaire passe au niveau 6

15 : risque accru à la centrale nucléaire de F

14 : L'accident nucléaire (chat)

14 : Séisme : un géophysicien raconte

14 : La situation des réacteurs nucléaires accidentés

14 : nouvelle explosion à la centrale de F-Daiichi

13 : menace d'un nouveau séisme ?

13 : le scénario de l'accident nucléaire

12 : évacuation autour des centrales nucléaires

11 : 11 réacteurs arrêtés (Onagawa, F-Daiichi, F-Daini, Tokai, Higashidori)

11 : séisme et tsunami au Japon : Pourquoi ?

11 : séisme et tsunami au Japon

9 : la navette Discovery revient sur terre

 

 

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20 mars 2011

19 mars : L'Ecole autrement

 

19mars_jaccuse

La manifestation parisienne, 230 photos d'Agnès Verdurand

- Le second degré a manifesté à Paris
 http://www.snes.edu/Manifestation-le-19-mars-Le-Second.html

- La rectrice a perdu le Nord - Véronique Soulé (C'est Classe !) 19/03/2011

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source : Véronique Soulé


Les profs stagiaires témoignent de l'aberration de leur situation
Libération Lyon, 170/03/2011

« Ce sont à la fois les professeurs stagiaires et les élèves qui sont sacrifiés cette année pour de simples économies budgétaires, mais on [le ministère] continue à prétendre que  tout va bien »

« ... je me sens tout de même quelque peu trahie quand je me rends compte  que rien n'a été fait pour éviter que les difficultés du métier nous submergent dès le premier jour de travail ».

argument de Chatel dans Le Nouvel Obs :  
« tout le monde hurlait ... contre les IUFM, à commencer par les syndicats. Je trouve injustes ces critiques » (celles contre les IUFM ou contre la suppression de la formation initiale en alternance par l'actuel ministre ?)


- Le Nouvel Obs publie un dossier sur L'Ecole autrement

« Les ministres se succèdent sans que les méthodes ne changent : des annonces, des effets de manche et des réformes s'empilent sans que les premiers intéressés, les professeurs, n'aient été sondés sur leur opportunité ».

Après les dégâts opérés par un Allègre minstre de Jospin vilipendé à gauche et très populaire à droite* , c'est un agrégé de lettres classiques qui décrète la semaine de 4 jours et qui remplacent la récré par des heures de soutien et l'homme du marketing chez L’Oréal poursuit en grappillant quelques heures d’histoire en Term S, et surtout en démolissant la formation professionnelle en alternance. Il s’abrite derrière un faux prétexte, commode pour dissimuler un parti pris idéologique  :  tout le monde aurait dénigré la formation dispensée par les IUFM... La casse était-elle la seule solution à envisager ?

Le Nouvel Obs met en avant 7 expériences qui marchent déjà
Les journalistes énumèrent des pistes : En finir avec les notes ; enseigner l'autonomie ; travailler par projets ; apprendre à son rythme ; redonner le goût des sciences (en ne mettant en avant à l'écran que des caricatures - Allègre ou les frères B - ?) ; impliquer les parents ; donner du sens au diplôme.

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* voici ce qu'on peut lire sur Semaine critique (France 2 fait la promotion de ses deux derniers livres ) :
« C’est la science [ ? ? ?] du conflit. Chez le professeur Allègre, géochimiste médaillé, pas de journée radieuse sans nouvel ennemi. En cinquante ans de carrière, le chercheur s’est mis à dos "M. Volcan", Haroun Tazieff ; le ministre des profs de Jospin a fait bouillir l’Education nationale, taxée de "mammouth" à dégraisser ; le négationniste climatique a vitrifié Nicolas Hulot, l’"imbécile", l’"inculte" et atomisé le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, un "système mafieux". Sans compter ses anciens amis de trente-cinq ans au PS, qu’il désintègre volontiers, lui qui a frôlé le CDI chez Sarkozy. Avis de forte tempête sur forte tête maintenu... »
No Comment !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par clioweb à 08:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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