17 avril 2015

Chercheurs en Résistance

 

chercheurs-resist-pur

Chercheurs en Résistance : pistes et outils à l’usage des historiens,
Julien Blanc et Cécile Vast [dir.], PUR 2014
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3484
CR Non-Fiction http://www.nonfiction.fr/article-7501-de_la_memoire_a_lhistoire_de_la_resistance.htm


« L'histoire de la Résistance demeure un chantier essentiel »
L'ouvrage est issu de journées d'études à Besançon en juin 2009 et à Paris en mars 2010
Le CR rappelle le travail précoce et important réalisé par le Comité d'Histoire de la Seconde Guerre mondiale (Henri Michel). Inventer les sources d'un histoire future : correspondants départementaux, recueil de plus de 1500 témoignages, collecte de sources et d'archives - IHTP inauguré en 1980


- Parmi les ouvrages cités :
Laurent Douzou, La Résistance française: une histoire périlleuse.
http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/resistance-francaise-une-histoire-perilleuse_cr_lecture50.htm
Laurent Douzou, Faire l'histoire de la Résistance, PUR 2010
http://www.pur-editions.fr/couvertures/1273568370_doc.pdf

Dictionnaire historique de la Résistance dir. François Marcot
http://clioweb.canalblog.com/archives/2015/04/17/31906149.html

Julien Blanc, Au commencement de la Résistance. Du côté du musée de l'Homme. 1940-1941
Cécile Vast, L’identité de la Résistance, à partir d'une thèse sur les MUR (Mouvements unis de Résistance)
http://revuesshs.u-bourgogne.fr/lisit491/document.php?id=518

Sébastien Albertelli Les services secrets du général de Gaulle: le BCRA, 1940-1944.
Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre. De l'appel du 18 juin à la Libération
Johanna Barasz, «De Vichy à la Résistance. Les Vichysto-résistants 1940-1944», 2010


- sommaire de l'ouvrage :
http://www.pur-editions.fr/couvertures/1398252899_doc.pdf

Laurent Douzou, Propos introductif

Première partie : UNE HISTOIRE TOUJOURS EN CHANTIER
Julien Blanc, La Résistance pionnière : un territoire en friches
Sébastien Albertelli, Une Résistance londonienne ? L'étude du BCRA
Johanna Barasz, Les « Vichysto-résistants » : choix d’un sujet, construction d’un objet
Thomas Fontaine, Écrire l’histoire des déportations de répression

Sylvain Gregori, (Ré)écrire l’histoire de la Résistance corse : de l’enjeu mémoriel à l’essai historiographique
Cécile Vast, Sur l’expérience de la Résistance : modes d’appropriation, sens et construction identitaire

Deuxième partie : SOURCES ET ÉCRITURE DE L’HISTOIRE DE LA RÉSISTANCE

- Les documents à la source : fonctions, langages et représentations
Johanna Barasz, Les « Vichysto-résistants » : invention des sources
Emmanuel Chevet, Les archives de gendarmerie : notes de bas de pages, compléments d’objets ou sujets de l’histoire de la Résistance ?

- Archives et écriture de l’histoire
Sébastien Albertelli, Les archives du BCRA et l’écriture de l’histoire de la Résistance
Julien Blanc, Une source irremplaçable et biaisée : les dossiers d’homologation des résistants
Cécile Vast, Presse clandestine et documents internes des mouvements : lectures croisées

Biblio dans l'article Résistance intérieure en France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Résistance_intérieure_française#Bibliographie


- Enseigner la Résistance et la déportation - vidéos ac-paris 11.2014
Résistance intérieure, France Libre et France combattante, Sébastien Albertelli
Résister et libérer, Jean-Marie Guillon
Résister et se souvenir, Laurent Douzou

Propositions pédagogiques : Eric Zdobych, Nathalie Dementiev, Michelle Lecreux
http://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_1062328/captation-video-enseigner-la-resistance-et-la-deportation


- Fondation de la Résistance :
http://www.fondationresistance.org/

- Résister à Hitler
: http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/resistants.htm

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F Marcot, dict de la Résistance, 2006

 

Dictionnaire historique de la Résistance - Résistance intérieure et France libre
sous la direction de François Marcot,
avec la collaboration de Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé,
Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, 1 248 pages, 2006


Présentation de l’ouvrage. Cécile Vast sur la liste H-Français

Portée et ambitions du Dictionnaire historique de la Résistance
En se démarquant à la fois de la vision convenue des années 50-60 et de la focalisation sur Vichy qui a marqué l’historiographie depuis les années 70, la recherche sur la Résistance n’a cessé de progresser en dehors du tapage médiatique, en élargissant le champ de ses préoccupations autour de problématiques renouvelées... S’ouvrant largement à l’histoire politique, culturelle et sociologique, aux apports de l’anthropologie, à l’histoire des représentations et des mentalités, ils se sont intéressés à des aspects jusque-là négligés ou traités de façon convenue. À rebours des visions simplificatrices des comportements des Français sous l’Occupation, ils considèrent la Résistance comme un processus social qui n’a pu exister, vivre et se développer que dans la dynamique des liens de complicité et de solidarité tissés dans et avec la société française. Cette recherche remet sérieusement en question l’idée caricaturale qui consiste d’une part à réduire la majorité de la population à une masse résignée, voire complice et s’accommodant tant bien que mal de l’Occupation, d’autre part à limiter la Résistance à une minorité, équivalente à celle des « collaborateurs », et supposée être, comme ceux-ci, isolée dans le pays.

Comme tout objet d’histoire, la Résistance relève d’un traitement scientifique qui n’a rien de spécifique, mais, comme les autres, elle requiert la prise en compte de sa part de singularité - voire d’étrangeté. Pour répondre à ce défi, les historiens doivent faire preuve d’invention en interrogeant leurs outils conceptuels : d’abord la notion même de résistance. Ils ont à questionner leurs méthodes : l’utilisation des témoignages et l’exploitation des données sociologiques par exemple. Ils doivent diversifier leurs catégories, de l’étude des actes et des acteurs dans leur espace « réel » à celle de leur dimension légendaire et mythique - qui n’a rien à voir avec l’affabulation. Ainsi ne voir dans la Résistance que la compétition des hommes dans leur lutte pour le pouvoir, se focaliser sur la centaine de chefs qui l’ont « dirigée », court le risque de négliger le sens qu’ils ont donné à leur engagement et d’ignorer la multitude de ceux dont l’aventure s’inscrivait dans une tout autre perspective. Limiter la Résistance à des approches organisationnelles (quelles structures et au profit de quels pouvoirs ?), politiques (quels projets et quels lendemains ?) ou militaires (quelle efficacité dans la libération du pays ?)... peut amener à dénaturer l’identité du phénomène.

Ces approches nouvelles, n’isolant plus les résistants du reste de la société, cherchant à saisir ce que ces « rebelles » partageaient avec les « autres » ont révélé l’image d’une Résistance moins héroïsante, plus humaine, replacée dans la complexité des comportements - sans être pour autant banalisée. Rassembler ces analyses, les préciser, les confronter aux travaux d’historiens étrangers sur les modes de résistance en Europe, tel a été l’enjeu des six colloques organisés autour du thème « La Résistance et les Français », à partir de 1993, avec le concours de l’Institut d’histoire du temps présent dirigé à cette date par Robert Frank. Ce dictionnaire en est l’un des principaux aboutissements.

Le Dictionnaire historique de la Résistance est le premier ouvrage de cette ambition et de cette forme. Il offre la première grande synthèse sur l’histoire de la Résistance française grâce à sa composition en trois parties précédées de grands textes qui font le point sur les grandes questions d’une histoire toujours en débats. Il constitue une somme de connaissances jamais réunies à ce jour avec ses 1003 articles, présentant systèmes d’occupation, acteurs, territoires, mouvements et réseaux, organisations civiles et militaires, actions et combats de la Résistance intérieure et de la France libre. Se plaçant du point de vue des acteurs, il décrit leur vie quotidienne, dit les valeurs qui les ont motivés et les passions qui les ont animés. On y trouve ainsi les articles : patriotisme, idée européenne, République, amours et sexualité, argent, doute, passions, tractions et bicyclettes, vie quotidienne.

Cet ouvrage, appelé à devenir très vite un livre de référence pour les étudiants, les professeurs et tous ceux qui s’intéressent à notre histoire, s’accompagne d’une réflexion originale sur ces années de combat et l’écriture de cette histoire. Le lecteur pourra y une référence, un nom, une date fondamentale et les explications claires s’y rapportant. Les détails et les lignes directrices d’une action de quatre ans en zone occupée, en zone « libre » et dans tous les territoires ralliées à la France libre, jusqu’à la Libération. Ainsi des 235 biographies, des articles sur la division Leclerc, la Résistance dans les 22 régions françaises, la presse clandestine ou la lutte armée. Toutes les formes de résistance sont étudiées, soit sous forme d’articles généraux (propagande, passage clandestin, sauvetage des Juifs, renseignements, imprimeries clandestines, lutte armée, maquis, liaisons) soit à la faveur d’études de cas précis portant sur des mouvements, réseaux, maquis, journaux clandestins ou des missions.

Enfin l’ouvrage propose une réflexion inédite sur la Résistance en revenant sur son action et sur son sens. Sans omettre de présenter les noms les plus connus de la Résistance et de la France libre, il s’intéresse aussi aux résistants « ordinaires ». Il remet en question la vision stéréotypée d’une France constituée d’une masse de Français résolument attentistes pris entre deux minorités agissantes, les résistants et les collaborateurs. Il montre les liens qui se tissent progressivement entre les résistants et les Français. Il décrit la diversité de la société résistante, avec ses héros qui n’en sont pas moins des Français de leur temps et ses gens ordinaires qui ont osé se lancer dans cette aventure incertaine : jeunes, femmes, Juifs, catholiques, protestants, étrangers, ouvriers, gendarmes, militaires, intellectuels, patrons, paysans, communistes, socialistes, monarchistes.


Les auteurs
Cet ouvrage a été rédigé par une équipe de 114 historiens de 6 nationalités qui ont travaillé sous la direction de François Marcot (professeur à l’université de Franche-Comté), avec la collaboration de Bruno Leroux (directeur historique de la Fondation de la Résistance ) et de Christine Levisse-Touzé (directrice du Mémorial du maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris, et du musée Jean Moulin - ville de Paris), et un comité scientifique composé de : Claire Andrieu (professeur à l’IEP-Paris), Christian Bougeard (professeur à l’UBO-Brest), Laurent Douzou (professeur à IEP-Lyon), Robert Frank (professeur à Paris I), Jean-Marie Guillon (professeur à l’université d’Aix), Pierre Laborie (directeur d’études à l’EHESS), Denis Peschanski (directeur de recherches au CNRS), Guillaume Piketty (directeur de recherches à l’IEP-Paris), Jacqueline Sainclivier (professeur à l’université de Rennes II), Dominique Veillon (directeur de recherches au CNRS).

Sommaire :
Introduction : Regards sur la Résistance et la France libre
Les grandes étapes de la Résistance
La France libre, la Résistance et la France
Systèmes d’occupation et pouvoirs
Qu’est-ce que la Résistance ?
Les résistants dans leur temps
La Résistance dans le siècle

Première partie : Acteurs et territoires
Vues d’ensemble
La Résistance : aventure individuelle et collective
Les liens entre les deux Résistances
Géographie de la Résistance intérieure
Géographie de la Résistance extérieure
La Résistance et les Alliés
Mouvements, réseaux et structures
Territoires et régions
Hommes et femmes

Deuxième partie : Événements et actions
Vues d’ensemble
La Résistance, l’occupant et Vichy
Multiplicité des formes d’action : redécouverte et invention
Résistance et action politique
Les enjeux de la lutte armée
Résistance et Libération
Les grands événements
Valeurs et projets
Actions et combats
Face à la répression

Troisième partie : Les résistants, leur temps et le nôtre
Vues d’ensemble
L’opinion et la Résistance
Pour une histoire culturelle (et sociale) de la Résistance
Résistance et identités
Héritage et mémoire de la Résistance
L’écriture de l’histoire de la Résistance
La Résistance, Vichy et le monde
La société résistante
Anthropologie de la vie résistante
Mémoires de la Résistance

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23 août 2014

1944 - Libération de Paris - L'Humanité

 

1944 - La Libération de Paris - dossier dans L'Humanité 2014
cocktails Molotov, C. Rol-Tangy, la radio, L'Huma, La Résistance illustrée par la BD
http://www.humanite.fr/mot-cle/liberation-de-paris

6/6 - Paris martyrisé! Paris libéré !
http://www.humanite.fr/paris-martyrise-paris-libere-549905
5/9 - La Résistance illustrée par la BD
http://www.humanite.fr/la-resistance-illustree-par-la-bande-dessinee-549836
4/9 - L'Humanité libérée
http://www.humanite.fr/lhumanite-liberee-549776
3/9 - "Ici la radiodiffusion de la Nation française"
http://www.humanite.fr/ici-la-radiodiffusion-de-la-nation-francaise-549719
2/9 - Cécile Rol-Tanguy: "On a rejoint le PC souterrain le 19 août"
http://www.humanite.fr/cecile-rol-tanguy-rejoint-le-pc-souterrain-le-19-aout-549492
1/9- "La bataille de Paris s'est faite avec les cocktails Molotov"
http://www.humanite.fr/la-bataille-de-paris-sest-faite-avec-les-cocktails-molotov-549423


rappel : 70 ans de l'affiche rouge, le nouveau hors-série de l'Humanité, L'Humanité, 10.02.2014
http://www.humanite.fr/70-ans-de-laffiche-rouge-le-nouveau-hors-serie-de-lhumanite

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21 août 2014

Paris 1944 : Georges Dukson, le lion noir

 

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« Le général de Gaulle descendant les Champs-Élysées - À droite, le nègre Dukson ».

Photo de Serge de Sazo citée par René Dunan, Ceux de Paris août 1944
Cliché reproduit par Libération et cité sur Twitter.
https://twitter.com/libe/status/502353902831169536 - 21 août 2014 - 09:17
Libération de Paris : Pourquoi il n'y a (presque) pas de Noirs sur les photos, Libération, 20.08.2014
http://www.liberation.fr/photographie/2014/08/20/paris-libere-uniquement-par-des-soldats-blancs_1083150


2 sources majeures :
- 1 -  Dukson, « un oublié de l'histoire » de la Libération, Éric Lafon, Fondation de la Résistance,
http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/dukson-oublie-histoire-liberation_photo10.htm


2 - Georges Dukson, « le lion noir du XVIIe »,
in Sylvie Lindeperg, La Libération de Paris, La voie des images, éditions Verdier, pages 90-92, 98

« Un autre héros de quartier, Georges Dukson, apparaît trois fois dans le film du CLCF (comité de libération du cinéma français) sans que Pierre Bost y prête attention. Louis Félix et Gilbert Larriaga connaissaient bien ce jeune combattant noir à l’accoutrement pittoresque - chemise blanche ouverte et pantalon retroussé sur les mollets - dont ils avaient filmé les faits d’armes. Originaire du Gabon, cet ancien prisonnier de guerre évadé vivait de menus larcins dans un hôtel borgne des Batignolles lorsque sonna l’heure de la Libération. Le 19 août 1944, quand les FFI s’emparèrent de la mairie du XVIIe, il se porta volontaire et participa à tous les combats de la rue de Rome et du boulevard des Batignolles, escortant les patrouilles, attaquant les camions ennemis, faisant feu sur les tireurs allemands, conquérant un char de la Wehrmacht. Blessé au bras lors d’un accrochage, Dukson ne pouvait plus tenir un fusil mais il repartit à l’assaut, armé de bouteilles incendiaires.

Surnommé « le lion noir du XVIIe », ce combattant splendide et rugissant ne passa pas inaperçu aux Batignolles. Il est aisément repérable dans les images du CLCF : escortant un officier allemand; juché sur un char conquis; soutenu par deux camarades, le bras en sang, juste après la fusillade. Le 26, devenu sous-lieutenant des FFI, Dukson fit le pari de s’infiltrer dans le cortège du général de Gaulle sur les Champs-Elysées. « Le lion noir » en pleine gloire commençait à perdre « le sens de la mesure » : devenu une célébrité dans son quartier [i1] ne [put] retourner à sa vie misérable ». Réquisitionnant un ancien garage allemand, Dukson se lança dans le marché noir, les vols et les perquisitions abusives, à l’image d’un héros fourvoyé de Cayatte. Sur ordre des autorités militaires, des FFI procèdèrent à son arrestation pour le conduire à la prison du mont Valérien ; profitant d’un arrêt, Dukson s’évada et fut abattu d’une balle qui lui fracassa la cuisse. Il mourut pendant son opération à l’hôpital Marmottan ».

« Si le cinéma et la photographie ne les avaient saisis en pleine action, Anita (Anne-Marie Dalmasso) et Dukson seraient des absents de l’histoire. Ils demeurent pourtant sans nom ni destin dans le film du CLCF qui privilégie un carrousel d’images et de figures anonymes tournant a vive allure pour composer le tableau du Paris libéré. Le film devait privilégier un acteur collectif, la population parisienne tout entière campée en résistante ».

La journée du 26 fut couverte par une marée de photographes et d’opérateurs…

« Les rushes réservent une surprise à tous ceux qui les examinent avec soin : au pied de l’Arc de triomphe, au tout début de la cérémonie, un opérateur a filmé le général et sa suite qui se dirigent vers la tombe du Soldat inconnu ; le sous-lieutenant Dukson entre soudain dans le champ, tel le Zelig de Woody Allen. Il a réussi à se mêler aux hommes de Leclerc, et marche à quelques pas de Charles de Gaulle. L’histoire du « lion noir » est complétée par deux plans tournés par des cinéastes amateurs. Le premier, pris quelques secondes plus tard sous un autre angle, montre la scène de face : Dukson a maintenu sa position et se trouve à moins d’un mètre du héros du jour qui le dissimule en grands partie, laissant percer le seul point blanc de son bras en écharpe. La suite du plan, passée au ralenti, révèle le geste prompt d’un Saint-Cyrien qui lui touche l’épaule pour le faire reculer, ouvrant la voie au préfet Fleuret. « L’homme caméléon » réapparaît pourtant dans les premières minutes de la descente des Champs-Elysées : dans le second plan du film des amateurs, on le voit marcher fièrement à la gauche du Général, chemise boutonnée, chaussettes sagement tirées sur les mollets. C’est au tour d’un officier de lui barrer la voie, lui intimant d’un geste de quitter 1e cortège. Une photographie permet de reconstituer toute la scène : on y voit un soldat pointer sa mitraillette en direction de l’intrus. Sorti manu militari du cortège, Dukson ne réapparaît plus dans 1es images filmées du défilé. Dans la cérémonie de renaissance de l’Etat Républicain, le combattant ardent du XVIIe était déjà un indésirable, bientôt un vaincu de l’histoire ».
Photo publiée par Pierre Bourget, Paris 1940-1944, Plon 1979. Elle est commentée par Eric Lafon sur le site de la Fondation de la Résistance, rubrique « autour d’une photographie ». http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/dukson-oublie-histoire-liberation_photo10.htm

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Georges Dukson, photo Serge de Sazo (détail)

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17 mars 2014

La Résistance en Allemagne

 

70e anniversaire de l’attentat du 20 juillet 1944
Droit à la résistance : la place du 20 juillet dans la mémoire allemande et française
Maison Heinrich Heine
http://www.maison-heinrich-heine.fr/fr/droit-a-la-resistance/

Lundi 17 mars 2014, 19h30
conférence de Wibke Bruhns, Meines Vaters land - Geschichte einer deutschen Familie (Ullstein 2005) / Le Pays de mon père. Histoire d’une famille dans la tourmente du nazisme
(trad. par Daniel Mirsky, Les Arènes 2009)

Mardi 18 mars 2014, 10h-18h30
Nouvelles recherches sur la Résistance en Allemagne

La mémoire du 20 juillet dans les premières années de la République fédérale
Le 20 juillet et la Bundeswehr
La représentation du 20 juillet 1944 au cinéma en République fédérale d’Allemagne
La mémoire de la Résistance en France et des résistances à Hitler en Allemagne. Essai d’étude comparée
La mémoire du 20 juillet 44 en France
Marc Olivier Baruch : Le droit à la résistance aujourd’hui

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23 février 2014

La Résistance au Panthéon

 

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source : Le Monde

- Deux femmes et deux hommes au Panthéon
. Germaine Tillion, ethnologue et résistante
. Geneviève de Gaulle-Anthonioz, résistante et militante des droits de l'homme
. Pierre Brossolette, résistant
. Jean Zay, ministre du FP, livré à la vindicte de Vichy, assassiné par la Milice
http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/02/19/quatre-entrees-au-pantheon_4369654_823448.html


- 4 figures de la Résistance au Panthéon
François Hollande a confirmé ce vendredi le transfert à venir des cendres de Germaine Tillion,Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay au Panthéon.
http://www.liberation.fr/societe/2014/02/21/quatre-nouvelles-figures-de-la-resistance-au-pantheon-en-2015_982009


- Les valeurs de la Résistance
http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/02/21/les-valeurs-de-la-resistance_4371071_3232.html

« ...ce ne sont pas seulement quatre opposants héroïques à l'invasion allemande de 1940 qui entrent au Panthéon en ce moment, ni seulement deux femmes ; ces personnes incarnent également d'autres valeurs, qui correspondent à un esprit de résistance au sens large, dépassant les seules actions audacieuses qu'elles accomplissaient à l'époque ».
Todorov développe l'exemple de Germaine Tillion, selon laquelle
« Notre patrie ne nous est chère qu'à la condition de ne pas devoir lui sacrifier la vérité ».


rappel - Jean Zay (1904-1944) : http://clioweb.canalblog.com/tag/jeanzay

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09 juin 2013

Peter Gingold, Jamais résignés

 

gingold

Peter Gingold, Jamais résignés. Parcours d’un résistant du XXe siècle,
L’Harmattan, Coll. Graveurs de Mémoire, mai 2013


Peter Gingold (1916-2006). Fils de juifs polonais, il s'engage en 1931 dans la Ligue des jeunes communistes. A la suite d'une rafle des SA, il est emprisonné, puis contraint à l'exil en 1933. Il rejoint ses parents à Paris.
En 1940, il s'engage activement dans la Résistance. Il rejoint la Main-d'œuvre immigrée (MOI). Il participe à la libération de Paris. C'est un communiste engagé en RFA pendant la Guerre Froide... Cet un internationaliste antifasciste a combattu toute sa vie l’injustice et la barbarie.
Un hommage lui a été rendu à l’Hôtel de Ville de Paris le 7 juin 2013
à l’occasion de la publication de ses mémoires en France.

La page rédigée par Nicole Mullier
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article269
Photo et article dans Wikipedia en français et en allemand
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09 août 2012

Jacques Vico, 1923-2012

 

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Caen. 07.08.2012 - Décès de Jacques Vico, grand résistant, ancien de la 2e DB
http://www.ouest-france.fr/normandie/deces-de-Jacques-Vico


Jacques Vico
http://sgmcaen.free.fr/resistance/vico-jacques.htm

La fiche de Memoresit
http://www.memoresist.org/spip.php?page=oublionspas_detail&id=226

Jacques Vico, L’engagement et la tolérance tout au long d’une vie
https://sites.google.com/site/parolesderesistantsnormands/9-jacques-vico


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11 avril 2012

Raymond Aubrac

 

lucie-raymond-aubrac

Lucie et Raymond Aubrac - coll MRN Champigny, automne 1942
source Collège Lucie Aubrac - 27  Bueil

 

dans la presse : 

- Raymond Aubrac, l'un des derniers cadres de la Résistance,
est mort mardi soir à l'âge de 97 ans à l'hôpital militaire du Val de Grâce - L'Humanité 11.04.2012
http://www.humanite.fr/politique/disparition-du-resistant-raymond-aubrac-494325

La biographie sur le Centre de la Résistance et de la Déportation à Lyon (extrait d'un texte de Laurent Douzou)

- Toujours dans L'Humanité, le regard de Pascal Convert qui a écrit un ouvrage et réalisé le documentaire « Raymond Aubrac, les années de guerre »
http://www.humanite.fr/14_03_2011-pascal-convert

Raymond Aubrac, la disparition d'un héros de la Résistance - Libération 11.04.2012
http://www.liberation.fr/societe/2012/04/11/raymond-aubrac-est-mort_810888

Lucie et Raymond Aubrac, cause commune - Libération 06.08.1996
http://www.liberation.fr/portrait/0101189505-la-vie-a-deux-lucie-et-raymond-aubrac

Raymond Aubrac : l'esprit de Résistance - Le Monde - 05.03.11
http://www.lemonde.fr/raymond-aubrac/

La flamme de Raymond Aubrac ne s'éteindra pas - D. Augias, Non-Fiction

Et un tweet d'une responsable ump qui présente ses condoléances à Lucie :-):-) :

salima

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un engagement politique : 

14 juillet 2011 : Raymond Aubrac : "Nous refusons cette République défigurée" - Rue 89 - 11.04.2012

" Parce que nous sommes attachés aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, nous ne supportons plus que la République soit ainsi défigurée, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyens, la xénophobie banalisée dans les propos de ministres et de députés qui prétendent parler en notre nom à tous. Nous refusons que la peur soit utilisée pour faire reculer nos libertés, que les inégalités soient encouragées par l’injustice fiscale, le recul des droits sociaux et la démolition des services publics ".

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des documentaires :

. « Raymond Aubrac, les années de guerre » - 90 mn
réalisé par Pascal Convert et Fabien Béziat.
[ Ce documentaire rappelle l'assassinat par les nazis ou la milice
de nombreux dirigeants de la Résistance
(Jacques Renard le 15 août à Nice,
Robert Rossi le 16 juillet,
Max Barrel le 11 juillet,
Robert Ducas le 1er août à Bordeaux)

Plusieurs avaient été proches des Aubrac ]
A voir ou revoir : http://www.pluzz.fr/raymond-aubrac-les-annees-de-guerre-2012-04-12-23h05.html

.
Lucie de tous les temps le documentaire de Julie Peron (2003)

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des livres :

- Lucie Aubrac, Nous partirons dans l'ivresse, Seuil, 1984

  Raymond Aubrac, Où la mémoire s’attarde, Odile Jacob, 1996

  Raymond Aubrac, Renaud Helfer-Aubrac, "Passage de témoin".
  Lucie Aubrac,
l'ouvrage de Laurent Douzou, paru en 2009 chez Perrin

dans Wikipedia, la biographie de Raymond et celle de Lucie

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de nombreuses rediffusions à archiver,

l'occasion d'entendre parler de la 2 GM, mais aussi du Vietnam, des USA,
du rapport du passé au présent, du manque d'optimisme et de confiance de la jeunesse ...


. Le Grand Entretien
François Busnel a rediffusé trois entretiens réalisés du 13 au 17 juin 2011

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11482-11.04.2012-ITEMA_20359611-0.mp3
.
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11482-12.04.2012-ITEMA_20359914-0.mp3
.
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11482-13.04.2012-ITEMA_20360209-0.mp3


. La Fabrique (vendredi 13 avril) a rediffusé un entretien du 18/03/2011
[ La malice d'un homme à la formation scientifique marié à une agrégée d'histoire ]
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-13.04.2012-ITEMA_20360115-0.mp3


Serge Ravanel, Jean-Pierre Vernant :

- Serge Ravanel - http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/ravanel.htm


- Sur le site Fabrique de Sens (Taos Aït Si Slimane),
plusieurs transcriptions concernent Jean-Pierre Vernant, avec des références à Serge Ravanel.
http://www.fabriquedesens.net/spip.php?page=recherche&recherche=Vernant

.
Résister à Hitler - Résistants et Résistance

"Résister est un verbe qui se conjugue au présent" disait Lucie Aubrac.
http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/resistants.htm

l-r-aubrac

Lucie et Raymond Aubrac - source : La Croix 15.03.2007

 

lucie-raymond


raymond2

 

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collège Jules Simon, Vannes - 2000

 Deux grandes figures de la Résistance,
une énergie exceptionnelle au service des valeurs et de l'histoire de la Résistance
source : Google Images


 

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30 novembre 2011

Henry Bulawko (1918-2011)

 

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Le Cercle d'étude : de gauche à droite, Henry Bulawko, Pierre Truche, Hubert Tison

Henry Bulawko, Résistant, déporté, témoin engagé (1918-2011)
président d’honneur de l’Amicale des déportés d’Auschwitz (devenue depuis l’UDA - Union des déportés d'Auschwitz)

« Né en 1918 en Lituanie, il arrive en France en 1925 et ne parle alors que le yiddish. Il s'éloigne de la tradition rabbinique, que son père, lui-même rabbin, voulait lui faire suivre et fréquente l'école laïque, rue des Hospitalières-Saint-Gervais, dans le 4ème arrondissement de Paris. 

Dans les années Trente, il travaille pour le Comité central d'aide aux émigrants, sa connaissance de la langue yiddish lui permettant d'entrer en contact avec les immigrants juifs d'Europe centrale et orientale. Il participe aussi aux activités du mouvement de jeunesse sioniste Hashomer Hatzaïr3, d'orientation socialiste et laïque.

Avec des jeunes de cette association, il travaille dans le Comité de la rue Amelot (11ème arrondissement), créé le 15 juin 1940, et s'engage dans le sauvetage d'enfants juifs convoyés en région parisienne et en zone non occupée. Il développe la fabrication de faux papiers (avec Berthe Zysman), la rédaction de tracts et la diffusion de journaux, en relation avec le mouvement Solidarité, d'obédience communiste, jusqu'à la fin de 1941.

Prévenu par un policier de la rafle de l'été 1941, il échappe aux arrestations, mais il est appréhendé, le 19 novembre 1942, au métro Père-Lachaise, alors qu'il est en possession de fausses cartes d'identité. Arrêté sous l'accusation d'avoir caché son étoile jaune, il est amené au commissariat de police du 20ème, mais parvient à détruire des papiers compromettants. Identifié comme Juif, il est transféré dans le camp de Beaune-la-Rolande, puis de Drancy. Il est déporté à Auschwitz-Birkenau, le 18 juillet 1943, par le convoi 57, puis interné à Jaworzno.

Après son retour par Odessa et Marseille, il devient journaliste et écrivain ; il témoigne à l'oral et par écrit. Il est élu président de l'Amicale des anciens déportés juifs de France, puis président de l'Amicale d'Auschwitz et des camps de Haute-Silésie, et enfin président d'honneur de l'Union des déportés d'Auschwitz ».

source : La répression de la Résistance en France : des résistants déportés juifs témoignent (cnrd 2010-2011)
http://www.cercleshoah.org/IMG/pdf/livret_repression.pdf

Hommage à Henry Bulawko à la Fondation Rothschild
80, rue de Picpus 75012 Paris
Vendredi 2 Décembre 2011, de 9H45 à 10H45
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article113



L'hommage rendu par Raphaël Esrail, président de l'UDA
extrait :
« ... Avec toi Henry disparaît aujourd’hui un éminent représentant de l’histoire juive de la France. Disparaît aussi un de ces enfants arrivés en France dans les années 1920, qui venaient de cette aire culturelle aujourd’hui anéantie, le « yiddish land  », ces émigrés juifs souvent très humbles qui ne connaissaient pas la langue française, qui fuyaient la misère, l’antisémitisme quand ce n’était pas les pogroms.
Marqué dans ta chair par la haine antisémite, tu t’es battu au nom de valeurs universelles pour que survivent la mémoire de la Shoah et ta culture d’origine, t’engageant ainsi pour ces hommes, ces femmes et ces enfants, bafoués, humiliés, massacrés par le nazisme.
Merci à toi Henry ... ».
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article207



Henry Bulawko, "porteur de mémoire" jusqu'à son dernier jour
Thomas Wieder - Le Monde - Carnet 03/12/2011

Peu d'anciens déportés ont, avec une telle constance et pendant de si longues décennies, œuvré pour perpétuer le souvenir de la Shoah. Mort dimanche 27 novembre au lendemain de son 93e anniversaire, Henry Bulawko faisait partie des rares rescapés à avoir endossé, dès leur retour des camps nazis, le rôle de " porteur de mémoire ". Et à en avoir fait l'engagement de toute une vie.

Cette vie bascule, le 19 novembre 1942, quand un policier français l'arrête au métro Père-Lachaise sous prétexte qu'il dissimule son étoile jaune sous sa gabardine. Henry Bulawko est alors un jeune homme de 23 ans déjà très engagé dans la vie de la communauté juive. Fils et petit-fils de rabbin, né en Lituanie en 1918 et arrivé à Paris à l'âge de sept ans, il est l'une des chevilles ouvrières du " Comité de la rue Amelot ", une organisation clandestine créée en 1940 pour fournir aux juifs persécutés des fausses pièces d'identité, les aider à franchir la ligne de démarcation et organiser le sauvetage des enfants.

DES " MARCHES DE LA MORT " AU TRAVAIL ASSOCIATIF
Interné à Beaune-la-Rolande puis à Drancy, où il reste huit mois au total, Henry Bulawko est déporté en Pologne le 18 juillet 1943. Là, il est affecté au camp de Jaworzno, l'un des nombreux commandos satellites dépendant de l'immense complexe concentrationnaire d'Auschwitz, où les détenus sont affectés à deux tâches principales : l'extraction du charbon et la construction d'une usine d'électricité.

Survivant des terribles " marches de la mort " qui suivent l'évacuation des camps dans les semaines précédant l'effondrement du Troisième Reich, il retrouve finalement Paris en mai 1945. Quelques jours plus tard, il participe à la fondation de l'Association des anciens déportés juifs de France.

Engagé dès l'immédiat après-guerre dans un travail associatif qui ne cessera pas, Henry Bulawko ne fait pas partie, en revanche, des tout premiers à témoigner. Préférant se taire quand d'autres brisent le silence, tels Louise Alcan, Suzanne Birnbaum, Pélagia Lewinska, André Rogerie ou Georges Wellers, dont les souvenirs sur Auschwitz paraissent au lendemain de la Libération, il ne prend la plume que quelques années plus tard. C'est en 1954 que paraît son témoignage, Les jeux de la mort et de l'espoir. Il sera réédité en 1980, avec une préface du philosophe Vladimir Jankélévitch.

TENIR TÊTE AUX NÉGATIONNISTES
Président d'honneur de l'Union des déportés d'Auschwitz, Henry Bulawko était présent sur tous les fronts de la mémoire. Très impliqué dans l'organisation des commémorations, comme celle qui a lieu chaque 16 juillet en hommage aux victimes de la Rafle du Vel' d'Hiv', il avait fait partie des rescapés venus témoigner au procès de Klaus Barbie, l'ancien chef de la Gestapo lyonnaise, en mai 1987. Il n'hésitait pas, quand il l'estimait nécessaire, à tenir tête aux négationnistes.

Longtemps président de la commission du souvenir au sein du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), ce défenseur de la culture yiddish ne dissociait pas son combat pour la mémoire des enjeux du présent. Engagé à la fin des années 1930 au sein de la branche française de l'Hashomer Hatzaïr (" la jeune garde ", en hébreu), cofondateur, en 1954, du cercle Bernard-Lazare, du nom de cet intellectuel français connu pour son engagement sioniste et dreyfusard, il était resté fidèle toute sa vie à ses idéaux de jeunesse, défendant avec autant de force l'existence de l'Etat d'Israël et la nécessité de faire la paix avec les Palestiniens.

Commandeur de la Légion d'honneur depuis 1999, cet homme hanté par les malheurs du siècle mais habité par une grande joie de vivre – il est notamment l'auteur d'une précieuse Anthologie de l'humour juif et israélien (Bibliophane, 1988) – était retourné une dernière fois à Auschwitz le 27 janvier 2005. Soixante ans jour pour jour après l'entrée des soldats soviétiques dans le camp, Jacques Chirac, alors président de la République, avait alors prononcé ces mots : " Merci à vous en particulier, chère Simone Veil, merci à vous, cher Henry Bulawko : à travers vous, c'est à tous les témoins de l'inimaginable que je veux dire notre admiration et la reconnaissance de la France. "

25 novembre 1918 Naissance à Lyda (à l'époque en Lituanie, aujourd'hui en Biélorussie)
1943-1945 Déporté à Auschwitz
1954 " Les Jeux de la mort et de l'espoir " (éd. AADJF)
27 novembre 2011 Mort à Paris
 

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