26 mai 2013

Fabrique : l'antiparlementarisme

 


Histoire du régime parlementaire 3/4 : L'antiparlementarisme - La Fabrique de l'histoire, 22.05.2013
http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-histoire-du-regime-parlementaire-34-2013-05-22

Histoire du régime parlementaire 4/4 : l'histoire du parlement britannique - La Fabrique de l'histoire, 23.05.2013
http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-histoire-du-regime-parlementaire-44-2013-05-23


Un parcours d'un siècle et demi avec distinction entre la haine de la démocratie (Barrès, les ligues, Poujade ...) et les critiques concrètes des défauts du régime représentatif (dont certains sont encore actives aujourd'hui).

Les voisins de la France semblent s'accommoder davantage du régime parlementaire, où
une assemblée élue contrôle le gvt, par la politique et par l'argent (cf GB ou RFA).
La France a multiplié les régimes, et fait le grand écart entre dictature d'un chef et régime d'assemblée.
 
En toile de fond, un affrontement sur la conception du pouvoir (le sabre ou le vote, le peuple ou les propriétaires).
Le choix du mode de scrutin oppose prime majoritaire et représentation des électeurs
(scrutin de liste ou scrutin d'arrondissement). Chaque système a ses défauts
(en 1958, 4 M d'électeurs, cela donne soit 10 députés communistes, soit 196 chez les gaullistes)

Le rôle attribué aux partis politiques est aussi discrimant :
Hitler au pouvoir truque les élections et interdit tous les autres partis, au prétexte de la nation unie (cf la caricature des séances en uniforme au Reichstag après mars 1933). Dans les démocraties, la rivalité entre personnalités politiques conduit à l'émiettement des groupes parlementaires, une des sources de l'instabilité gouvernementale (cf l'Italie de 1920 ou la France des années 1920).

 

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03 avril 2012

Internet, un nouveau militantisme ?

 

rennes-cardon

Dominique Cardon, Christophe Allix, Benoit Thieulin - photo DL
internet en temps réel à la tribune ...

 

Internet, un nouveau militantisme ? Forum Libération, Rennes 2012

Dominique Cardon , Internet ou la politique par le bas - Libération 30/03/2012
Le sociologue a publié La démocratie internet. Promesses et limites, Paris, Seuil, 2010.

« Le web est devenu un nouveau moyen de communication et de mobilisation. Il favorise le désenclavement de la relation avec les militants pour l’ouvrir à un cercle plus large de sympathisants. Il peut accompagner les démarches de consultation participative initiées par les institutions publiques. Et il est en train de devenir le terrain d’action privilégié des stratégies de communications des appareils de campagne des candidats ».

« ... la force émancipatrice de l’Internet se joue sur un autre plan, celui de la libération des subjectivités des individus »
http://www.liberation.fr/medias/01012399350-internet-ou-la-politique-par-le-bas


Benoît Thieulin, La professionnalisation des militants, la démocratisation des sympathisants

« Des campagnes plus techniques avec des équipes professionnalisées »

« ... seule une minorité de citoyens va sur les sites de campagne ou se rend à un  meeting. Donc, disposer d’une base de mails de sympathisants, d’abonnés twitter ou de fans du candidat sur Facebook, devient stratégique »
http://www.liberation.fr/politiques/01012399352-la-professionnalisation


qq notes :
La référence obligée sur le sujet, c'est la campagne d'Obama en 2008. Il a supprimé la coupure entre campagne traditionnelle et campagne sur internet. Il a acheté moins de spots de pub. Il a préféré embaucher des community managers pour former et encadrer ceux qui ont été chargés de mobiliser les abstentionnistes.

En 2007, la campagne de Ségolène Royal a oscillé entre l'internet participatif (le pull, cf Désir d'Avenir, mobiliser, faire remonter des propositions et des argumentaires) et une pub plus classique.
Aujourd’hui, internet n'est pas au coeur de la campagne, sauf pour les petits candidats. La campagne sur internet est assurée par des pros, entreprises privées pour l’ump, salariés embauchés pour le PS. Tout ceci coûte cher, et produit du matériel normalisé qui fait peu vibrer les militants ou les électeurs.

Les sites des partis (le push) ont en général peu de succès. L'internet participatif et les blogs ont été actifs en 2007. Les médias sociaux sont à la mode en 2012.
La TV occupe toujours la place centrale, elle place le spectacle avant le débat d’idées, elle ne brille pas dans les usages de l’interactivité. D’où le calcul des communicants du sortant : saturer l’espace public avec une proposition par jour, un rythme adoré par la TV commerciale, mais sans intérêt pour l'électeur ordinaire, d’autant que les sujets sont des diversions (idéologie ou questions de société) qui tentent d'esquiver les vrais sujets (comme l’emploi, la santé, la fiscalité, l’éducation…)

Pour D. Cardon, les internautes les plus actifs ont compris que l’on peut changer la société sans prendre le pouvoir. Dans une campagne, l’essentiel ce sont les sujets qui peuvent transpercer le mur des conversations sur les réseaux sociaux. Mais l’impact ne dépasse sans doute pas le premier cercle, celui des militants très engagés.


Dans le débat, deux oublis relatifs :
- La politique ne se limite pas au temps et au cirque d'une campagne électorale.
- L'obsession de l'instant (le tweet) peut parfois faire oublier la durée (l'archivage sur le web de textes de référence).


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Posté par clioweb à 09:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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