23 février 2013

LW : 1946, Le bac en questions


Réformer l'école, réformer la société : le plan Langevin-Wallon. Journées doctorales du CERSE (sc de l'éducation)
http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/cerse/6434


Michel Youenn, La refondation du bac en question dans la commission Langevin,

- Les débats sur le bac, la nature des épreuves et son rôle social ont commencé très tôt.

Entre 1896 et 1899, une première charge est menée contre les excès du bachotage, alors que les bacheliers sont moins de 10 000. Les critiques sont renouvelées vers 1935 (environ 30 000 bacheliers), notamment de la part des psychologues comme Henri Piéron qui remplaceraient volontiers l’examen par des tests d'aptitude.

Ces questions ressurgissent au sein de la sous-commission, avec la crainte de l'arbitraire dans la notation,
et une inquiétude devant l'augmentation prévisible du nombre des bacheliers (70 000 vers 1960). La commission voit le bac comme un mal nécessaire et s'interroge sur les évolutions souhaitables.

Dans le bac en 2 parties, le latin (et les humanités) occupent une place centrale depuis 1927 : A latin-grec, B latin langues C latin-sciences D sciences-langues (plus A', C', M' et Tech en 1952). Il faut attendre 1965  pour voir bouger les lignes : la réforme Fouché détourne les propositions dans un  sens académique ; elle remplace la première partie par une épreuve anticipée de lettres.
http://media.education.gouv.fr/file/47/8/5478.pdf


La question de l’entrée à l’université se pose. Le bac est un diplôme universitaire, mais sur des programmes du secondaire. Depuis 1902, les examinateurs ne sont plus seulement universitaires.
Lors de la commission Langevin-Wallon, l’hypothèse d’un sas entre lycée et université est débattue. La propédeutique pourrait prendre la forme d’un stage sélectif, ou de deux années débouchant sur la sélection du meilleur tiers (« au besoin éliminer les inaptes »). Rien n’est tranché sur l’implantation de cette propédeutique : le lycée comme les classes prépas ? l’université ? des structures nouvelles (cf le collégial au Québec) ?

En 1947, tout comme aujourd’hui, le bac est un monstre sacré. La différence majeure, c’est que depuis les maths ont remplacé le latin comme support de sélection dans les disciplines générales. Lontemps, l’horizon des classes populaires, c’est le premier cycle. Chevènement a ajouté le bac pro, et toutes les familles font du bac général l’horizon indépassable des études : 120 000 bacheliers vers 1970, 470 000 en 1998.

Olivier Loubes, Le bac a 200 ans ! L'Histoire 332 mai 2008
http://www.histoire.presse.fr/lhistoire/332/le-bac-200-ans-28-05-2008-8518


publications sur le plan Langevin-Wallon :
http://clioweb.canalblog.com/tag/classesnouvelles
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