15 mai 2016

CNRD 2017 : la négation de l'Homme

 

- CNRD 2017 : « La négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi »


Robert Antelme, L'espèce humaine
http://clioweb.free.fr/camps/antelme.htm
« Nous sommes tous, au contraire, ici pour mourir. C’est l’objectif que les SS ont choisi pour nous.
Ils ne nous ont ni fusillés ni pendus mais chacun, rationnellement privé de nourriture, doit devenir le mort prévu, dans un temps variable »

Primo levi, Si c'est un homme
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article28
http://clioweb.free.fr/camps/deportation1.htm

voir la page en cours de rédaction du Cercle d'étude :
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article527



- Le 10 novmbre 2015, un rapport a été remis au MEN par une mission de réflexion
sur l'organisation du CNRD (Concours National de la Résistance et de la Déportation)
(Anne Anglès, Jean-Yves Daniel, Hélène Waysbord, Charles-Jacques Martinetti)

Le rapport en 94 pages (daté de juillet 2015) :
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/154000800.pdf


« Dès l'édition 2016-2017, le CNRD concernera davantage d'élèves, dans un plus grand nombre d'établissements et dans toutes les filières de l'enseignement secondaire ».
« Son organisation territoriale... favorisera une meilleure valorisation des travaux des élèves ».
http://www.education.gouv.fr/cid102014/-la-negation-de-l-homme


cnrd-rapport072015

 

 


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12 janvier 2016

Expliquer, comprendre, excuser...

 

Culture de l'excuse ? les sociologues répondent à Valls, Libération 12.01.2016
http://www.liberation.fr/debats/2016/01/12/culture-de-l-excuse-les-sociologues-repondent-a-valls_1425855

Valls : « Pour ces ennemis qui s'en prennent à leurs compatriotes, qui déchirent ce contrat qui nous unit,
 il ne peut y avoir aucune explication qui vaille ; car expliquer, c'est déjà vouloir un peu excuser ».
« Manuel Valls ferait-il un déni de savoir ?? Voilà trois fois qu'il s'en prend à tous ceux,
sociologues et chercheurs, qui tentent de comprendre les violences contemporaines ...»


- Cette position est indigne pour Farhad Khosrokhavar.

Bernard Lahire : « notre métier consiste à rendre raison, de la façon la plus rigoureuse et la plus empiriquement fondée, de ce qui se passe dans le monde social ». « A écouter certains de nos responsables politiques, on pourrait en déduire qu'une démocratie a besoin de policiers, de militaires, d'entrepreneurs et de professeurs de morale mais en aucun cas des chercheurs et des savants ».

Pour Geoffroy de Lagasnerie, "Eexcuser, c'est un beau programme de gauche ».


- La tentation de la paresse intellectuelle n’est pas nouvelle.
Elle a parfois été mise en avant par l’entourage de Lanzmann à propos de la destruction des juifs d'Europe.

En réponse, relire ce qu’écrivait Primo Levi :
« Peut-être que ce qui s’est passé ne peut pas être compris, et même ne doit pas être compris, dans la mesure où comprendre, c’est presque justifier. En effet, « comprendre » la décision ou la conduite de quelqu’un, cela veut dire (et c’est aussi le sens étymologique du mot) les mettre en soi, mettre en soi celui qui en est responsable, se mettre à sa place, s’identifier à lui. Eh bien, aucun homme normal ne pourra  jamais s’identifier à Hitler, à Himmler, à Goebbels, à Eichmann, à tant d’autres encore. Cela nous déroute et nous réconforte en même temps, parce qu’il est  peut-être souhaitable que ce qu’ils ont dit - et aussi, hélas, ce qu’ils ont fait - ne nous soit plus compréhensible. Ce sont là des paroles et des actions non humaines, ou plutôt anti-humaines, sans précédents historiques, et qu’on pourrait à grand-peine comparer aux épisodes les plus cruels de la lutte biologique pour l’existence. Car si la guerre peut avoir un rapport avec ce genre de lutte, Auschwitz n’a rien à voir avec la guerre, elle n’en constitue pas une étape, elle n’en est pas une forme outrancière. La guerre est une réalité terrible qui existe depuis toujours : elle est regrettable, mais elle est en nous, elle sa propre rationalité, nous la « comprenons ».

« dans la haine nazie, il n'y a rien de rationnel : c'est une haine qui n'est pas en nous, qui est étrangère à l'homme, c'est un fruit vénéneux issu de la funeste souche du fascisme, et qui est en même temps au-dehors et au-delà du fascisme même. Nous ne pouvons pas la comprendre; mais nous pouvons et nous devons comprendre d'où elle est issue, et nous tenir sur nos gardes.
Si la comprendre est impossible, la connaître est nécessaire ... »
http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/primolevi.htm

- Comment penser le 11 janvier 2015 ?
Quels savoirs, quels débats faut-il mobiliser un an après pour éclairer ce qui s'est passé ?
ENS Ulm + France-Culture
franceculture.fr/partenariat-jo

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10 avril 2012

Aller à Auschwitz-Birkenau ?

 

birkmem

Birkenau - 18 mars 2001 - source : Clioweb


- Enseigner la Shoah, des professeurs en quête de réponses à Auschwitz - Le Monde 09.04.2012

Mattea Battaglia a accompagné 40 profs de l'académie de Toulouse.
Une visite encadrée par le Mémorial de la Shoah.

En fond, lire le mépris à la mode à l'égard des manuels
(« Je ne sais pas qui a le temps de se tenir à jour, de lire un livre, un vrai, pas un manuel » (sic))
http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/2012/04/09/


- « Un aspect du génocide s'est révélé à moi :
tuer prend, somme toute, très peu de place
» - Le Monde 09.04.2012
Claire Zalc a accompagné un voyage depuis Reims.
http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/2012/04/09/

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- Annette Wieviorka : « Il n'est pas indispensable d'aller visiter Auschwitz pour savoir ce qu'a été la Shoah, pas plus qu'il n'est nécessaire de visiter les champs de bataille de la Grande Guerre pour connaître son histoire » - Le Monde 09.04.2012.

Elle évoque la place d'Auschwitz dans la mémoire collective, à la fois usine nazie de mise à mort, camp de concentration sans oublier la quarantaine de kommados (cf Bobrek pour Simone Veil)

« Si un enseignant en éprouve le besoin, une visite peut beaucoup lui apprendre, sur les traces de l'histoire qui s'est déroulée sur ce site, mais aussi sur la façon dont il a été muséifié et sur les problèmes que pose sa conservation ».

« Ces voyages visent à inculquer aux adolescents le "plus jamais ça". A y réfléchir, cette conception de l'éducation est curieuse. Elle postule que nos élèves sont des petits nazis en puissance qu'il faut éduquer non par l'inculcation de valeurs positives mais "contre Auschwitz". Une éducation préventive... Il arrive d'ailleurs que les jeunes soient déçus. Certains attendaient beaucoup de ce voyage, une sorte de révélation ou de conversion. Il ne s'est rien passé de tel. Comme si le fait d'aller quelques heures sur le lieu pouvait être source de transformation »
http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/2012/04/09/annette-wieviorka

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Birkenau - 18 mars 2001 - source : Clioweb


- La déportation dans les camps nazis - http://clioweb.free.fr/camps/deportes.htm

- Le Cercle d'étude de la déportation et de la shoah - http://www.cercleshoah.org/

- Nuit et Brouillard, un film dans l'histoire - http://clioweb.free.fr/camps/nuitetbrouillard.htm

 

camps

Les camps nazis - manuel Belin Terminale 1983


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10 septembre 2011

2 GM - Shoah : Penser la complexité



Shoah : pourquoi refuser de penser la complexité ?
http://www.liberation.fr/societe/01012358713-shoah-pourquoi-refuser-de-penser-la-complexite

dans une tribune publiée par Libération,
Gilles Rozier rappelle les débats suscités par la création d'une Journée du souvenir de la catastrophe et de l’héroïsme et les polémiques qui ont accompagné le choix du mot Shoah

« Si Raul Hilberg a consacré sa vie, réunie dans un ouvrage de plus de mille pages, pour circonvenir la complexité d’une entreprise de mort inouïe, c’est bien que le génocide des Juifs par les nazis n’était pas réductible à un mot de cinq lettres ... ».

« Monsieur Lanzmann nous explique que, pour tenter d’appréhender une catastophe innommable, il fallait un titre incompréhensible. Pendant ce temps, le fait que le camp d’Auschwitz se soit transformé en un des lieux les plus touristiques de notre temps ne semble pas le déranger ».

« Il faut Raul Hilberg pour tenter d’approcher la destruction des Juifs d’Europe. Il faut Primo Levi pour essayer de saisir Auschwitz. Les suppliciés n’ont plus besoin de visites guidées. Ce n’est pas ainsi, pour reprendre une expression de Cécile Wajsbrot, qu’il sera possible de vivre et se souvenir à la fois ».

- Shoah, un mot français - Le Monde 10/019/2011
C'est en 1959 que les autorités de l’Etat d'Israël l'adoptent, de préférence à Hurbn (destruction).

Patrick Jean-Baptiste Dictionnaire des mots français venant de l'hébreu, Seuil, 618 p
257 mots de notre vocabulaire seraient d'origine hébraïque ou araméenne (l'araméen était la langue proche de l'hébreu parlée dans l'ensemble du Moyen-Orient antique, probablement par Jésus ainsi que par de nombreux auteurs du Talmud).
Le dictionnaire tient compte aussi bien des attributions certaines que probables.


rappels :

La tribune de Claude Lanzmann dans Le Monde : http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/08/31/

Raul Hilberg, The destruction of the European Jews, Yale Univ. Press, 1961, 2003
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Destruction_of_the_European_Jews

Primo Levi, Si c'est un hommehttp://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/primolevi.htm

Alain Resnais, Nuit et Brouillardhttp://clioweb.free.fr/camps/nuitetbrouillard.htm

La déportation dans les camps nazis, sélection de sites web : http://clioweb.free.fr/camps/deportes.htm

 

Deux autres points de vue :
- Henri Meschonnic, Pour en finir avec le mot Shoah. Tribune parue dans Le Monde, 20-21 février 2005
http://joelle.zask.over-blog.com/article-32671466.html

- Tony Judt, Trop de Shoah tue la Shoah, Le Monde diplomatique, juin 2008
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/06/JUDT/15982

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