23 juillet 2011

Platon contre la RGPP


Au bac 2011, les fuites en maths ont occupé les médias qui sont restés plus discrets sur le sort de trois mille copies de l’épreuve de philosophie un temps sans correcteurs dans la région parisienne.

Dans un point de vue publié par Libération (20/07/2011), Chistrophe Miqueu évoque les classes surchargées, la précarisation grandissante des enseignants, la disparition de la formation professionnelle initiale, les pressions exercées, notamment sur les plus vulnérables (les personnels non titulaires), la gestion de plus en plus «managériale» des établissements mis en compétition...

Selon lui, la pénurie est le fruit de la rationalisation à tous crins orchestrée par la Réforme générale des politiques publiques (RGPP). La désorganisation qui en résulte est utilisée pour accuser le système affaibli de tous les maux : les chantres de la RGPP lui reprochent de ne pas savoir masquer les ravages provoqués par cette politique.

Ce qui vaut pour la philosophie vaut pour l’Education nationale dans sa globalité et, au-delà, pour l’ensemble des services publics. Ayons en tête la Poste ou l’hôpital public. Partout, la logique est la même : une fois les postes supprimés et la pénurie devenue mode de fonctionnement ordinaire, alors il est facile de stigmatiser ces services publics aux yeux de l'opinion.

« Tant que la rentabilité à court terme prévaudra sur l’intérêt général, on continuera à marcher sur la tête ».

http://www.liberation.fr/societe/01012349904-bac-2011-platon-contre-la-rgpp

Posté par clioweb à 07:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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