03 août 2015

Besançon 1943 : les Fusillés de la citadelle

 

Le 26 septembre 1943, 16 résistants sont fusillés à la citadelle de Besançon
après jugement par le Tribunal militaire allemand. Parmi ceux-ci :

- 4 membres du groupe FTP Marius Vallet (du nom du premier fusillé de la citadelle) : Jean Compagnon, Balthazar Robledo (fondateur du groupe), Saturnino Trabado et Paul Paqueriaud. Ce dernier faisait le lien avec les :

- 12 membres du groupe FTP Guy Mocquet (mal orthographié, du nom de Guy Môquet) : Raymond Aymonnin, Henri Fertet (Compagnon de la Libération), Philippe Gladoux, Jean-Paul Grappin, René Paillard, Léon Puget, Roger Puget, Marcel Reddet, Gaston Retrouvey, Georges Rothamer, René Roussey et Marcel Simon, le chef du groupe.

Une stèle leur rend hommage en forêt d'Aveney. Elle a été inaugurée le dimanche 18 mai 1947. (source C. Vast + internet)


Les exécutions :
http://mairie-chouzelot.fr/histoire_1914_18_39_45.html
7h36
René Paillard (né le 13 avril 1925), lettre à ses parents, à Léon son camarade, à l'abbé Vernerey, curé d’Avanne, à Louis Vauthier son oncle
Gaston Retrouvey (né le 20 novembre 1924),  à ses parents
Henri Fertet (né le 27 octobre 1926), à ses parents
Marcel Reddet (né le 17 mars 1926), à ses parents, à sa soeur, à ses oncles et tantes, à son beau-père, au curé de Pugey
7h56
Philippe Gladoux, (né le 10 janvier 1926), à sa mère et son frère, à ses oncle et tante
Jean Grappin (né le 8 mai 1922), à ses parents
Raymond Aymonin (né le 7 janvier 1923), à ses parents
Jean Compagnon (né le 24 décembre1922), à ses parents
8h10
Marcellin Puget (né le 6 février 1914), à ses parents
Roger Puget (né le 23 janvier 1921, à ses parents
René Roussey
Georges Rothamer (né le 16 mars 1919), à ses parents et à sa femme
8h25
Saturnino Trabado
Balthazar Robledo
Paul Paquériaud (le 12 mars 1908), à sa femme et ses enfants
Marcel Simon (né le 27 février 1920), lettre à ses parents, au curé de Pugey, à son frère et à sa sœur, à André Ligier, son cousin, à son parrain Armand Butter
http://museedelaresistanceenligne.org/media4235-DerniA
http://lesamitiesdelaresistance.fr/lien23/045-besancon.pdf


- Besançon : Leur grand-père, ce héros, L’Est républicain 16.02.2015
http://www.estrepublicain.fr/doubs/2015/02/16/leur-grand-pere-ce-heros

La famille d’un résistant espagnol fusillé à la Citadelle en 1943, Saturnino Trabado, a ignoré ses faits d’armes pendant plus de 70 ans. Ses petites-filles étaient reçues hier à Besançon


« De leur grand-père, elles ne savaient que peu de choses. Qu’il avait fui le franquisme et quitté sa Galice natale en 1939, en laissant derrière lui sa femme et son petit garçon de 3 ans. Qu’il était employé en France, à Larnod dans le Doubs, aux établissements de travaux publics Carmille. Et qu’il était mort, quelque part dans le chaos du conflit ».

« A l’automne dernier, en effectuant des recherches sur internet, Mercè et Nùria tombent sur le blog de Jean-Jacques Compagnon, neveu de Jean Compagnon, l’un des fusillés ».

Twitter : Merces et Nuria Trabado, accueillies à la @CitadelBesancon où leur grand-père Saturnino a été exécuté en 1943
http://twitter.com/cecilevast/status/566999536640753665


La répression de la Résistance en Franche-Comté, CNRD 2010
http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00146.pdf


vast-fusilles

Cécile Vast, « Je vais être fusillé ce matin... »
La citadelle de Besançon sous l’Occupation :
lieu et symbole de la répression de la Résistance en Franche-Comté (1941-1944)

L’ouvrage est consacré aux cent résistants fusillés à la citadelle de Besançon entre 1941 et 1944.
http://www.citadelle.com/images/FicheFusillesMRD_v3.pdf


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02 août 2015

Besançon 1943 : Henri Fertet, résistant

fertet

Twitter : Inscriptions nazies et xénophobes au collège Henri Fertet de Sancey-le-Grand
http://www.macommune.info/article/inscriptions-nazies-et-xenophobes-au-college-henri-fertet-de-sancey-le-grand-127548


Henri Fertet 1926-1943) est un des 16 résistants fusillés par les nazis à la citadelle de Besançon le 26 septembre 1943. Il participait au groupe de résistance « Guy Mocquet » dirigé par Marcel Simon à proximité de Besançon. (source C. Vast + internet)

La dernière lettre écrite par Henri Fertet à ses parents
http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/fertet.pdf

« Chers parents,

Ma lettre va vous causer une grande peine, mais je vous ai vus si pleins de courage que, je n'en doute pas, vous voudrez encore le garder, ne serait-ce que par amour pour moi.

Vous ne pouvez savoir ce que moralement j'ai souffert dans ma cellule, ce que j'ai souffert de ne plus vous voir, de ne plus sentir peser sur moi votre tendre sollicitude que de loin. Pendant ces 87 jours de cellule, votre amour m'a manqué plus que vos colis, et souvent je vous ai demandé de me pardonner le mal que je vous ai fait, tout le mal que je vous ai fait.
Vous ne pouvez vous douter de ce que je vous aime aujourd'hui car, avant, je vous aimais plutôt par routine, mais maintenant je comprends tout ce que vous avez fait pour moi et je crois être arrivé à l'amour filial véritable, au vrai amour filial. Peut-être après la guerre, un camarade vous parlera-t-il de moi, de cet amour que je lui ai communiqué. J'espère qu'il ne faillira pas à cette mission sacrée.

Remerciez toutes les personnes qui se sont intéressées à moi, et particulièrement nos plus proches parents et amis ; dites-leur ma confiance en la France éternelle. Embrassez très fort mes grands parents, mes oncles tantes et cousins, Henriette. Donnez une bonne poignée de main chez M. Duvernet ; dites un petit mot à chacun. Dites à M. le Curé que je pense aussi particulièrement à lui et aux siens. Je remercie Monseigneur du grand honneur qu'il m'a fait, honneur dont, je crois, je me suis montré digne. Je salue aussi en tombant, mes camarades de lycée. A ce propos, Hennemann me doit un paquet de cigarettes, Jacquin mon livre sur les hommes préhistoriques. Rendez " Le Comte de Monte-Cristo " à Emourgeon, 3 chemin Français, derrière la gare. Donnez à Maurice André, de la Maltournée, 40 grammes de tabac que je lui dois.

Je lègue ma petite bibliothèque à Pierre, mes livres de classe à mon petit papa, mes collections à ma chère petite maman, mais qu'elle se méfie de la hache préhistorique et du fourreau d'épée gaulois.

Je meurs pour ma Patrie. Je veux une France libre et des Français heureux. Non pas une France orgueilleuse, première nation du monde, mais une France travailleuse, laborieuse et honnête. Que les Français soient heureux, voila l'essentiel. Dans la vie, il faut savoir cueillir le bonheur.

Pour moi, ne vous faites pas de soucis. je garde mon courage et ma belle humeur jusqu'au bout, et je chanterai Sambre et Meuse parce que c'est toi, ma chère petite maman, qui me l'as apprise.

Avec Pierre, soyez sévères et tendres. Vérifiez son travail et forcez-le à travailler. N'admettez pas de négligence. Il doit se montrer digne de moi. Sur trois enfants, il en reste un. Il doit réussir.

Les soldats viennent me chercher. Je hâte le pas. Mon écriture est peut-être tremblée ; mais c'est parce que j'ai un petit crayon. Je n'ai pas peur de la mort ; j'ai la conscience tellement tranquille.

Papa, je t'en supplie, prie. Songe que, si je meurs, c'est pour mon bien. Quelle mort sera plus honorable pour moi que celle-là ? Je meurs volontairement pour ma Patrie. Nous nous retrouverons tous les quatre, bientôt au Ciel. « Qu'est-ce que cent ans ? "

Maman, rappelle-toi :

« Et ces vengeurs auront de nouveaux défenseurs
qui, après leur mort, auront des successeurs. »

Adieu, la mort m'appelle. Je ne veux ni bandeau, ni être attaché.
Je vous embrasse tous. C'est dur quand même de mourir.

Mille baisers. Vive la France.
Un condamné à mort de 16 ans - H. Fertet

Excusez les fautes d'orthographe, pas le temps de relire »



Le 9 décembre 1943, au micro de la BBC, Maurice Schumann rend hommage aux fusillés.
La lettre a été reproduite dans des journaux clandestins nationaux. François Marcot a retrouvé une vingtaine de copies de la lettre.
Elle a été diffusée sous forme de tract  par le Front National, le mouvement de résistance proche des communistes
copie du tract dans le fichier : http://lesamitiesdelaresistance.fr/lien23/045-besancon.pdf


- Le destin d’Henri Fertet
source : http://lesamitiesdelaresistance.fr/lien23/045-besancon.pdf

« Fils d’instituteurs, Henri Fertet est né dans le Doubs, à Seloncourt, le 27 octobre 1926 ; ses parents y enseignent. Après des études primaires dans sa commune natale, il gagne le Lycée Victor Hugo de Besançon en 1937. Cet élève intelligent et appliqué se passionne pour l’Histoire et l’archéologie. Au cours des vacances d’été 1942, le jeune homme intègre un groupe de résistance dirigé par un agriculteur de 22 ans, Marcel Simon, secrétaire de la Jeunesse Agricole Chrétienne (JAC) locale, à Larnod (à quelques kilomètres de la citée bisontine).
En février 1943, le groupe désormais formé d’une trentaine de membres intègre l’organisation des Franc-Tireurs et Partisans (FTP) sous le nom de Groupe-Franc Guy Mocquet (en hommage rendu au plus jeune des fusillés de Châteaubriant, en octobre 1941) qui se structure rapidement dans l’objectif de la lutte clandestine.

Henri Fertet (enregistré sous le pseudonyme de Émile, matricule 702) participe comme chef d’équipe à trois opérations. C’est tout d’abord l’attaque du poste de garde du Fort de Montfaucon, le 16 avril 1943, dans l’intention de s’emparer d’un dépôt d’explosifs ; l’opération entraîne la mort d’une sentinelle allemande. Le 7 mai suivant, il intervient ensuite à proximité de Besançon dans la destruction d’un pylône haute tension.
Le 12 juin 1943 enfin, sur la route Besançon-Quingey, il prend part à l’attaque du commissaire des douanes allemand, Rothe, dans le but de lui subtiliser arme, uniforme et papiers. Henri Fertet tire sur le commissaire, le blesse mortellement. L’arrivée inopinée d’une moto l’empêche de se saisir des documents.

Activement recherché, le groupe subit rapidement de plein fouet une vague d’arrestations successives. Les nazis s’emparent de sa personne le 3 juillet suivant, à trois heures du matin, alors qu’il se trouve chez ses parents à l’école de Besançon-Velotte. Henri est enfermé à la prison bisontine de la Butte. Jugé par un tribunal de guerre allemand, le 18 septembre, il est le plus jeune des prévenus, ce qui ne l’empêche évidemment pas de se voir condamné à mort en même temps que quinze autres de ses vingt-trois co-inculpés ; sept autres seront déportés (seuls trois survivent à l’enfer). Le 26 septembre 1943, après 87 jours d’emprisonnement et de torture, Henri Fertet est fusillé à la Citadelle Vauban avec quinze camarades ».

Par décret du 7 juillet 1945, Henri Fertet est fait compagnon de la Libération à titre posthume
http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/342.html

L'article de Wikipedia fait allusion au suicide de sa mère et de son frère cadet en 1980.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Fertet

- Le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon a recueilli l’ensemble des archives de la famille Fertet en septembre 2014, de la part de sa nièce. Trois établissements scolaires portent le nom de Fertet dans l’académie : l’école de Velotte à Besançon, dont le père d’Henri Fertet était l’instituteur, le collège de Sancey-le-Grand et le lycée professionnel de Gray en Haute-Saône.


- Les fusillés de la Citadelle, 26 septembre 1943 - 26 septembre 2013
http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/spip.php?article1293

Le site académique propose une étude (Lettres Histoire) de la lettre d’Henri Fertet
. Ce que dit la lettre :
Les conditions de détention
Le discours de « l’enfant adolescent »
De l’amour filial à l’amour de la Patrie
Comparer les champs lexicaux des paragraphes 2 et 4
Qualités morales mises en avant et valeurs défendues
L’évocation de la mort dans les 3 derniers paragraphes

. Ce que ne dit pas la lettre :
sur les actions menées par les résistants, sur la postérité de cette lettre


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28 mai 2015

L'esprit de résistance

 

pantheon-dna

Pierre Brossolette, la Liberté
Germaine Tillion, l'Egalité
Geneviève de Gaulle, la Fraternité
Jean Zay, la Laïcité


 pantheon2015-pr26

source : http://unes.spqr.fr/?date=20150526

 

pantheon2015-pr27


source : http://unes.spqr.fr/?date=20150527

 

- Le texte du discours de François Hollande au Panthéon, 27 mai 2015
http://www.elysee.fr/declarations/article/ceremonie-d-hommage-solennel-de-la-nation-a-pierre-brossolette-genevieve-de-gaulle-anthonioz-germaine-tillion-et-jean-zay-pantheon-3/

« Ils sont quatre, deux hommes, deux femmes.
Quatre destins, quatre chemins, quatre histoires qui donnent chair et visage à la République en en rappelant les valeurs »
... « Deux femmes, deux hommes, quatre engagements ».
... « Une vie de principes, de vertus, de dévouement ne vaut pas à elle seule d’entrer dans ce haut lieu de la République, le Panthéon, et d’être érigé en exemple. Il faut y ajouter une trace, un legs, une œuvre ».
... « L’indifférence, voilà l’ennemi contemporain... Face à l’indifférence, chaque génération a un devoir de vigilance, de résistance. Et chaque individu a le choix d’agir ».
... « La République, c’est un mouvement, c’est une construction, c’est une passion, une passion généreuse, une passion rationnelle, une passion rassembleuse, avec toujours, toujours le refus de la fatalité ».


- François Hollande célèbre la Résistance au Panthéon -
Le Monde 27.05.2015
http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/05/27

Pour construire son propos, le chef de l’Etat a sollicité nombre de contributeurs. Les historiens Jean-Pierre Azéma et Vincent Duclert ont notamment apporté des éléments biographiques. Sa directrice adjointe de cabinet, Constance Rivière, et sa plume, Pierre-Yves Bocquet, ont préparé la trame. Ont aussi été consultés l’inévitable Jack Lang, ancien ministre de la culture de François Mitterrand, qui avait dressé en décembre 1989, à l’occasion de la panthéonisation de Monge, de Condorcet et de l’abbé Grégoire, un hommage en vers. Mais fidèle à ses habitudes, c’est bien M. Hollande en personne qui a conçu et rédigé ce discours, qu’il a prévu de peaufiner encore, mercredi en début d’après-midi, dans son bureau.

Comme à l’accoutumée, en pareille circonstance mémorielle, le chef de l’Etat a souhaité conférer à son propos une portée politique. Brossolette, De Gaulle-Anthonioz, Tillion, Zay : dans cet ordre, il devait retracer les parcours, divers, des quatre panthéonisés, mais aussi souligner leur « audace », leur « bravoure » et leur « sacrifice » communs, leur combat partagé contre « l’inacceptable », pour « les nobles valeurs de l’engagement et du courage » et « l’esprit de résistance ». Métaphore d’un « rassemblement » national fondé sur des « projets communs », nonobstant des différences d’origines, de parcours ou d’opinions. Et, aussi, message « adressé à la jeunesse ». « Le président ajoute quelque chose au récit de la continuité républicaine, avec des valeurs qui nous portent et qui nous dépassent. Il dit combien les panthéonisés sont un symbole de ce qu’est la France et un exemple pour aujourd’hui. De la même manière que dans les commémorations, il essaie de donner la signification de l’événement par rapport au moment présent », dit une collaboratrice.


- Extraits du discours de Hollande - Libération

«Jean Zay, c’est la République. La république parlementaire dont il est l’un des plus talentueux représentants, mais aussi la république sociale, la république émancipatrice, la république laïque. Assassiner Jean Zay c’était pour ses meurtriers profaner la république.»

« Germaine Tillion aura vécu cent ans. Et durant cette longue existence, elle n’aura laissé aucun répit à la fatalité. Elle est la voix du savoir et de la connaissance. […] A Ravensbrück, Tillion écrit une opérette pour que le rire de ses camarades déportées réponde au rictus lâche de leurs bourreaux. Son courage il est politique, elle n'était membre d’aucun parti, sauf celui de la chair souffrance de l’humanité ».
http://www.liberation.fr/societe/2015/05/27/pantheon


- Germaine Tillion, la résistante engagée contre la torture - Le Monde
http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/05/27/germain-tillion

 

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12 mai 2015

Des Allemands contre Hitler

 

- La Résistance allemande à Hitler,
Johann Chapoutot, La marche de l'histoire 30.04.2015
http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-lhistoire-la-resistance-allemande-a-hitler-0
(avec une liste d'ouvrages, et la distinction entre la résistance civile au quotidien et la résistance organisée, entre l'analyse communiste ou socialiste et les choix des nationalistes ou des pasteurs de l'église confessante)
Au temps de la guerre froide, la RDA et la DFA ont deux lectures divergentes de ces Résistances.


- La Rose Blanche, la résistance des étudiants allemands, Cercleshoah
avec une sélection d'ouvrages et de sites web
sur les mouvements de résistance allemande au nazisme
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article215

- La page Allemagne nazie,
http://clioweb.free.fr/camps/allnazie.htm

La résistance allemande à Hitler
http://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=65
German Resistance to Hitler, USHMM
http://www.ushmm.org/wlc/en/article.php?ModuleId=10005208

 

- German Resistance to Nazism
(16. Historiography)
http://en.wikipedia.org/wiki/German_Resistance_to_Nazism

- Résistance allemande au nazisme
http://fr.wikipedia.org/wiki/Résistance_allemande_au_nazisme

Elise et Otto Hampel (Hans Fallada, Seul dans Berlin)
http://clioweb.canalblog.com/archives/2013/02/07/26353627.html

European Resistance Archive : http://www.resistance-archive.org/en/resistance

 

scholl

Hans Scholl, Sophie Scholl, Christoph Probst - cercleshoah.org
La Résistance des étudiants allemands au nazisme,
La Rose blanche.
http://clioweb.canalblog.com/tag/sophiescholl

http://de.wikipedia.org/wiki/Sophie_Scholl
http://en.wikipedia.org/wiki/Sophie_Scholl

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01 mai 2015

expo Femmes et Résistance

 

fe-resistance



Hébergement de clandestins, organisation de réseaux, impressions de tracts et de journaux clandestins, préparation d’engins explosifs, évasions, collecte et transmission d’informations, les Françaises ont largement participé à la Résistance.  1800 se sont engagées dans les Forces françaises libres

A Paris, l’exposition Femmes et Résistance présente vingt panneaux qui seront exposés deux mois durant, en extérieur, sur les grilles de l’Hôtel de Ville du 29 avril au 2 juin, sur celles du Panthéon du 6 juin au 6 juillet.
Le 27 mai, une cérémonie accompagnera l’entrée de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle  Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay au Panthéon.



- Claire Andrieu, « Les résistantes, perspectives de recherche »
in Antoine Prost (dir.), La Résistance, une histoire sociale, 1997
Le Mouvement social n° 180, juillet-septembre 1997

version pdf artisanale (400 ko, au lieu de 21 Mo pour la revue chez Gallica):
http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/andrieu-resistantes.pdf

source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5731857c/
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5731857c/f71.image.langFR

La Résistance, une mobilisation féminine sans précédent ?
Une culture politique féminine adéquate à la Résistance ?
L'autre Résistance : la Résistance au foyer
Le regard d'une époque


Lors de la journée d'étude Femmes résistantes, au Sénat, 27 mai 2014
http://www.senat.fr/evenement/colloque/femmes_resistantes.html

Claire Andrieu, La Résistance a-t-elle un genre ? 7eme mn de la vidéo
Les transcriptions : http://www.senat.fr/rap/r13-757/r13-757.html
Les vidéos http://videos.senat.fr/video/videos/2014/video23049.html
http://www.senat.fr/rap/r13-757/r13-757.html


La Résistance féminine : répression et reconnaissance (1940-début des années 1950). L’exemple du Nord
Catherine Lacour-Astol a soutenu en 2010 une thèse de doctorat sous la direction de Claire Andrieu :
http://genrehistoire.revues.org/1351
La thèse a été publiée sous le titre Le genre de la Résistance. La résistance féminine dans le Nord de la France, Presses de Sciences Po, 2015.

En 1995, le premier numéro de Clio avait pour thème Résistances et Libérations France 1940-1945
dont Rita Thalmann, L'oubli des femmes dans l'historiographie de la Résistance
http://clio.revues.org/700
Luc Capdevila, « La mobilisation des femmes dans la France combattante (1940-1945) »,
Clio. Histoire‚ femmes et sociétés 12 | 2000
La mobilisation des femmes, une étape significative, pour la France, de la construction de la citoyenneté féminine.
http://clio.revues.org/187



Sélection d'ouvrages par la Fondation de la Résistance
dont dossier Berty Albrecht
http://www.fondationresistance.org/
http://www.fondationresistance.org/documents/dossier_them/Doc00043.pdf

La Résistance féminine : répression et reconnaissance (1940-début des années 1950).
L’exemple du Nord, thèse de doctorat, Catherine Lacour-Astol
Genre et Histoire 2011 - http://genrehistoire.revues.org/1351

 

- Germaine Tillion entre au Panthéon
Marie Pichereau fait le point sur ses combats 20.02.2014
http://toutelaculture.com/actu/germaine-tillion-entre-au-pantheon/

Association Germaine Tillion, 8 passage Montbrun, 75014 Paris
http://www.germaine-tillion.org
dont
l'expo Germaine Tillion, sage, savante et combattante

Femmes en Résistance à Ravensbruck
http://histoire-politique.fr/index.php?numero=05
dont
Une ethnologue à Ravensbrück ou l'apport de la méthode dans le premier Ravensbrück de Germaine Tillion (1946), Camille Lacoste-Dujardin

dossier Ravensbruck, FMD, Mémoire Vivante 39
http://www.fmd.asso.fr/updir/37/memoire_vivante39.pdf

 

Résistantes et résistants :
http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/resistants.htm#resistants

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17 avril 2015

Chercheurs en Résistance

 

chercheurs-resist-pur

Chercheurs en Résistance : pistes et outils à l’usage des historiens,
Julien Blanc et Cécile Vast [dir.], PUR 2014
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3484
CR Non-Fiction http://www.nonfiction.fr/article-7501-de_la_memoire_a_lhistoire_de_la_resistance.htm


« L'histoire de la Résistance demeure un chantier essentiel »
L'ouvrage est issu de journées d'études à Besançon en juin 2009 et à Paris en mars 2010
Le CR rappelle le travail précoce et important réalisé par le Comité d'Histoire de la Seconde Guerre mondiale (Henri Michel). Inventer les sources d'un histoire future : correspondants départementaux, recueil de plus de 1500 témoignages, collecte de sources et d'archives - IHTP inauguré en 1980


- Parmi les ouvrages cités :
Laurent Douzou, La Résistance française: une histoire périlleuse.
http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/resistance-francaise-une-histoire-perilleuse_cr_lecture50.htm
Laurent Douzou, Faire l'histoire de la Résistance, PUR 2010
http://www.pur-editions.fr/couvertures/1273568370_doc.pdf

Dictionnaire historique de la Résistance dir. François Marcot
http://clioweb.canalblog.com/archives/2015/04/17/31906149.html

Julien Blanc, Au commencement de la Résistance. Du côté du musée de l'Homme. 1940-1941
Cécile Vast, L’identité de la Résistance, à partir d'une thèse sur les MUR (Mouvements unis de Résistance)
http://revuesshs.u-bourgogne.fr/lisit491/document.php?id=518

Sébastien Albertelli Les services secrets du général de Gaulle: le BCRA, 1940-1944.
Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre. De l'appel du 18 juin à la Libération
Johanna Barasz, «De Vichy à la Résistance. Les Vichysto-résistants 1940-1944», 2010


- sommaire de l'ouvrage :
http://www.pur-editions.fr/couvertures/1398252899_doc.pdf

Laurent Douzou, Propos introductif

Première partie : UNE HISTOIRE TOUJOURS EN CHANTIER
Julien Blanc, La Résistance pionnière : un territoire en friches
Sébastien Albertelli, Une Résistance londonienne ? L'étude du BCRA
Johanna Barasz, Les « Vichysto-résistants » : choix d’un sujet, construction d’un objet
Thomas Fontaine, Écrire l’histoire des déportations de répression

Sylvain Gregori, (Ré)écrire l’histoire de la Résistance corse : de l’enjeu mémoriel à l’essai historiographique
Cécile Vast, Sur l’expérience de la Résistance : modes d’appropriation, sens et construction identitaire

Deuxième partie : SOURCES ET ÉCRITURE DE L’HISTOIRE DE LA RÉSISTANCE

- Les documents à la source : fonctions, langages et représentations
Johanna Barasz, Les « Vichysto-résistants » : invention des sources
Emmanuel Chevet, Les archives de gendarmerie : notes de bas de pages, compléments d’objets ou sujets de l’histoire de la Résistance ?

- Archives et écriture de l’histoire
Sébastien Albertelli, Les archives du BCRA et l’écriture de l’histoire de la Résistance
Julien Blanc, Une source irremplaçable et biaisée : les dossiers d’homologation des résistants
Cécile Vast, Presse clandestine et documents internes des mouvements : lectures croisées

Biblio dans l'article Résistance intérieure en France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Résistance_intérieure_française#Bibliographie


- Enseigner la Résistance et la déportation - vidéos ac-paris 11.2014
Résistance intérieure, France Libre et France combattante, Sébastien Albertelli
Résister et libérer, Jean-Marie Guillon
Résister et se souvenir, Laurent Douzou

Propositions pédagogiques : Eric Zdobych, Nathalie Dementiev, Michelle Lecreux
http://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_1062328/captation-video-enseigner-la-resistance-et-la-deportation


- Fondation de la Résistance :
http://www.fondationresistance.org/

- Résister à Hitler
: http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/resistants.htm

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F Marcot, dict de la Résistance, 2006

 

Dictionnaire historique de la Résistance - Résistance intérieure et France libre
sous la direction de François Marcot,
avec la collaboration de Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé,
Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, 1 248 pages, 2006


Présentation de l’ouvrage. Cécile Vast sur la liste H-Français

Portée et ambitions du Dictionnaire historique de la Résistance
En se démarquant à la fois de la vision convenue des années 50-60 et de la focalisation sur Vichy qui a marqué l’historiographie depuis les années 70, la recherche sur la Résistance n’a cessé de progresser en dehors du tapage médiatique, en élargissant le champ de ses préoccupations autour de problématiques renouvelées... S’ouvrant largement à l’histoire politique, culturelle et sociologique, aux apports de l’anthropologie, à l’histoire des représentations et des mentalités, ils se sont intéressés à des aspects jusque-là négligés ou traités de façon convenue. À rebours des visions simplificatrices des comportements des Français sous l’Occupation, ils considèrent la Résistance comme un processus social qui n’a pu exister, vivre et se développer que dans la dynamique des liens de complicité et de solidarité tissés dans et avec la société française. Cette recherche remet sérieusement en question l’idée caricaturale qui consiste d’une part à réduire la majorité de la population à une masse résignée, voire complice et s’accommodant tant bien que mal de l’Occupation, d’autre part à limiter la Résistance à une minorité, équivalente à celle des « collaborateurs », et supposée être, comme ceux-ci, isolée dans le pays.

Comme tout objet d’histoire, la Résistance relève d’un traitement scientifique qui n’a rien de spécifique, mais, comme les autres, elle requiert la prise en compte de sa part de singularité - voire d’étrangeté. Pour répondre à ce défi, les historiens doivent faire preuve d’invention en interrogeant leurs outils conceptuels : d’abord la notion même de résistance. Ils ont à questionner leurs méthodes : l’utilisation des témoignages et l’exploitation des données sociologiques par exemple. Ils doivent diversifier leurs catégories, de l’étude des actes et des acteurs dans leur espace « réel » à celle de leur dimension légendaire et mythique - qui n’a rien à voir avec l’affabulation. Ainsi ne voir dans la Résistance que la compétition des hommes dans leur lutte pour le pouvoir, se focaliser sur la centaine de chefs qui l’ont « dirigée », court le risque de négliger le sens qu’ils ont donné à leur engagement et d’ignorer la multitude de ceux dont l’aventure s’inscrivait dans une tout autre perspective. Limiter la Résistance à des approches organisationnelles (quelles structures et au profit de quels pouvoirs ?), politiques (quels projets et quels lendemains ?) ou militaires (quelle efficacité dans la libération du pays ?)... peut amener à dénaturer l’identité du phénomène.

Ces approches nouvelles, n’isolant plus les résistants du reste de la société, cherchant à saisir ce que ces « rebelles » partageaient avec les « autres » ont révélé l’image d’une Résistance moins héroïsante, plus humaine, replacée dans la complexité des comportements - sans être pour autant banalisée. Rassembler ces analyses, les préciser, les confronter aux travaux d’historiens étrangers sur les modes de résistance en Europe, tel a été l’enjeu des six colloques organisés autour du thème « La Résistance et les Français », à partir de 1993, avec le concours de l’Institut d’histoire du temps présent dirigé à cette date par Robert Frank. Ce dictionnaire en est l’un des principaux aboutissements.

Le Dictionnaire historique de la Résistance est le premier ouvrage de cette ambition et de cette forme. Il offre la première grande synthèse sur l’histoire de la Résistance française grâce à sa composition en trois parties précédées de grands textes qui font le point sur les grandes questions d’une histoire toujours en débats. Il constitue une somme de connaissances jamais réunies à ce jour avec ses 1003 articles, présentant systèmes d’occupation, acteurs, territoires, mouvements et réseaux, organisations civiles et militaires, actions et combats de la Résistance intérieure et de la France libre. Se plaçant du point de vue des acteurs, il décrit leur vie quotidienne, dit les valeurs qui les ont motivés et les passions qui les ont animés. On y trouve ainsi les articles : patriotisme, idée européenne, République, amours et sexualité, argent, doute, passions, tractions et bicyclettes, vie quotidienne.

Cet ouvrage, appelé à devenir très vite un livre de référence pour les étudiants, les professeurs et tous ceux qui s’intéressent à notre histoire, s’accompagne d’une réflexion originale sur ces années de combat et l’écriture de cette histoire. Le lecteur pourra y une référence, un nom, une date fondamentale et les explications claires s’y rapportant. Les détails et les lignes directrices d’une action de quatre ans en zone occupée, en zone « libre » et dans tous les territoires ralliées à la France libre, jusqu’à la Libération. Ainsi des 235 biographies, des articles sur la division Leclerc, la Résistance dans les 22 régions françaises, la presse clandestine ou la lutte armée. Toutes les formes de résistance sont étudiées, soit sous forme d’articles généraux (propagande, passage clandestin, sauvetage des Juifs, renseignements, imprimeries clandestines, lutte armée, maquis, liaisons) soit à la faveur d’études de cas précis portant sur des mouvements, réseaux, maquis, journaux clandestins ou des missions.

Enfin l’ouvrage propose une réflexion inédite sur la Résistance en revenant sur son action et sur son sens. Sans omettre de présenter les noms les plus connus de la Résistance et de la France libre, il s’intéresse aussi aux résistants « ordinaires ». Il remet en question la vision stéréotypée d’une France constituée d’une masse de Français résolument attentistes pris entre deux minorités agissantes, les résistants et les collaborateurs. Il montre les liens qui se tissent progressivement entre les résistants et les Français. Il décrit la diversité de la société résistante, avec ses héros qui n’en sont pas moins des Français de leur temps et ses gens ordinaires qui ont osé se lancer dans cette aventure incertaine : jeunes, femmes, Juifs, catholiques, protestants, étrangers, ouvriers, gendarmes, militaires, intellectuels, patrons, paysans, communistes, socialistes, monarchistes.


Les auteurs
Cet ouvrage a été rédigé par une équipe de 114 historiens de 6 nationalités qui ont travaillé sous la direction de François Marcot (professeur à l’université de Franche-Comté), avec la collaboration de Bruno Leroux (directeur historique de la Fondation de la Résistance ) et de Christine Levisse-Touzé (directrice du Mémorial du maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris, et du musée Jean Moulin - ville de Paris), et un comité scientifique composé de : Claire Andrieu (professeur à l’IEP-Paris), Christian Bougeard (professeur à l’UBO-Brest), Laurent Douzou (professeur à IEP-Lyon), Robert Frank (professeur à Paris I), Jean-Marie Guillon (professeur à l’université d’Aix), Pierre Laborie (directeur d’études à l’EHESS), Denis Peschanski (directeur de recherches au CNRS), Guillaume Piketty (directeur de recherches à l’IEP-Paris), Jacqueline Sainclivier (professeur à l’université de Rennes II), Dominique Veillon (directeur de recherches au CNRS).

Sommaire :
Introduction : Regards sur la Résistance et la France libre
Les grandes étapes de la Résistance
La France libre, la Résistance et la France
Systèmes d’occupation et pouvoirs
Qu’est-ce que la Résistance ?
Les résistants dans leur temps
La Résistance dans le siècle

Première partie : Acteurs et territoires
Vues d’ensemble
La Résistance : aventure individuelle et collective
Les liens entre les deux Résistances
Géographie de la Résistance intérieure
Géographie de la Résistance extérieure
La Résistance et les Alliés
Mouvements, réseaux et structures
Territoires et régions
Hommes et femmes

Deuxième partie : Événements et actions
Vues d’ensemble
La Résistance, l’occupant et Vichy
Multiplicité des formes d’action : redécouverte et invention
Résistance et action politique
Les enjeux de la lutte armée
Résistance et Libération
Les grands événements
Valeurs et projets
Actions et combats
Face à la répression

Troisième partie : Les résistants, leur temps et le nôtre
Vues d’ensemble
L’opinion et la Résistance
Pour une histoire culturelle (et sociale) de la Résistance
Résistance et identités
Héritage et mémoire de la Résistance
L’écriture de l’histoire de la Résistance
La Résistance, Vichy et le monde
La société résistante
Anthropologie de la vie résistante
Mémoires de la Résistance

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23 août 2014

1944 - Libération de Paris - L'Humanité

 

1944 - La Libération de Paris - dossier dans L'Humanité 2014
cocktails Molotov, C. Rol-Tangy, la radio, L'Huma, La Résistance illustrée par la BD
http://www.humanite.fr/mot-cle/liberation-de-paris

6/6 - Paris martyrisé! Paris libéré !
http://www.humanite.fr/paris-martyrise-paris-libere-549905
5/9 - La Résistance illustrée par la BD
http://www.humanite.fr/la-resistance-illustree-par-la-bande-dessinee-549836
4/9 - L'Humanité libérée
http://www.humanite.fr/lhumanite-liberee-549776
3/9 - "Ici la radiodiffusion de la Nation française"
http://www.humanite.fr/ici-la-radiodiffusion-de-la-nation-francaise-549719
2/9 - Cécile Rol-Tanguy: "On a rejoint le PC souterrain le 19 août"
http://www.humanite.fr/cecile-rol-tanguy-rejoint-le-pc-souterrain-le-19-aout-549492
1/9- "La bataille de Paris s'est faite avec les cocktails Molotov"
http://www.humanite.fr/la-bataille-de-paris-sest-faite-avec-les-cocktails-molotov-549423


rappel : 70 ans de l'affiche rouge, le nouveau hors-série de l'Humanité, L'Humanité, 10.02.2014
http://www.humanite.fr/70-ans-de-laffiche-rouge-le-nouveau-hors-serie-de-lhumanite

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21 août 2014

Paris 1944 : Georges Dukson, le lion noir

 

44-dukson

« Le général de Gaulle descendant les Champs-Élysées - À droite, le nègre Dukson ».

Photo de Serge de Sazo citée par René Dunan, Ceux de Paris août 1944
Cliché reproduit par Libération et cité sur Twitter.
https://twitter.com/libe/status/502353902831169536 - 21 août 2014 - 09:17
Libération de Paris : Pourquoi il n'y a (presque) pas de Noirs sur les photos, Libération, 20.08.2014
http://www.liberation.fr/photographie/2014/08/20/paris-libere-uniquement-par-des-soldats-blancs_1083150


2 sources majeures :
- 1 -  Dukson, « un oublié de l'histoire » de la Libération, Éric Lafon, Fondation de la Résistance,
http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/dukson-oublie-histoire-liberation_photo10.htm


2 - Georges Dukson, « le lion noir du XVIIe »,
in Sylvie Lindeperg, La Libération de Paris, La voie des images, éditions Verdier, pages 90-92, 98

« Un autre héros de quartier, Georges Dukson, apparaît trois fois dans le film du CLCF (comité de libération du cinéma français) sans que Pierre Bost y prête attention. Louis Félix et Gilbert Larriaga connaissaient bien ce jeune combattant noir à l’accoutrement pittoresque - chemise blanche ouverte et pantalon retroussé sur les mollets - dont ils avaient filmé les faits d’armes. Originaire du Gabon, cet ancien prisonnier de guerre évadé vivait de menus larcins dans un hôtel borgne des Batignolles lorsque sonna l’heure de la Libération. Le 19 août 1944, quand les FFI s’emparèrent de la mairie du XVIIe, il se porta volontaire et participa à tous les combats de la rue de Rome et du boulevard des Batignolles, escortant les patrouilles, attaquant les camions ennemis, faisant feu sur les tireurs allemands, conquérant un char de la Wehrmacht. Blessé au bras lors d’un accrochage, Dukson ne pouvait plus tenir un fusil mais il repartit à l’assaut, armé de bouteilles incendiaires.

Surnommé « le lion noir du XVIIe », ce combattant splendide et rugissant ne passa pas inaperçu aux Batignolles. Il est aisément repérable dans les images du CLCF : escortant un officier allemand; juché sur un char conquis; soutenu par deux camarades, le bras en sang, juste après la fusillade. Le 26, devenu sous-lieutenant des FFI, Dukson fit le pari de s’infiltrer dans le cortège du général de Gaulle sur les Champs-Elysées. « Le lion noir » en pleine gloire commençait à perdre « le sens de la mesure » : devenu une célébrité dans son quartier [i1] ne [put] retourner à sa vie misérable ». Réquisitionnant un ancien garage allemand, Dukson se lança dans le marché noir, les vols et les perquisitions abusives, à l’image d’un héros fourvoyé de Cayatte. Sur ordre des autorités militaires, des FFI procèdèrent à son arrestation pour le conduire à la prison du mont Valérien ; profitant d’un arrêt, Dukson s’évada et fut abattu d’une balle qui lui fracassa la cuisse. Il mourut pendant son opération à l’hôpital Marmottan ».

« Si le cinéma et la photographie ne les avaient saisis en pleine action, Anita (Anne-Marie Dalmasso) et Dukson seraient des absents de l’histoire. Ils demeurent pourtant sans nom ni destin dans le film du CLCF qui privilégie un carrousel d’images et de figures anonymes tournant a vive allure pour composer le tableau du Paris libéré. Le film devait privilégier un acteur collectif, la population parisienne tout entière campée en résistante ».

La journée du 26 fut couverte par une marée de photographes et d’opérateurs…

« Les rushes réservent une surprise à tous ceux qui les examinent avec soin : au pied de l’Arc de triomphe, au tout début de la cérémonie, un opérateur a filmé le général et sa suite qui se dirigent vers la tombe du Soldat inconnu ; le sous-lieutenant Dukson entre soudain dans le champ, tel le Zelig de Woody Allen. Il a réussi à se mêler aux hommes de Leclerc, et marche à quelques pas de Charles de Gaulle. L’histoire du « lion noir » est complétée par deux plans tournés par des cinéastes amateurs. Le premier, pris quelques secondes plus tard sous un autre angle, montre la scène de face : Dukson a maintenu sa position et se trouve à moins d’un mètre du héros du jour qui le dissimule en grands partie, laissant percer le seul point blanc de son bras en écharpe. La suite du plan, passée au ralenti, révèle le geste prompt d’un Saint-Cyrien qui lui touche l’épaule pour le faire reculer, ouvrant la voie au préfet Fleuret. « L’homme caméléon » réapparaît pourtant dans les premières minutes de la descente des Champs-Elysées : dans le second plan du film des amateurs, on le voit marcher fièrement à la gauche du Général, chemise boutonnée, chaussettes sagement tirées sur les mollets. C’est au tour d’un officier de lui barrer la voie, lui intimant d’un geste de quitter 1e cortège. Une photographie permet de reconstituer toute la scène : on y voit un soldat pointer sa mitraillette en direction de l’intrus. Sorti manu militari du cortège, Dukson ne réapparaît plus dans 1es images filmées du défilé. Dans la cérémonie de renaissance de l’Etat Républicain, le combattant ardent du XVIIe était déjà un indésirable, bientôt un vaincu de l’histoire ».
Photo publiée par Pierre Bourget, Paris 1940-1944, Plon 1979. Elle est commentée par Eric Lafon sur le site de la Fondation de la Résistance, rubrique « autour d’une photographie ». http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/dukson-oublie-histoire-liberation_photo10.htm

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Georges Dukson, photo Serge de Sazo (détail)

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17 mars 2014

La Résistance en Allemagne

 

70e anniversaire de l’attentat du 20 juillet 1944
Droit à la résistance : la place du 20 juillet dans la mémoire allemande et française
Maison Heinrich Heine
http://www.maison-heinrich-heine.fr/fr/droit-a-la-resistance/

Lundi 17 mars 2014, 19h30
conférence de Wibke Bruhns, Meines Vaters land - Geschichte einer deutschen Familie (Ullstein 2005) / Le Pays de mon père. Histoire d’une famille dans la tourmente du nazisme
(trad. par Daniel Mirsky, Les Arènes 2009)

Mardi 18 mars 2014, 10h-18h30
Nouvelles recherches sur la Résistance en Allemagne

La mémoire du 20 juillet dans les premières années de la République fédérale
Le 20 juillet et la Bundeswehr
La représentation du 20 juillet 1944 au cinéma en République fédérale d’Allemagne
La mémoire de la Résistance en France et des résistances à Hitler en Allemagne. Essai d’étude comparée
La mémoire du 20 juillet 44 en France
Marc Olivier Baruch : Le droit à la résistance aujourd’hui

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