03 novembre 2020

25 000 signatures contre la LPPR

 

lpr-112020

 

La pétition contre la loi de programmation de la recherche a passé le cap des 25 000 signatures :

« Non seulement la loi de programmation de la recherche (LPR) en cours d’examen au Parlement repose sur un budget insincère,
mais elle accélère la précarisation des jeunes chercheurs
et aggrave les inégalités territoriales, au risque de créer des déserts scientifiques.
Par cette pétition, nous appelons le Sénat et le Conseil constitutionnel à suspendre le processus législatif
jusqu’à la production d’un nouveau texte répondant aux attentes de notre société ».

http://rogueesr.fr/pour_une_autre_lpr/

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE NATIONAL :

25 000 signataires d'une pétition appellent à suspendre la procédure législative d'examen de la loi de programmation de la recherche. Ils alertent sur le budget insincère du projet de loi, sur la précarisation des jeunes chercheurs qu'il accélère, et sur les inégalités territoriales qu'il aggrave, au risque de créer des déserts scientifiques. A cela s'ajoutent trois amendements sénatoriaux qui s'attaquent à la liberté d'expression des enseignants et aux libertés académiques.

Très critiquée par l'immense majorité de la communauté scientifique, une loi de programmation pour la recherche (LPR) a été examinée par le Sénat entre le 28 et le 30 octobre. Les universitaires et des chercheurs ne se montrent guère convaincus par le chiffre "historique" de 25 milliards d'euros brandi par la ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Mme Frédérique Vidal. Une lecture attentive du texte de loi et de l'étude d'impact confirme en effet que cette loi opère une baisse sensible de la dépense par étudiant à l'Université. Les budgets accordés à la recherche, quand on les rapporte à l'inflation, représentent en réalité une décélération de l'investissement public.

De plus, les universitaires et les chercheurs s'inquiètent de la répartition des moyens, qui risque d'aggraver la crise de la recherche française et les inégalités territoriales. Ce diagnostic est partagé par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui a rejeté le texte à l'unanimité. Une pétition demandant la suspension du processus législatif et la rédaction d'une étude d'impact exhaustive a été lancée par plusieurs collectifs de l'enseignement supérieur et de la recherche, et a totalisé 25 000 signatures en une semaine. Cette mobilisation est d'une ampleur inédite dans la communauté scientifique française.

En outre, la LPR multiplie les voies de dérogation aux cadres dans lesquels s'exercent habituellement les libertés académiques, qui reconnaissent aux universitaires et aux chercheurs la gestion collégiale de l'exercice de leur métier, notamment en matière de recrutement et de financement. Le développement des postes contractuels au détriment de l'emploi statutaire représente une remise en cause des conditions historiques d'exercice de ces libertés, pourtant constitutionnellement fondées.

Bien que le Sénat ait réprouvé les projections budgétaires du gouvernement, il est à l'origine de plusieurs amendements qui ont aggravé la nocivité du projet de loi, entraînant de nouvelles oppositions dans la communauté universitaire. Sur proposition de la sénatrice Laure Darcos (Les Républicains), l'exercice des libertés académiques serait expressément subordonné aux "valeurs de la République", expression ne renvoyant à aucune réalité juridique précise mais ouvrant la voie à des tentatives d'intimidation hiérarchique sur des critères politiques.

Cette initiative a provoqué une levée de boucliers, transcendant les clivages habituels du monde universitaire. Un autre amendement a porté un coup probablement fatal à la procédure dite de "qualification", par laquelle les aspirants à un premier poste de Maître de Conférences ou de Professeur sont soumis au jugement de pairs élus. Cette procédure symbolise pour beaucoup les libertés académiques à la française. La Commission Mixte Paritaire de l'Assemblée et du Sénat doit se pencher sur ces amendements dans les prochains jours. Si elle ne rejette pas ces dispositions, la France sera le premier pays d'Europe de l'Ouest à s'attaquer ainsi à la liberté d'expression et de recherche à l'université.

 

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12 juin 2020

12 juin : non à la LPPR

 

LPPR. Communiqué intersyndical du 10 juin 2020
https://academia.hypotheses.org/24488

extraits :

Mme Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI) veut faire voter les avis sur la LPPR le 12 juin au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER)

Le texte contient tout ce que nous avions dénoncé, notamment dans les manifestations du 5 mars :
- Liquidation des statuts avec la mise en place de « tenure tracks »,
    contrats de 3 à 6 ans pouvant concerner jusqu’à 25 % des recrutements de directeurs de recherche et de professeurs ;
- Explosion de la précarité avec la mise en place des « CDI » de mission scientifique pour la durée des projets ;
- Renforcement de la recherche sur projets avec une part croissante du financement des besoins pérennes passant par l’ANR et ses appels à projets ;
- Renforcement du rôle du HCERES avec l’extension de l’évaluation à la totalité des missions des établissements.

Les établissements de l’enseignement supérieur et la recherche ont besoin tout de suite de financements pour :
- prolonger immédiatement les contrats doctoraux, les CDD et les stages des étudiants ;
- assumer les dépenses faites dans le cadre de la crise sanitaire (achat de masques, fournitures…) ;
- redémarrer les expériences en laboratoire : des matériels ont été donnés aux hôpitaux.

Nos organisations appellent à multiplier les initiatives dans tout le pays le 12 juin au moment où le CNESER « virtuel » est censé se tenir, ainsi que les 17 et 22 juin, jours de tenue des CTMESR et CTU. A Paris, les organisations et la coordination des facs et labos en lutte invitent personnels et étudiant-e-s à se rassembler, avec toutes les précautions sanitaires requises, place de la Sorbonne le 12 Juin à 13h30
 

Le projet de loi LPPR (sera présenté en conseil des ministres le 8 juillet 2020) :
http://www.groupejeanpierrevernant.info/LPPR_PROJET_DE_LOI.pdf

L'exposé des motifs :
http://www.groupejeanpierrevernant.info/LPPR_EXPOSE_DES_MOTIFS.pdf

Le rapport annexé :
http://www.groupejeanpierrevernant.info/LPP_RAPPORT_ANNEXE.pdf

Modifications du titre II :
http://www.groupejeanpierrevernant.info/LPPR_TABLEAU_TITRE_II.pdf

Modifications du titre III :
http://www.groupejeanpierrevernant.info/LPPR_TABLEAU_TITRE_III.pdf

Modifications du titre IV :
http://www.groupejeanpierrevernant.info/LPPR_TABLEAU_TITRE_IV.pdf

Modifications du titre V :
http://www.groupejeanpierrevernant.info/LPPR_TABLEAU_TITRE_V.pdf

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31 mai 2020

Penser la pandémie

 

- 3 vidéos du collectif RogueESR : http://rogueesr.fr/

Penser la pandémie (partie 1) :               - source ND
https://www.youtube.com/watch?v=iVH9GJzkxGs

Penser la pandémie (partie 2) :
https://www.youtube.com/watch?v=FMWXKUQxQcw

Penser la pandémie (Partie 3) : La société masquée
https://www.youtube.com/watch?v=t5nR5rSlF7Y

Dans les deux premières vidéos, diffusée le 26 avril et le 9 mai, nous avons envisagé la pandémie du Covid-19 à l’échelle macrosociale.
Aujourd'hui, il s’agira plutôt de réfléchir aux types d’individus que postulent les politiques publiques actuelles,
comme aux comportements et aux façons de penser qui, à notre échelle personnelle,
seraient les plus à mêmes d’incarner des réponses réfléchies et solidaires à la crise.

La dernière vidéo (partie 4) portera sur l'Université et la recherche à refonder


- Barbara Stiegler : « La crise due au coronavirus reflète la vision néolibérale de la santé publique »

La vidéo 2 mentionne un entretien publié par Le Monde 09.04.2020
La philosophe explique que la colère citoyenne face à l’impréparation des gouvernements
doit déboucher sur un sursaut politique et une véritable « démocratie sanitaire ».
http://clioweb.free.fr/dossiers/pandemie/stiegler-sante-lm09042020.pdf


Elle a aussi publié bcp dans Libération

20.12.2019 -  « Pour le néolibéralisme, l'idée que l'on puisse se retirer est un archaïsme»
29.04.2020 - « santé et économie sont interdépendantes »
28.05.2020 - « C'est en nous-mêmes, dans nos lycées et nos hôpitaux, que nous devons réinventer...»

https://twitter.com/Overmaarsplanet/status/1266620556243337216


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26 février 2020

RogueESR : histoire de l'université

 

Séminaire exceptionnel sur l'histoire de l'Université,
pensé comme une contribution à ce temps suspendu.

5 mars 2020, de 17 à 21h
EHESS, salle Lombard, 96 bd Raspail, à Paris.

La séance est ouverte.
Elle sera retransmise en direct sur Youtube :
https://www.youtube.com/channel/UCnTWR2yCIRn_Po8v3EzQJfg/live


Nathalie Gorochov :
Libertés académiques, contestation et grève dans les premières universités d'Europe (1200-1231).

Christophe Charle :
Pourquoi les gouvernements n'arrivent-ils pas à gérer l'enseignement supérieur depuis les années 50 ?
Pourquoi les universitaires ne savent-ils pas ce qu'ils veulent et ne savent-ils pas se défendre ?

Emmanuelle Picard : Histoire institutionnelle de la profession académique contemporaine.

Charles Soulié : La refondation de l'université française après 68.


RogueESR est un collectif de membres de la communauté académique.
Il rassemble celles et ceux qui font vivre ses institutions au quotidien,
et qui souhaitent défendre un service public de l'enseignement supérieur et de la recherche, ouvert à toutes et tous.
http://rogueesr.fr
Twitter : @rogueesr


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