03 septembre 2017

LMD : Ubu règne sur l'université

 

Baisse des crédits et aberrations bureaucratiques
Ubu règne sur l'université française
par Alain Garrigou, Le Monde diplomatique, sept 2017
http://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/GARRIGOU/57848

Des élèves en quête d’université, des professeurs exaspérés, des facultés au bord de l’asphyxie… On ne peut pas dire que la rentrée s’annonce sous les meilleurs auspices. Pour diminuer les fonds publics consacrés à l’enseignement supérieur français, les gouvernements ont imaginé des normes quantitatives et des dispositifs qui tous conduisent à un renforcement de la bureaucratie. Jusqu’à l’absurde.


Le début de l'article est en accès gratuit sur le Diplo :

Lenseignement coûte cher. Comment ne pas être tenté d’en réduire la facture ? L’État néolibéral n’a pas la primauté de ce souci gestionnaire, conçu comme une exigence de rationalisation. La réponse principale qui y est apportée — limiter les effectifs — se confond peu ou prou avec une sélection sociale. On a un peu oublié que Mai 68 est partiellement né en réaction aux plans d’économies d’un pouvoir effrayé par l’explosion des effectifs universitaires, ou encore que la loi Devaquet a suscité la forte mobilisation de 1986.

Le rejet de ces projets n’y a rien changé : l’université demeure en première ligne. Les gouvernants croient en effet trouver là un gisement tout désigné d’économies par le nombre de fonctionnaires, par leur faible capacité de mobilisation, par le peu d’efficacité d’un premier cycle marqué par l’« échec scolaire » — même si celui-ci ne tient pas à l’université mais au baccalauréat, qui ne joue pas de rôle d’orientation ; d’autant que l’université assume aussi une fonction, inavouée, de traitement social du chômage.

Face à ces problèmes, l’administration française, convertie au management et aux algorithmes, a cru trouver le sésame qui permet d’échapper à la décision politique et aux risques : l’admission postbac (APB). Que cache cet acronyme typique de la novlangue bureaucratique ? L’État garantit en principe l’accès à l’université à tous les bacheliers… mais pas forcément dans la voie voulue. Les propositions disponibles en ligne pendant l’été offraient un bel exemple de liste kafkaïenne. La presse s’est emparée une nouvelle fois de l’affaire en mettant en évidence les blocages : pour beaucoup de bacheliers, aucune place dans les universités alentour et les filières dites « en tension ». Vous voulez devenir géomètre ? Vous ferez un brevet de technicien supérieur (BTS) commercial.

Faute de disponibilité et le critère quantitatif régnant en maître, les heureux élus seront tirés au sort dans certaines filières. Au risque d’exclure ceux qui ont mené d’excellentes études secondaires. Au bout du compte, (...)

notes sur la suite

Apparence de rationalité

« Dépendants des marchés financiers ou d’organisations comme la Commission européenne, les Etats sont condamnés à mener une cure d’amaigrissement sans provoquer de révoltes... ils doivent économiser là où ils ne peuvent pas (encore) privatiser... L’idéologie du management permet de donner à ces mesures (d’austérité) une apparence de rationalité »

« Un ordonnateur aveugle - l'État - confie la tâche d’amaigrissement à des bureaucraties autonomes et concurrentielles. Les universités se comportent souvent comme des institutions banales, chacune cherchant à défendre les intérêts de sa filière

« La précision des effectifs annoncés, à l'étudiant près, cache un grand flou... ». Les droits sociaux dépendent de la présence aux examens et des notes obtenues (0 ou 0,25 ?)

« Avec le tirage au sort, l'injustice se double d'une absurdité. Trouverait-on une utilité au système s’il faisait au moins comprendre la violence du marché à des jeunes gens qui veulent suivre des études de droit dans une université voisine et auxquels on propose... des études de japonais dans une université lointaine ? »

En 1984, « le métier d’universitaire associait à parts égales l’enseignement et la recherche. Il faut y ajouter des tâches administratives » du fait d’un refus d’embaucher le personnel nécessaire.

L’auteur conteste aussi la fragilisation de l’enseignement, avec l’essor des MOOC et des cours communs à plusieurs filières (« cours mutualisés »).  Pour une gestion bureaucratique, « le professeur qui parle au micro devant 100 étudiants peut aussi bien le faire devant 500 ».


La fin de larticle sur le site http://sauvonsluniversite.com/spip.php?article7837

La recherche à la trappe

« Pris par leurs nouvelles fonctions, auxquelles il faut ajouter le travail qu’exigent des filières légalement sélectives comme les masters, les enseignants n’ont plus beaucoup de temps pour leurs recherches. Mais pourquoi les mèneraient-ils encore, sinon par coquetterie, fantaisie ou passion, alors que leur avancement n’en dépend plus depuis longtemps, mais tient de plus en plus à ces tâches et responsabilités administratives pourtant non comprises dans leur mission ? Par ailleurs, qui regrettera les articles désormais absents de revues scientifiques que presque personne ne lisait ? »

« Quand on se souvient du défi autrement plus grand que l’université française dut affronter au moment de son essor, dans la seconde moitié du siècle dernier, lorsqu’elle fit face à des générations nombreuses et à l’ouverture sociale, on reste confondu devant une impuissance qui relève d’abord d’un étrange renoncement ».


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20 mai 2016

Une Charte de la désexcellence ?

 

Parmi les commentaires qui suivent le texte d'Olivier Ertzscheid, la mention d'une
Charte de la « désexcellence » - version 1.1  janvier 2014
http://lac.ulb.ac.be/LAC/charte.html
http://lac.ulb.ac.be/LAC/charte_files/Charte_Desexcellence_1-1.pdf


« Récupérée par la pensée néolibérale et managériale depuis les années 1980, « l’Excellence » a une dimension incantatoire qui peut prêter à sourire.
Il y a loin, en effet, entre les slogans des nouveaux managers et la réalité que ces slogans sont censés décrire ou produire.
Mais le sourire disparaît vite lorsqu’on mesure les effets concrets d’une gestion humaine fondée sur « l’Excellence » : hyper-compétition, dévalorisation des savoirs construits sur l’expérience, transformation continuelle des pratiques professionnelles, précarisation, indifférence aux contenus, évaluations standardisées et répétées... »

« Fruit d’une réflexion collective qui doit être poursuivie et élargie, la « Charte de la désexcellence » vise à dépolluer nos pratiques, en refusant de substituer la notion « d’Excellence » à un travail honnête et bien fait. Elle incite au recentrage sur les valeurs de partage, désintéressement, honnêteté, plaisir. Elle vise également à construire une université de service public, démocratique et accessible ; une autre université que celle qui se bâtit sous nos yeux ».

- L’université française dans l’ère de la précarité néolibérale
Pierre Guerlain, professeur de civilisation américaine, Université Paris-Ouest-Nanterre - Libération 29.06.2015
http://www.liberation.fr/societe/2015/06/29/l-universite-francaise-dans-l-ere-de-la-precarite-neoliberale_1339592

Avec le néolibéralisme, le sociétal est utilisé comme cache-misère du social.
Les diaparités deviennent la règle : une minorité gagne toujours davantage, alors qu’une part toujours croissante des enseignements est assurée par des précaires (506 euros par mois pour remplacer un maître de conférences)

La précarité est un processus de dé-civilisation. La mort du service public dans l’enseignement supérieur par le contournement des règles affecte tout le monde, et si l’université sombre, l’impact social sera général

parmi les publications de Guerlain,
Le retour du discours impérialiste aux États-Unis RFEA 2007-03
Le Tea Party : un mouvement protestataire financé par des milliardaires" Agone 47 2012
http://www.u-paris10.fr/m-guerlain-pierre-81701.kjsp


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10 novembre 2014

F-Telecom et la déstabilisation positive (sic)

 

La stratégie de harcèlement qui a miné France Telecom (Challenges, 08.11.2014)
Après quatre ans d’enquête judiciaire sur les méthodes managériales de l’ancienne direction, les documents saisis sont accablants.
http://www.challenges.fr/entreprise/20141105.CHA9829/la-verite-sur-la-strategie-de-harcelement-qui-a-mine-france-telecom.html

La procédure en cours concerne Lombard et Wenes son numéro 2, le DRH Barberot.
22.000 emplois (de fonctionnaires) devaient être supprimés.
Parmi les méthodes utilisées, la "déstabilisation positive" (sic) :
une mutation sur un site lointain, des tâches dévalorisantes incitant à la démission.
Si elle était renvoyée en correctionnelle, l’affaire France Telecom, unique par sa dimension, déboucherait sur un procès fleuve.

résumé par André Gunthert sur Twitter :
L'abjecte stratégie néolib : pourrir le job pour mettre les fonctionnaires dehors.
Hier Fce Telecom, demain l'Université

autre lien sur Twitter
Des forces de l’ordre très bleu marine, Regards 05.11.2014
La mort de Rémi Fraisse est une conséquence logique des politiques de répression actuelles, fondées sur l’impunité des forces de l’ordre – mais aussi aggravées par la radicalisation de celles-ci, de plus en plus séduites par l’extrême droite.
http://www.regards.fr/web/des-forces-de-l-ordre-tres-bleu,8037
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19 juillet 2014

La néolibéralisation selon David Harvey

 

David Harvey, Brève histoire du néolibéralisme, Les prairies ordinaires 2014
 ( A Brief History of Neoliberalism - 2005 )

Dans Libération, Eric Loret vante l’essai virulent du géographe David Harvey contre le néo-libéralisme, « cette idéologie qui s’intéresse moins à la politique qu’à la police », pour « défendre la propriété privée et garantir, au besoin par la force, le bon fonctionnement des marchés ».
« Pour qu’on ne se suicide pas tout de suite après cette description radicale du monde où nous vivons et ses «caractéristiques chinoises», l’auteur a prévu un chapitre sur les «perspectives de liberté» autres. Et c’est pas gagné »
L’ennui, c’est que l’ouvrage a été écrit en 2005, après la réélection de GWbush, avant la crise de 2008.
La traduction aurait mérité une actualisation du chapitre sur les formes de lutte efficaces.
http://www.liberation.fr/culture/2014/07/16/le-monde-ne-suffit-pas_1064967

« David Harvey ne fait pas de l’histoire des idées : il ne prétend pas faire l’archéologie de la « nouvelle raison du monde » ;
il n’aligne pas les notes de lecture et les typologies semi-savantes. Ce qui intéresse ce matérialiste, c’est le néolibéralisme
« réellement existant », celui qui, porté par des institutions et de solides coalitions d’intérêts, façonne le monde
dans lequel nous vivons » écrit François Denord dans une préface à lire en ligne.
http://www.lesprairiesordinaires.com/uploads/2/1/0/6/21065838/neoliberalisme.pdf

Selon lui, Harvey veut tordre le cou à plusieurs lieux communs :
- Le rejet de l’Etat ? « L’État néolibéral intervient continuellement pour créer un environnement institutionnel et un climat favorables au profit. Parallèlement, il étend le mécanisme concurrentiel à de nouveaux objets et à de nouveaux territoires ». Il réprime ceux qui contestent sa politique..
- Un néolibéralisme anglo-saxon ? Thatcher et Reagan n’ont pas emprunté le même chemin. En Chine, l’« économie socialiste de marché » apparaît au temps de Reagan et de Thatcher


- L'État néolibéral en théorie - L'État néolibéral en pratique - extraits en ligne
http://www.contretemps.eu/lectures/lire-extrait-br%C3%A8ve-histoire-n%C3%A9olib%C3%A9ralisme-david-harvey

Harvey souligne les contradictions et les zones d’ombre de cette idéologie, les divergences d’interprétation entre intégristes de la religion de la propriété privée.

Comment se construit le consentement à la brutalisation ?
« Le néolibéralisme n’est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c’est de cette conception de l’action publique que nous sommes aujourd’hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s’est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d’intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d’agir et de penser ».

« Moins qu’une philosophie politique (la pensée peut-être utopique de Hayek et ses disciplines), la néolibéralisation peut s’analyser comme la réalisation pragmatique d’un projet politique visant à restaurer le pouvoir des élites économiques ». « Les inégalités et leur accroissement continu ne constituent en rien un effet pervers. »

« Harvey ne minimise pas l’investissement intellectuel des théoriciens néo-libéraux. Mais leurs idées n’ont pris l’ascendant que parce que les forces sociales dominantes les ont faites leurs... »


La démocratie en suspicion.  « Les théoriciens néo-libéraux nourrissent une certaine défiance vis-à-vis de la démocratie. Libéralisme politique et démocratie ne se confondent pas, loin s’en faut ».
L’État néo-libéral a besoin pour survivre (et séduire les électeurs) d'un certain type de nationalisme (cf Thatcher et les Malouines, cf aussi le nationalisme exalté lors de compétitions sportives).

Harvey note « l'apparente convergence entre la néolibéralisation d'États autoritaires comme la Chine ou Singapour et l'autoritarisme croissant qui se manifeste dans des États néolibéraux comme les États-Unis et la Grande-Bretagne. Que l'on songe à la manière dont ont évolué, au États-Unis, les réponses apportées à l'instabilité intrinsèque de l'État néolibéral ».

Selon lui, « pour éviter les catastrophes, il faut donc rejeter les solutions proposées par les néos-cons aux contradictions du néolibéralisme ».

Paris, Capital of Modernity (2003) a été traduit en 2011.
Harvey vient de publier Seventeen Contradictions and the End of Capitalism (2014).
La vidéo d'une conférence faite en avril 2014 à la London School of Economics est à voir et écouter en ligne
http://tinyurl.com/lse-harvey2014

Les publications de David Harvey :
http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Harvey  -  http://en.wikipedia.org/wiki/David_Harvey


DavidHarvey

source : http://en.wikipedia.org/wiki/David_Harvey


rappels : quelques articles de référence en liens sur le web :

- Comment vendre à la découpe le service public
De l’Etat-providence à l’Etat manager
par Laurent Bonelli et Willy Pelletier, Le Monde diplomatique, décembre 2009
http://clioweb.free.fr/debats/decoupe-public.htm

- « Géohistoire du « néolibéralisme », Arnaud Brennetot,Université de Rouen, Cybergeo  novembre 2013,
http://cybergeo.revues.org/26071
AB veut distinguer les valeurs du premier néolibéralisme (libre-échange) reçues comme une évidence
par les dirigeants actuels des positions des libéraux les plus ultras,
pour mieux combattre ces derniers.

- Les mots ont un sens, août 2009
La novlangue néolibérale présentée sous la forme inhabituelle d'un plan de métro
http://clioweb.canalblog.com/archives/2009/08/20/14680326.html

- un texte ancien (1996) qui a bcp circulé :
Perry Anderson, Histoire et leçons du néo-libéralisme. La construction d'une voie unique, 1996
http://page2.ch/EdPage2/p2_neolib_anderson.html

Serge Audier, Néo-libéralisme(s) : une archéologie intellectuelle, Grasset, 2012
http://clioweb.canalblog.com/archives/2012/04/14/24003774.html

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23 décembre 2013

Delhommais et l'APSES

 

- « Les Français sont des cancres en économie »
affirme PA Delhommais, dans un édito du magazine Le Point 19.12.2013
Tout cela n'est guère surprenant, ajoute-t-il, « compte tenu de l'enseignement économique que les Français reçoivent au lycée. Ou, pour être plus juste, ne reçoivent pas ».
Selon lui, « l'Apses préfère former des citoyens-chômeurs » plutôt que de « faire comprendre aux lycéens les mécanismes du marché et de cette horrible mondialisation libérale dans laquelle ils vont vivre et tenter de se trouver une place ». Il ajoute que « l'inculture économique des Français coûterait au pays 1 point de PIB par an ».

- L’APSES a répondu avec vigueur à l'éditorialiste du Point
Elle demande un droit de réponse.
Elle souhaite des contradicteurs qui fassent leur travail avec davantage de sérieux.
Elle rappelle que l’enseignement de SES tant vilipendé ne concerne que 15% d’une classe d'âge.
De même, en quoi serait-il scandaleux d’étudier à la fois les mécanismes et les limites des marchés financiers ?Pourquoi faudrait passer sous silence , la crise financière de 2008 et la faillite de Lehman Brothers, avec tous ceux qui en ont pâti ? http://www.apses.org/initiatives-actions/communiques-et-courriers/article/droit-de-reponse-au-point-suite-a


NB : L’éditocrate parle d’enseignement biaisé.
Lui même ne retient que les arguments qui le confortent dans ses préjugés néo-libéraux (cf le quiz du Codice, la crise de 2008 attribuée aux Etats, pas aux entreprises). Quant à l’exemple du capital avec intérêts, il ressort autant de l’apprentissage du calcul élémentaire que de l'influence des SES.

« Les Français n’ont probablement pas besoin de subir une quelconque influence de professeurs altermondialistes pour saisir, tout particulièrement aujourd’hui, les dangers de la course effrénée au profit, des marchés sans règles, du creusement des inégalités » avait répondu par avance Gérard Grosse (IDIES).
http://www.idies.org/index.php?post/Les-Francais-premiers-de-la-classe-en-economie

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16 juillet 2013

La comédie sociale du FN


 
phynance


Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas
-  Frédéric Lordon, blog La pompe à phynance, 08.07.2013
http://blog.mondediplo.net/2013-07-08-Ce-que-l-extreme-droite-ne-nous-prendra-pas

Frédéric Lordon dénonce l’habileté captieuse d’une extrême droite qui, comme toujours en période de grande crise, sait « se ripoliner de critique sociale », en pillant les discours de ses adversaires de « la gauche critique », le tout avec la complicité des « éditorialistes européistes ».

« L’extrême droite prête à défier le capital pour les travailleurs est une fable qui ne résiste pas un instant à l’analyse. Encore moins aux enseignements de l’histoire. Car très loin de tout anticapitalisme, l’extrême droite est plutôt un rêve de « réconciliation nationale »… [autour de la précarisation] dans un ordre social dominé de fait par le capital ».

« Il suffirait pourtant d’aller creuser sous ces convergences trompeuses », opposer à la compulsion xénophobe du FN une version de gauche de la démocratie et de la nation (la souveraineté populaire ou nationale face à l'obsession de l'homme providentiel seul habilité à conduire le grand nombre). F. Lordon évoque également la régularisation des sans-papiers, un rappel aux devoirs fiscaux (pour ceux dont l’argent est la seule nationalité). Pour lui, le chômage ne vient pas de l’immigration mais de la dépression provoquée par les politiques d’austérité et le néolibéralisme.

« Le voile est bien mince qui sépare l’arrière-plan xénophobe de l’extrême droite de la comédie « sociale » qu’il nous joue à l’avant-scène. La stratégie de la récup’ est à coup sûr d’une grande habileté ; elle n’a cependant rien d’irrésistible ».

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20 août 2009

Les mots ont un sens


. - Les mots ont un sens
La novlangue néolibérale exposée sous la forme d'un plan de métro.

preneur


Les concepts - lignes de métro :
1.   La globalisation / la mondialisation
2.   L’esprit de l'entreprise
3.   La rhétorique guerrière
4.   Le peuple et les élites
5.   Les valeurs de la République
6.   La communication et l'éducation
7.   Le train des réformes
8.   L’état social actif
9.   L'étranger et le problème de l'immigration
10. Désamorçage de la critique et dialogue social
11. La société civile à la rescousse
12. Les embellissements périphériques du discours
13. Le management de l'individu


Les mots ont un sens : 
http://www.arterroriste.eu/paysages-invisibles/mots-du-pouvoir

Le plan de métro de la novlangue néo-libérale
:
http://arterroriste.pagesperso-orange.fr/plan5grand.pdf

Le décodage du plan de métro :
http://pagesperso-orange.fr/arterroriste/pdf/Lesmots.pdf

(en cas de pb, copier l'adresse dans Internet Archive)

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