16 juillet 2013

La comédie sociale du FN


 
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Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas
-  Frédéric Lordon, blog La pompe à phynance, 08.07.2013
http://blog.mondediplo.net/2013-07-08-Ce-que-l-extreme-droite-ne-nous-prendra-pas

Frédéric Lordon dénonce l’habileté captieuse d’une extrême droite qui, comme toujours en période de grande crise, sait « se ripoliner de critique sociale », en pillant les discours de ses adversaires de « la gauche critique », le tout avec la complicité des « éditorialistes européistes ».

« L’extrême droite prête à défier le capital pour les travailleurs est une fable qui ne résiste pas un instant à l’analyse. Encore moins aux enseignements de l’histoire. Car très loin de tout anticapitalisme, l’extrême droite est plutôt un rêve de « réconciliation nationale »… [autour de la précarisation] dans un ordre social dominé de fait par le capital ».

« Il suffirait pourtant d’aller creuser sous ces convergences trompeuses », opposer à la compulsion xénophobe du FN une version de gauche de la démocratie et de la nation (la souveraineté populaire ou nationale face à l'obsession de l'homme providentiel seul habilité à conduire le grand nombre). F. Lordon évoque également la régularisation des sans-papiers, un rappel aux devoirs fiscaux (pour ceux dont l’argent est la seule nationalité). Pour lui, le chômage ne vient pas de l’immigration mais de la dépression provoquée par les politiques d’austérité et le néolibéralisme.

« Le voile est bien mince qui sépare l’arrière-plan xénophobe de l’extrême droite de la comédie « sociale » qu’il nous joue à l’avant-scène. La stratégie de la récup’ est à coup sûr d’une grande habileté ; elle n’a cependant rien d’irrésistible ».

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25 mai 2012

Lordon : Euro, terminus ?

 
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Euro, terminus ?

Frédéric Lordon, Blog Pompe à Phynance, jeudi 24 mai 2012
http://blog.mondediplo.net/2012-05-24-Euro-terminus

Dans son combat contre les monétaristes et les penseurs dits orthodoxes, Frédéric Lordon analyse la situation de la Grèce et de l'Espagne. Il met en cause le mépris des peuples au nom d'une idéologie qui est en train de mettre à feu et à sang l'ensemble d'un continent. « La concurrence non faussée et le pacte de stabilité » devaient garantir la paix. « L’Europe de la paix » est en fait une machine à destructions sociales qui engendre de la guerre. Le fléau néolibéral conduit à la résurgence de l’extrême droite un peu partout (cf l’Aube dorée en Grèce).
Selon Frédéric Lordon, « il est maintenant temps de prendre conscience qu’il n’y aura aucune solution de survie de la monnaie européenne, et en fait de l’Union tout entière, sans une modification radicale de la politique allemande ».

extraits :

« ... l’Allemagne-la-rigueur est bien la même qui n’hésite pas à mettre 100 milliards d’euros sur la table pour sauver la banque Hypo Real Estate de ses petits débords. Mais y a-t-il là rien qui ne soit à l’image du colossal scandale des sauvetages respectifs des banques et des Etats ? Les unes seront sauvées à presque 0 %, les autres aux 5 % du FESF et du FMI. Aux premières l’argent gratuit donc, et l’inconditionnalité en prime : a-t-on entendu exiger quoi que ce soit des banques en contrepartie de leur sauvetage… et de l’immense désastre qu’elles ont laissé derrière elle ? Aux seconds l’argent prohibitif avec, en plus, la conditionnalité de l’ajustement structurel ! »

« Les dirigeants européens n'ont rien appris de l’histoire, rien compris des erreurs d’il y a quatre-vingts ans, celles de Hoover, de Laval… et surtout de Brünning... Fière de ses règles disciplinaires, de ses traités et de ses pactes, consciencieusement occupée à donner satisfaction aux marchés qu’elle a elle-même installés en position de tutelle, l’Europe, contre toute logique économique, a décidé qu’il n’était pas d’autre voie pour stabiliser les dettes publiques que la restriction généralisée ».

« ... Il est maintenant temps de prendre conscience qu’il n’y aura aucune solution de survie de la monnaie européenne, et en fait de l’Union tout entière, sans une modification radicale de la position allemande — et l’acceptation de tout ce qu’elle a toujours refusé : révision profonde des missions de la banque centrale, autorisations d’actions ponctuelles de création monétaire au profit des Etats, abandon du dogme de l’équilibre fiscal structurel, contrôle des capitaux, etc. ... »


sommaire :
Némésis politique
Sortie, mode d'emploi
Désastres réels, désastres fantasmés
Sauver Willy (avec Willy = BCE) ?...
… ou l'empêcher (Willy) de nager ?
Contagion
La mauvaise économie de « l'oubli du peuple »
« La paix » et « l'amitié entre les peuples » — disaient-ils…
En finir avec le boulet du « couple franco-allemand »


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23 février 2010

Lordon : Surtout ne changez rien !

Frédéric Lordon

Pour un système socialisé du crédit - La pompe à phynance 05/01/2009
A quoi pourrait – devrait – ressembler un système bancaire dont le comportement de ces dernières années suggère qu’il est temps de le refaire à neuf.

Surtout ne changez rien ! La pompe à phynance
mardi 10 février 2009

Six leçons pour finir un peu moins con !!!
première leçon  11/01/2010

deuxième leçon 17/01/2010

troisième leçon - 24/01/2010

quatrième leçon 28/01/2010

cinquième leçon 04/02/2010

sixième leçon 16/02/2010

Et si on fermait la Bourse...
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/02/LORDON/18789

Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie
La pompe à phynance 17/02/2010

rappel : 08/08/2009 - F Lordon, les medias et la crise
http://clioweb.canalblog.com/archives/2009/08/08/14653697.html

20/08/2009 - F Lordon, les medias et la crise - 2
http://clioweb.canalblog.com/archives/2009/08/20/14885531.html

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