11 juillet 2013

Place de la République

 

repu

La République rendue aux piétons, ph O. Arandel, Le Parisien, 16.06.2013

Place de la République, allégorie d’un vide mortifère - Pierre Marcelle, Libération, 27.06.2013
http://www.liberation.fr/societe/2013/06/27/place-de-la-republique-allegorie-d-un-vide-mortifere_914243

« Le propos de cette chronique est de dire une stupéfaction devant le néant inauguré l’autre semaine ... »
« Au XIXe, Georges Eugène «Attila» Haussmann ouvrit cette espèce d’espace et les boulevards qui la bordent aux cavalerie et artillerie de l’ordre bourgeois (monarchique, républicain ou impérial) »

« Des mois durant à rêver une colline, une forêt, un gouffre ou un Luna Park, même, des couleurs et de l’audace comme chez Rem Koolhass, pour découvrir, une fois tombées les palissades, une esplanade d’une infinie platitude » ...


A Répu, le succès du vide, Sybille Vincendon, Libération, 04.07.2013
http://www.liberation.fr/societe/2013/07/04/a-repu-le-succes-du-vide_916011

« Quand les passants cessent de traverser un endroit en se dépêchant, là se trouve la réussite d’un espace public. Le parvis de la BNF, déserté, est la démonstration par l’absurde que l’exercice n’est jamais gagné d’avance ».

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21 avril 2013

des revues de SHS gratuites ?

 

Les revues de Sciences Humaines et Sociales peuvent-elles se permettre d’être gratuites ?
France-Culture - La grande table, 15.04.2013
http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie


Lundi dernier, La grande table débattait des réactions
à une recommandation de la Commission européenne
relative à l'accès aux informations scientifiques et à leur conservation (17.07.2012).

Invités :

Antonio A. Casilli, sociologue
André Gunthert, chercheur en histoire culturelle
Mathieu Potte-Bonneville, philosophe


extraits :
André Gunthert : Longtemps, en SHS, le savoir a circulé par l’édition de livres. Récemment, il y a eu deux changements : la numérisation, l’évaluation chiffrée à partir du nombre d’articles.... « les revues sont devenues d’un coup un outil essentiel du système mais on ne leur a pas donné plus de moyens. Une revue savante ne coûte pas très cher, elle repose surtout sur du bénévolat. Les auteurs ne sont pas payés. Le comité de rédaction n’est pas payé. L’évaluation des articles, la clé du système, n’est pas payée non plus... Donc, c’est du bricolage et cette activité n’est pas réellement intégrée au périmètre de la recherche publique ».

Dans ce paysage, trois types d’acteurs ont des intérêts différents et des contraintes différentes :
- Les mastodontes de l’édition scientifique, Elsevier et Springer en Europe, sont surtout concernés par les sciences de la nature. Leur situation d’exclusivité leur permet de facturer lourdement les abonnements payés par les BU. Ces acteurs privés deviennent richissimes en parasitant la recherche publique et son financement.
- En face, l’Open Access se développe ; c’est un mouvement militant qui combat la tendance à la marchandisation de la science. Il s’appuie sur internet pour deux formes principales : l’Open Edition et les archives ouvertes
- Les revues papier se sont mises à l’électronique ces 10 dernières années. En février, elles ont refusé les préconisations de la commission européenne et du MESR. Elles ont besoin d’argent pour payer l’impression ; elles ont imposé un embargo qui peut fermer l’accès aux articles pendant un an (parfois 5 ans). Elles s’opposent à toute publication complémentaire des chercheurs sur leurs blogs. http://www.openaccess-shs.info/motion/

Les tenants de l’Open Access ont répondu à Cairn dans une tribune. Il ne faut pas négliger la question des moyens : l’Open ne doit pas servir à masquer une réduction accrue des crédits publics en faveur de la recherche.
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/03/15/qui-a-peur-de-l-open-acces_1848930_1650684.html


Quand l’Etat n’assume plus son rôle, celui du financement de la recherche publique, l’auteur subit une triple dépossession : il ne reçoit aucun salaire pour son article, on lui demande de signer une cession de droits, et on lui interdit d’en diffuser des copies sur un blog ou une archive ouverte. Ce système fermé incite certains universitaires à développer des plates-formes comme Culture visuelle, et à se poser la question du choix du support de publication.

A. Casili décrit l’opposition aux USA entre les industriels de l’édition ( un CA de 65 Mds de $, une marge de 36 %, bien supérieure aux 8 % de Coca) et des scientifiques dont le travail n’est ni reconnu ni payé.
Il évoque le changement de temporalité : l’évaluation d’un article se fait surtout à postériori, par les commentaires qui suivent sa mise en ligne. Il évoque aussi la dérive du Gold, quand l’Open Edition est exploité par des marchands peu scrupuleux.

Mathieu Potte-Bonneville : « C’est un changement épistémologique. C’est un changement dans la considération-même de la valeur des travaux. […] Toucher à la circulation des textes est toucher à une économie de la véritée ».
Il décrit le Collège international de philo, et vante Intersections, l’ouvrage réalisé pour les trente ans du collège, un ouvrage disponible gratuitement en ligne (en pdf) mais en accès payant chez Apple.
http://30ansciph.org/spip.php?rubrique5#

vers la 18e : dans un extrait enregistré lors de l'AG de l'Open Edition, Claire Lemercier décrit la situation à Sciences Po : un chercheur n’a pas accès à toutes les revues (Cairn, Elsevier). Selon elle, si l'on ne veut pas que seuls des historiens lisent les historiens, alors il faut chercher des solutions pour étendre le cercle des lecteurs. Elle plaide en faveur d’un élargissement du public , celui des étudiants, des chercheurs à l’étranger, des enseignants du secondaire... Elle voit dans le libre accès immédiat le seul moyen de toucher ce grand public cultivé tant cherché par certains éditeurs.
AG de l’OpenEdition, le 26 mars 2013 à l’Institut de Géographie
http://leo.hypotheses.org/10552
Les interventions en audio
http://speakingofscience.docteo.net/2013/03/27/open-access-en-shs-lintendance-suivra/


PS : Cairn sait vendre à la découpe une revue.
Une illustration du tarif pratiqué par cette plate-forme :
Historicités du 20e siècle, le numéro spécial de Vingtième siècle est vendu 19 euros par Amazon.
Chez Cairn.info, 22 articles sont payants, à 5 euros l'un.
Soit un total de 110 euros pour l'ensemble du numéro !!

Le numérique ne devrait-il pas aider à réduire les coûts d'accès ? Les commerciaux ne connaîtraient-ils pas la longue traîne, et la possibilité de gagner davantage en acceptant de pratiquer des petits prix ? Pourquoi préfèrent-ils imposer des péages prohibitifs (qui sont une véritable incitation à la photocopie) ?


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28 octobre 2012

L'hôpital public va-t-il si mal ?

 

Le service public hospitalier va-t-il vraiment si mal ?

Du Grain à moudre  - 22.10.2012
http://tinyurl.com/grain-hopital

invités :
Claire Compagnon, administratrice usager de l’Hôpital Georges Pompidou
Fabienne Bezio, infirmière, syndicaliste (CGT) à l’hôpital de Melun
Marianne Binst, directrice Générale de Santé Clair
Jacques Freund, directeur du Centre Hospitalier de Bar-le-Duc

Nombreux sites web mentionnés

en mp3 :
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-22.10.2012-ITEMA_20391402-0.mp3

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16 septembre 2012

Le saccage du domaine public



Fêter le patrimoine, mais laisser disparaître le domaine public ?
Laurent Maurel, blog Scinfolex
http://scinfolex.wordpress.com/2012/09/15/feter-le-patrimoine-mais-laisser-disparaitre-le-domaine-public/


Mention copyright abusive et clic droit interdit, exclusivité commerciale excédant une durée raisonnable, vente sous forme de base de données privées, Laurent Maurel (Calimaq) dénonce la privatisation et le saccage juridique du domaine public par des institutions culturelles qui devraient en assurer la conservation et la diffusion.

un exemple :
« Dans le cas des livres anciens et de la presse, le modèle retenu est le suivant : un prestataire privé (Proquest par exemple pour les livres) numérisera les ouvrages, en recevant un soutien financier via le Grand Emprunt. Seule une partie minime du corpus pourra être accessible librement et gratuitement sur Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF (5% pour les livres). Le reste sera transformé en une base de données, non accessible en ligne, qui sera commercialisée via une filiale BnF. Cet embargo sur la mise en ligne sera maintenu durant une durée variable selon les corpus (7 ans pour les livres et la presse, 10 ans pour les fonds sonores) par le biais d'une exclusivité reconnue au partenaire commercial. A l'issue seulement de ce délai, les contenus numérisés pourront rejoindre Gallica en ligne.
Cette formule pourrait paraître constituer un compromis équilibré, permettant la numérisation de documents patrimoniaux, en répartissant les coûts importants entre le public et le privé. Mais ce n'est en réalité pas du tout le cas et ces montages violent des recommandations importantes faites au niveau international, si ce n'est la loi française ! »

Il décrit aussi les excès du portail Arago ou ceux de la RMN. La crise économique et les coupes budgétaires servent trop souvent de prétexte à la marchandisation accélérée en cours.


Que faire pour empêcher (cette privatisation rampante et ) cette destruction programmée du domaine public ?

« Aurélie Filippetti annonce une grande loi sur le patrimoine pour 2013. Agissons, manifestons-nous et revendiquons à la place une loi sur le patrimoine et le domaine public ! Nous disposons pour ce faire des excellentes propositions formulées dans le cadre du Manifeste du Domaine Public de Communia, qui fixent un cap intéressant.

La loi française pourrait et devrait explicitement indiquer qu’il n’est pas possible de copyrighter des oeuvres du domaine public numérisées, lorsqu’on en fait des reproductions fidèles, ou de les recouvrir de couches de droit des données publiques. La loi devrait encadrer strictement les partenariats public-privé. Elle pourrait consacrer explicitement la possibilité de verser par anticipation une oeuvre dans le domaine public (domaine public volontaire).

En septembre 2013, il serait alors possible de célébrer pour la première fois ensemble, revêtus d’une égale dignité juridique, le Patrimoine ET le Domaine public ! »

- Lionel Maurel - Pour que vive le domaine public numérique - Owni
dont Recommandation #5  : Développer les ressources éducatives en Open Access
http://owni.fr/2012/05/24/pour-que-vive-le-domaine-public-numerique/

COMMUNIA  The European thematic Network on the digital public domain
http://www.communia-project.eu/


Egalement sur le blog Scinfolex, l'application des règles du droit d'auteur à la Guerre des boutons
2 marchands de film s'étaient rués l'an passé sur l'oeuvre, tombée dans le domaine public en 2011.
Pour obtenir cette date, les avocats d'affaires ont jonglé avec les prorogations liées à la durée des guerres
et le délai de 30 ans accordé aux ayants-droits d’un auteur « Mort pour la France » ...
http://scinfolex.wordpress.com/2011/09/16/guerre-des-boutons-domaine-public/


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01 septembre 2012

Maternité de Vire : mobilisation massive

 


Depuis plusieurs mois, l'ARS veut fermer la maternité de l'hopital.


Le 1er septembre 2012, la population et les élus lui ont répondu massivement...

 

 

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photos clioweb - copyleft

 

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d'autres photos sont disponibles à l'adresse

http://www.monalbum.fr/Album=I66UGS7E
(cliquer à droite sur diaporama)

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Le Collectif du Bocage Virois a écrit
à Marisol Touraine, Ministre de la Santé

La lettre en version pdf


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Montage de 7 photos
par E. Balle

8 photos sur le site de La Manche libre

 

Au moins trois vidéos

- 70 secondes pour Virginie Guennec (La Voix le Bocage ?). Elle indique 1500 manifestants.
  (voir aussi le dossier Maternité de Vire  sur le site du journal)
version youtube
http://www.youtube.com/watch?v=Ec0J1Bzh9cI
ou  version dailymotion
http://www.dailymotion.com/video/xt85d7_manifestation-contre-la-fermeture-de-la-maternite-de-vire-samedi-1er-septembre-2012_news

- Ouest-France a titré : 1800 manifestants pour la sauvegarde de la maternité
(un moyen d'éviter de parler de 2000 ? - vidéo de 1 mn 10)

Vire se mobilise pour sauver sa maternité,
titrait Ouest-France le vendredi 31 août dans un article qui décrit la situation actuelle.


- 2000 manifestants ? Un chiffre approché par Le Bocage Libre - Tendance Ouest :
Près de 2 000 personnes manifestent à Vire pour sauver la maternité
http://www.lamanchelibre.fr/vire/actualite-38167-pres-2000-manifestants-pour-maternite-vire-.html


 
04.09.2011 - Ouest-FranceMaternité de Vire : le Collectif a rendez-vous vendredi 07.09.2012  avec l’ARS

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02 février 2012

Je voudré être écrivin

 

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« Êtes-vous sûr du métier que vous allez choisir ?»
une nouvelle campagne de pub utilise quatre visuels différents (kiné, footballeur, président, écrivain)
http://www.madmoizelle.com/campagne-pub-letudiant-83572


«Je voudré être écrivin…»
La critique de ces pubs par Céline Curiol, Ecrivaine
http://www.liberation.fr/societe/01012384488-je-voudre-etre-ecrivin

La réponse d'E Davidenkoff,
le directeur de la rédaction de l'Etudiant
http://www.liberation.fr/societel-etudiant-repond-a-celine-curiol

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27 septembre 2011

Caen - 27 septembre 2011

 

Caen 27 septembre 2011

 

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26 septembre 2011

L'ordinateur en guise de prof ?

 

- 27 septembre 2011 : grève nationale dans l'Education
Suppressions de postes, gel des salaires, suppression de la formation professionnelle des enseignants et CPE, aggravation des inégalités scolaires ... c'est la version Education de la découpe des services publics. Avec une dettequi dépasse 1650 Mds d'euros, c'est le bilan d'un quinquennat prévu pour durer dix ans.
http://www.caen.snes.edu/spip.php?article680

http://sections.se-unsa.org/14/
http://sgenbn.free.fr/spip.php?article503

Le Monde Education consacre 3 articles à l'Ecole, à la veille de la grève :

. Touché, l'enseignement privé se mobilise aussi
. "Nous ne contestons pas l'effort à fournir " affirme le secrétaire général de l'enseignement catholique
. Des innovations (!) pour faire des économies sans réduire l'offre de formation

Pourquoi l'enseignement catholique est-il le seul concerné ? Parce que les coupes y seraient plus brutales ? Parce que ses responsables ont mieux su communiquer ? Le Monde n'est pas le seul dans cette démarche ; plusieurs médias font de même, comme si la grève ne concernait que le privé confessionnel. Une exception notable cependant : lundi midi, les caméras de TF1 étaient à Chilly-Mazarin et à Draveil, dans des écoles publiques !! (JT 26/09 13 h, 8e mn, après la pub).

- Les ordinateurs à la place des profs ?

ordi-prof


Dans le troisième article, Le Monde semble avoir choisi de participer à la chasse aux postes lancée par le MEN et ses DRH. Comment faire des économies sur le dos des élèves et de leurs enseignants ?

La journaliste met en avant 3 pistes utilisées dans des établissements catholiques :

- Calibrer les cours sur 45 mn, pour récupérer un maximum d'heures.
- Annualiser le temps de travail des profs.
- Remplacer le prof par des ordinateurs, notamment pour les options à petit effectif où Internet permet de faire cours à distance : il suffit d'un surveillant pour s'assurer que les élèves sont assis en classe.

Un détail : quel sens les titreurs du quotidien donnent-ils au mot "innovations" dans le domaine de l'éducation ??

Si la journaliste veut ouvrir sa boite à malices, d'autres suggestions peuvent être avancées :
- Naguère, Illich avait envisagé une société sans Ecole...
- Certaines Facs de médecine ont fermé les amphis et remplacé les cours par des dvd.
Et bien entendu une formule lue lors de manifs :
- « L'Ecole coûte trop cher ? »
- « Essayez l'ignorance pour tous !! »


L'Ecole n'a pas de chance avec les médias dominants : elle s'y réduit souvent à la mise en scène des annonces ministérielles successives, elle occupe parfois les pages Faits divers et sert de prétexte à la vente de caméras de vidéo-surveillance, elle est top souvent caricaturée et réduite à une pseudo-polémique qui opposerait républicains (conservateurs) et pédagogues.

Si la presse avait pour fonction de rendre compte du réel et non de détourner des vrais enjeux, elle aurait mieux à faire, à l'heure de l'internet et des ordis. Elle pourrait enquêter sur le terrain, donner la parole aux acteurs, s'interroger sur le rôle de l'Education dans une démocratie ...


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14 avril 2011

L'Etat démantelé

Le 6 avril, le Grain à moudre a opposé 
Agnès Verdier-Molinié (Les fonctionnaires contre l'Etat)
et Willy Pelletier (L'Etat démantelé).
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-06.04.2011-ITEMA_20278159-0.mp3

Un débat très idéologique, où le représentant de la Fondation Copernic a subi les assauts répétés d'une passionaria de la privatisation intégrale. Pour ces intégristes, tout ce qui perturbe l'accumulation des profits et les salaires mirobolants de quelques-uns est à détruire. Pour eux, Il faudrait tout privatiser, sauf la police et l'armée (mais Bush en Irak ?). WP note que pour ces thatchériens, la protection sociale ne fait pas partie des fonctions normales d'un Etat moderne. Pour eux, l'Etat-policier ne peut servir qu'à protéger un ordre social profondément inégalitaire et injuste.

Dans ce credo qui fait passer l'intérêt de quelques-uns (grands patrons et actionnaires) avant l'existence du plus grand nombre, tout salaire (et tout salarié) modeste est le problème. Leur haine du secteur public est impressionnante, leur vocabulaire est parfaitement rôdé (on ne dit pas privatisation mais délégation (toujours au secteur privé,  jamais en faveur d'une structure sans but lucratif), tout ce qui n'est pas encore précarisé est présenté comme rigide, etc...). 

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article301

Comment vendre à la découpe le service public :
h
ttp://clioweb.free.fr/debats/decoupe-public.htm


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Les frères Koch (Wichita) financiers du Tea-Party

En 2010, ils ont dépensé 40 millions de dollars en soutien électoral. Leur chiffre d'affaires (100 Mds $) se répartit entre raffinage pétrolier, gaz, minéraux, papier, chimie et produits financiers. Leur firme est classée parmi les plus grands industriels américains pollueurs ; ils combattent bien entendu «« le mythe dangereux »» du réchauffement climatique et toute forme d'intervention de l'Etat dans l'économie !!

« Les Koch contournent les lois, manipulent la politique » (...) écrit Charles Lewis (CPI)  «  Ils sont la Standard Oil de notre temps ».
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/04/12/


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22 décembre 2010

Privatiser les archives de la TV ?

- « Privatiser les archives de la télé de papa ? »  Marianne, 18/12/2010 page 44 http://toutsurlachine.blogspot.com/2010/12/ils-veulent-privatiser-les-archives-de.html

Que faire du riche fonds d’archives de l’INA ? Poursuivre une exploitation publique ? En autoriser l’exploitation privée ? « MG ne respire pas un esprit du service public très développé » selon le député Didier Mathus
Un article de 2 pages évoque la gestion par l’ancien conseiller du ministre de la culture et les liens avec MySkreen ou avec Opinionway, une vieille connaissance.
L’INA, c'est un millier de salariés, un budget de 120 millions d’euros.

- L’INA dessert le public, sur le blog de Philippe Aigrain - http://paigrain.debatpublic.net/?p=2515

- Bernard Miyet : « La Sacem, société privée, ne bénéficie d'aucune aide de l'Etat » Le Monde 20/12/2010
http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/12/20/

Lu dans France-Soir (Marie-Laure Hardy ) 07/12/10 :
Patron de la Sacem... le meilleur job du monde !
« Un rapport récent épingle le train de vie fastueux des cadres de cette société privée à but non lucratif. A commencer par le salaire édifiant perçu par Bernard Miyet : environ 600.000 € par an. Avec une moyenne de 266.000 € de revenus annuels, les dix autres principaux dirigeants du groupe ne sont pas en reste ! »

- « Vendre les données publiques, c'est exclure les usages citoyens »,
Tangui Morlier est l'un des membres fondateurs du collectif Regards citoyens, qui milite pour un plus grand accès aux données publiques - Le Monde - 17.12.10

Q : Pourquoi parlait-on de données publiques dans la Loppsi, un texte sur la sécurité ?
R : « au Sénat, le gouvernement a introduit un article 30 ter, qui offrait la possibilité à l'administration de réaliser des contrôles de moralité sur les réutilisateurs de données publiques sous licence ».

« Le projet (envisagé pour 2011) ne semble pas prendre les orientations politiques d'un data.gov »

« La France n'est pas encore très ouverte à une libre réutilisation des données publiques.
Nous y voyons plusieurs facteurs : la filière des intermédiaires de la vente de données est assez structurée et n'a pas intérêt à laisser librement accessibles les données créées par les administrations françaises ; l'Etat impose à certains organismes, tels l'IGN (Institut géographique national) ou Météo France, de générer des revenus directs, ce qui a comme conséquence de leur faire vendre des données liées à une mission de service public. Et historiquement, certains acteurs privés étaient chargés de missions de service public liées à la diffusion d'informations, notamment légales ».

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