03 novembre 2019

Peinture anglaise, portraits

 


monckton-reynolds-lux

L’Honorable Miss Monckton (détail)
Joshua Reynolds 1777-1778
https://www.tate.org.uk/art/artworks/reynolds-the-hon-miss-monckton-n04694

 

Peinture anglaise : portraits, images d’une société prospère

« Le long règne de George III (1760-1820), s’impose dans l’histoire de la Grande-Bretagne
comme une période décisive de transformation de la société,
d’affirmation du pays sur la scène internationale et d’essor artistique et culturel ».

 

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Mr et Mrs Dalton avec leur nièce Mary de Heulle,
Johan Zoffany, vers 1765-68
http://www.tate.org.uk/art/artworks/zoffany-mr-and-mrs-dalton-and-their-niece-mary-de-heulle-t01895


En 1768, la Royal Academy of Arts est créée.
La clientèle des peintres évolue : les commandes des nouveaux acteurs enrichis par le commerce et l’industrie
s’ajoutent à celles d’une élite de l’aristocratie.
Les chefs-d’œuvre de la Tate Britain mettent « à l’honneur un moment phare de la peinture anglaise,
peu représentée dans les collections publiques françaises »

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Gainsborough Dupont
Thomas Gainsborough vers 1770-1775 
http://www.tate.org.uk/art/artworks/gainsborough-gainsborough-dupont-n06242

« Bien qu’animés d’une même ambition, Reynolds et Gainsborough poursuivent une trajectoire et des objectifs artistiques très différents l’un de l’autre. Reynolds établit très tôt sa renommée à Londres auprès d’une élite alors que Gainsborough commence sa carrière auprès d’une clientèle plus modeste dans les comtés du Suffolk et de l’Essex. Dans les portraits, Reynolds flatte par un jeu de références savantes, Gainsborough insuffle la vie avec brio ».

 

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 Miss Crewe et Master Crewe as Henri VIII

2 portraits par Joshua Reynolds (1723-1792) - 1775

« George Romney devient à Londres un portraitiste en vogue, notamment auprès d’une société nouvelle d’entrepreneurs et de marchands. Contrairement à la plupart des grands portraitistes qui courtisent la famille royale et fréquentent la Royal Academy, Romney bâtit sa réputation sur son indépendance ».

« La mort de Gainsborough en 1788 et de Reynolds en 1792 laisse le champ libre à une nouvelle génération. John Hoppner et William Beechey en sont les figures montantes et se font connaître avec des œuvres où l’on sent poindre le romantisme. Ils sont toutefois rapidement concurrencés par un jeune prodige qui séduit la société londonienne : Thomas Lawrence, doté d’un sens aigu de la dramaturgie, éblouissant dans son travail de la couleur, figure de proue du nouveau mouvement romantique. Il sera nommé président de la Royal Academy en 1820 »

Les années 1730 et 1740 voient l’apparition des conversation pieces ... Les personnages, le plus souvent en famille, y sont mis en scène sur un mode informel. Au lieu de fixer le spectateur ou de jeter au loin un regard vide, ils conversent entre eux de manière spontanée. Avec des peintres comme Johan Zoffany et Francis Wheatley, la conversation piece évolue dans les années 1760 et 1770 vers plus de naturel et de liberté ... Avec George Romney et Joseph Wright of Derby, les formats s’agrandissent.


romney-goodfellow

Tom Hayley sous les traits de Robin Goodfellow,
George Romney, 1789-92

https://www.tate.org.uk/art/artworks/romney-tom-hayley-as-robin-goodfellow-n05850

« De manière générale, l’évolution du portrait traduit l’importance accrue accordée à l’espace privé, à la vie intérieure, au lien intime entre l’homme et la femme, aux enfants, au confort de la vie domestique. Les sentiments et les relations personnelles prennent le dessus sur la position des individus dans la société. Le portrait en costume qui brouille la véritable identité sociale des modèles, connaît aussi à cette époque un grand succès. Reynolds s’en amuse, notamment dans ses portraits d’enfants, en convoquant de célèbres références ».

 

  harriet-hoppner-1804

Miss Harriet Cholmondeley – John Hoppner (1758-1810), Tate 1804



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1 détail :
Three children of Richard Arkwright with a goat
Les Trois Enfants de Richard Arkwright avec une chèvre (sic)
Joseph Wright of Derby, 1791
http://www.tate.org.uk/art/artworks/wright-three-children-of-richard-arkwright-with-a-goat-l02751

 

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21 octobre 2013

Photographie et littérature

 

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Le physionotrace - images indexées par Google images


- Le physionotrace (fr ?) - physiognotrace (en) est une technique inventée par GL Chrétien (1745-1811). Elle permet de mécaniser le portrait de profil par l'usage d'un pantographe équipé d'un œilleton de visée.

Lors d'une conférence pour la Régionale de Caen de l'APHG, Guillaume Mazeau (Paris 1) a présenté des portraits de l'époque révolutionnaire, réalisés entre autres par Edme Quennedey.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Edme_Quenedey

Philippe Ortel a consacré un article au sujet :
« Le physionotrace à l’ombre des Lumières », communication présentée
lors de la journée d’étude « Phlit, nouveaux développements », 22-23 mars 2012, Université Rennes 2, labo Cellam.
« le physionotrace affiche plus que jamais son rôle de transition, non seulement entre deux systèmes de valeurs, mais aussi entre deux médias (la gravure et la photographie) et, à travers eux, entre deux siècles ».
Le physionotrace se développe au temps du sensualisme … « un portrait peut donner d’une personne à partir de l’impression visuelle exacte qu’il en procure » … Ortel évoque le portrait de Sendhal en 1807, à Paris, chez Quenedey semble-t-il. Il cite Gilles-Louis Chrétien, Edme Quenedey,  Gonord et Bouchardy (moins connus)
http://phlit.org/press/?p=1240


Portraits conservés par Gallica, d'après Google images

phys-kutsa

Pour la technique, voir le blog de Maxim Kutsa
http://maxmaxovich.blogspot.fr/2013/02/physionotrace.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Physiognotrace


- Photo et littérature, c'est un projet soutenu par l'université Rennes 2
http://phlit.org/

« Paul Edwards, Soleil noir, photographie et littérature des origines au surréalisme »,
CR par Dominique de Font-Réaulx, Études photographiques, Mai 2009,
http://etudesphotographiques.revues.org/2602

ILLOUZ, Jean-Nicolas, Nerval et Baudelaire devant Nadar
http://phlit.org/press/wp-content/uploads/2012/01/Illouz-Nerval-Der-der.-Plaanches2.pdf

Ortel mentionne le LAHRA (LAboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes)
http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/index_fr.php

“L’art du portrait en France de 1760 à 1840 : stratégies commerciales et modèles économiques”, journée d'étude octobre 2012
http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/Informations/Agenda_fr.php?ID=697

Lyon, silhouettes d'une ville recomposée. Architecture et urbanisme 1789-1914
http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/Informations/Publications_fr.php?ID=489

Un atlas imaginaire. Cartes allégoriques et satiriques, Laurent Baridon
http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/Informations/Publications_fr.php?ID=639

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