03 juillet 2012

Privatisation de l'archéologie préventive ?

 

- Privatisation de l'archéo préventive ? Le Monde 28.06.2012
Un appel conteste la rupture et l'évolution mise en route depuis 2003.
L'article de Foucart dans Le Monde cite des extraits de ce texte (caché dans les recoins du web).
http://www.lemonde.fr/sciences/2012/06/28/l-archeologie-preventive

Le discours récent d'Aurélie Filippetti à St Rémy-de-Provence est lui en ligne
http://tinyurl.com/archeo-2012-af


- Jean-Paul Demoule, L’Europe et l’archéologie - blog wordpress
http://jeanpauldemoule.wordpress.com/

- Jean Chapelot, Retour critique sur l’évolution de l’archéologie médiévale depuis dix ans, ACHR
L’archéologie médiévale affirme de plus en plus son autonomie intellectuelle et produit des résultats importants et originaux. Elle a désormais besoin d’un dispositif d’évaluation et de financement de la recherche.
http://acrh.revues.org/2734


- dans Archéologia, un dossier sur Pompéi et un constat inspiré par JP Demoule :
Au collège et au lycée, en histoire, aucun cours ne porte sur la Préhistoire.
Les Gaulois sont confinés à l'école primaire.
Les apports récents de l'archéologie ne mériteraient-ils pas mieux dans l'histoire scolaire ?

Archeo-Thema consacre un hors série aux métiers de l'archéologie
http://www.archeothema.ch/test/numero/les-metiers-de-larcheologie.htm


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22 mai 2012

Québec 2012 : le Printemps Erable

 

 

etudiants-quebec

La manifestation du 3 avril 2012 - source : Le Nouvel Obs

- Photos de Mario Jean entre le 18 mars et le 25 avril
http://www.rue89.com/2012/05/09/le-printemps-des-etudiants-quebecois-six-semaines-en-images-231963

- Mardi 22 mai : « Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont envahi les rues du centre-ville de Montréal hier pour souligner les 100 jours du conflit étudiant, mais également pour dénoncer l'adoption par le gouvernement d'une loi spéciale qui restreint le droit de manifester ».Le Soleil 23.05.2012
Images de la manifestation du 22 maiindexées par Google images

- Mercredi 23 mai
Marée humaine à Montréal en soutien au conflit étudiant - Le Monde
Au Québec, le conflit étudiant s'étend et se radicalise
Cent jours après le début de la grève, un cortège massif a répondu, à Montréal, au vote d'une loi jugée liberticide
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/05/22/maree-humaine-a-montreal-en-soutien-au-conflit-etudiant_1705649_3222.html
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/05/23/au-quebec-le-conflit-etudiant-s-etend-et-se-radicalise_1705819_3222.html

 

- Conflit étudiant : 100 jours historiques et mouvementés.  Le Soleil

- Le printemps érable des étudiants québécois - dossier de Libération
http://www.liberation.fr/printemps-erable-quebec-2012,100159

Le Québec est paralysé depuis trois mois par une grève des étudiants. Ils dénoncent le projet du gouvernement libéral (centre-droit) de Jean Charest : augmenter de 82% les droits de scolarité pour arriver à près de 4.000 dollars par an. Au-delà, c'est le modèle libéral-autoritaire qui est contesté avec vigueur. Comme en Grande-Bretagne ou au Chili.
Le 14 mai, Line Beauchamp a démissionné. Elle était ministre de l’Education depuis août 2010.

"Au terme d'un marathon législatif de 20 heures, les parlementaires québécois ont adopté la loi spéciale 78.
La loi spéciale prévoit une suspension des cours pour casser la grève ; elle restreint le droit de manifester sans accord préalable avec la police, elle interdit tout rassemblement à moins de 50 mètres des établissements scolaires, avec de fortes amendes en cas de désobéissance. - AFP -

«Il va falloir une réponse d'exception à cette loi d'exception», réplique le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois. «On va la contester», promet le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin". source Le Soleil
La CLASSE (Coalition large de l’ASSÉ) refuse de se soumettre à cette loi répressive. La Classe est une coalition temporaire créée autour de l’ASSÉ afin de lutter contre la hausse des frais de scolarité.
http://www.bloquonslahausse.com/


- La formidable grève des étudiants québécois - Christian Laval, blog Médiapart - 17.05.2012
Aux Etats-Unis, la privatisation de l'enseignement supérieur a créé « une bombe à retardement ». La dette a quintuplé en 12 ans, elle dépasse 1000 milliars de $, soit 25 000 $ en moyenne par étudiant (Le Devoir, 14.05.2012)
http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-laval/170512/la-formidable-greve-des-etudiants-quebecois


- Les étudiants, premières victimes. Libération 22.05.2012
Le sociologue Eric Martin dénonce la logique néolibérale du gouvernement québécois, qui veut privatiser les services publics dans tous les secteurs.
« Le gouvernement évoque le sous-financement des universités. Mais elles ne manquent pas d’argent. C’est un prétexte. Pourquoi on ne veut pas nous expliquer les raisons pour lesquelles on compte changer les structures de financement des universités ? On veut augmenter l’apport des individus et du secteur privé. C’est un projet de reconversion de la façon dont on conçoit les services publics. Les étudiants sont les premières victimes de cette «révolution culturelle», mais ils ne seront pas les derniers. Tous les autres secteurs de la société vont devoir se résoudre à payer ».
http://www.liberation.fr/monde/2012/05/22/les-etudiants-sont-les-premieres-victimes-d-une-revolution-culturelle
 

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16 mai 2012

Gurgaon, le chaos d'une ville privée

 

Gurgaon

Gurgaon, buildins in DLF - Wikimedia Commons
L'article de Wikipedia en anglais


- Inde : Gurgaon, symbole terni - Le Monde Planète
Le chaos d'une ville privatisée proche de Delhi,
un bidonville de luxe, avec golf
mais où le promoteur a négligé les infrastructures de base.
http://www.lemonde.fr/planete/infographe/2012/05/15/gurgaon-ville-privee



- France - Immigration, la nouvelle donne
Point de vue de El Mouhoub Mouhoud (Dauphine) - Le Monde Opinions 14.05.2012
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/14/



- France  : Les caisses sont vides
" Il va falloir faire fructifier tout cela "
dessin de Mougey en une du Canard enchaîné
 

 canard-vides

http://www.lecanardenchaine.fr/une4777.html

 

gurgaon-gearth

Gurgaon, source : Google Earth

gurgaon-gearth-2

Gurgaon, source : Google Earth


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19 janvier 2012

France : La fécondité reste élevée

 

- Les politiciens et les médias ont un point commun : le sens de la com' (la propagande ?).

3 illustrations :

- La fécondité reste élevée, affirme INSEE première n°1385
http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1385/ip1385.pdf

Que comprennent les titreurs du Monde (17/01) :
En France, la vitalité démographique va diminuer selon l'Insee !!! - Le Monde le 17.01.12
Le coeur d'Insee Première parle d'un léger repli par rapport à 2010 (– 0,7 %), donc à très court terme.

- « Sept Français sur dix vivent aujourd'hui dans la région où ils sont nés ».
2 cartes illustrent cette mobilité jugée insuffisante dans Le Monde, un discours qui serait aussi à analyser et à commenter (l'obsession de la flexibilité intégrale voulue par le patronat ?)

. « Nous avons l'impression de vivre dans une société fluide et mobile, mais ceux qui restent dans leur région d'origine demeurent nombreux », relève Jean-Michel Floch
L'Insee met en place un outil interactif, disponible sur son site Insee.fr, qui permettra à chacun de savoir vers quels lieux de résidence  émigrent les natifs de sa région, ou d'où viennent ses habitants actuels.


- Quand le pouvoir en place se sert du mot social ( Sommet """social""")
ses relais dans la TV de la TNT (les économistes présentés comme experts du social...) tirent à boulets rouges contre les syndicats (utiles au XIXe !!!),
ils mettent en avant un Zéro charges patronales,
et font l'éloge du chômage partiel allemand (la flexibilité imposée aux salariés, sans contrepartie)...

Quant à la TVA sociale (le spectre du CPE dit Le Monde),
elle ne serait efficace, selon ces mêmes ""experts"" que si la réduction des charges patronales était de l'ordre de 6 %
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/


- Lejaby : Les repreneurs conservent moins de la moitié des salariés - Le Monde
( conservent moins de ...  ou licencient plus de la moitié?)

- La libéralisation des télécoms a quinze ans et son bilan est jugé plutôt positif - Le Monde
(la libéralisation, n'est-ce pas d'abord une privatisation qui a précédé la gestion Lombard et beaucoup trop de suicides chez FT ?)

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06 janvier 2012

L'école change-t-elle de modèle ?

 


L'école française est-elle en train de changer de modèle ?
Maryline Baumard - Le Monde - 11.02.2011
Se rapproche-t-elle du système anglo-saxon ? Qu'en pensent les acteurs de terrain ?

Une nouvelle école s'esquisse. Comme face à un puzzle auquel il manque trop de pièces, il est longtemps resté difficile de deviner à quoi l'école de l'après-2012 pourrait ressembler en cas de réélection de la droite. Est-ce qu'on était dans un simple régime minceur - jeudi 10 février, les enseignants sont en grève pour dénoncer une rentrée avec 16 000 postes en moins -, ou dans un changement de modèle ? La réponse s'impose doucement et une architecture nouvelle se dessine.

La pièce maîtresse s'est emboîtée le 12 janvier. Ce jour-là, a été annoncé le passage sous statut dérogatoire de près de 2 000 collèges et écoles. Dès septembre 2011, une part des 354 collèges et 1 725 écoles vont imaginer leur propre projet pédagogique, trouver des enseignants volontaires pour le mettre en œuvre et une organisation sur laquelle l'appuyer. Le tout contractualisé avec le recteur.

La promesse d'une contagion territoriale. Ce ne sont que 3,5 % des écoles et 4,5 % des collèges du pays ; de surcroît, ce sont les plus difficiles. Mais la symbolique est forte et le discours présidentiel prononcé le 19 janvier, lors des vœux au monde de la connaissance, augure d'une contagion territoriale à venir. Félicitant la ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse, qui a amené 90 % des universités à l'autonomie, le chef de l'Etat a lancé devant 500 invités : " Si cela marche pour les universités, cela doit marcher aussi pour nos établissements, les lycées. Et si, dans notre pays, on faisait confiance aux enseignants, en leur laissant un peu d'autonomie ? "

Déjà, depuis la réforme du lycée, à la rentrée 2010, les proviseurs disposent d'un tiers de leurs heures à gérer en fonction de leur projet d'établissement. Un petit avant-goût dont ils ont encore un peu de mal à se saisir. Avec les conversions expérimentales de la rentrée prochaine, une mue plus importante se prépare. On octroie là " aux chefs des établissements lesplus difficiles une voix dans le recrutement des enseignants. C'est un début. On verra s'il passe ", lance l'académicien Antoine Compagnon dans un entretien au Point du 27 janvier.

Des cellules dormantes. La grande mue se prépare, par bribes, sans plan d'ensemble visible. "Comme en espionnage, on installe des dispositifs dormants. Un matin, on se réveillera, ils seront activés et le paysage aura changé", analyse Christian Chevalier, secrétaire général du Syndicat des enseignants.

L'autre "cellule dormante" est la hiérarchie intermédiaire. Doucement, on la prépare à ses nouvelles fonctions. Les chefs d'établissement sont particulièrement choyés par le ministre qui voit en eux une bonne courroie de transmission. Dernièrement, Luc Chatel a voulu signer avec eux l'octroi d'une prime de 6 000 euros tous les trois ans. Au mérite. Un mois avant, les recteurs avaient vu leur prime flamber avec la mise en place d'une part de la récompense modulée selon la politique menée. Un recteur peut désormais obtenir 6 840 euros annuels de plus qu'un autre, qui traîne des pieds.

Or dans un système autonome, il faut des chefs. Le philosophe Marcel Gauchet prédisait, dès 2009, ce qui se dessine dans l'enseignement scolaire. " La seule idée de la droite, en matière d'éducation, est de créer des patrons de PME à tous les niveaux, de la maternelle à l'université. Il paraît que c'est le secret de l'efficacité ", expliquait-il, de l'ironie plein la voix, dans un entretien au Monde le 23 avril 2009.

Dans une éducation nationale pilotée par le terrain, chaque établissement pourra développer son projet. Déjà 124 collèges ou lycées proposent des cours le matin et du sport l'après-midi. Durant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis de " permettre à tous les parents qui le souhaitent de choisir pour leurs enfants un établissement réservant l'après-midi aux activités sportives, culturelles ou associatives ". Bientôt, d'autres établissements vont développer les sciences. Le plan présenté par Luc Chatel autorise cette orientation. Et puis, compte tenu des restrictions budgétaires, il y aura ici un lycée qui joue la carte des langues vivantes et là un autre qui se concentre sur les langues anciennes.

La rationalisation des options aboutira à ce profilage. Un peu comme dans l'enseignement privé sous contrat, où tel établissement est plutôt scientifique, tel autre élitiste ou axé sur l'épanouissement de l'enfant, quand un troisième est réputé pour son savoir-faire avec les élèves en difficulté.

Dans un système où les établissements ne se ressembleront plus, permettre aux familles de choisir a du sens. L'ouverture du choix des collèges et des lycées a été la première mesure prise dans le domaine de l'éducation par Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Annoncée début juin 2007, elle paraissait symbolique. Demain, ce pourrait être la clé de voûte d'un système où les propositions différeront réellement d'un collège ou d'une école à l'autre.

Taux de réussite et évaluations. Et pour bien choisir, il faudra que chacun affiche ses résultats. Pour le bac, les statistiques sont disponibles. Pour les collèges, les taux de réussite au diplôme national du brevet se trouvent le plus souvent sur les sites académiques. Mais pour les écoles, rien. A moins que les enseignants qui se refusent à faire passer les évaluations ne soient pas tout à fait paranoïaques et qu'un jour l'outil d'évaluation nationale ne devienne un outil de classement. Thierry Cadart, le secrétaire général du SGEN-CFDT, ne l'exclut pas, " une fois que l'outil existe, on ne contrôle plus rien ".
D'ailleurs la publication école par école était le souhait initial de Xavier Darcos qui annonçait, le 28 janvier 2008 : " Je souhaite mettre en place une double évaluation, pour les classes de CE1 et de CM2, qui aura lieu en milieu d'année. Les résultats obtenus par chaque école seront mis en ligne sur Internet pour permettre aux parents d'en avoir connaissance ". Un an plus tard, il revenait sur sa décision. Le mal était fait et ces évaluations ont été partiellement sabotées cette année encore par des enseignants opposés à cette mise en compétition.

Comme le rappelle régulièrement Luc Chatel, il n'y aura plus de grand soir de l'éducation. Le paysage nouveau se dessine par petites touches, par glissements successifs. Mais au final, on pourrait bien, d'ici quelques années, se réveiller avec un modèle éducatif très différent, des établissements qui auraient chacun une identité, un projet et le vendraient à des parents en mal de choix.
Une construction brique à brique. Connaissant l'attachement syndical à une certaine uniformité - parfois purement théorique -, le gouvernement joue le puzzle. Une pièce par-ci, une pièce par-là, sans que l'architecture d'ensemble soit immédiatement lisible. Mais un jour, le paysage sera redessiné, le puzzle sera terminé et tout le monde n'y aura vu que du feu. D'autant que l'attention des observateurs est retenue ailleurs. Cette construction brique à brique est masquée par un autre combat qui occupe le devant de la scène : une bataille pour la sauvegarde des postes, alors que plus de 100 000 ont été supprimés depuis 2007. Et pendant que les syndicats s'échinent sur ce combat perdu, la voie est libre pour les grands travaux.


Autres articles dans une double page du Monde :
- A Lille, une brèche pour gérer le public comme du privé (programme CLAIR ou Eclair)
- Grande-Bretagne : L'école libre (les free schools), c'est possible
- Entretien avec François Dubet : « Il y a évolution sur le long terme, pas révolution »

http://www.lemonde.fr/education/contre_enquete/2011/02/10/l-ecole-francaise-est-elle-en-train-de-changer-de-modele_1478198_1473685.html

http://www.educationetdevenir.fr/spip.php?article389

http://www.profencampagne.com/article-l-ecole-fran-aise-est-elle-en-train-de-changer-de-modele-66866948.html

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15 décembre 2011

Mettre l'humain au centre ...

 

- Nathalie Mons : [la notation des profs par le seul chef d'établissement] « Une mesure à contre-courant »
Si le projet ump-chatel passait, « la France adopterait un modèle ultraminoritaire, en vigueur dans seulement deux pays, et en plus en voie de disparition - la Belgique l'a abandonné il y a quelques années en décidant d'avoir recours aussi à des inspecteurs. Elle irait ainsi à contre-courant des tendances actuelles qui vont vers le collectif et un regard externe ». La France est aussi l'un des rares pays à ne pas évaluer ses établissements

Egalement dans Libération Education :
http://www.liberation.fr/education,99763
« Le texte est imprécis, qu’est-ce qu’on mesure finalement ? »
C.P. proviseure d’un Lycée Pro à Toulon
« Ce ne sera pas pire que le système actuel, c’est la loterie »
Prof des écoles
« Il faut faire évaluer les profs par des spécialistes »
B.M. Professeur de collège à Montreuil
« Si le chef d’établissement devient un patron, c’est non »
P.R. Inspecteur (académie de Clermont)
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L'actualité de l'Education  Rue des Ecoles, 14/02/2011 -
3 invités, E Davidenkoff, M Baumard, F Jarraud
L'émission au format mp3 : http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11192-14.12.2011-ITEMA_20329344-0.mp3

L'émission revient sur la rétention de l'information, sur la politique actuelle de l'éducation, sur l'enjeu de la notation (l'évaluation ?) des profs, sur le repérage des enfants supposés à risque dès la grande section de maternelle.

Vers la 12e minute : Pourquoi la relative atonie des enseignants face à l'annonce sur la notation des profs par le seul chef d'établissement ? Parfois les facteurs, ED cite : le calendrier ; ballon d'essai ou casse délibérée ; depuis 2003, rupture dans mobilisation (amputation du salaire). Selon lui, si cette dernière mesure passe sans mobilisation significative, alors qu'elle touche au coeur du métier d'enseignant, alors le gvt pourra ensuite tout se permettre (dans son entreprise de démolition partisane, ce que la com' vendait comme rupture en 2007).

MB  évoque une profession totalement déstabilisée et une tactique redoutable du ministre actuel : il communique sans arrêt, mais il n'a jamais exposé clairement sa vision de l'école. D'où l'impression d'être devant un puzzle, où les pièces arrivent l'une après l'autre. On tente un coup (cf le programme ECLAIR), on ne fait jamais de bilan, et quand cela passe sans bruit, on accélère jusqu'a ce que cela coince.

28e minute : une fois que l'on a écarté toute référence à la pédagogie, une fois que l'on a supprimé la formation, les postes, les dispositifs d'aide, que reste-t-il pour faire marcher le système ? La schlague ?? (FJ)

Plusieurs lectures politiques.
2 dans l'émission :
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MB cite aussi un entretien avec M Gauchet : la droite a une seule idée sur l'Education, de la maternelle à l'université : mettre des petits chefs partout !
- Le pouvoir actuel peut aussi jouer électoralement les parents (de droite) contre les profs (FJ), voire se servir de la jalousie de salariés précarisés à l'égard des fonctionnaires (la détestation de la fonction publique, c'est un fond de commerce habituel de l'extrême droite)

- Une troisième sur la durée :
Relire l'Appel des Appels - Remettre l'humain au coeur de la société (22/12/2008) :
http://www.appeldesappels.org/

« A l'Université, à l'École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l'information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s'accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.

Au nom d'une idéologie de l'homme économique, le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois naturelles du Marché. Cette idéologie s'est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.

Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, refusons qu'une telle idéologie mette maintenant en faillite le soin, le travail social, l'éducation, la justice, l'information et la culture ».

Ecouter et lire Roland Gori* (il était à l'IRTS d'Hérouville vendredi dernier).
http://clioweb.free.fr/dossiers/rolandgori.htm

A Lille, vers la 35e minute, il dénonce la casse des métiers et leur réduction au seul travail soumis à la mécanisation (le numérique) et à la course double à la productivité et au dumping social. Selon lui, l'injonction faite à ses agents d'abandonner leur mission et de se convertir aux logiques de l'entreprise privée est une véritable trahison. La violence de cette rupture symbolique génère à la fois une énorme colère (cf le mouvement contre la démolition des retraites) mais aussi de la démobilisation et de la désespérance.


- « On dépossède les professionnels de leurs savoirs » - Libération 21/10/2011
http://www.liberation.fr/societe/01012366982-on-depossede-les-professionnels-de-leurs-savoirs

- « L’école condamnée à produire du capital humain » - Libération 22/10/2011
A la botte de l’économie (et de la finance), le système scolaire serait lancé dans une course à la compétitivité. Une mutation que déplore le sociologue Christian Laval, qui dénonce le déclin de la pédagogie et un surcroît d’inégalités.
http://www.liberation.fr/societe/01012367077-l-ecole-condamnee-a-produire-du-capital-humain


- Comment vendre à la découpe le service public - Laurent Bonelli, Serge Pelletier - Le Monde diplomatique 12/2009
http://clioweb.free.fr/debats/decoupe-public.htm


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07 avril 2011

L'étudiant est-il une marchandise ?

Une marchandise comme les autres ?

L’université anglaise : qui va payer ?
(sans doute au sens propre et au sens figuré ... )

Qui doit financer l'université ? La société ? Les usagers (terme de la novlangue lib-aut) ?
9000 £ par an, quel impact pour les familles et les étudiants (qui commenceront dans la vie professionnelle avec une dette durable ..) ?
Quelles conséquences pour l'enseignement ? Quelles disciplines ? Quels contenus ? Quelles méthodes ?

Le 30/03/2011, l'émission Sur Les Docks s'intéressait aux universités britanniques à travers deux exemples (public - privé) dans le Buckinghamshire, et le cas de l'université de Luton (via sa radio :-) ). Elle aborde les enjeux politiques, sociaux et intellectuels, elle donne à voir les arguments des thatchériens ...
Retour sur un reportage déjà mentionné sur ce blog
(cf les 300 ans pour « accumuler » et pouvoir accueillir « gracieusement » qq étudiants)
http://www.franceculture.com/emission-sur-les-docks.html-0
l'émission à archiver en mp3

vers la 8e mn : Ruth Farwell - Bucks New University
Les restrictions budgétaires pèsent déjà beaucoup sur l'université (choix des spécialisations, nombre de profs...)
http://bucks.ac.uk/
http://en.wikipedia.org/wiki/Ruth_Farwell
http://bucks.ac.uk/about/about_bucks/vice_chancellors_message.aspx

bucks1

15e mn
En 1976, la création du Buckinghamshire Chilterns University College était ouvertement idéologique. 
32e mn : 2/3 des étudiants viennent de pays non-européens (oveseas) ;
ils paient très cher, jusqu'à 15 000 £ mais c'est pour une éducation « magnifique ». Ils obtiennent une licence en 2 ans au lieu de 3. http://www.buckingham.ac.uk/

Le coût exorbitant des études change-t-il les étudiants en « clients » et les profs en intellectuels marchandisés ? Dans une novlangue ultra (libérale au sens de patronale), écouter les arguments en faveur d'une marchandisation de l'éducation ... (L'université, un "investissement" au sens financier du terme ... La dette des étudiants ??, mais son niveau sera « dérisoire » si on la compare à celle liée à l'achat d'un logement !! )

buckin

A Luton, en ce moment, l'inscription coûte 3300 £ par an ; l'université a été créée à l'époque où l'ambition affirmée était l'accès aux études supérieures pour 50 % d'une classe d'âge.
Le piège : la décision de porter l'inscription à 9000 £ par an est annoncé ; les étudiants ont manifesté vigoureusement, mais beaucoup ne réalisent pas encore ce que cela leur coûtera concrètement.

luton

vers la 44e mn : Les Ebdon, Bedfordshire estime l'évolution des tarifs prévisibles
http://www.beds.ac.uk/aboutus/vcprofile

Selon lui, l'opération est surtout politicienne : le nouveau système payant va coûter 3,6 Mds de £ de plus au gvt, mais cela n'apparaîtra pas dans les chiffres du déficit public (simple jeu d'écriture). Une astuce politicienne à l'impact durable plutôt qu'un choix viscéralement idéologique ?

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Soaring student fees: Pain without gain - The Guardian
« For the moment, fees will be tripled, and neither students nor the Treasury will have much to show for the pain ».
http://www.guardian.co.uk/politics/education

Grand coup de frais sur les facs anglaises - Libération 01/12/2010 -
Fait rarissime outre-Manche, les plus prestigieuses universités se mobilisent pour protester contre l’augmentation spectaculaire des coûts de scolarité.
http://www.liberation.fr/monde/

Gérer l'université comme une entreprise, un mauvais calcul - Libération 01/12/2010
Blaise Bachofen (Cergy) et Marie-Frédérique Pellegrin (Lyon 3)
http://www.liberation.fr/monde/

 

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13 novembre 2010

Archives : la privatisation avance

Etats civils, actes de naissance, de naturalisation ou de propriété…
Notre histoire rangée dans des archives gratuites est-elle en train de nous échapper ?

2 articles de Libération sur un enjeu sensible :
Poilus : le site qui rase gratis
http://www.liberation.fr/vous/01012301746-poilus-le-site-qui-rase-gratis
Il y a un vrai danger de privatisation
http://www.liberation.fr/vous/01012301747-il-y-a-un-vrai-danger-de-privatisation

Le 11 novembre, le 13 h de la chaîne (publique)France 2 a offert une énorme pub (gratuite) au site http://www.genealogie.com. Cette branche de Notrefamille.com vend une copie numérisée de la Gazette des Ardennes, donnant les noms des 404 965 poilus prisonniers en Allemagne. L'accès à ce site privé est payant.
Tarif : 19,99 euros par mois.
A la différence du site public Mémoire des hommes, qui donne un accès libre et gratuit à plus de 1,3 million de fiches de soldats tués dans la Grande Guerre.

Cela pose le problème de la réutilisation commerciale des données publiques, d'autant que Notrefamille a racheté en juin 2010 Archimaine, le prestataire qui gérait alors la numérisation de dépôts d'archives publiques

Pierre-Valéry Archassal, généalogiste, défend le libre accès au patrimoine public des archives. Il cite un contre-exemple : Geneanet.org et Coutot-Roehrig ont décidé de numériser 500 000 faire-part de mariage. Ils ont obtenu une exclusivité payante le temps de rembourser leur investissement. Ensuite, l'exclusivité est tombée. Néanmoins aucun texte ne les y obligeait !

Consulter aussi le site Genweb où un énorme travail a été mené, notamment à partir des listes de noms sur les monuments aux morts de 14-18. L'exemple de Sartilly et des caporaux fusillés à Souain : Genweb propose le relevé des noms sur le monument aux morts et sur le monument commémoratif dans le cimetière (20/09/1925).

Côté archives départementales, l’état civil a souvent été numérisé et l’accès est gratuit. Sauf dans quelques départements, dont le Calvados.

sga_mem_h

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?rubrique41

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20 septembre 2010

Le président des riches

presidentdesriches

A lire Le président des riches,
Enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy,
l'ouvrage de Michel  Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

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L'éditeur Zones propose un accès gratuit au contenu du livre.
Que cela ne vous empêche surtout pas de l'acheter (14 euros).

http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=116

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dans le chapitre Les mots pour ne pas le dire, pages 153-154 :

« L’héritage de Mai 68 a introduit le cynisme dans la société et la politique » déclarait d’un ton assuré le candidat S le 29 avril 2007 au cours de son dernier meeting de campagne électorale…

«  Étonnant. NS est imprévisible. Il donne à voir la détermination et la rouerie du pouvoir. Dans un double langage permanent, il a réussi la gageure de rester l’ami des plus riches tout en se faisant passer pour le défenseur de « la France qui se lève tôt ». Flatter le bon peuple en remplissant les poches des nantis. De la poudre aux yeux pour les uns : «Les paradis fiscaux, c’est fini ! », et des milliards d’euros pour les plus riches. Le sens des mots, dans cette guerre psychologique qui ne dit pas son nom, est volé et détourné.

Changement ? Réforme ? Rupture ? … On allonge la durée du travail, on démantèle les services publics, on brise l’indépendance de la justice, on livre les entreprises publiques au privé, on rabote les droits sociaux, on privatise les fonds de retraite, on gave les gavés. Le changement est régression. La classe dominante veut démanteler, grâce à son porte-parole aujourd’hui à l’Élysée, les acquis des luttes sociales et réduire à sa merci le peuple de l’économie réelle en vilipendant, l’œil rigolard, un capitalisme financier qui n’a guère l’air de s’en s’émouvoir…

« Comment les Français peuvent-ils se retrouver dans une politique qui se contredit entre les propos tenus et les résultats obtenus ? Les discours de NS déroutent car ils font un usage systématique de l’oxymore, une figure de style qui allie des termes contradictoires dans un rapprochement paradoxal. La «flexisécurité», le « développement durable » sont un moyen de « rapprocher, d’associer, d’hybrider et/ou de faire fusionner deux réalités contradictoires [...] les oxymores ainsi utilisés peuvent favoriser la déstructuration des esprits, devenir des facteurs de pathologie et des outils de mensonge ». L’UMP, le parti du président, signifie «Union du mouvement populaire» alors que c’est à Neuilly que l’électorat lui est le plus favorable, avec 83,3 % des voix au second tour des régionales de 2010... « Si le pouvoir de NS fait rupture, écrit Bertrand Méheust (La politique de l’oxymore), c’est bien par un usage cynique, à ce jour sans précédent dans la démocratie française, des techniques de communication ... ».

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- Table des matières de l'ouvrage :
Le Fouquet's
Les riches, premiers servis
Une oligarchie au pouvoir
La télévision : les guignols de la Pub
NS, avocat d'affaires
État, famille, couple : le mélange des genres
(le népotisme comme mode de gouvernance)
Interlude : promenade en sarkozie
Les mots pour ne pas le dire
Conclusion : Que faire ?

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- Le couple qui fait trembler l'Elysée, Monique et Michel Pinçon, sociologues.
Entretien publié dans Télérama 3166 - 18/09/2010.

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- L'émission Là-bas si s'y suis du 06/09/2010 accueille les auteurs. L'enregistrer et l'écouter en différé.

Vers la 31e mn, on y parle d'un groupe social très conscient de son grand pouvoir, de ses intérêts particuliers et des moyens de les défendre et de les accroître (le pouvoir de chacun est décuplé par celui de tous les autres). En somme, il existe encore une classe sociale... (L'affaire Woerth-Bettencourt, c'est une illustration parfaite de la collusion dans cette classe sociale, entre ceux qui font de la politique, ceux qui communiquent, ceux qui font des affaires).

Vers la 35e mn, « Il faut donner à Pécresse, elle veut être présidente de Paris, elle va perdre, mais il faut qu'on montre que vous la souteniez, c'est le maximum légal, cela n'est pas cher, et ils apprécient... » dit un proche de Mme Bettencourt.

NS tranche avec la discrétion usuelle de cette oligarchie. Il assume avec un culot sans limites (jusqu'au cynisme ?) une énorme soif personnelle de pouvoir. (vers la 38e mn : 12/07/2010: « Mr Pujadas, vous êtes un journaliste trop sérieux pour vous laisser aller à des formules. Posez-moi des questions, Je vais vous répondre, Je n'ai rien à cacher... »

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- Monique Pinçon-Charlot était invitée de l'émission Ce soir ou jamais le 15/09/2010.
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- dans Médiapart, article La révolution culturelle de deux spécialistes de la bourgeoisie (14/09/2010),
également Visite guidée de Chantilly, « kolkhoze » de riches...
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- Guerre des classes, népotisme, mélange des genres, fédérateur de l’oligarchie à la française… Le compte rendu du Monde (07/09/2010)

- Conclusion de l'entretien publié par Télérama :
« Que faire des riches ?
Suivre leur exemple.
Voilà des gens qui ont une éminente conscience de leur classe, qui sont solidaires quand la mode est à l’individualisme, qui sont organisés et mobilisés, qui défendent énergiquement leurs intérêts.
Faisons comme eux.
Battons-nous ! »

 

 

 

 

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23 août 2010

Péages : La route de la fortune

Péages : La route de la fortune. « Le système de tarification, opaque et compliqué, garantit aux sociétés d’autoroutes des revenus élevés »
http://www.liberation.fr/economie/0101651988-peages-la-route-de-la-fortune
http://www.liberation.fr/economie/0101651991-priorite-a-l-actionnaire
http://www.liberation.fr/societe/0101651993-caen-lyon-aussi-cher-qu-un-vol-pour-le-caire

[ La privatisation commence à coûter très cher aux automobilistes (nous tous ?) ]

- « L'altermondialisme doit promouvoir des idées radicales »
« un autre monde est possible » ou « There is no alternative » (Thatcher) ?
Entretien avec Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac - Libération 20/08/2010. Elle a participé à Montpellier aux rencontres de Pétrarque 2010.

Retraites : la meilleure défense, c'est l'Attac
http://www.liberation.fr/economie/0101653011-retraites-la-meilleure-defense-c-est-l-attac

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