21 août 2017

J Chapoutot, historien de lui-même

 

chapoutot-libe
Johann Chapoutot, historien de lui-même, Libération
copie sur Twitter : http://twitter.com/Flouistory/status/899150571768360960


« j'ai une passion irraisonnée pour le passé »

comment cette passion devient-elle un domaine d'étude ?
« En cinquième, avec un professeur formidable »
« Avec une excellente prof d'allemand, j'ai fini ma classe de troisième en étant pratiquement bilingue ».

« La thèse d’Etat, c'est 100 000 pages de sources étudiées sur la normativité nazie »

« Aujourd'hui, je m'intéresse à la période de modernisation entre 1880 et 1914... C'est l'émergence de la modernité et de ses critiques, c'est aussi l'apparition de la sociologie, de la psychanalyse, des sciences humaines. Le nazisme est une forme de réponse [pathologique ?] aux problèmes posés par la modernité ».   

Un historien ça sert à quoi ?
J Chapoutot : « A lire et à vivre le temps. A comprendre et à armer un engagement personnel, familial, politique... A éviter d'être dupe des récits révélés et autres romans nationaux, institutionnels ou personnels. A être libre en somme ».



Publications :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Chapoutot

http://sirice.univ-paris1.fr/spip.php?article421


Le nazisme, une idéologie en actes, doc photo 8085, 2012 -
sommaire : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/ouvrages/3303331280859-le-nazisme#book_sommaire


parmi les articles à lire en ligne :
Comment meurt un Empire : le nazisme, l’Antiquité et le mythe, Johann Chapoutot, Revue historique 2008
http://www.cairn.info/revue-historique-2008-3-page-657.htm

interventions aux RDV de Blois
http://www.rdv-histoire.com/intervenants/chapoutot-johann
Le métier d'historien au XXIe
http://www.youtube.com/watch?v=Ktl1XUvva8M
Rome, l'Empire qui n'en finit pas de tomber
http://www.youtube.com/watch?v=UCAHspoWk3k


mentions sur ce blog

http://clioweb.canalblog.com/tag/chapoutot

Une édition critique de Mein Kampf ?
Des soldats noirs face au Reich
Penser et agir en nazi (F-Culture, Esprit de justice, Antoine Garapon)
http://www.franceculture.fr/emissions/esprit-de-justice/etudier-le-nazisme-pour-comprendre-le-droit


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31 décembre 2015

P. Boucheron, Ce que peut l’Histoire 4

 

Patrick Boucheron, Ce que peut l’histoire
Leçon inaugurale, Collège de France, 17 décembre 2015

L'audio et la vidéo de la Leçon inaugurale sont en ligne.
http://www.college-de-france.fr/site/patrick-boucheron/inaugural-lecture-2015-12-17-18h00.htm


Le texte en accès libre sur Open Edition
http://books.openedition.org/cdf/4507



Notes (à relire et corriger) à partir de la leçon de Patrick Boucheron.
http://clioweb.free.fr/debats/notes-boucheron.pdf

http://clioweb.free.fr/debats/notes-boucheron.doc
Le texte officiel sera publié et disponible en ligne


« Nous avons besoin d’histoire car il nous faut du repos. Une halte pour reposer la conscience, pour que demeure la possibilité d’une conscience - non pas seulement le siège d’une pensée, mais d’une raison pratique, donnant toute latitude d’agir. Sauver le passé, sauver le temps de la frénésie du présent : les poètes s’y consacrent avec exactitude. Il faut pour cela travailler à s’affaiblir, à se désœuvrer, à rendre inopérante cette mise en péril de la temporalité qui saccage l’expérience et méprise l’enfance. « Étonner la catastrophe », disait Victor Hugo, ou avec Walter Benjamin, se mettre en travers de cette catastrophe lente à venir, qui est de continuation davantage que de soudaine rupture.

Voici pourquoi cette histoire n’a, par définition, ni commencement ni fin. Il faut sans se lasser et sans faiblir opposer une fin de non recevoir à tous ceux qui attendent des historiens qu’il les rassurent sur leur certitudes, cultivant sagement le petit lopin des continuités. L’accomplissement du rêve des origines est la fin de l’histoire - elle rejoindrait ainsi ce qu’elle était, ou devait être, depuis ces commencements qui n’ont jamais eu lieu nulle part sinon dans le rêve mortifère d’en stopper le cours. Car la fin de l’histoire, on le sait bien, a fait long feu. Aussi devons-nous, du même élan, revendiquer une histoire sans fin, parce que toujours ouverte à ce qui la déborde et la transporte, et sans finalité, une histoire que l’on pourrait traverser de part en part, librement, gaiement, visiter en tous ses lieux possibles, désirer comme un corps offert aux caresses, oui, demeurer en mouvement.»


01.01.2016
Boucheron, une histoire sans fin Le Monde 01.01.2016
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/01/une-histoire-sans-fin_4840746_3232.html

Boucheron, extraits
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/01/ce-que-peut-l-histoire_4840743_3232.html

 


rappel :
http://clioweb.canalblog.com/tag/Boucheron

articles et entretiens
http://www.college-de-france.fr/site/patrick-boucheron/Principaux-entretiens__1.htm

Les empires, vecteurs de la mondialisation, RDV histoire Blois 2015
« La recherche de l’identité est contraire à l’idée même d’histoire », Le Monde 24.09.2015
« L’hospitalité n’est pas un devoir, elle est un droit », La Croix, 17 septembre 2015
« Les historiens se doivent d’être indisciplinés », Télérama, 8 mars 2015
l'Atlas gobal (Les arènes) - Planète Terre 07.01.2015
« Combat avec une fresque dans un tunnel, la nuit », Le rideau, 26 mars 2014
«Un médiéviste est bien armé pour comprendre le présent » - Libération  26.12.2013
« L’histoire pour espacer le temps », Écrire l’histoire, 11, 2013
« Apologie pour une histoire inquiète », Nonfiction.fr, 12, 19 et 26 juin 2012 (entretien avec Pierre-Henri Ortiz)
« Entretien », Histoire pour tous, 25 janvier 2011
« L’invention de la mondialisation », La vie des idées, 19 mars 2010


Articles dans le magazine L'Histoire
http://lecercle.histoire.presse.fr/index/?motClef=&motClef2=&auteur=Boucheron

Jacques Le Goff, révolutionnaire heureux 409
Georges Duby a-t-il inventé Bouvines ? 399
Les gargouilles, ces monstres qui nous regardent 368
L'orientalisme est né au Moyen Age 367
Qui a inventé les Grandes Découvertes ?
Et Alberti inventa la peinture... 309
Florence au temps des Médicis 274
Rome, le pape et Michel-Ange n°234
Princes et architectes de la Renaissance 197
Machiavel, l'inquiétude en héritage, coll 4.3 et 44
Michelet, prophète de la nation coll 44


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24 novembre 2014

Paris ville ouvrière 1789-1848

 

gribaudi

Paris ville ouvrière - Une histoire occultée (1789-1848)
Maurizio Gribaudi, La Découverte


4e de couverture : Les historiens qui se sont intéressés au Paris de la première moitié du XIXe siècle ont souvent célébré la modernité de la ville bourgeoise qui se développe à l'ouest et autour des Grands Boulevards, et considéré les quartiers du centre et de l'est comme des espaces structurellement immobiles et à l'écart du progrès.
S'appuyant sur des archives peu explorées et une carto originale, Maurizio Gribaudi propose une vision renouvelée de ce Paris populaire : il montre au contraire qu'il s'agit de lieux extrêmement dynamiques, dans lesquels se développent des formes de production tout aussi novatrices qu'économiquement efficaces. Et dans lesquels se construit progressivement un modèle de modernité propre au monde ouvrier, fondé sur la demande de démocratie locale et sur une vision participative de la société.
Si la répression de ces mouvements en 1848 et en 1871 a brisé cet élan, le souvenir de la République démocratique et sociale rêvée par le mouvement ouvrier a cependant laissé ses traces dans la société française, et l'on voit aujourd'hui ressurgir certaines thématiques qui en sont héritées (la demande de démocratie directe et de nouvelles formes d'organisation du travail, le modèle associatif comme base de solidarité nationale).
Table des matières : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Paris_ville_ouvriere-9782707167002.html

Gribaudi était l'invité de la seconde partie de la Fabrique de l'histoire, dans une semaine sur l'histoire des ouvriers.


Gribaudi n'a pas jugé utile d'étoffer et d'actualiser sa fiche de l'EHESS
http://crh.ehess.fr/index.php?/membres/membres-statutaires/174-gribaudi-maurizio

La fiche de l'université de Messine est plus complète et actualisée en sept 2013
http://www.unime.it/__content/files/20131015112525CV_Gribaudi.pdf
Elle annonce l'ouvrage sous un autre titre : L'élan brisé du Paris ouvrier – L'histoire oubliée d'une autre modernité. 1789-1848, La Découverte, in stampa (in libreria aprile 2014)

Maurizio GRIBAUDI et Michèle RIOT-SARCEY, 1848, la révolution oubliée, Paris, La Découverte, 2008.
http://rh19.revues.org/4032
Son travail sur les ouvriers de Turin en 1989
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1989_num_44_2_283599_t1_0458_0000_003


rappel
Chevalier (Louis) - Classes laborieuses et Classes dangereuses à Paris, Plon 1958
CR par Raoul Girardet dans la RFSP - Persée

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29 novembre 2011

Une brève histoire de la modernité

 

Dans Les Lundis de l'histoire du 28/11,
Michelle Perrot a invité deux historiens :
Christophe Charle pour Discordance des temps. Une brève histoire de la modernité , Paris, Armand Colin (2011)
Anne-Marie Thiesse pour Faire les Français. Quelle identité nationale ? Paris, Stock (2010)

L'émission au format mp3

courbet-atelier

Gustave Courbet, L'atelier du peintre, 1855 - Musée d'Orsay - 359 x 598 cm
source : The Web Gallery of Art

- 20e minute : Courbet, L'enterrement à Ornans, L'atelier du peintre

CC vante le rôle de Courbet dans l'invention de la modernité, à côté de Manet.
Ornans, c'est pour lui le scandale d'un tableau de grande dimension qui met au centre des gens ordinaires, pas des grands hommes. 
L'atelier du peintre : c'est une réponse à l'autocélébration de Napoléon lors de l'exposition de 1855, Courbet louant un pavillon face à l'exposition officielle. CC y voit le sacre de l'artiste (au centre, à la place de Napoléon 1er), la femme (modèle ou allégorie de la vérité), un jugement dernier (les amis du peintre parmi les élus, ses adversaires parmi les réprouvés).

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- vers la 27e minute, Christophe Charle distingue 3 modernités

. Le moment 1830 : retour de la révolution, convergence entre phénomènes esthétiques, politiques et sociaux - les utopies, le romantisme comme un potentiel de relecture de l'avenir

. La modernité classique (pour la France), 1850-1890, naissance de l'art moderne, industrialisation,  lutte en faveur de la démocratie et de la république, 3 éléments au fondement de notre modernité, espoir d'un progrès indéfini

. La modernité problématique, retour critique et doute vers 1900. La modernité n'a pas tenu ses promesses, le grand soir n'arrive pas, le peuple se laisse séduire par des démagogues, le progrès social n'efface pas les inégalités, la guerre n'a pas été abolie, mais les conquêtes coloniales installent les Empires et la concurrence entre pays européens mène à la Grande Guerre.


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