11 mai 2015

Education : Faux débats et vraies passions

 

- Thomas Legrand - Education : Faux débats et vraies passions - L'édito politique, F-Inter
http://www.franceinter.fr/emission-ledito-politique-education-faux-debats-et-vraies-passions

« l’éducation est un thème aisément « instrumentalisable ». Surtout contre un gouvernement déjà impopulaire »
« Ceux qui débattent passionnément de l’éducation ont tendance à y projeter, non pas des enjeux pédagogiques, mais les névroses de la société : La fin de l’autorité, la monté des individualismes, la perte du sens civique ou du gout l’effort. Comme l’école est au début, on a tendance à la prendre pour la source. La source des problèmes ! Alors qu’elle en est plutôt que le réceptacle ».


- Programmes : Une consultation dans le désordre - Le Café 11.05.2014
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/05/11

« C'est dans cette situation que s'ouvre, le 11 mai, la consultation sur les programmes. Les enseignants sont invités à se prononcer sur les programmes proposés légalement par le CSP. Mais ceux-ci sont déjà dépassés par les déclarations politiques du président et du gouvernement. Et des commissions parallèles sont déjà en train de les réécrire ».


- Najat Vallaud-Belkacem : "Cette réforme du collège doit s'appliquer à la rentrée 2016" - JDD 10.05.2015
http://www.lejdd.fr/Politique/Najat-Vallaud-Belkacem-Le-probleme-c-est-la-passivite-des-eleves-au-college-731592

Que doivent apprendre, selon vous, les collégiens en histoire?
« D'abord, et c'est prévu, il faut revenir à la chronologie pour permettre aux élèves d'acquérir des repères temporels solides. Ensuite, il faut y mettre ce qui fonde l'identité de la France : les Lumières, la Révolution française, la construction de la République, la Résistance… Les collégiens doivent apprendre les périodes de grandeur comme les périodes plus sombres de notre histoire. Car il est nécessaire de connaître son passé pour pouvoir se projeter dans l'avenir. L'enseignement laïc du fait religieux doit aussi être renforcé : les débuts du judaïsme, du christianisme sous l'Empire romain, la place de l'Église au Moyen Âge, la naissance de l'islam… »

« ... comme l'enseignement de l'histoire doit être rassembleur, je vais réunir prochainement, avec le Conseil supérieur des programmes, des historiens de renom, comme Pierre Nora, Jean-Pierre Azéma et bien d'autres, pour que le travail en cours bénéficie de leur regard et de leur expertise ».


- Pierre Nora sur les nouveaux programmes d’histoire : « L'image d'une France fatiguée » JDD 10.05.2015
http://www.lejdd.fr/Societe/Education/L-historien-Pierre-Nora-sur-les-nouveaux-programmes-d-histoire

A quoi sert l'histoire?
Elle doit être à la fois utile et plaisante. Utile parce qu'elle permet de nous définir à la lumière de ce que nous ne sommes plus. Plaisante parce qu'elle doit être incarnée, aussi vivante que possible.

« Que proposez-vous?
Je proposerais une orientation claire : expliquer ce que la France a apporté à l'Europe et au monde et, inversement, ce qu'elle a reçu de l'Europe et du monde. Le cadre chronologique pourrait reprendre les identités françaises successives : féodale, royale, monarchique, révolutionnaire, nationale, républicaine, et aujourd'hui démocratique. On mettrait l'accent sur ce que notre pays a apporté de singulier au reste du monde : par exemple les cathédrales, l'élan chrétien, ensuite et surtout le modèle de l'État-nation, l'absolutisme monarchique dans ce qu'il a de glorieux – Versailles, le Roi-Soleil… – et de niveleur pour les minorités nationales, les Lumières, la langue française qui a régné sur l'Europe du XVIIIe siècle, les droits de l'homme, l'expérience révolutionnaire dans ce qu'elle a de positif et de négatif, une littérature extraordinaire, l'expérience coloniale avec ce qu'elle a pu également apporter au monde, y compris des armes pour s'affranchir… »


- Michel Lussault, président du CSP
sur Twitter le 10 mai 2015 : http://twitter.com/MichelLussault

« Non le #CSP ne déléguera pas la fabrication des programmes d'HG à une commission mais organisera un forum et rencontrera des historiens et des géographes .. »
« Le #CSP ne se départit pas de sa mission : réviser les versions martyrs des prog à partir de la consultation DGESCO et de nos rencontres ».
« Et nous le faisons parce que le #CSP a été créé par la loi Refondation de l'Ecole : seul le conseil est légitime à proposer des programmes ».
http://twitter.com/MichelLussault/status/597339724248969216


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28 avril 2014

Histoire vivante, histoire figée

 

L’histoire de France a-t-elle encore un sens ?
invités de l'émission Répliques : Patrick Boucheron,
Pierre Nora (historien français -sic- académicien français -resic)


A l'écoute, l'émission vaut surtout par la présence de Pierre Nora et Patrick Boucheron.
Leur grande maîtrise du métier d'historien, leur talent rhétorique et leur pratique de ce genre de controverse, tout cela leur évite de se laisser enfermer dans les questions étroites de l'habitué des jérémiades :  le choc des civilisations, les Arabes, l'islam, la spécificité franco-française, Ernest Lavisse, le culte des ancêtres, continuité - discontinuité ...

Dans leur plaidoyer pour une histoire vivante, ouverte sur le monde, écouter par exemple la présentation par PB de R. Bertrand, L'histoire à parts égales. (vers la 32e minute)


- L'islam et la civilisation musulmane, dans le Bordas de cinquième (1971), c'est le 3eme chapitre, entre Byzance et le morcellement de l'Occident. En 1964, Le monde musulman (VII-XIVe), c'est le chapitre 17 du Hatier, mais le programme c'était Rome et le Moyen-Age jusqu'en 1328.
Difficile d'y voir une intention supposée de catéchèse et un éloge du métissage.

- Lavisse
Le petit Lavisse réédité en 2010, c'est la version de 1895, sans doute un des plus chauvines.
http://editionsdesequateurs.fr/Catalogue/FacSimiles/PetitLavisseHistoireFrance

- Marc Bloch
AF a essayé de capter au service d'une histoire immobile, voire réactionnaire, les ouvrages de Renan, Lavisse, Marc Bloch.
Après Casali, il a voulu finir en répétant une citation sur le sacre de Reims et la Fête de la Fédération. La citation est tronquée et mise en avant par les tenants d'une histoire identitaire.
cf aussi Sylvain Venayre,  Les origines de la France : quand les historiens racontaient la nation.
http://clioweb.canalblog.com/tag/venayre


- Dans les programmes de première compactés sur ordre de Chatel, Auschwitz est étudié avant Hitler, l'impasse est faite sur l'histoire intérieure de la France après 1962. Et le Traité de Versailles occupe six lignes dans 2 pages doubles sur la SDN et la sécurité collective. Pas de carte de l'Europe en 1923 (Nathan Le Quintrec, Première 2011)

- Les manuels
dans les classes, « les professeurs font un usage très distant des manuels et des réglementations académiques », affirme P Boucheron. Selon lui, ils enseignent une histoire chronologique et méthodique, contredisant les polémistes qui se contentent de feuilleter les manuels. Faire de l'histoire aujourd'hui, ajoute-t-il, c'est d'une certaine manière enseigner contre l'institution (mais de manière éthique et responsable ??).

Il faut sans doute nuancer, selon la date de la dernière inspection, et selon l'avancement dans la carrière. Et ne pas oublier que les enseignants travaillent sous le contrôle de parents activistes (cf. l'égalité entre les sexes en Education civique ou en SES).
Il y aurait aussi une étude à faire des directives successives, de leurs contradictions et de leur (in)efficacité.
Ne pas oublier non plus les horaires annoncés. Ils obligent à une course permanente (la 2 GM en 3 ou 4 heures !) et à un survol qui enlève tout intérêt intellectuel à beaucoup de sujets. Les allégements d'août 2013 suggèrent que les profs peuvent être entendus d'un pouvoir politique, s'ils sont soutenus par tous ceux qui s'intéressent à l'histoire.

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05 juin 2013

Difficile enseignement de l’histoire

 

debat-175


Difficile enseignement de l’histoire
Le Débat, n° 175, Mai-août 2013
http://le-debat.gallimard.fr/#


- Enseigner l'histoire de France (et la géo)

Laurent Wirth, Définir les programmes 11 p
Dominique Borne, Quelle histoire de France enseigner ? 15 p
Olivier Grenouilleau, L'histoire à l'école, Représentations, enjeux, perspectives, 8 p

Patrick Garcia, Les péripéties de la discipline, 9 p
Christophe Charle, Histoire globale, histoire nationale ? Comment réconcilier recherche et pédagogie 8 p
Krzysztof Pomian, Partir du présent 13 p
Christian Grataloup, La géographie scolaire sans boussole 9 p
Hubert Tison, La bataille de l'enseignement, L'histoire sous la Ve République 4 p

- La parole aux enseignants

Bernard Poulhès, Fin de l'histoire ?
Témoignages sur l'enseignement de l'histoire-géographie, 10 p
Jérôme Chastan, Histoire discontinue ou « nouveau roman » national ? 5 p
Patrick Guyot, Comprendre et apprendre, 5 p
Mara Goyet, Des armes de transmission massive 7 p
Eric Froment, Une mémoire raisonnée, 7 p
Alexandre Saintin, La passion de s'interroger, 6 p

- Chez nos voisins européens

Rainer Bendick et Étienne François, Allemagne : fédéralisme et compétences 9 p
Antonio Brusa et Gérald Larché, Italie : les déchirures du présent 11 p
Richard J. Evans, Angleterre : l'île ou le monde ? 8 p
Willem Frijhoff, Pays-Bas : canoniser la nation ? 10 p

- Vers le public
Claire Blandin, L'histoire sur papier glacé, 5 p
Valérie Hannin, L'Histoire : revue et magazine, 7 p
Hervé Hugueny, Les best-sellers de l'histoire, 8 p

- Feue la Maison de l'histoire de France
Étienne François, Une trop brève existence, 12 p
Pierre Nora, Feu sur la Maison de l'histoire de France 3 p

A paraître en septembre,
un second numéro sur les formes nouvelles de la culture du passé


En ligne, le prix d'un article a diminué : 3,49 euros au lieu de 5 euros.
Soit 76,78 (22 * 3,49) pour une revue qui vous coûtera 18,50 euros chez votre libraire (ou 14,10 euros sur abonnement)
http://www.cairn.info/revue-le-debat-2013-3.htm
ou en plus compliqué : http://le-debat.gallimard.fr/numero/2013-3-mai-aout-2013

rappel : habituellement, chez Persée, un article passe en accès libre au bout de 5 ans.
Maurice Kriegel, Trois mémoires de la Shoah États-Unis, Israël, France
À propos de Peter Novick, L’Holocauste dans la vie américaine, Le Débat 117
Pour cet article de 2001, il en coûtera aussi 3,49 euros, 12 après sa parution.



-  Le débat 176, en novembre, traitera des formes nouvelles de la culture du passé.

Dans les 5 thèmes retenus par la revue, les points de vue sont variés (concepteurs de programmes, universitaires, profs, étudiants, éditeurs de revues). Le choc lié à la chatelisation y paraît aseptisé par un ton académique, et les conditions réelles de travail des profs et des élèves n'apparaissent pas vraiment.

La rubrique sur nos voisins suggère que la pression nationaliste existe aussi ailleurs (l'Angl de Cameron et Gove, l'Italie de Berlu, les Pays-Bas). Un élément qui a conduit à l'échec du projet NS-Buisson de Maison de l'HF (Etienne François regrette cet échec,
Pierre Nora a plaidé en faveur d'un portail numérique, héritier du Musée imaginaire).

Un rappel utile sur Historia et les choix de Melchior-Bonnet (royaliste, pro Algérie fse) : une histoire anecdotique et sensationnelle, des auteurs grand public, des illustrations.

Il aurait sans doute été possible de faire mieux sur les ados et l'histoire scolaire, en ne se contentant pas d'interroger des étudiants des Mines ou d'HEC.
Silence sur l'histoire mise en spectacle et vendue à la TV et à la radio.
Rien sur les manuels
Rien sur l'histoire scolaire face au numérique.

Une citation de Patrick Garcia pour conclure : p 17 - L'histoire enseignée a beaucoup évolué, mais elle reste divisée entre des projets contradictoires. Comment une société dont la lecture du temps (passé, présent, futur) est brouillée pourrait-elle trouver un consensus à propos de son histoire scolaire ?


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28 décembre 2011

Lois et génocides : Pierre Nora

 

- Une loi électoraliste et discutable Le Monde diplomatique - 28/12/2011

«Génocide turc en Arménie, affirment les parlementaires français ; génocide français en Algérie, a répliqué sur-le-champ le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan : cette polémique, qui a de nombreuses explications politiques et qui entraînera peut-être des conséquences commerciales et diplomatiques, n’apporte rigoureusement rien à notre connaissance du passé. Dans un pays démocratique, une majorité parlementaire a mandat de faire la loi, pas d’écrire l’histoire ».

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- Lois mémorielles : pour en finir avec ce sport législatif purement français
Pierre Nora, Le Monde 27.12.2011

« L'histoire ne doit pas être l'esclave de l'actualité ni s'écrire sous la dictée de mémoires concurrentes » Appel de Blois 2008

« Cette loi prétend n'être que la mise en conformité du droit français avec la décision-cadre européenne du 28 novembre 2008 portant sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie au moyen du droit pénal. C'est faux : elle va plus loin. Devant la décision de Bruxelles, la France avait choisi une "option" qui consistait à ne reconnaître que les crimes contre l'humanité, génocides et crimes de guerre déclarés tels par une juridiction internationale. C'était admettre l'éventualité d'une criminalisation des auteurs du génocide au Rwanda, au Kosovo et autres crimes internationaux contemporains, mais mettre les historiens qui travaillent sur le passé à l'abri de toute mise en cause. La loi actuelle s'applique à tous les crimes qui seraient reconnus par la loi française ».

« A quand la criminalisation des historiens qui travaillent sur l'Algérie, sur la Saint-Barthélemy, sur la croisade des Albigeois ? Mesure-t-on à quel degré d'anachronisme on peut arriver en projetant ainsi sur le passé des notions qui n'ont d'existence que contemporaine, et de surcroît en se condamnant à des jugements moraux et manichéens ? »
http://www.lemonde.fr/idees/2011/12/27/lois-memorielles


- « Les historiens ne peuvent qu’être réticents aussi sur la notion de crime contre l’humanité associée au génocide. Pas sur le plan moral, bien sûr, mais sur le plan juridique et philosophique. Cette notion exprime que les auteurs de crimes ne seront jamais à l’abri de poursuites jusqu’à leur mort. Mais après ? S’il n’y a plus d’auteurs de ces crimes, est-il légitime de ne pouvoir incriminer que les historiens qui évoquent ces crimes ? Laissera-t-on aux juges l’évaluation de la «minimisation» ou de la «banalisation grossière» ? »
http://www.liberation.fr/monde/01012379101-il-s-agit-d-eloigner-la-perspective-d-une-candidature-de-la-turquie-a-l-europe


- Point de vue opposé de Gérard Noiriel - Blog Performance
A propos des lois mémorielles. L’enjeu des mots et la pensée unique de l’histoire
http://noiriel.over-blog.com/l-enjeu-des-mots

« Au CVUH, nous avons combattu l’expression lois mémorielles  parce qu’il nous semblait scandaleux, d’un point de vue civique, de placer sur le même plan une loi faisant l’apologie de la colonisation, avec les lois Gayssot et Taubira, ou avec la loi reconnaissant le génocide arménien. En critiquant la formule « lois mémorielles », nous voulions attirer l’attention du public sur un autre point. Englober tous ces textes législatifs sous cette étiquette permettait aux animateurs du mouvement « Liberté pour l’histoire » de déplacer l’enjeu du débat. La loi du 23 février 2005 était, en effet, par son article 4, la seule qui autorisait l’intrusion directe du pouvoir politique dans l’enseignement de l’histoire. Ce qui était contraire aux principes élémentaires de notre démocratie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle cet article a été déclassé. Les autres lois incriminées par Pierre Nora et ses amis sont des enjeux de mémoire. Elles peuvent certes avoir des incidences indirectes sur la recherche historique. Mais elles ne disent pas aux historiens ce qu’ils doivent enseigner ou chercher. La bataille contre les lois mémorielles est en fait une bataille politique, qui vise à discréditer les revendications des « minorités » qui veulent qu’on reconnaisse les souffrances qu’elles ont subies dans le passé. Cette bataille  est une facette des discours dénonçant le « communautarisme » et le « politiquement correct ».  

 

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16 octobre 2011

Blois 2011, la suite

 

- Pierre Nora, La question coloniale : une histoire politisée
extrait de la conférence de clôture de Blois 2011
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/15/la-question-coloniale-une-histoire-politisee_1588400_3232.html

12 mn en vidéo : http://www.lemonde.fr/idees/video/2011/10/17/pierre-nora_1589221_3232.html


- Anneliese Nef animait une table ronde sur le passé oriental de l'Europe et sur la déconstruction nécessaire par les historiens des récits hérités (Corinne Bonnet sur les religions orientales dans l'antiquité, Emmanuelle Tixier sur Al-Andalous, Henriette Asséo sur les Tsiganes).

En ligne, un article de 2002 : Palerme arabo-normande : de la ville absente à la ville mythique
Anneliese Nef - La pensée de midi - 2002/2
http://www.cairn.info/revue-la-pensee-de-midi-2002-2-page-110.htm

. Les publications d'Henriette Asséo :
http://crh.ehess.fr/index.php?/membres/422

. une conférence Politiques anti-tsiganes en France et en Europe (Paris, octobre 2010) - 66 mn


- L'histoire à parts égales, l'ouvrage a un prolongement sur le web.
adresse à suivre.
http://www.ceri-sciences-po.org/cerifr/cherlist/bertrand.php


De nombreuses tables rondes ont été filmées, quand la technique a suivi.
Pas seulement à la Halle aux grains cette année.
Les vidéos devraient arriver en ligne prochainement ( 2 semaines ?).
Ceux qui n'ont pas pu venir à Blois, ceux qui ont été refoulés par la sécurité, ceux qui ont dû faire des choix entre plusieurs débats devraient pouvoir y accéder et en tirer profit.
A suivre également. 

 

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31 août 2011

2 GM - Le siècle des anéantissements


Contre le bannissement du mot Shoah des manuels scolaires -

Dans une tribune publiée par
Le Monde, Claude Lanzmann part en guerre contre le nouveau programme Chatel d'histoire en première : le terme Shoah y serait banni et remplacé par celui d'anéantissement.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/30/


Plusieurs détails montrent que son information est incomplète :


- Les critiques portées par 2 Inspecteurs généraux à une prof d'histoire de Nancy portent sur un entretien, par sur une leçon d'histoire.

- Les manuels ne sont pas en cause, mais les instructions officielles.
Inutile de citer et d'attaquer les éditeurs Hachette, Hatier, Magnard.

>> Une circulaire, parue dans le Bulletin officiel n° 7 de septembre 2010 de l'éducation nationale

Il s'agit du BO spécial n° 9 du 30 septembre 2010 : Les programmes du lycée Chatel.
La Seconde Guerre mondiale : guerre d'anéantissement et génocide des Juifs et des Tziganes
http://www.education.gouv.fr/cid53319/mene1019675a.html
http://www.education.gouv.fr/cid53354/au-bo-special-n-9-du-30-septembre-2010-programmes-d-enseignement-du-lycee.html

- Le programme a été publié en septembre 2010, et les nouveaux manuels envoyés dans les lycées en mai et juin 2011. Inutile de chercher "un mauvais coup à la faveur de l'été (2011)".
.
Programme de première, directives officielles :

 La Seconde Guerre mondiale : guerre d'anéantissement et génocide des Juifs et des Tziganes
La Seconde Guerre mondiale témoigne d’un degré supplémentaire dans la guerre totale, ce dont le programme rend compte en l’abordant par l’étude de la volonté d’anéantissement de l’adversaire, qu’il soit militaire ou civil, doublée par la volonté politique d’exterminer spécifiquement certaines catégories de populations (génocide des Juifs et des Tziganes, indépendamment de leur nationalité).
Déjà présente dans le premier conflit mondial, la conception de la guerre totale comme guerre d’anéantissement (théorisée par Clausewitz au temps des guerres de la Révolution et de l’Empire) est portée à son paroxysme lors du second. En témoignent tant le jusqu’au-boutisme des belligérants, qui amène à faire disparaître la distinction entre combattants et non-combattants (combats à outrance, bombardements stratégiques des villes, massacres de prisonniers ou de populations civiles, traitement des prisonniers de guerre …), que la politique raciste menée par les Allemands à l’encontre des populations juives et tziganes dans les territoires qu’ils contrôlent.
Il ne s’agit donc pas de présenter dans le détail les événements, mais d’aborder la question de manière problématisée en insistant sur les caractéristiques nouvelles du conflit : place des idéologies, guerre de mouvement, extension géographique, guerre technique et industrielle, ampleur des destructions (humaines et matérielles), en privilégiant la présentation du massacre des Juifs et des Tsiganes comme un phénomène particulièrement révélateur de la dimension d’anéantissement de la guerre au XXe siècle.
http://media.eduscol.education.fr/file/lycee/70/2/LyceeGT_Ressources_Hist_1_04_GuerresPaix_184702.pdf


- Cette tribune illustre un double paradoxe :

. Elle oublie de regarder du côté de la géo : les lycéens scientifiques, dans leur majorité, n'étudieront plus la mondialisation ni la géographie du monde actuel. Dommage pour de futurs cadres et de futurs dirigeants. Qui s'en est soucié, en dehors du cercle des géographes de métier ? Ne faudrait-il pas se battre pour un devoir de géographie au lycée ?


. Venant sans doute après la campagne contre une double page du manuel Hachette, cette tribune prétend que la destruction des juifs a disparu des programmes. C'est un contresens : cette destruction devient la principale grille de lecture de l'histoire de la 2 GM. Au risque de laisser certains élèves chercher une volonté d'anéantissement dans la stratégie des Alliés en lutte pour la reddition sans conditions de l'Allemagne hitlérienne et du Japon impérial.

Un dommage collatéral. C'est à la suite d'une décision très contestée de l'actuel ministre (supprimer l'HG en Term Squ'il a fallu réécrire en urgence les programmes et compacter deux années scolaires en une seule, avec les dégâts que l'on peut imaginer : sur la 2 GM, 3 chapitres (environ 75 pages en première) ont été remplacés par un seul chapitre (environ 20 pages), faisant par exemple l'impasse sur les Résistances au nazisme, sur le front de l'Est ou la guerre du Pacifique ...

Dans un premier projet, l'histoire de la France depuis 1958 a disparu de l'ensemble des séries. Dans le texte final, elle sera largement inconnu des lycéens qui ne feront pas d'histoire en Terminale S.

 
. La tribune de Lanzmann a été précédée par un texte qui avait fait moins de bruit
Guy Konopnicki, Le nouvel enseignement du mépris - Primo, 25-07-2011
http://www.primo-info.eu/selection.php?numdoc=Do-211998549

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Shoah, holocauste, génocide, destruction des juifs d'Europe, l’extermination des Juifs et des Tziganes, etc...

Sur le fond, les musées mémoriaux illustrent la multiplicité des lectures et des choix possibles. 
2 exemples qui n'utilisent pas le terme shoah :
L'USHMM, United States Holocaust Memorial Museum fait référence à l'Holocauste, comme le téléfilm de 1979. 
http://www.ushmm.org/
Yad Vashem, combinerait mémorial (Yad) et un nom (Shem)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mémorial_de_Yad_Vashem

Deux autres points de vue :
Henri Meschonnic, Pour en finir avec le mot Shoah. Tribune parue dans Le Monde, 20-21 février 2005
http://joelle.zask.over-blog.com/article-32671466.html

Trop de Shoah tue la Shoah
Tony Judt, Le Monde diplomatique, juin 2008
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/06/JUDT/15982

 Raul Hilberg, The destruction of the European Jews, (Yale Univ. Press, 1961, 2003)
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Destruction_of_the_European_Jews

 

.Le devoir de mémoire menace-t-il la vérité de l’histoire ?
A Rennes, le 15 avril dernier, Claude Lanzmann et Pierre Nora participaient au forum de Libération.


Les réécouter sur France-Culture et noter l'agacement de l'historien :
à écouter à l'adresse : http://www.franceculture.com/rennes-nora-lanzmann
Les plus techniciens sauront utiliser le cache de leur navigateur pour récupérer le fichier mp3 (environ 50 Mo)

Vers la 34e minute : à propos de la loi Gayssot et des lois mémorielles qui ont suivi
PN : « Si l'association Liberté pour l'histoire n'était pas intervenue, plusieurs lois étaient en préparation : la Vendée, la saint Barthélémy, l'Ukraine et les roms. Toute l'histoire de France aurait pu être criminalisée »

CL : « J'en ai un peu marre de t'entendre comme cela, non ? »
 « Voyez comme ils sont :  (ils imposent ) une sorte de sacralisation enivrée de leur propre discipline ! »
PN : « N'importe quoi... »
CL : « Pas du tout n'importe quoi, c'est exactement cela »
ND : « Et ils sont amis »
PN : « (Et j'ajoute que je n'ai pas beaucoup envie) de capituler devant Claude »


37e - CL a eu à faire la laudatio  de Raoul Hillberg à Burlington, à l'université du Vermont.
CL : « Marrus, il avait des petits yeux vipérins, il était prêt à me fusiller avec sa langue »

38e : CL « Quand mon film Shoah est sorti, cela a été la panique chez pas mal d'historiens.
S
oudain, le savoir historique changeait de nature »

41e : « Vous demandez une différence de traitement (pour la destruction des juifs) »
CL : « Pas du tout ! »
« Je demande une différence de traitement parce qu'il y a une différence de traitement...
je vous explique ... dans la traite des noirs, ils avaient besoin de la force de travail, il ne s'agissait pas de les exterminer.
Avec les juifs, c'est autre chose...»

...
06/09/2011
Shoah : l'éducation nationale ne voit pas matière à polémique - Le Monde - 05.09.11
http://www.lemonde.fr/societe/2011/09/05/enseignement-de-la-shoah

L'article évoque une stupidité du nouveau programme de 1ere (on peut traiter la 2 GM avant d'étudier le nazisme !),
parle de méconnaissance du nazisme, de confusion possible entre compassion et histoire.

"Que Claude Lanzmann se rassure" écrit Chatel dans Le Monde 06/09/2011...
Internet dépannera les profs. Le site web shoah.education.fr a été créé en 2008. 
NS voulait alors confier la mémoire d’un enfant juif de France mort du fait de la shoah à chaque élève de CM2. « C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste » avait commenté Simone Veil.
Un autre site web est annoncé pour janvier 2012.

 

 

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15 mai 2011

Pierre Nora, Homo historicus


François Dosse était l'invité d'E Laurentin dans La Fabrique 13/05/2011
pour l'ouvrage Pierre Nora, Homo historicus (éd. Perrin)

l'émission au format mp3 :
http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-13.05.2011-ITEMA_20285195-0.mp3
 

4e de couverture :
De l'enfant juif traqué par la Gestapo jusqu'à l'académicien français, Pierre Nora a connu une extraordinaire trajectoire qui l'a propulsé sur le devant de la scène française et internationale. Universitaire, éditeur, écrivain, il a profondément marqué le paysage intellectuel, et même moral, des dernières décennies. Pilier de la maison Gallimard, il a inventé, avec des collections comme Archives, Témoins, la Bibliothèque des sciences humaines et la Bibliothèque des histoires, une autre façon de concevoir et d'écrire l'histoire, l'anthropologie, la sociologie.

« Les Lieux de mémoire », gigantesque chantier de sept volumes, sont passés dans le langage courant, et la revue Le Débat, qu'il a fondée et continue d'animer, est le creuset des idées nouvelles. On voit dans ce livre passer tous les personnages qui ont compté dans l'intelligentsia, mais on découvre aussi l'homme, son exceptionnelle famille, les drames de sa jeunesse, ses amitiés fortes et diverses, ses engagements courageux sous une apparence parfois mondaine, et cette figure de l'intellectuel passionnément attaché à la France et à la République. Pierre Nora est aujourd'hui une personnalité centrale du monde des idées.

Présentation de l'ouvrage, et accès l'avant-propos et aux pages 15 à 30 en bonnes feuilles à l'écran (cliquer sur la couverture) ; la version pdf est plus courte (5 pages ?) : 
http://www.editions-perrin.fr/fiche.php?F_ean13=9782262033798

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17 avril 2011

Rennes : Nora - Lanzmann


Forum Libération, Rennes 2010 en différé

- Le devoir de mémoire menace-t-il la vérité de l’histoire ? 
En duettistes espiègles, l’historien Pierre Nora et le réalisateur Claude Lanzmann ont pris un plaisir instructif à faire vivre le sujet au présent.
http://www.forumlibe2011.rennes.fr/

- Pierre Nora - L’historien doit connaître et faire connaître - Libération 05/04
http://www.liberation.fr/tribune/

Claude Lanzmann - La mémoire n’est pas un devoir - Libération 05/04
http://www.liberation.fr/tribune/

Claude Lanzmann épingle les voyages de lycéens à Auschwitz, il moque les commémorations du 16 juillet depuis Chirac : selon lui, l'émotion de l’entre-soi et le secret partagé ont laissé place aux fauteuils dorés et au défilé des officiels rue Nélaton.

Shoah ? « c'est un des 10 films qui ont marqué l'histoire du cinéma ». Ne serait-ce plus le plus grand film de tous les temps ? Lanzmann aurait-il gagné en modestie ?
Dans ce film, l’histoire est dite par les témoins. Selon Lanzmann, cette forme d'incarnation de la vérité aurait semé la panique chez les historiens (il cite Marrus lors du départ à la retraite de Raul Hilberg)…

« Tu utilises des catégories pauvres, cela m'étonne de toi ! » lance-t-il à l'adresse de Pierre Nora, dont il moque « le joli visage d'opprimé ». Celui-ci venait de rappeler la formule : « l’histoire rassemble, la mémoire divise ». Visiblement, Lanzmann semble placer la loi Gayssot au dessus de tout, et ne pas avoir digéré le combat de Pierre Nora et de Françoise Chandernagor contre les lois mémorielles (Liberté contre l'histoire).

Pierre Nora, qui refuse « la capitulation sans conditions » défend l'intérêt d'une histoire commune, pour savoir d'où l'on vient et ce que l'on doit aux générations précédentes.

  

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10 avril 2011

Les lieux de mémoire

Pierre Nora, Les lieux de mémoire, table des matières
http://www.republique-des-lettres.fr/721-pierre-nora.php
Le sommaire semble manquer en ligne. En voici une version allégée.

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La République

- Symboles (Les Trois couleurs, le calendrier républicain, La Marseillaise)

- Monuments (Le Panthéon, La mairie, Les monuments aux morts)

- Pédagogie (Larousse, Lavisse, Le Tour de France par deux enfants, le Dictionnaire de pédagogie de F Buisson)

- Commémorations (centenaires Voltaire et Rousseau, le 14 juillet, le centenaire de 1789, l'exposition coloniale de 1931)

- Contre-mémoire (La Vendée, le mur des Fédérés),

 

La Nation

1 - L'immatériel

- Héritage (chancelleries et monastères, Le lignage, Les sanctuaires royaux, Reims, ville du sacre

- Historiographie (Les Grandes Chroniques, Etienne Pasquier, Augusti Thierry, L'histoire de France de Lavisse, L'heure des Annales

- Paysages (Le paysage du peintre , le paysage du savant, Les Guides Joanne, le Tableau de Vidal de la Blache)

 

2 - Le matériel

- Le territoire (des limites féodales aux frontières politiques, des limites d'Etat aux frontières nationales, L'Alsace, L'Hexagone, Nord-Sud

- L'Etat - (La symbolique, Versailles, le Code civil, la Statistique générale, les mémoires d'Etat)

- Le patrimoine - (La notion, Naissance des musées de province, le musée des Monuments français, Arcisse de Caumont, Guizot, Mérimée, Viollet le Duc et la restauration)


3 L'idéel

- La gloire (mourir pour la patrie, le soldat Chauvin, Le retour des Cendres, Verdun, le musée hsitorique de Versailles, le Louvre, les morts illustres, les statues de Paris, les noms des rues)

- Les mots (La Coupole, le Collège de France, La chaire, la tribune, le barreau, Le Palais-Bourbon, Les classiques scolaires, La visite au grand écrivain, La Khâgne, Les Trésors de la langue)

 

Les France

1 - Conflits et partages

- Divisions politiques (Francs et Gaulois, L'Ancien Régime et la Révolution, Catholiques et laïcs, Les rouges et les blancs, Français et étrangers, Gaullistes et communistes, la droite et la gauche)

- Minorités religieuses

- Partages de l'espace-temps (Le front de mer, La forêt, La ligne Saint-Malo-Genève, Paris-Province, Le centre et la périphérie, La région, Le département, La génération)

 

2 - Traditions

- Modèles (La terre, Le clocher, La cathédrale, La cour, Les grands corps, Les armes, La profession libérale, Le barreau, L'entreprise, Le métier, Ferdinand Brunot (Histoire de la langue française)

- Enracinements (Le local, le Barzaz-Breiz, Le Félibrige, Proverbes, contes et chansons, Le manuel de folklore de Van Gennep)

- Singularités (La conversation, La galanterie, La vigne et le vin, la gastronomie, Le café, Le tour de France, Proust)

3 - de l'archive à l'emblème

- Enregistrement (La généalogie, L'étude de notaire, Les vies ouvrières, L'âge industriel, Les archives)

- Hauts lieux (Lascaux, Alésia, Vézelay, Notre-Dame de Paris, Les châteaux de la Loire, Montmartre)

- Identifications (Le coq gaulois, la fille aînée de l'Eglise, Liberté, Egalité Fraternité, Charlemagne, Jeanne d'Arc, Descartes, Le roi, L'Etat, Paris, Le génie de la langue)

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Voir Le roman national et ses nuances :
http://clioweb.canalblog.com/archives/2011/03/10/20592929.html

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06 avril 2011

Rennes : histoire et mémoires

Lors des prochaines Rencontres de Libératon à Rennes
http://www.liberation.fr/forumrennes.html
(les débats suivants affichent déjà complet)

vendredi 15 avril, 

14 30 : À qui appartient l'histoire ?
avec Hervé Lemoine, directeur du Musée des monuments français et Nicolas Offenstadt, historien

16 30 : Devoir d'histoire, devoir de mémoire
avec Claude Lanzmann, écrivain et cinéaste et Pierre Nora, historien

La mémoire n’est pas un devoir. Claude Lanzmann
««  Grâce à Shoah (le film), le savoir historique change de nature, on assiste ... à une incarnation de la vérité (Vérité?), le contraire de la faculté d'aspetisation de la science, même de la science historique »». Lanzmann, toujours aussi suffisant, se compare à Primo Levi et à Raul Hilberg. Hors des 9 h 30 de Shoah, point d'histoire, point de salut ! :-) 
http://www.liberation.fr/tribune/01012329780-la-memoire-n-est-pas-un-devoir

- L’historien doit connaître et faire connaître, Pierre Nora
« Le seul devoir ... d’un historien est de faire le «métier» qu’il a choisi. Il consiste à connaître et à faire connaître ; donc à savoir toujours davantage. A sentir et à faire sentir la différence des temps, ce qui suppose la convocation des mentalités, des sensibilités disparues et des mémoires. A comprendre et à faire comprendre, ce qui exige l’établissement des rapports, le sens du relatif et la mise en perspective ... »
http://www.liberation.fr/tribune/01012329781-l-historien-doit-connaitre-et-faire-connaitre 

18 h 30 : De la désobéissance civile  et de son bon usage,  avec William Bourdon, avocat et fondateur de l'association Sherpa et Monique Canto-Sperber, philosophe. La directrice de l'ENS et la désobéissance civile !!!

samedi 16 avril
16 h 30 - 
Aborder l'égalité fille / garçon dès le plus jeune âge ? avec Jean-Paul Lilienfeld, réalisateur et scénariste et Geneviève Fraisse, philosophe.

 .
Les enregistrements des débats de 2010 (Le bonheur, une idée neuve),
sont toujours disponibles en ligne au format mp3.
Lire également qq présentations :
http://www.forumlibe2010.rennes.fr/index.php?id=3109

Y a-t-il de la place pour de nouvelles utopies ?
Pierre Rosanvallon, Daniel Cohn Bendit
http://www.liberation.fr/societe/0101632817-y-a-t-il-de-la-place-pour-de-nouvelles-utopies 

Pierre Rosenvallon, Réinventer la démocratie (Grenoble) :
http://ratc9435ez.free.fr/economy/rosanvallon/


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