13 février 2019

du droit à l'insurrection


Quand la souveraineté du peuple était à l’ordre du jour (1789-1793)
Retour sur la reconnaissance des droits du « peuple »

Jean-Clément Martin,
Les tribunes de l’Hétairie 06.02.2019
http://www.lhetairie.fr/single-post/GJethistoire

 

Le droit à l’insurrection

La DDHC de 1793

art 35 - « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple
et pour chaque portion du peuple, le plus sacré desdroits et le plus indispensable des devoirs ».

http://clioweb.free.fr/dossiers/ddh/ddhc-1793.pdf


La DDHC de 1789 :

art 2 - « 
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme.
Ces droits sont laliberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression »

art 3 - « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation.
Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité quin’en émane expressément » 

art 6 - « La Loi est l’expression de la volonté générale.
Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation ...»

http://clioweb.free.fr/dossiers/ddh/ddhc-1789.pdf

 

USA - Déclaration d'indépendance des « États-Unis d'Amérique »
  4 juillet 1776
http://clioweb.canalblog.com/archives/2016/07/04/34045782.html

« Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés.
Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer
ou de l’abolir et d’établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes
et en l’organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur »

 

Condorcet ,  projet girondin de Constitution, avril 1793, an I de la République  :
http://fr.wikisource.org/wiki/Plan_de_Constitution_pr%C3%A9sent%C3%A9_%C3%A0_la_Convention_Nationale

XXXI. « Les hommes réunis en société, doivent avoir un moyen légal de résister à l'oppression ».

 

« Les notions de souveraineté et de peuple sont en jeu et sont restées mal définies »

« Le peuple n’est pas introuvable si on veut le chercher là où il est :
dans la complexité des rapports sociaux et dans la brutalité des luttes politiques » …
Ne pas le traquer seulement dans les déclarations et les institutions qui en gomment les dimensions les moins « nobles ».

 

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01 décembre 2018

Au nom du peuple

 

Au nom du peuple – Patrick Boucheron

émission Matières à penser, France-Culture
http://bit.ly/2SlTxPG


Lundi 3 déc Maud Chirio - La leçon brésilienne

Ma 4 Gérard Noiriel - Qu’est-ce que le peuple français ?

Me 5 Dolorès Prato - Un penchant pour le peuple

Je 6 Chantal Jaquet - Comment rester peuple ?

Ve 7 Arlette Farge - Ferons-nous assez de bruit ?

 

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02 juillet 2018

RH19 - 56 - Les écoles du peuple

 

Les écoles du peuple à l’ère des révolutions (1815-1880)
Revue d’histoire du XIXe siècle, 55. 2017
sommaire et accès payant aux articles
http://journals.openedition.org/rh19/5312

14 articles à 5 euros, total 70 euros en vente à la découpe / au lieu de 28 + 4 (port) :-):-)


Écoles du peuple, écoles des pauvres ?

introduction par Carole Christen et Caroline Fayolle. (en accès gratuit)
http://www.cairn.info/revue-d-histoire-du-dix-neuvieme-siecle-2017-2-page-15.htm


. La question scolaire au XIXe siècle  (1815-1880) : spécificité française et perspectives transnationales
. Interroger les notions d’« écoles du peuple » et d’« éducation populaire » au XIXe siècle
. Éducation et construction des identités sociales et politiques au XIXe siècle
. Sept cas d’écoles


- Entre 1820 et 1881-1882, le nombre d’écoles primaires est passé de 27 581 à 75 635,
et le nombre d’élèves de 1 123 000 à 5 341 000 

- L’éducation révèle la manière dont une société se projette dans l’avenir,
permet également d’explorer les imaginaires politiques
et d’appréhender sous un jour singulier les tensions qui animent tout au long du siècle la question sociale.

- Le XIXe, « un siècle pédagogique » ?

- Ecole des notables ou école du peuple ?

- « instruction, c’est-à-dire la formation intellectuelle propre à l’exercice de la citoyenneté,
ou éducation conçue comme une formation des mœurs visant à agréger l’individu à la communauté nationale » ?

- Plusieurs modèles scolaires s’affrontent : modèle congréganiste, modèle socialiste,
modèle étatique et centralisateur, modèle libéral et philanthropique...

L’école peut également renvoyer à des méthodes pédagogiques – les « écoles mutuelles » –, à des publics spécifiques – les « écoles du soir » pour les adultes, les « écoles du jour » pour les enfants – ou des acteurs et institutions à l’origine de leur création et de leur financement – les « écoles municipales » urbaines et rurales, les « écoles congréganistes » dont les plus actives destinées aux garçons sont celles tenues par les frères des Écoles chrétiennes, fervents partisans de la méthode simultanée 

- L’Association pour l’éducation populaire est fondée en mars 1849.
Ses fondateurs veulent « Enseigner à l’homme du peuple, si facile à égarer, mais par cela même facile aussi à ramener au bien, à vivre de la vie du travailleur économe et sage, du citoyen paisible et dévoué aux intérêts du pays » 

 
- 7 cas d’écoles
dont
. 1815 Société pour l'instruction élémentaire veut diffuser la méthode mutuelle théorisée en Angleterre,
. L’école Turgot « préparer les enfants à la vie professionnelle » 
. L’Ecole sociétaire des disciples de Fourier,
http://fr.wikisource.org/wiki/Des_idées_et_de_l'Ecole_de_Fourier_depuis_1830
la Maison rurale de Ry (Darnétal 76) un établissement-modèle

. 1848 - « la mobilisation républicaine en faveur de l’école du peuple initiée par l’éphémère ministre de l’Instruction publique Hippolyte Carnot. Cette école conçue comme obligatoire et gratuite est destinée à former le citoyen afin qu’il adhère aux valeurs républicaines et participe par ses nouveaux droits civiques à la vie démocratique ».

 

Histoire de l’éducation populaire, 1815-1945 ouvrage collectif issu d’un colloque organisé à l’université de Lille 3 en juin 2015
http://www.univ-lille3.fr/recherche/actualites/agenda-de-la-recherche/?id=1076&type=1
http://bibirhis.hypotheses.org/14750

revue Histoire de l'Education
http://journals.openedition.org/histoire-education/?

 
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21 mars 2017

cvuh : Peuple et populisme



cvuh

 

Les Mots du politique : Peuple / populisme
2 mars 2017 - Déborah Cohen et Federico Tarragoni, coordination Anne Jollet.
audio de 2 heures

http://cvuh.blogspot.fr/2017/03/atelier-les-mots-du-politique-en-ligne.html

 


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03 mars 2017

SdM : Dans Etat de droit, il y a droit

 

Dans Etat de droit, il y a  droit

Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature 03.03.2017
en réaction aux déclarations de François Fillon et à l’appel à manifester ce dimanche au Trocadéro.
http://www.syndicat-magistrature.org/Dans-Etat-de-droit-il-y-a-droit.html


Dans sa mise en cause de l’institution judiciaire, François Fillon franchit un nouveau palier. Avant-hier à l’occasion de l’annonce de sa convocation par trois juges d’instruction, il défigurait l’Etat de droit et la démocratie. Dans la foulée, il en appelait au peuple contre la justice, organisant ce dimanche une manifestation aux airs de coup d’Etat.

En invoquant tour à tour la violation systématique de l’Etat de droit, « l’assassinat » de l’élection présidentielle, la percussion violente de la liberté du suffrage et de la démocratie politique, François Fillon tonne pour impressionner, c’est-à-dire faire pression. Pour sa défense, il déploie un écran de juridisme, maniant éléments de faits et de droit également inexacts.

La vision de l’Etat de droit qu’il nous propose est toute personnelle : il s’agirait d’un système dans lequel un responsable politique ne devrait répondre que devant ses électeurs et non, comme tout un chacun, devant l’autorité judiciaire pour les infractions qu’il est susceptible d’avoir commises. L’Etat de droit se satisferait de cette impunité.

Le contresens est délibéré.

Dans un Etat de droit, la puissance publique se soumet au droit, à des normes hiérarchisées, contrairement à un pouvoir arbitraire. Parmi ces normes, il y a la loi pénale, votée par les représentants du peuple ; elle réprime les comportements que la collectivité décide d’interdire. Et c’est au nom du peuple français que la justice est rendue.

La séparation des pouvoirs n’est pas l’impunité pour les députés : si l’article 26 de la Constitution protège le travail parlementaire d’une immixtion judiciaire, c’est pour éviter que les élus soient inquiétés à raison de leurs votes ou de leurs opinions. L’usage ou le mésusage qu’ils font des deniers publics n’en fait pas partie : l’immunité laisse alors la place à l’égalité devant la loi.

L’inversion des principes se nourrit de nombreuses inexactitudes. Le « timing » judiciaire d’abord : les juges auraient convoqué dans la précipitation au regard des pratiques judiciaires. Il est pourtant classique qu’une information judiciaire débute par la première comparution en vue de mise en examen. La reconnaissance des faits est indifférente à cet égard : envisagerait-on de retarder la convocation d’une personne devant un juge d’instruction au motif qu’elle conteste les infractions ? Dénoncer un traitement de défaveur par excès de vitesse, c’est faire fi du principe selon lequel l’enquête, menée à charge et à décharge, vise à la manifestation de la vérité dans un délai raisonnable et en temps utile. A l’inverse, la responsabilité des magistrats peut être recherchée lorsqu’ils laissent une affaire se prescrire ou qu’ils tardent à convoquer une personne aux fins de mise en examen.

Car c’est bien à partir de cette convocation seulement que la personne mise en cause et ses avocats ont accès au dossier, et bénéficient de droits, comme celui de saisir la chambre de l’instruction pour demander l’annulation de la procédure. Le refus opposé aux avocats de François Fillon est parfaitement régulier à ce stade de la procédure.

Passons sur l’affirmation péremptoire selon laquelle les juges ont convoqué sans même lire le dossier… De même, ce qui est qualifié de « simple rapport de police » est en fait une enquête menée par un service hautement spécialisé, l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales. Enfin, il est aussi absurde de qualifier de « manifestement à charge » une procédure à laquelle François Fillon lui même n’a pas encore eu accès que d’affirmer à ce stade que la présomption d’innocence est bafouée.

François Fillon a raison sur une chose : la démocratie est « violemment percutée ».

Elle l’est quand un ancien Premier ministre, aspirant à la présidence de la République, intimide et discrédite l’autorité judiciaire et appelle le peuple à se lever contre elle.

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05 décembre 2016

MZF - Les luttes et les rêves

 



zancarini-luttes

Les luttes et les rêves
Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours
Michelle Zancarini-Fournel, Le Découverte


- Les luttes et les rêves, table des matières détaillée
http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_luttes_et_les_r__ves-9782355220883.html

I  - Les subalternes face à l’autorité royale (1685-1789)
1685, vies ordinaires, peuple social peuple politique
II  - Le peuple politique entre révolutions et restaurations (1789-1830)
III  - Espoirs d’un monde nouveau (1830-1871)
IV - Conscience de classe, conscience de race (1871-1914)
V  - Entre deux guerres, une embellie fugace (1914-1948)
VI - Un autre monde est-il possible ?
l'envers des Trente Glorieuses, le moment 1968,
Agir dans la France néolibérale et postcoloniale (1981-2005)

en couverture, Berry-au-Bac(Aisne)  1936
Grève 1936 des locotracteurs électriques CGTVN à l'écluse de la Marne
http://ronfleur.centerblog.net/6412117-berry-au-bac-manifestants-greve-1936-locotracteurs
http://papidema.fr/accueil/canal/expl/greve-berry.php
http://papidema.fr/traction_vn_10.php#greve-berry
https://fr.wikipedia.org/wiki/Berry-au-Bac


- Epopée de la France d'en bas
article de Dominique Kalifa dans Libération livres 01.12.2016

une histoire des dominés (paysans, ouvriers, femmes, colonisés ou immigrés)
l'histoire des résistances au pouvoir est privilégiée
les classes populaires de ce pays n'ont jamais cessé d'être façonnées par les migrations,
migrants de l'intérieur d'abord, puis migrants de l'étranger

Au moment où la droite ne parle que de roman national, MZF propose un roman social,
celui des gens de peu qui ont forgé l'histoire du pays avec leur sueur et leurs luttes.


L'histoire populaire intéresse les éditeurs :
cf. le succès des ouvrages d'Howard Zinn en anglais ou en français,
d'Eric Hobsbawn en anglais ou en français

- Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France du XIVe siècle à nos jours
l’ouvrage paraîtra en mars 2017 chez Agone
http://agone.org/memoiressociales/unehistoirepopulairedelafrance/

- Le Monde diplomatique a publié en 2014 un manuel d'histoire critique (1830 à nos jours).
http://clioweb.canalblog.com/archives/2014/09/03/30522609.html

Le MD a aussi publié en 2016 un manuel d'Economie critique
http://boutique.monde-diplomatique.fr/manuel-d-economie-critique.html
http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/LAMBERT/56201

I. L'économie, une science comme les autres ?
II. Produire plus, toujours plus !
III. Le pont et la cale
IV. Partage des richesses : espoirs et impasses
V. L’emploi, à quel prix ?
VI. Le marché ou la construction d’une évidence
VII. Mondialisation : la mise en concurrence des peuples
VIII. Monnaie, une énigme sonnante et trébuchante
IX. Dette : le chantage
X. Finance : l’insoutenable promesse


- Les capacités d'archivage du web sont immenses.
Le stockage des revues universitaires en histoire ou en géo en est une illustration : cf Persée + OpenEdition

Il est dommage que les historiens de métier n'aient pas encore investi le web
pour publier des ouvrages et des articles sur les thèmes étudiés par cette histoire populaire.
Aux USA, ceux qui trouvent Wikipedia trop à gauche :-) ont mis en ligne une version réac. :-)


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03 décembre 2015

D Rousseau Radicaliser la démocratie

 


Radicaliser la démocratie, conf. Dominique Rousseau,
Conférence à l'université populaire et républicaine,
Marseille 03.12.2015 19h
http://upr-marseille.com/

 

Dominique Rousseau : il faut radicaliser la démocratie
Franck Johannès - blog Libertés surveillées, 25.04.2015
http://libertes.blog.lemonde.fr/2015/04/25/dominique-rousseau-il-faut-radicaliser-la-democratie/


Un entretien de D.Rousseau sur Médiapart à propos de son ouvrage "radicaliser la démocratie"
http://www.youtube.com/watch?v=shL5X-Vj-nw


D. Rousseau. « Toutes les institutions de la République sont debout » - La Marseillaise, 16.11.2015
http://13.pcf.fr/78297?page=0%2C2

 

Pour Dominique Rousseau, « la démocratie représentative craque de partout, et ce qui fait le tragique du moment. L’abstentionnisme monte, les partis politiques  n’ont plus d’adhérents, les syndicats ne représentent plus grand monde… Le peuple a été oublié : il a été englouti par le marché - le consommateur a pris le pas sur le citoyen -, et par la représentation - les représentants parlent à la place des citoyens »

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« Radicaliser la démocratie signifie revenir aux principes, à la racine de la chose démocratique, c’est-à-dire au peuple »
(défini par un accord sur le droit - cf. la DDHC du 26 août 1789).
Il propose de remplacer la démocratie représentative par une démocratie continue,
par le droit reconnu aux citoyens de réclamer, d’agir, de participer à l’élaboration de la volonté générale.

A la suite de Pierre Mendès-France, il suggère la création d'une assemblée sociale,
à côté d'une assemblée nationale (élue à la proportionnelle à l'allemande).
Il propose la suppression de l’ENA et du Conseil d’Etat...
qu'il juge formatés par une pensée d’Etat (selon lui, un des éléments du blocage actuel).

 

rousseau-upr-122015


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28 octobre 2013

Com' et Politique : le niveau baisse

 

sego-comm

 

L'annonce d'une candidature de Vincent Peillon aux européennes a ouvert la porte aux rumeurs les plus insensées.
L'une d'elles prend appui sur la communication de Ségolène Royal et laisse croire à son retour rue de Grenelle.

Au-delà des enjeux politiciens, il est aussi possible de s'interroger sur la qualité de la com' vendue par les publicitaires et acceptée par les politiciens. Le niveau a vraiment baissé depuis Eugène Delacroix et la Liberté guidant le Peuple ...

- Le crépuscule du détournement - André Gunthert - Culture visuelle - 25.10.2013
http://culturevisuelle.org/icones/2824
Pour AG, la direction du Parisien a tenté de faire monter la sauce d’un pseudo-dossier sur le courage en politique (appuyé sur l’inévitable sondage). Le cas “Ségolène” (que l’on ferait mieux d’appeler selon lui : “Le Parisien guidant le peuple”) n’est qu’un symptôme. Quel est l’intérêt de se moquer d’une ex-candidate à la présidence ... ?

AG évoque 2 initiatives de la Culture : une conférence sur les nouvelles pratiques artistiques, une mission sur les créations transformatives. Commentaire, en substance : quand l'institution (la Culture) s'intéresse au détournement, ça commence à sentir le sapin.

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30 avril 2012

Le 1er mai du #VraiTravail

 

huma-250412

L'Humanité, 25 avril 2012

- Le premier mai du #Vrai-Travail
http://www.slate.fr/france/53987/nicolas-sarkozy-petain-compatible-huma-libe

NS - « Pendant cinq ans j'ai pu mesurer la puissance des corps intermédiaires qui s'interposent entre le peuple et le sommet de l'État, ces corps intermédiaires qui prétendent souvent parler au noms des Français et qui, en vérité, souvent, confisquent la parole des Français ».
[ A Marseille, le chef en phase avec "son" peuple, n'y a-t-il pas des précédents historiques ? ]


Philippe Pétain, discours prononcé le 11 octobre 1940:
 « Jamais, dans l'histoire de la France, l'État n'a été plus asservi qu'au cours des vingt dernières années par des coalitions d'intérêts économiques et par des équipes politiques ou syndicales, prétendant fallacieusement représenter la classe ouvrière ».

(« Le régime nouveau sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l’idée fausse de l’égalité naturelle des hommes, mais sur l’idée nécessaire de l’égalité des « chances » données à tous les Français de prouver leur aptitude à « servir ». Seuls le travail et le talent redeviendront le fondement de la hiérarchie française...)

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- Comment savoir si j'ai un #VraiTravail et si je peux venir à la fête du #VraiTravail :

Etes-vous fonctionnaire ?

Avez-vous honte de vous la couler douce ?
Trouvez-vous que votre patron est sympa de ne pas vous avoir envoyé en Roumanie ?
http://twitpic.com/9dcdt9


- Ils ont été condamnés pour s’être opposés à Sarkozy en évoquant Vichy
- Rue 89 - 27.04.2012
http://www.rue89.com/2012/04/27/ils-ont-ete-condamnes-pour-setre-opposes-sarkozy-en-evoquant-vichy-231565


- Morano est de retour, en attendant F.L. ? -  Libération 25.04.2012

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petain-travail               p-vrai-travail


1er mai - Fête du Travail - Fête du Vrai Travail
L'affiche de Roland Coudon pour la propagande de Pétain
et le détournement en 2012 après le discours de NS sur le #VraiTravail
source : Alain Korkos, 30.04.2012 -  Arrêt sur images

Le texte du discours du 1er mai 1941 à Saint-Etienne
L'affiche présentée sur le site de l'académie de Rennes
Autre lecture sur le pays royannais


La référence à Philippe Pétain
Alain Garrigou - Régime d'opinion - lundi 30 avril 2012
http://blog.mondediplo.net/2012-04-30-La-reference-a-Philippe-Petain

« A en juger non seulement par les discours de NS, mais aussi par ceux de ses fidèles comme la droite (supposée populaire) de Luca ou (supposée  sociale) de Wauquiez, mais aussi à observer les militants du parti du président, leur sociographie et leurs réactions dans les meetings et sur les forums internet, il semble bien que l’UMP soit aujourd’hui un parti néopétainiste. Pour une formation qui vient historiquement du gaullisme, c’est, au mieux, un sacré paradoxe ».

«... La défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai ne ferait qu’enregistrer le fiasco d’un chef et de son équipe. Le péril en serait-il amoindri ? Il ne faut jamais jouer la politique du pire. Mais le péril subsistera tant que nos sociétés ne sortiront pas de la crise. Et quoiqu’il en soit de la majorité, il restera, même en cas de victoire démocratique, une infinie tristesse d’en être là. Autant de citoyens encore tentés par les solutions autoritaires et racistes, sans en comprendre les implications sans doute, c’est déjà désespérant ».

 

01.05.2012 : Le 1er mai dans l'histoire - http://clioweb.canalblog.com/tag/1mai
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croisé sur le web ...

forte-fn


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06 mars 2012

Prendre la campagne aux mots ?

 

Faut-il prendre la campagne aux mots ?
Du grain à moudre, 22.02.2012
Barbara Cassin, Patrick Weil, Dominique Reynié.
l'émission au format mp3 :
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-22.02.2012-ITEMA_20346747-0.mp3


- Frédéric Pommier : Mots en toc et formules en tic, petites maladies du parler d'aujourd'hui
http://www.lesinrocks.com/medias/numerique-article/t/52931/date/2010-11-03

« Si vous êtes de droite, dites que vous voulez briser les tabous, que vous savez n'être pas politiquement correct, que vous voulez changer de logiciel. Prônez un retour aux fondamentaux, ça ne veut strictement rien dire, mais ça marche.
Si vous êtes de gauche, glissez l'adjectif citoyen (pas civique) dans toutes vos phrases,  rassurez sur la crédibilité de votre projet, préconisez une nouvelle gouvernance, proposez de réenchanter la société »

- Quelques mots commentés dans l'émission :
La France sans les Français ?
Le peuple
référendum et plébiscite
La vérité (protester qu'on va bientôt dire la vérité, qu'il faudrait la dire ...)
ou les convictions ?
un syllogisme faux : « Quand on aime la France, on dit la vérité aux Français ; l'Autre ment, donc il n'aime pas la (ma ?) France »

- Parmi les manques cités : l'égalité, le contrat, le jugement, la citoyenneté
Y ajouter ce qui a déjà servi en 2007, mais qui a été balayé par la pratique de 5 ans de sarko-berlusconisme : « Ensemble, tout est possible », « Travailler plus pour gagner...» ...


- Les éléments de langage ont tout envahi, jusqu'à la caricature.
Leur succès tient à l'obsession du contrôle, en partie face à l'omniprésence des micros ; mais il traduit plus encore le triomphe de la politique comme support de carrière lucrative (avec ou sans convictions), une annexe du marketing, de la communication (le nouveau nom de la propagande).
Les journalistes aux ordres savent en faire leur pain quotidien, mais les électeurs sont de moins en moins dupes : ils connaissent la distance entre le storytelling et la réalité, ils ne croient plus guère aux promesses qu'osent encore faire certains candidats.

 

menteurs

Editions Plon : http://www.plon.fr/ficheLivre.php?livre=9782259217231


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